Chez la femme, une bandelette urinaire négative a une valeur prédictive négative supérieure à 95 %, tandis que chez l’homme une BU positive a une valeur prédictive positive supérieure à 90 %.
Les faux négatifs de la BU peuvent être dus à :
📌 L’ECBU est indiqué devant toute suspicion d’infection urinaire, sauf en cas de cystite aiguë simple.
BU négative rassurante chez la femme, mais non éliminatoire chez l’homme
📌 Un ECBU est positif si la leucocyturie atteint 10⁴/mL et si la bactériurie atteint le seuil applicable ; en cas de discordance avec les seuils, la clinique prime.
Le seuil de détection des bactéries à l’examen direct de l’ECBU est de 10⁵ UFC/mL, si bien qu’un examen direct négatif n’élimine pas une infection urinaire.
Les seuils significatifs selon le contexte sont :
📌 En cas de cystite aiguë simple sans facteur de risque de complication, le diagnostic est clinique, l’imagerie est inutile et l’ECBU n’est pas prescrit.
La cystite aiguë simple se manifeste par des symptômes urinaires fonctionnels tels que pollakiurie, brûlures ou douleurs à la miction et mictions impérieuses, parfois accompagnés d’hématurie macroscopique, mais sans fièvre, frissons ni lombalgie.
La cystite aiguë simple se traite en première intention par fosfomycine-trométamol 3 g en prise unique, ou en deuxième intention par pivmécillinam 400 mg deux fois par jour pendant 3 jours.
Les facteurs de risque de complication sont : la grossesse, une anomalie organique ou fonctionnelle de l’arbre urinaire, une insuffisance rénale sévère avec DFG < 30 mL/min, une immunodépression grave, un âge > 75 ans, un âge > 65 ans avec au moins 3 critères de Fried
🔄 Le traitement différé adapté à l’antibiogramme suit cet ordre de préférence : amoxicilline 1 g trois fois par jour pendant 7 jours, pivmécillinam 400 mg deux fois par jour pendant 7 jours, nitrofurantoïne 100 mg trois fois par jour pendant 7 jours
📌 La nitrofurantoïne est contre-indiquée en cas d’insuffisance rénale avec DFG < 45 mL/min ou de traitements itératifs.
📌 Une antibioprophylaxie des cystites récidivantes peut être proposée à partir d’au moins un épisode par mois, après un ECBU initial et selon les résultats microbiologiques.
Une pyélonéphrite aiguë simple sans facteur de risque de complication nécessite une bandelette urinaire et un ECBU, sans hémocultures ni autres examens biologiques ; une échographie rénale est réalisée dans les 24 premières heures si la pyélonéphrite est hyperalgique ou en cas d’évolution défavorable après 72 heures d’antibiothérapie.
Une pyélonéphrite aiguë à risque de complication sans signe de gravité impose une bandelette urinaire, un ECBU, un bilan biologique avec CRP et créatininémie, ainsi qu’un uroscanner ; si celui-ci est contre-indiqué, une échographie rénale est réalisée.
Dans une pyélonéphrite aiguë, la réévaluation clinique est systématique à 72 heures et un ECBU de contrôle n’est pas nécessaire si l’évolution est favorable ; un ECBU de contrôle est indiqué en cas d’évolution défavorable.
Dans une pyélonéphrite aiguë grave, les hémocultures, la CRP, l’urée et la créatininémie ainsi que l’imagerie sont systématiques et l’antibiothérapie est une bithérapie ; dans une pyélonéphrite simple non grave, les hémocultures sont indiquées uniquement en cas de doute diagnostique, la CRP et la créatininémie ne sont pas systématiques, l’imagerie ne l’est pas non plus et l’antibiothérapie est une monothérapie.
Chez l’homme, toute suspicion d’infection urinaire nécessite un ECBU ; une BU négative n’élimine pas le diagnostic.
Pour une infection urinaire masculine avec rétention d’urine ou immunodépression, une hospitalisation et une antibiothérapie probabiliste comme pour une pyélonéphrite grave sont indiquées ; en cas de sepsis ou de choc septique, une hospitalisation et un drainage sont indiqués.
Une infection urinaire masculine avec fièvre ou mauvaise tolérance des symptômes urinaires nécessite une hospitalisation et une antibiothérapie probabiliste comme pour une pyélonéphrite à risque de complication sans signe de gravité ; dans les autres cas, une prise en charge ambulatoire est possible.
🔄 Le traitement documenté suit cet ordre de préférence : fluoroquinolones orales : ciprofloxacine ou lévofloxacine, cotrimoxazole oral, C3G IV : céfotaxime ou ceftriaxone, céfoxitine IV pour E. coli, pipéracilline-tazobactam IV ou témocilline IV, carbapénème IV
Explorations des pyélonéphrites
| Examen | Simple non grave | À risque non grave | Grave |
|---|---|---|---|
| Hémocultures | Seulement si doute diagnostique | Seulement si doute diagnostique | Systématiques |
| CRP, urée, créatininémie | Non systématiques | Systématiques | Systématiques |
| Imagerie | Non systématique | Systématique | Systématique |
| Antibiothérapie | Monothérapie | Monothérapie | Bithérapie |
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Chez la femme, quelle valeur prédictive négative dépasse une bandelette urinaire négative ?
Plus de 95 %.
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Plus de 90 %.
Quelles bactéries sans nitrate réductase peuvent provoquer un faux négatif à la BU ?
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