QCM : Artériopathie des membres inférieurs (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle anomalie définit le mécanisme le plus fréquent de l’AOMI ?

Une compression externe de l’artère qui réduit son calibre sans atteinte de sa lumière
Une dilatation artérielle qui ralentit la circulation dans le membre inférieur
Une réduction de la lumière artérielle, généralement causée par une lésion athéromateuse intraluminale
Une obstruction veineuse qui diminue secondairement le retour sanguin vers le cœur

Une réduction de la lumière artérielle, généralement causée par une lésion athéromateuse intraluminale

Explication

L’AOMI correspond à une insuffisance artérielle chronique liée à la réduction du calibre de la lumière, souvent par une lésion athéromateuse intraluminale. Une compression externe peut réduire le calibre, mais elle ne correspond pas au mécanisme décrit ici.

2. Comment une lésion artérielle liée à l’AOMI peut-elle provoquer une ischémie distale ?

Elle bloque le retour veineux, ce qui accroît l’apport artériel aux tissus distaux
Elle augmente le débit en aval, provoquant une congestion des tissus distaux
Elle réduit le débit et la perfusion en aval, entraînant une hypoperfusion des tissus
Elle détourne le sang vers les tissus distaux, entraînant une hyperperfusion locale

Elle réduit le débit et la perfusion en aval, entraînant une hypoperfusion des tissus

Explication

La diminution du débit liée à la lésion réduit la perfusion distale et provoque une hypoperfusion, également appelée ischémie. Une obstruction du retour veineux concerne un mécanisme différent et n’explique pas cette baisse d’apport artériel.

3. Dans quelle proportion l’AOMI est-elle due à un processus athéromateux ?

Dans environ 70 % des cas
Dans environ 90 % des cas
Dans environ 30 % des cas
Dans environ 50 % des cas

Dans environ 90 % des cas

Explication

Un processus athéromateux est à l’origine de l’AOMI dans 90 % des cas. Une proportion proche de 50 % sous-estimerait donc nettement la fréquence indiquée.

4. Deux patients ont un IPS inférieur à 0,90 : lequel présente une claudication intermittente plutôt qu’une AOMI asymptomatique ?

Celui qui présente une douleur des jambes uniquement après un repas
Celui qui ressent une douleur persistante des jambes au repos
Celui qui ressent des douleurs dans les jambes lorsqu’il marche
Celui qui ne ressent aucune douleur dans les jambes

Celui qui ressent des douleurs dans les jambes lorsqu’il marche

Explication

La claudication intermittente associe un IPS inférieur à 0,90 à des douleurs déclenchées par la marche. L’absence de douleur caractérise plutôt l’AOMI asymptomatique.

5. Quel tableau caractérise l’ischémie permanente dans l’AOMI ?

Une gêne intermittente à l’effort sans douleur au repos ni menace pour les tissus
Une douleur persistante au repos et une perfusion insuffisante à la viabilité des tissus
Une douleur limitée à l’effort intense, sans insuffisance de perfusion au repos
Une douleur à la marche qui cesse rapidement à l’arrêt et une perfusion tissulaire préservée

Une douleur persistante au repos et une perfusion insuffisante à la viabilité des tissus

Explication

L’ischémie permanente se manifeste par une douleur persistante au repos, notamment en décubitus, avec une perfusion insuffisante pour maintenir la viabilité tissulaire. Une douleur qui apparaît à la marche et cède à l’arrêt correspond plutôt à la claudication.

6. Quel profil décrit le mieux la claudication intermittente artérielle ?

Une douleur apparaissant après une station debout prolongée et soulagée par la marche
Une douleur musculaire à l’effort, indépendante de son intensité et soulagée après une longue récupération
Une douleur permanente au repos, localisée principalement aux orteils et aggravée par la marche
Une crampe musculaire à l’effort, proportionnelle à l’intensité de la marche et rapidement soulagée par l’arrêt

Une crampe musculaire à l’effort, proportionnelle à l’intensité de la marche et rapidement soulagée par l’arrêt

Explication

La claudication artérielle est une douleur musculaire de type crampe qui apparaît à l’effort, augmente avec l’intensité de la marche et cède rapidement à l’arrêt. Une douleur permanente au repos et située aux orteils relève plutôt du tableau de l’ischémie permanente.

7. Chez une personne atteinte d’AOMI, quelle évolution peut suivre l’intensification de la douleur ischémique en décubitus ?

La marche peut soulager la douleur, puis accélérer le retour veineux et prévenir l’œdème
Le décubitus peut soulager la douleur, puis accroître la perfusion distale et provoquer un œdème
La position assise ou debout peut soulager la douleur, puis favoriser une stagnation distale et un œdème
La position assise peut intensifier la douleur, puis réduire la stagnation distale et l’œdème

La position assise ou debout peut soulager la douleur, puis favoriser une stagnation distale et un œdème

Explication

En décubitus, la douleur ischémique peut s’intensifier et être soulagée en position assise ou debout, ce qui peut ensuite favoriser stagnation distale et œdème. La marche n’est pas le moyen de soulagement décrit dans ce mécanisme.

8. Quelle association de signes oriente vers une claudication veineuse plutôt qu’artérielle ?

Périmètre de marche fixe, récupération rapide et absence de gonflement
Douleurs lombaires, distance variable et récupération rapide
Périmètre de marche variable, récupération lente et sensation de gonflement
Douleurs articulaires, récupération rapide et pouls présents

Périmètre de marche variable, récupération lente et sensation de gonflement

Explication

La claudication veineuse associe une distance de marche variable, une récupération lente et une sensation de gonflement. Une récupération rapide correspond davantage à la claudication artérielle.

9. Un patient présente des crampes péri-ombilicales après les repas, surtout après un repas gras, mais pas lorsqu’il ne mange pas : quel diagnostic différentiel évoquer ?

Une claudication articulaire
Une claudication digestive
Une claudication neurologique
Une claudication veineuse

Une claudication digestive

Explication

La claudication digestive se manifeste par des crampes péri-ombilicales après les repas, souvent plus marquées après un repas gras, et absentes à jeun. La claudication neurologique est plutôt associée à des douleurs neuropathiques et souvent lombaires.

10. Quel tableau clinique caractérise le syndrome de Leriche ?

Atteinte fémorale, claudication surale bilatérale et abolition des pouls poplités
Atteinte distale, claudication du pied et troubles sexuels avec perte de libido
Atteinte aorto-iliaque, claudication surale unilatérale et douleurs articulaires
Atteinte iliaque interne, claudication fessière ou crurale bilatérale et troubles sexuels avec libido conservée

Atteinte iliaque interne, claudication fessière ou crurale bilatérale et troubles sexuels avec libido conservée

Explication

Le syndrome de Leriche associe une atteinte de l’artère iliaque interne à une claudication fessière ou crurale bilatérale et à des troubles sexuels, notamment une dysfonction érectile avec libido conservée. Une claudication surale avec abolition des pouls poplités évoque plutôt une oblitération fémorale.

11. Quelle présentation est compatible avec une oblitération fémorale ?

Claudication fessière bilatérale avec pouls distaux conservés
Claudication haute avec abolition des pouls fémoraux et troubles sexuels
Claudication surale avec abolition des pouls poplités et distaux
Claudication du pied associée à une atteinte des artères jambières

Claudication surale avec abolition des pouls poplités et distaux

Explication

Les oblitérations fémorales peuvent entraîner une claudication surale et l’abolition des pouls poplités et distaux. Une claudication haute avec abolition des pouls fémoraux correspond plutôt à une atteinte aorto-iliaque.

12. Comment calcule-t-on l’indice de pression systolique (IPS) ?

En divisant la pression systolique humérale par la pression systolique à la cheville
En divisant la pression systolique à la cheville par la pression systolique humérale
En divisant la pression diastolique à la cheville par la pression systolique humérale
En divisant la pression systolique à la cheville par la pression diastolique humérale

En divisant la pression systolique à la cheville par la pression systolique humérale

Explication

L’IPS est le rapport entre la pression artérielle systolique mesurée à la cheville et celle mesurée au bras. Inverser les deux pressions donne un rapport différent de l’IPS.

13. Un IPS mesuré à 1,2 se situe dans quelle catégorie de valeurs ?

Au-dessus de l’intervalle normal, indiquant une valeur supérieure à 1,4
Dans l’intervalle normal, compris entre 0,9 et 1,4
Dans une zone indéterminée, car toute valeur supérieure à 1 est anormale
Sous l’intervalle normal, indiquant une valeur inférieure à 0,9

Dans l’intervalle normal, compris entre 0,9 et 1,4

Explication

Les valeurs normales de l’IPS sont comprises entre 0,9 et 1,4, ce qui inclut 1,2. Une valeur supérieure à 1,4 est hors de cet intervalle et peut notamment s’observer en cas de médiacalcose.

14. Chez une personne diabétique dont les artères de cheville sont incompressibles, un IPS supérieur à 1,4 peut-il être interprété comme une perfusion normale ?

Non, une valeur élevée prouve une pression systolique basse à la cheville ; la pression humérale doit être mesurée à l’orteil
Oui, une valeur élevée confirme une perfusion normale ; une mesure à l’orteil n’apporte pas d’information
Oui, la médiacalcose abaisse l’IPS ; une mesure à l’orteil sert à confirmer une valeur supérieure à 1,4
Non, la médiacalcose peut produire un IPS élevé ou faussement normal ; la pression à l’orteil peut alors être évaluée

Non, la médiacalcose peut produire un IPS élevé ou faussement normal ; la pression à l’orteil peut alors être évaluée

Explication

La médiacalcose peut rendre les artères de cheville incompressibles et conduire à un IPS supérieur à 1,4 ou faussement normal ; la pression peut alors être évaluée à l’orteil. Une valeur élevée ne garantit donc pas une perfusion normale.

15. Lorsqu’une artère est oblitérée, comment les collatérales peuvent-elles contribuer à la circulation sanguine ?

De nouvelles artères se forment pour remplacer le trajet oblitéré.
Le caillot se résorbe et élargit directement l’artère obstruée.
Les veines se transforment en conduits artériels pour rétablir le débit.
Des collatérales préexistantes se développent et détournent le sang vers la circulation générale.

Des collatérales préexistantes se développent et détournent le sang vers la circulation générale.

Explication

La suppléance repose sur le développement de collatérales déjà présentes, qui permettent de détourner le sang vers la circulation générale. La création de nouvelles artères décrit une autre possibilité, mais pas le mécanisme indiqué ici.

16. Avant une intervention vasculaire, quelle distinction décrit correctement l’usage du scanner injecté et de l’angiographie ?

Le scanner injecté mesure les pouls, tandis que l’angiographie estime le degré de sténose sans produit de contraste.
Le scanner injecté fournit une exploration morphologique préchirurgicale, tandis que l’angiographie peut accompagner un traitement.
Le scanner injecté visualise les veines, tandis que l’angiographie sert à suivre la circulation après l’intervention.
Le scanner injecté accompagne le traitement pendant l’intervention, tandis que l’angiographie fournit l’exploration préchirurgicale.

Le scanner injecté fournit une exploration morphologique préchirurgicale, tandis que l’angiographie peut accompagner un traitement.

Explication

Le scanner injecté permet une exploration morphologique avant la chirurgie, alors que l’angiographie peut être utilisée à visée thérapeutique au cours d’une intervention. La proposition qui inverse ces rôles confond l’exploration préopératoire avec l’usage thérapeutique.

17. Quelle situation correspond à une ischémie aiguë ?

Une artère se rétrécit progressivement au cours d’une maladie vasculaire chronique.
Une artère est oblitérée brutalement par un caillot venu d’ailleurs ou formé sur une artère malade.
Une artère développe des collatérales préexistantes après une obstruction lente.
Une veine se dilate sous l’effet d’une accumulation progressive de sang.

Une artère est oblitérée brutalement par un caillot venu d’ailleurs ou formé sur une artère malade.

Explication

L’ischémie aiguë résulte d’une oblitération artérielle brutale par un caillot embolisé ou formé sur une artère malade. Un rétrécissement progressif correspond plutôt à une atteinte chronique, et non à cette définition.

18. Chez une personne sans pouls, quelle conduite faut-il adopter concernant la compression ?

Comprimer le membre après avoir vérifié la sensibilité cutanée.
Mettre en place une compression ferme pour rétablir le pouls.
Ne pas mettre en place de compression en l’absence de pouls.
Choisir une compression légère et la maintenir jusqu’au retour du pouls.

Ne pas mettre en place de compression en l’absence de pouls.

Explication

La compression ne doit pas être mise en place chez une personne qui n’a pas de pouls. Vérifier la sensibilité cutanée ne modifie pas cette règle liée à l’absence de pouls.

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Qu’est-ce que l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) ?

Une insuffisance artérielle chronique due à une réduction du calibre de la lumière artérielle, le plus souvent par une lésion athéromateuse intraluminale.

Dans quelle proportion l’AOMI est-elle due à un processus athéromateux ?

Dans 90 % des cas.

Quel effet une lésion artérielle a-t-elle sur le débit et la perfusion distale ?

Elle les diminue, entraînant une hypoperfusion appelée aussi ischémie.

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