QCM : Infections urinaires et antibiothérapie (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez une femme présentant des symptômes urinaires, quelle est la valeur prédictive d’une bandelette urinaire négative ?

Elle dépasse 90 % pour écarter une infection urinaire.
Elle dépasse 90 % pour confirmer une infection urinaire.
Elle dépasse 95 % pour écarter une infection urinaire.
Elle dépasse 95 % pour confirmer une infection urinaire.

Elle dépasse 95 % pour écarter une infection urinaire.

Explication

Chez la femme, une bandelette urinaire négative possède une valeur prédictive négative supérieure à 95 %. Chez l’homme, c’est plutôt une bandelette positive qui a une valeur prédictive élevée, supérieure à 90 %.

2. Quel contexte peut expliquer une bandelette urinaire faussement négative chez une personne immunodéprimée ?

Une bactériurie élevée concentrée dans des urines peu diluées.
Une réponse leucocytaire diminuée en raison de la neutropénie.
Une production accrue de nitrites par les bactéries urinaires.
Un pH urinaire alcalin favorisant la détection des leucocytes.

Une réponse leucocytaire diminuée en raison de la neutropénie.

Explication

Une immunodépression, notamment une neutropénie, peut contribuer à l’absence de leucocytes détectables et entraîner un faux négatif. Une production accrue de nitrites favoriserait plutôt un résultat positif.

3. Chez un patient suspect d’infection urinaire, dans quelle situation l’ECBU n’est-il pas indiqué ?

Lors d’une cystite aiguë simple.
Lors d’une suspicion d’infection urinaire compliquée.
Lors d’une suspicion d’infection urinaire chez un homme.
Lors d’une suspicion d’infection urinaire avec signes atypiques.

Lors d’une cystite aiguë simple.

Explication

L’ECBU est indiqué devant toute suspicion d’infection urinaire, à l’exception de la cystite aiguë simple. Une suspicion d’infection compliquée justifie donc un ECBU.

4. Pour une bactérie autre qu'E. coli ou Staphylococcus saprophyticus, quels seuils de bactériurie significative s’appliquent en miction spontanée chez l’homme et chez la femme ?

10310^3 UFC/mL chez l’homme et 10410^4 UFC/mL chez la femme.
10410^4 UFC/mL chez l’homme et chez la femme.
10310^3 UFC/mL chez l’homme et chez la femme.
10410^4 UFC/mL chez l’homme et 10310^3 UFC/mL chez la femme.

$$10^3$$ UFC/mL chez l’homme et $$10^4$$ UFC/mL chez la femme.

Explication

Pour les autres bactéries en miction spontanée, le seuil est de 10310^3 UFC/mL chez l’homme et de 10410^4 UFC/mL chez la femme. Le seuil féminin de 10310^3 UFC/mL correspond à E. coli et à S. saprophyticus, pas aux autres bactéries.

5. Un ECBU montre une leucocyturie de 10410^4/mL et une bactériurie au seuil applicable, mais les résultats sont discordants avec le tableau clinique. Quel principe doit guider l’interprétation ?

La clinique prime lorsque les résultats sont discordants avec les seuils.
La leucocyturie prime, indépendamment de la bactériurie mesurée.
La bactériurie prime, même si les données cliniques la contredisent.
Le résultat doit être considéré négatif dès qu’un seuil manque.

La clinique prime lorsque les résultats sont discordants avec les seuils.

Explication

Un ECBU est positif lorsque la leucocyturie atteint 10410^4/mL et que la bactériurie atteint le seuil applicable, mais la clinique prime en cas de discordance avec les seuils. La bactériurie ne doit donc pas être interprétée indépendamment du tableau clinique.

6. Un examen direct de l’ECBU est négatif, mais la suspicion clinique d’infection urinaire persiste. Quelle interprétation est appropriée ?

Le résultat exclut l’infection, car l’examen direct détecte toute bactériurie.
Le résultat confirme l’infection, car un examen direct négatif indique une faible bactériurie.
Le résultat n’exclut pas l’infection, car la détection directe a un seuil de 10510^5 UFC/mL.
Le résultat rend l’ECBU non interprétable, car le seuil est de 10310^3 UFC/mL.

Le résultat n’exclut pas l’infection, car la détection directe a un seuil de $$10^5$$ UFC/mL.

Explication

Le seuil de détection des bactéries à l’examen direct est de 10510^5 UFC/mL, de sorte qu’un résultat négatif n’élimine pas une infection urinaire. Il ne signifie donc pas que toute bactériurie est absente.

7. Une personne sans symptôme présente un ECBU positif et doit subir une chirurgie urologique programmée. Quelle conduite correspond à la définition de la colonisation urinaire ?

Ne pas la traiter, car l’absence de symptômes exclut toute exception.
La traiter, car une chirurgie urologique programmée constitue une exception.
La traiter uniquement si une fièvre accompagne l’ECBU positif.
Ne pas la traiter, car l’ECBU positif définit une infection symptomatique.

La traiter, car une chirurgie urologique programmée constitue une exception.

Explication

La colonisation urinaire est un ECBU positif sans symptôme et ne se traite pas, sauf notamment avant une chirurgie urologique programmée. L’absence de symptômes ne supprime donc pas cette exception.

8. Une patiente sans facteur de risque de complication présente des symptômes évocateurs d’une cystite aiguë simple. Quelle prise en charge diagnostique est indiquée ?

Confirmer le diagnostic par ECBU, sans réaliser d’imagerie.
Prescrire systématiquement un ECBU et une imagerie.
Poser le diagnostic cliniquement, sans imagerie ni ECBU.
Réaliser une imagerie, puis décider de prescrire un ECBU.

Poser le diagnostic cliniquement, sans imagerie ni ECBU.

Explication

Pour une cystite aiguë simple sans facteur de risque de complication, le diagnostic est clinique, l’imagerie est inutile et l’ECBU n’est pas prescrit. La prescription d’un ECBU correspond plutôt aux situations qui ne relèvent pas de cette forme simple.

9. Quel tableau clinique est compatible avec une cystite aiguë simple ?

Des brûlures mictionnelles et des envies fréquentes, sans fièvre ni lombalgie.
Une lombalgie et des frissons, sans symptômes urinaires fonctionnels.
Des envies fréquentes avec fièvre, frissons et douleur lombaire.
Des brûlures mictionnelles avec fièvre et frissons, sans lombalgie.

Des brûlures mictionnelles et des envies fréquentes, sans fièvre ni lombalgie.

Explication

La cystite aiguë simple entraîne des symptômes urinaires fonctionnels, comme les brûlures et la pollakiurie, sans fièvre, frissons ni lombalgie. La présence de fièvre ou de douleur lombaire évoque un tableau différent.

10. Quel traitement antibiotique est proposé en première intention pour une cystite aiguë simple ?

Pivmécillinam, 400400 mg deux fois par jour pendant 33 jours.
Fosfomycine-trométamol, 33 g en prise unique.
Fosfomycine-trométamol, 33 g deux fois par jour pendant 33 jours.
Pivmécillinam, 400400 mg en prise unique.

Fosfomycine-trométamol, $$3$$ g en prise unique.

Explication

Le traitement de première intention est la fosfomycine-trométamol à 33 g en prise unique. Le pivmécillinam est une option de deuxième intention, administrée à 400400 mg deux fois par jour pendant 33 jours.

11. Lequel de ces patients présente un facteur de risque de complication d’une cystite ?

Une personne de 68 ans présentant deux critères de Fried
Une personne de 60 ans sans antécédent médical notable
Une personne de 70 ans présentant au moins trois critères de Fried
Une personne ayant un DFG de 50 mL/min sans autre facteur de risque

Une personne de 70 ans présentant au moins trois critères de Fried

Explication

Un âge supérieur à 65 ans associé à au moins trois critères de Fried constitue un facteur de risque de complication. Un âge inférieur à 75 ans avec seulement deux critères de Fried ne répond pas à ce critère.

12. Pour une cystite à risque de complication dont le traitement peut attendre l’antibiogramme, quel antibiotique est privilégié en premier ?

Le pivmécillinam à 400 mg deux fois par jour pendant 7 jours
La fosfomycine-trométamol à 3 g à J1, J3 et J5
La nitrofurantoïne à 100 mg trois fois par jour pendant 7 jours
L’amoxicilline à 1 g trois fois par jour pendant 7 jours

L’amoxicilline à 1 g trois fois par jour pendant 7 jours

Explication

Lorsque le traitement peut être différé, le choix est adapté à l’antibiogramme et l’amoxicilline est l’option privilégiée en premier. Le pivmécillinam fait partie des choix suivants dans l’ordre de préférence.

13. Dans quelle situation la nitrofurantoïne est-elle contre-indiquée pour traiter une cystite ?

En cas d’âge supérieur à 75 ans avec un DFG de 60 mL/min
En cas de grossesse avec un DFG de 60 mL/min
En cas d’insuffisance rénale avec un DFG de 40 mL/min
En cas d’anomalie urinaire avec un DFG de 50 mL/min

En cas d’insuffisance rénale avec un DFG de 40 mL/min

Explication

La nitrofurantoïne est contre-indiquée lorsque le DFG est inférieur à 45 mL/min, ce qui est le cas avec un DFG de 40 mL/min. La grossesse ou l’âge avancé peuvent accroître le risque de complication, mais ne constituent pas les contre-indications précisées pour cet antibiotique.

14. À partir de quelle fréquence une cystite aiguë est-elle considérée comme récidivante ?

Au moins deux épisodes en un an
Au moins quatre épisodes en un an
Au moins trois épisodes en six mois
Au moins un épisode par mois pendant trois mois

Au moins quatre épisodes en un an

Explication

La définition repose sur au moins quatre épisodes de cystite aiguë au cours d’une année. Une fréquence d’un épisode par mois concerne le seuil à partir duquel une antibioprophylaxie peut être envisagée.

15. Une pyélonéphrite aiguë simple devient hyperalgique. Quel examen d’imagerie est indiqué dans les 24 premières heures ?

Une imagerie par résonance magnétique rénale
Un uroscanner
Une échographie rénale
Une radiographie de l’abdomen sans préparation

Une échographie rénale

Explication

Une échographie rénale est réalisée dans les 24 premières heures lorsqu’une pyélonéphrite simple est hyperalgique. L’uroscanner fait notamment partie du bilan d’une pyélonéphrite à risque de complication sans signe de gravité.

16. Pour une pyélonéphrite aiguë à risque de complication sans signe de gravité, quel examen d’imagerie est indiqué en première intention ?

Une radiographie de l’abdomen sans préparation
Aucune imagerie si la patiente est stable
Une échographie rénale d’emblée
Un uroscanner

Un uroscanner

Explication

Cette situation nécessite un uroscanner dans le bilan initial, en plus de la bandelette urinaire, de l’ECBU et du bilan biologique. L’échographie rénale est réalisée si l’uroscanner est contre-indiqué.

17. Après 72 heures d’antibiothérapie, une pyélonéphrite évolue favorablement. Quelle conduite concernant l’ECBU de contrôle est appropriée ?

Le remplacer par une bandelette urinaire de contrôle systématique
Ne pas le réaliser si l’évolution clinique est favorable
Le réaliser systématiquement pour confirmer l’éradication bactérienne
Le réaliser uniquement si la fièvre a disparu

Ne pas le réaliser si l’évolution clinique est favorable

Explication

Un ECBU de contrôle n’est pas nécessaire lorsque l’évolution est favorable après la réévaluation clinique à 72 heures. Il est indiqué lorsque l’évolution est défavorable.

18. Quelle prise en charge distingue correctement une pyélonéphrite grave d’une pyélonéphrite simple non grave ?

La forme simple impose un bilan biologique complet, tandis que la forme grave ne requiert pas d’imagerie
Les deux formes imposent des hémocultures, une imagerie systématique et une bithérapie
La forme grave relève d’une monothérapie, tandis que la forme simple impose une bithérapie et une imagerie
La forme grave impose des hémocultures et une bithérapie, tandis que la forme simple relève d’une monothérapie

La forme grave impose des hémocultures et une bithérapie, tandis que la forme simple relève d’une monothérapie

Explication

Une pyélonéphrite grave nécessite notamment des hémocultures, une imagerie systématique et une antibiothérapie en bithérapie, tandis que la forme simple non grave relève d’une monothérapie. La bithérapie n’est donc pas le schéma attendu pour la forme simple.

19. Chez un homme présentant des symptômes évocateurs d’infection urinaire, que signifie une bandelette urinaire négative ?

Elle permet de confirmer une infection sans prélèvement complémentaire
Elle n’élimine pas le diagnostic et un ECBU reste nécessaire
Elle permet d’écarter le diagnostic si le patient n’a pas de fièvre
Elle dispense d’ECBU lorsque les symptômes sont peu intenses

Elle n’élimine pas le diagnostic et un ECBU reste nécessaire

Explication

Chez l’homme, toute suspicion d’infection urinaire nécessite un ECBU, car une bandelette négative n’exclut pas le diagnostic. Une bandelette négative ne suffit donc pas à écarter l’infection.

20. Un homme atteint d’une infection urinaire présente un sepsis. Quelle prise en charge supplémentaire est indiquée ?

Une hospitalisation avec antibiothérapie probabiliste sans drainage
Une hospitalisation avec drainage
Une prise en charge ambulatoire avec surveillance rapprochée
Un traitement différé en attendant l’antibiogramme

Une hospitalisation avec drainage

Explication

En cas de sepsis ou de choc septique lié à une infection urinaire masculine, une hospitalisation et un drainage sont indiqués. L’hospitalisation et l’antibiothérapie probabiliste sans drainage concernent notamment la rétention d’urine ou l’immunodépression en l’absence de sepsis.

21. Un homme atteint d’une infection urinaire a de la fièvre, mais aucun signe de sepsis n’est mentionné. Quelle prise en charge est indiquée ?

Une hospitalisation avec antibiothérapie probabiliste comme pour une pyélonéphrite à risque sans gravité
Une prise en charge ambulatoire avec traitement choisi après l’antibiogramme
Une hospitalisation avec antibiothérapie probabiliste comme pour une pyélonéphrite grave
Une prise en charge ambulatoire sans antibiothérapie en attendant l’évolution

Une hospitalisation avec antibiothérapie probabiliste comme pour une pyélonéphrite à risque sans gravité

Explication

La fièvre dans une infection urinaire masculine indique une hospitalisation et une antibiothérapie probabiliste selon le schéma d’une pyélonéphrite à risque de complication sans signe de gravité. Le schéma associé à une pyélonéphrite grave correspond à une situation plus sévère.

22. Pour une infection urinaire masculine dont le traitement peut attendre l’antibiogramme, quel choix figure en tête des traitements documentés ?

Le cotrimoxazole oral
Une fluoroquinolone orale, comme la ciprofloxacine ou la lévofloxacine
Une C3G intraveineuse, comme le céfotaxime ou la ceftriaxone
La pipéracilline-tazobactam intraveineuse

Une fluoroquinolone orale, comme la ciprofloxacine ou la lévofloxacine

Explication

Parmi les traitements documentés, les fluoroquinolones orales sont privilégiées en premier, avant le cotrimoxazole oral et plusieurs options intraveineuses. Le cotrimoxazole est une option documentée, mais il vient après les fluoroquinolones dans l’ordre de préférence.

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Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur Infections urinaires et antibiothérapie.

Chez la femme, quelle valeur prédictive négative dépasse une bandelette urinaire négative ?

Plus de 95 %.

Chez l’homme, quelle valeur prédictive positive dépasse une bandelette urinaire positive ?

Plus de 90 %.

Quelles bactéries sans nitrate réductase peuvent provoquer un faux négatif à la BU ?

Staphylococcus saprophyticus, les streptocoques, les entérocoques et Acinetobacter.

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