★ À maîtriser
Dans 90 % des cas, l’AOMI est due à un processus athéromateux.
La lésion artérielle diminue le débit et la perfusion distale, entraînant une hypoperfusion, appelée aussi ischémie.
Compléments
Lésion intraluminale → débit réduit → hypoperfusion distale
★ À maîtriser
📌 L’AOMI asymptomatique associe un IPS inférieur à 0,90 à l’absence de douleur, tandis que la claudication intermittente associe un IPS inférieur à 0,90 à des douleurs à la marche.
Compléments
En cas d’ischémie permanente, l’IPS est peu fiable et l’évaluation repose sur des examens microcirculatoires.
Les signes physiques tardifs comprennent :
Les signes de gravité comprennent : l’ulcère artériel, l’œdème distal, un temps de recoloration cutanée supérieur à 3 secondes, l’abolition des pouls, parfois un souffle
Effort : claudication ; repos : ischémie permanente
★ À maîtriser
Compléments
La claudication artérielle survient plus rapidement lors d’une marche rapide ou en pente et apparaît à un périmètre de marche stéréotypé.
En décubitus, la douleur ischémique peut s’intensifier et être soulagée par la position assise ou debout, ce qui favorise ensuite la stagnation distale et l’œdème.
★ À maîtriser
📌 La claudication veineuse se caractérise par un périmètre de marche variable, une récupération lente et une sensation de gonflement, contrairement à la claudication artérielle à récupération rapide.
Compléments
📌 La claudication articulaire est associée à des douleurs articulaires et à la présence des pouls.
📌 La claudication neurologique présente une distance d’apparition variable, une récupération lente, des douleurs neuropathiques et souvent des douleurs lombaires.
Une oblitération aorto-iliaque représente 20 % des formes décrites et peut provoquer une claudication haute, une abolition des pouls fémoraux et un syndrome de Leriche.
Les oblitérations fémorales représentent 50 % des formes décrites et peuvent provoquer une claudication surale ainsi qu’une abolition des pouls poplités et distaux.
Les oblitérations distales représentent 20 % des formes décrites et concernent notamment les artères poplitée basse, jambières et du pied ; elles sont associées au diabète, à l’insuffisance rénale ou à la maladie de Buerger.
📌 Le syndrome de l’artère poplitée piégée touche surtout des sujets jeunes très sportifs sans facteur de risque et provoque une claudication du mollet avec pouls poplité présent, mais disparition des pouls distaux lors d’une flexion plantaire contrariée.
★ À maîtriser
📐 Formule - L’IPS se calcule par .
📌 En cas d’artères de cheville incompressibles par médiacalcose, notamment chez les personnes diabétiques, insuffisantes rénales ou âgées, l’IPS peut être supérieur à 1,4 ou faussement normal et la pression peut être évaluée à l’orteil.
Compléments
La pression diastolique n’intervient pas dans le calcul de l’IPS.
Un patient ayant une pression systolique humérale de 140 mmHg et une pression de cheville de 70 mmHg a un IPS de 0,5, compatible avec une AOMI.
📌 Une différence de pression humérale supérieure à 20 mmHg entre les deux bras doit faire rechercher un problème, notamment une anisotension pouvant témoigner d’une dissection aortique.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Le scanner injecté fournit une exploration morphologique préchirurgicale, tandis que l’angiographie peut être utilisée à visée thérapeutique au cours d’une intervention.
📌 La phlébographie visualise les veines, tandis que l’artériographie visualise les artères au moyen d’un produit de contraste intraluminal.
★ À maîtriser
📌 La compression ne doit pas être mise en place chez une personne qui n’a pas de pouls.
Compléments
L’ischémie aiguë peut provoquer : une pâleur, un livedo, une douleur brutale des orteils remontant selon l’artère obstruée, des troubles sensitivo-moteurs, une rhabdomyolyse à la palpation du mollet
Une ischémie aiguë dépassée depuis plus de 6 heures peut entraîner des troubles trophiques avec apparition de phlyctènes.
Une pathologie anévrismale peut entraîner la mort du patient en l’absence d’intervention chirurgicale.
AOMI chronique ≠ ischémie aiguë brutale
Comparaison des douleurs à la marche
| Type | Caractéristiques | Récupération |
|---|---|---|
| Artérielle | Effort stéréotypé, crampe musculaire | Rapide à l’arrêt |
| Veineuse | Périmètre variable, gonflement | Lente, drainage nécessaire |
| Articulaire | Douleur articulaire, pouls présents | Non précisée |
| Neurologique | Douleurs neuropathiques, souvent lombaires | Lente |
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1. Quelle anomalie définit le mécanisme le plus fréquent de l’AOMI ?
2. Comment une lésion artérielle liée à l’AOMI peut-elle provoquer une ischémie distale ?
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Qu’est-ce que l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) ?
Une insuffisance artérielle chronique due à une réduction du calibre de la lumière artérielle, le plus souvent par une lésion athéromateuse intraluminale.
Dans quelle proportion l’AOMI est-elle due à un processus athéromateux ?
Dans 90 % des cas.
Quel effet une lésion artérielle a-t-elle sur le débit et la perfusion distale ?
Elle les diminue, entraînant une hypoperfusion appelée aussi ischémie.
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