La dyspnée est une gêne respiratoire non spécifique pouvant être liée à une pathologie cardiaque, respiratoire, neurologique ou métabolique.
L’interrogatoire d’une dyspnée précise sa date et son mode de début, ses circonstances spontanées ou provoquées, son seuil d’apparition, ses signes accompagnateurs, son évolution et son horaire dans le nycthémère.
La classification NYHA distingue quatre stades :
★ À maîtriser
Compléments
Dyspnée d’effort progressive versus crise paroxystique avec intervalles de respiration normale
★ À maîtriser
📌 Les palpitations physiologiques sont induites par un effort violent inhabituel ou une forte émotion, tandis que les palpitations pathologiques peuvent être provoquées ou spontanées.
Compléments
Lors d’un effort violent inhabituel ou d’une forte émotion, l’augmentation de l’ondée systolique rend la contraction cardiaque plus ample et perceptible.
Les palpitations spontanées sont le plus souvent intermittentes et constituent à elles seules un motif de consultation.
Effort ou émotion pour les palpitations physiologiques ; perception spontanée ou provoquée pour les pathologiques
★ À maîtriser
📌 L’hémoptysie est classée comme mineure lorsqu’elle consiste en quelques stries de sang mêlées aux crachats, modérée lorsqu’elle correspond à plusieurs cuillerées de sang, et massive à partir de 200–500 ml par 24 heures.
Compléments
Les causes infectieuses pulmonaires comprennent :
Les causes bronchiques de l’hémoptysie comprennent les bronchectasies et les tumeurs bronchiques, notamment le cancer bronchique primitif et les métastases.
Les causes vasculaires comprennent :
Les autres causes citées sont : les traumatismes, notamment après bronchoscopie ou liés à un corps étranger, les maladies auto-immunes telles que les vascularites, les traitements iatrogènes par anticoagulants ou fibrinolytiques
★ À maîtriser
🔄 La démarche diagnostique comprend : confirmer l’origine respiratoire, évaluer la gravité selon le volume et les signes respiratoires ou hémodynamiques, réaliser les examens indiqués
L’hémoptysie massive constitue une urgence vitale.
La prise en charge initiale d’une hémoptysie massive comprend l’installation en décubitus latéral du côté saignant, l’oxygénothérapie, un abord veineux efficace, le monitorage et la correction des troubles de la coagulation.
Compléments
Les examens peuvent comprendre : une radiographie thoracique avec ou sans scanner, une numération formule sanguine, un bilan de coagulation, une recherche de BK pour la tuberculose, une bronchoscopie en cas de saignement actif ou de suspicion tumorale
Le contrôle d’une hémoptysie peut recourir à une bronchoscopie interventionnelle avec adrénaline ou tamponnement, ou à une embolisation artérielle, en plus du traitement étiologique.
Confirmer l’origine, évaluer la gravité, examiner, puis traiter
★ À maîtriser
Dans l’œdème aigu du poumon, une pression hydrostatique des capillaires pulmonaires supérieure à la pression oncotique entraîne une transsudation de sérum dans les alvéoles et leur inondation.
L’œdème aigu du poumon est caractéristique de l’insuffisance ventriculaire gauche et du rétrécissement mitral serré.
🔄 La grande crise d’OAP évolue ainsi : début brutal, généralement nocturne, oppression thoracique rapidement croissante, chatouillement laryngé et toux, phase d’état atteinte en quelques minutes
Compléments
Pendant la phase d’état de l’OAP, le malade est assis au bord du lit, en sueur, blafard et cyanosé, avec des jugulaires turgescentes.
La polypnée de l’OAP est intense et angoissante, avec orthopnée et sensation de grésillement laryngé, sans point de côté.
La toux de l’OAP est incessante, quinteuse et pénible, puis ramène une expectoration séreuse mousseuse, rosée dite saumonée, très abondante et sans soulager le malade.
À l’auscultation de l’OAP, les râles crépitants apparaissent d’abord aux deux bases pulmonaires puis remontent vers les sommets, formant la marée montante des râles crépitants.
📌 La forme suraiguë de l’OAP est le plus souvent mortelle en quelques minutes par asphyxie, tandis que la forme atténuée provoque une toux quinteuse avec quelques crachats mousseux et une oppression thoracique, avec des accès pouvant se répéter plusieurs nuits.
Pression capillaire supérieure à la pression oncotique → transsudation dans les alvéoles
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