★ À maîtriser
Le trouble ventilatoire obstructif se mesure par spirométrie dans le cadre des explorations fonctionnelles respiratoires (EFR).
Le trouble ventilatoire obstructif se manifeste cliniquement par une dyspnée et peut s’accompagner d’une hypoxémie avec ou sans hypercapnie à la gazométrie artérielle.
Compléments
Calibre bronchique réduit → débit aérien diminué → dyspnée
★ À maîtriser
Les obstructions hautes siègent dans la sphère ORL, tandis que les obstructions basses siègent dans la trachée, les bronches ou les bronchioles.
Les obstructions peuvent être inspiratoires ou expiratoires, survenir à l’effort ou au repos, et être permanentes ou intermittentes.
Compléments
Les obstructions hautes peuvent notamment être liées à des polypes, au larynx ou à l’apnée obstructive du sommeil.
Les sténoses de la trachée et des bronches de grand ou moyen calibre sont généralement tumorales ou associées à des granulomatoses.
L’asthme et la BPCO sont deux grands modèles d’obstruction des petites bronches et bronchioles, mais ne sont pas les seuls.
Les étiologies citées des obstructions respiratoires sont : infectieuses, inflammatoires, tumorales, liées à un corps étranger dans l’arbre bronchique
Obstacle haut inspiratoire, obstacle bas expiratoire
★ À maîtriser
Compléments
L’asthme touche toutes les tranches d’âge et ses causes et mécanismes sont divers, notamment extrinsèques ou intrinsèques, allergiques ou non allergiques.
L’asthme se caractérise biologiquement par une cascade inflammatoire de différents types pouvant constituer des cibles thérapeutiques.
★ À maîtriser
Compléments
La France compte 4 millions d’asthmatiques et l’asthme est à l’origine de 1 000 décès par an.
La dynamique de l’asthme est en hausse, en lien notamment avec la pollution extérieure ou intérieure, les produits chimiques et la croissance des allergies aux pneumallergènes, à certains médicaments et aux additifs alimentaires.
L’asthme peut entraîner absentéisme, baisse de productivité et des résultats scolaires, ainsi que des coûts supplémentaires pour le système de santé.
L’asthme est souvent une maladie pédiatrique, contrairement à la BPCO, et sa prise en charge peut impliquer la pneumologie, l’allergologie, la pédiatrie, la néonatologie et la médecine scolaire.
Une éducation spécifique à la santé peut permettre une vie scolaire et professionnelle normale aux personnes asthmatiques.
★ À maîtriser
Le tabagisme actif ou passif est une cause exogène habituelle de la BPCO, dont le mécanisme inflammatoire chronique s’auto-entretient ensuite.
La BPCO provoque plutôt des symptômes quotidiens de dyspnée, de toux et d’expectoration, avec une respiration pénible.
🔄 La BPCO peut évoluer selon la séquence suivante : déclin de la fonction respiratoire, handicap, insuffisance respiratoire nécessitant parfois de l’oxygène ou une ventilation assistée, décès
Compléments
La BPCO touche plutôt les adultes de plus de 40 ans.
Les exacerbations de BPCO peuvent être déclenchées par :
★ À maîtriser
Compléments
La prise en charge de la majorité des patients atteints de BPCO débute après 55 ans.
Les patients atteints de BPCO présentent souvent un mélange de pathologies chroniques.
La BPCO peut être très invalidante à un stade avancé en raison de son caractère irréversible.
La rééducation fonctionnelle est possible dans la BPCO, mais elle est en réalité très peu mise en œuvre.
★ À maîtriser
Compléments
L’examen clinique est peu contributif au diagnostic, sauf pendant une crise d’asthme ou une exacerbation de bronchite.
La radiographie pulmonaire ou le scanner sont utiles pour diagnostiquer les complications.
La gazométrie des gaz du sang est indispensable en situation d’aggravation.
Le bilan allergologique concerne l’asthme et peut identifier des cibles thérapeutiques pour de nouvelles molécules de biothérapie.
★ À maîtriser
📌 Dans la BPCO, l’éviction du tabagisme est le seul moyen dont l’efficacité est prouvée pour arrêter l’accélération annuelle du déclin de la fonction pulmonaire.
Compléments
📌 Dans l’asthme, la prévention comprend l’éviction des allergènes et des autres facteurs déclenchants.
Les mesures non pharmacologiques peuvent inclure la kinésithérapie, la réhabilitation pulmonaire et la réadaptation à l’effort, particulièrement dans la BPCO.
La prise en charge non pharmacologique peut aussi inclure une prise en charge nutritionnelle, psychologique et sociale, ainsi que la médecine du travail.
★ À maîtriser
📌 Le traitement de fond classique de l’asthme repose sur les corticoïdes, tandis que celui de la BPCO repose sur les bronchodilatateurs.
Compléments
Les dispositifs d’inhalation sont variés et chacun nécessite une technique d’inhalation propre.
Les traitements inhalés cités comprennent :
Une crise d’asthme ou une exacerbation de BPCO peut être traitée par nébulisations de bronchodilatateurs, corticoïdes systémiques et, éventuellement, antibiotiques.
Dans les cas sévères ou réfractaires, la prise en charge peut inclure des corticoïdes oraux au long cours, des biothérapies dans l’asthme ou des méthodes endoscopiques et chirurgicales dans la BPCO.
★ À maîtriser
L’objectif de fond dans l’asthme est le contrôle complet des symptômes, soit zéro symptôme, afin de permettre une vie normale.
L’objectif de fond dans la BPCO est d’éviter le déclin de la fonction pulmonaire et le handicap.
Compléments
Le suivi de l’asthme peut utiliser des questionnaires de symptômes avec calendrier, comme l’ACT, ainsi que la surveillance et l’autosurveillance par débit expiratoire de pointe (PEP).
Le suivi de la BPCO peut inclure les EFR, la valeur du VEMS pour estimer le pronostic à long terme, le test de marche de six minutes et la gazométrie.
Asthme : contrôler les symptômes ; BPCO : ralentir le déclin pulmonaire
★ À maîtriser
📌 La ventilation non invasive (VNI) se fait au masque chez un patient obligatoirement conscient, avec une ventilation spontanée assistée par la machine.
📌 La ventilation invasive par canule d’intubation orotrachéale (IOT) concerne un patient continuellement sédaté, dont la ventilation artificielle contrôlée est assurée par la machine.
Compléments
L’oxygénothérapie à haut débit par système Optiflow permet de régler précisément la fraction inspirée en oxygène (FiO₂) et produit un effet de pression expiratoire positive (PEP).
Après une réanimation, une VNI au long cours peut être utilisée et un Optiflow peut être envisagé à moyen terme.
VNI : patient conscient ; ventilation invasive : patient sédaté
★ À maîtriser
📌 L’asthme est complètement réversible dans la majorité des cas avec un traitement adéquat, tandis que la BPCO est généralement irréversible et progressive, même si sa progression peut être ralentie et certaines complications évitées par les traitements.
Compléments
L’asthme peut évoluer vers des symptômes continus et une obstruction irréversible mesurée aux EFR.
L’abus de bêta-2 agonistes peut provoquer une tachycardie et des troubles du rythme cardiaque.
Les corticoïdes systémiques peuvent entraîner des effets secondaires, tandis que les corticoïdes inhalés en entraînent beaucoup moins et nécessitent une hygiène buccale.
Le rôle infirmier est central dans l’éducation thérapeutique, le soutien psychologique du malade et le lien avec le médecin.
Asthme et BPCO
| Dimension | Asthme | BPCO |
|---|---|---|
| Réversibilité | Obstruction réversible, parfois persistante et irréversible | Obstruction irréversible et progressive |
| Population | Toutes les tranches d’âge, souvent pédiatrique | Plutôt après 40 ans ; prise en charge souvent après 55 ans |
| Symptômes | Crises, souvent intermittentes | Symptômes plutôt quotidiens et exacerbations |
| Traitement de fond | Corticoïdes | Bronchodilatateurs |
| Objectif | Contrôle complet, zéro symptôme | Éviter le déclin pulmonaire et le handicap |
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1. Que caractérise un trouble ventilatoire obstructif au cours du cycle respiratoire ?
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Qu’est-ce qu’un trouble ventilatoire obstructif ?
Une impossibilité de maintenir un flux aérien normal durant le cycle respiratoire, liée à une diminution du débit aérien.
Par quel examen mesure-t-on le trouble ventilatoire obstructif ?
Par spirométrie, dans le cadre des explorations fonctionnelles respiratoires.
Quelle manifestation clinique caractérise le trouble ventilatoire obstructif ?
La dyspnée.
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