QCM : Révisions IFSI UE 2.5 (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution des lésions caractérise habituellement la rectocolite hémorragique ?

Elles restent limitées au rectum et ne s’étendent pas aux autres segments du côlon.
Elles débutent dans l’intestin grêle puis atteignent le côlon par des foyers discontinus.
Elles apparaissent par foyers séparés dans le côlon, avec des segments sains entre les lésions.
Elles débutent au rectum et progressent de façon continue dans le côlon, sans zones saines intermédiaires.

Elles débutent au rectum et progressent de façon continue dans le côlon, sans zones saines intermédiaires.

Explication

Dans la RCH, les lésions commencent habituellement au rectum et s’étendent continûment dans le côlon. Des foyers séparés par des zones saines évoquent plutôt le profil discontinu associé à la maladie de Crohn.

2. Une personne atteinte de RCH présente de nouveaux symptômes actifs après une période d’accalmie : comment qualifier ces deux périodes ?

Les deux périodes sont des rémissions, car les symptômes peuvent fluctuer.
La période symptomatique est une poussée et la période d’accalmie une rémission.
Les deux périodes sont des poussées, car la maladie reste chronique.
La période symptomatique est une rémission et la période d’accalmie une poussée.

La période symptomatique est une poussée et la période d’accalmie une rémission.

Explication

Une poussée désigne une période où les symptômes sont actifs, tandis que la rémission correspond à une accalmie. La chronicité de la maladie ne signifie pas que les périodes sans symptômes constituent elles aussi des poussées.

3. Une personne présente sept selles sanglantes en 24 heures et une température de 38 °C : quelle conduite cette situation impose-t-elle ?

Demander un bilan ambulatoire sans alerte tant que l’hémoglobine est connue.
Organiser une hospitalisation et déclencher une alerte immédiate.
Programmer une consultation différée et traiter les symptômes en attendant.
Poursuivre la surveillance à domicile et réévaluer après quelques jours.

Organiser une hospitalisation et déclencher une alerte immédiate.

Explication

Au moins six selles sanglantes par jour associées à un signe de gravité, ici une température supérieure à 37,8 °C, répondent au seuil de colite aiguë grave et imposent hospitalisation et alerte immédiate. Une surveillance à domicile ne convient pas à cette combinaison de critères.

4. Quel rôle la mésalazine peut-elle jouer dans la prise en charge d’une RCH légère à modérée ?

Traiter la maladie par corticoïdes et assurer un entretien prolongé, sans contrôle rénal.
Traiter la maladie par 5-ASA et contribuer au maintien de la rémission, avec surveillance rénale.
Réserver le traitement aux formes graves et remplacer le suivi de la fonction rénale.
Soulager les symptômes par antibiotiques et prévenir les poussées sans traitement d’entretien.

Traiter la maladie par 5-ASA et contribuer au maintien de la rémission, avec surveillance rénale.

Explication

La mésalazine, un 5-ASA administré par voie orale et/ou rectale, est un traitement de référence des formes légères à modérées et peut contribuer au maintien de la rémission; la fonction rénale est surveillée. Les corticoïdes ne sont pas le traitement d’entretien prolongé décrit ici.

5. Qu’est-ce que le sepsis ?

Une insuffisance circulatoire due à une infection et définie par une élévation des lactates
La présence de bactéries vivantes dans le sang, qu’elle entraîne ou non des symptômes
Une infection localisée sans retentissement sur le fonctionnement des organes
Une dysfonction d’organe menaçant le pronostic vital, provoquée par une réponse inappropriée de l’hôte à une infection

Une dysfonction d’organe menaçant le pronostic vital, provoquée par une réponse inappropriée de l’hôte à une infection

Explication

Le sepsis désigne une dysfonction d’organe menaçant le pronostic vital liée à une réponse inappropriée de l’hôte face à une infection. La présence de bactéries vivantes dans le sang correspond plutôt à une bactériémie, qui peut être asymptomatique.

6. Chez un patient en choc septique, quelle association de critères correspond à la définition donnée ?

Une hypotension corrigée par réhydratation et des lactates inférieurs à 2 mmol/L
Un sepsis nécessitant des vasopresseurs pour soutenir la pression artérielle, avec des lactates supérieurs à 2 mmol/L
Une infection avec fièvre persistante et des lactates supérieurs à 2 mmol/L, sans besoin de soutien tensionnel
Une bactériémie avec tachycardie et des lactates supérieurs à 4 mmol/L, sans dysfonction circulatoire

Un sepsis nécessitant des vasopresseurs pour soutenir la pression artérielle, avec des lactates supérieurs à 2 mmol/L

Explication

Le choc septique correspond à un sepsis où la pression artérielle ne remonte pas sans drogues vasopressives, avec des lactates supérieurs à 2 mmol/L. Une élévation des lactates associée à de la fièvre ne suffit pas à elle seule si le soutien vasopresseur n’est pas nécessaire.

7. Quel est le rôle de l’IGRA ou de l’intradermoréaction dans le dépistage de la tuberculose ?

Repérer une infection tuberculeuse latente, en complément d’une évaluation adaptée
Évaluer l’étendue des lésions pulmonaires et rechercher des complications radiologiques
Mesurer la contagiosité en quantifiant les bacilles éliminés lors de la toux
Confirmer une tuberculose pulmonaire active en identifiant le bacille dans les crachats

Repérer une infection tuberculeuse latente, en complément d’une évaluation adaptée

Explication

L’IGRA et l’intradermoréaction servent au dépistage de l’infection tuberculeuse latente, qui est asymptomatique et non contagieuse. La recherche du bacille dans les crachats contribue plutôt au diagnostic de la tuberculose maladie.

8. Quelle différence distingue le schéma initial du schéma suivant dans le traitement standard de la tuberculose ?

Il associe deux antibiotiques pendant quatre mois, puis quatre antibiotiques pendant deux mois.
Il associe quatre antibiotiques pendant quatre mois, puis deux antibiotiques pendant deux mois.
Il associe deux antibiotiques pendant deux mois, puis quatre antibiotiques pendant quatre mois.
Il associe quatre antibiotiques pendant deux mois, puis deux antibiotiques pendant quatre mois.

Il associe quatre antibiotiques pendant deux mois, puis deux antibiotiques pendant quatre mois.

Explication

Le traitement débute par deux mois avec quatre antibiotiques, puis se poursuit quatre mois avec deux antibiotiques, pour une durée minimale de six mois. L’inversion des durées et du nombre de médicaments ne correspond pas au schéma décrit.

9. Quel examen permet de préciser le siège et la taille d’un ulcère gastro-duodénal, tout en autorisant des biopsies ?

La radiographie thoracique
La gastroscopie
La scintigraphie digestive
L’échographie abdominale

La gastroscopie

Explication

La gastroscopie visualise l’ulcère, en évalue le siège et la taille, et permet de réaliser des biopsies pour rechercher notamment Helicobacter pylori ou un cancer. L’échographie abdominale peut explorer certains organes, mais elle ne permet pas de biopsier directement la muqueuse gastrique ou duodénale.

10. Pourquoi les vaccins vivants atténués sont-ils généralement contre-indiqués en cas d’immunodépression importante ?

Parce qu’ils empêchent la formation d’anticorps et de cellules mémoire chez les personnes immunodéprimées.
Parce que le microbe atténué peut se multiplier et provoquer une infection chez une personne dont les défenses sont affaiblies.
Parce qu’ils apportent des anticorps prêts à agir qui peuvent neutraliser les défenses de la personne vaccinée.
Parce qu’ils contiennent des instructions susceptibles de modifier l’ADN lorsque l’immunité est affaiblie.

Parce que le microbe atténué peut se multiplier et provoquer une infection chez une personne dont les défenses sont affaiblies.

Explication

Un vaccin vivant atténué contient un microbe capable de se multiplier, ce qui explique la précaution en cas d’immunodépression importante. Contrairement à ce que suggère un distracteur, les vaccins n’apportent pas des anticorps prêts à agir : cette immunité passive relève de la sérothérapie.

11. Un soignant prépare un vaccin dont la notice indique une administration sous-cutanée. Quelle conduite respecte les précautions liées à la voie vaccinale ?

L’administrer par voie intradermique et vérifier les cinq éléments de sécurité après l’injection.
L’administrer par voie sous-cutanée et vérifier les cinq éléments de sécurité avant l’injection.
L’administrer par voie intravasculaire et vérifier les cinq éléments de sécurité avant l’injection.
L’administrer par voie intramusculaire et vérifier les cinq éléments de sécurité avant l’injection.

L’administrer par voie sous-cutanée et vérifier les cinq éléments de sécurité avant l’injection.

Explication

La voie d’administration dépend du vaccin : il faut suivre la voie indiquée pour le produit et vérifier le bon patient, le médicament, la dose, la voie et le moment. La voie intramusculaire peut convenir à d’autres vaccins, mais elle ne respecte pas ici la notice, et la voie intravasculaire est proscrite.

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Qu’est-ce que la rectocolite hémorragique (RCH) ?

Une maladie inflammatoire chronique non contagieuse du rectum et du côlon.

Où débutent habituellement les lésions de la RCH, et comment s’étendent-elles ?

Elles débutent au rectum et s’étendent continûment dans le côlon, sans zones saines intermédiaires.

Quels critères imposent l’hospitalisation immédiate pour une colite aiguë grave ?

Au moins six selles sanglantes par 24 heures et au moins un signe de gravité.

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