Fiche de révision : Révisions IFSI UE 2.5

Plan du Cours

  1. RCH : mécanisme et signes
  2. RCH : bilan, risques et soins
  3. Bactériémie, sepsis et diagnostic
  4. Choc septique et prise en charge
  5. Tuberculose : transmission et diagnostic
  6. Tuberculose : traitement et prévention
  7. Ulcère gastro-duodénal
  8. Vaccins : immunité et précautions
  9. Vaccination : geste et surveillance
  10. Sérothérapie : immunité passive

1. RCH : mécanisme et signes

Notions clés & Définitions

  • RCH : La rectocolite hémorragique est une maladie inflammatoire chronique non contagieuse qui atteint le rectum et le côlon.
  • Ténesme : Le ténesme est une envie douloureuse d’aller à la selle, même lorsque presque aucune selle n’est émise.

★ À maîtriser

  • Dans la RCH, les lésions débutent habituellement au rectum et s’étendent de façon continue dans le côlon, sans zones saines entre elles.

📌 Une poussée de RCH correspond à des symptômes actifs, tandis qu’une rémission correspond à une accalmie.

  • La RCH se manifeste notamment par des diarrhées sanglantes et glaireuses, des urgences, des rectorragies et parfois des symptômes nocturnes.

Compléments

  • La cause exacte de la RCH est inconnue et associe une prédisposition génétique, l’environnement et une réponse immunitaire déréglée.

  • Une RCH limitée au rectum peut provoquer une constipation.

  • Les manifestations extra-intestinales de la RCH comprennent des douleurs articulaires, des nodules rouges cutanés, des aphtes, une uvéite et une atteinte biliaire possible.

Astuce mémo

Inflammation → lésions → accalmie

2. RCH : bilan, risques et soins

★ À maîtriser

📌 Une colite aiguë grave associant au moins 6 selles sanglantes par 24 heures et au moins un signe parmi température supérieure à 37,8 °C, pouls supérieur à 90/min, hémoglobine inférieure à 10,5 g/dL ou VS supérieure à 30 mm/h nécessite une hospitalisation et une alerte immédiate.

  • Un ventre gonflé associé à une douleur et à de la fièvre peut signaler un mégacôlon toxique, tandis qu’une douleur brutale avec ventre dur évoque une perforation ou une péritonite.

  • L’iléocoloscopie avec biopsies évalue l’étendue de la RCH et montre une muqueuse fragile, saignant au contact, avec des lésions continues et parfois des ulcérations.

  • Le 5-ASA, notamment la mésalazine par voie orale et/ou rectale, est un traitement de référence des formes légères à modérées et du maintien de la rémission ; la fonction rénale est surveillée.

  • Les corticoïdes traitent les poussées mais ne constituent pas un traitement d’entretien prolongé ; après une cure prolongée, la diminution prescrite doit être respectée et l’arrêt brutal évité.

Compléments

  • La RCH peut entraîner une anémie, un choc hémorragique, une déshydratation, des troubles ioniques, une dénutrition et un risque accru de thrombose veineuse.

  • Le risque de cancer colorectal augmente avec l’ancienneté et l’étendue de la RCH, ce qui justifie une surveillance endoscopique organisée.

  • Le bilan de RCH comprend notamment NFS, CRP, calprotectine fécale, ionogramme, urée, créatinine, albumine et fer ; coproculture et recherche de Clostridioides difficile aident à éliminer une infection.

3. Bactériémie, sepsis et diagnostic

Notions clés & Définitions

  • Bactériémie : La bactériémie est la présence de bactéries vivantes dans le sang et peut être asymptomatique ou symptomatique.
  • Sepsis : Le sepsis est une dysfonction d’organe menaçant le pronostic vital, causée par une réponse inappropriée de l’hôte à une infection.

★ À maîtriser

  • Les portes d’entrée habituelles sont :

    • urinaires
    • neurologiques
    • veineuses
    • pulmonaires
    • cutanées
    • digestives
    • génitales
  • Le diagnostic recherche l’infection et son foyer par des hémocultures, l’imagerie, des prélèvements de la porte d’entrée et un bilan biologique évaluant le retentissement sur les organes.

📌 Les hémocultures doivent être prélevées avant tout antibiotique, si possible au moment des frissons, et comporter au moins 2 séries avec une technique rigoureuse.

Compléments

  • Les signes possibles d’infection systémique comprennent fièvre ou hypothermie, frissons, sueurs et signes d’insuffisance circulatoire.

  • Les germes cités comprennent : bacilles gram négatif, notamment les entérobactéries, cocci gram positif, notamment staphylocoques et streptocoques, anaérobies, pyocyaniques

Astuce mémo

Bactériémie : bactéries dans le sang ; sepsis : infection avec dysfonction d’organe

4. Choc septique et prise en charge

Notions clés & Définitions

  • Choc septique : Le choc septique est un sepsis nécessitant des drogues vasopressives lorsque la pression artérielle ne remonte pas, avec des lactates supérieurs à 2 mmol/l.

★ À maîtriser

  • Les signes de choc septique comprennent tachycardie, hypotension, sueurs, cyanose, polypnée et oligurie pouvant évoluer vers l’anurie.

  • L’antibiothérapie peut débuter sans attendre les résultats, dépend de la porte d’entrée, du terrain et de l’origine communautaire ou nosocomiale, puis est adaptée à la sensibilité du germe isolé.

Compléments

  • Le traitement adjuvant du sepsis comprend le traitement de la porte d’entrée, la réhydratation, la correction des troubles électrolytiques et la prise en charge des pathologies sous-jacentes.

  • La prévention du sepsis repose sur la prévention des infections nosocomiales, les vaccins, le traitement précoce des foyers infectieux et l’hygiène des mains avec solution hydroalcoolique.

5. Tuberculose : transmission et diagnostic

Notions clés & Définitions

  • Tuberculose : La tuberculose est une infection due à Mycobacterium tuberculosis, ou bacille de Koch, qui est un bacille acido-alcoolo-résistant (BAAR).

★ À maîtriser

  • La tuberculose pulmonaire bacillifère se transmet par l’air lorsqu’une personne atteinte tousse, parle ou éternue ; le risque augmente lors d’un contact proche et prolongé dans une pièce petite ou mal aérée.

📌 L’infection tuberculeuse latente (ITL) est asymptomatique, avec une radiographie normale et sans contagiosité, tandis que la tuberculose maladie comporte des signes cliniques ou radiologiques liés à la multiplication du bacille.

  • L’ITL se dépiste par IGRA ou intradermoréaction lue à 72 heures, et le dépistage est réalisé 8 à 12 semaines après le contact.

Compléments

  • Les terrains à risque comprennent :

    • immunodépression
    • VIH
    • traitement anti-TNF
    • diabète
    • âges extrêmes
    • précarité
  • La tuberculose maladie se recherche notamment par radiographie thoracique et recherche du bacille de Koch dans les crachats sur 2 jours ; des prélèvements adaptés au site peuvent compléter le bilan.

Astuce mémo

Respirer le BK → ITL dormante → maladie active

6. Tuberculose : traitement et prévention

★ À maîtriser

  • Le traitement de la tuberculose dure au minimum 6 mois : 2 mois avec 4 antibiotiques, puis 4 mois avec 2 antibiotiques.

  • Les précautions contre la transmission aérienne comprennent un masque FFP2 pour le soignant, un masque chirurgical pour le patient et l’aération de la pièce 2 à 3 fois 20 minutes par jour.

Compléments

📌 Le traitement antituberculeux se prend en une prise quotidienne, 1 heure avant ou 2 heures après le repas, avec une observance indispensable.

  • La surveillance du traitement antituberculeux porte notamment sur le foie, la NFS et les plaquettes, l’uricémie, la vision des couleurs et les interactions médicamenteuses.

  • La tuberculose relève d’une déclaration obligatoire et d’une enquête par le CLAT ; le BCG est ciblé et ne comporte pas de rappel.

7. Ulcère gastro-duodénal

Notions clés & Définitions

  • Ulcère gastro-duodénal : L’ulcère gastro-duodénal est une perte de muqueuse non tumorale atteignant la couche musculaire de l’estomac ou du duodénum.

★ À maîtriser

  • Les deux causes principales de l’ulcère gastro-duodénal sont Helicobacter pylori et les AINS ou l’aspirine ; l’acidité, le tabac, l’alcool, l’hypoxie et le stress important sont aussi cités comme agressions.

  • La gastroscopie précise le siège, la taille et les complications de l’ulcère et permet des biopsies recherchant Helicobacter pylori et un cancer.

  • Une hémorragie ulcéreuse peut provoquer vomissements de sang, selles noires, pâleur, malaise, tachycardie ou hypotension ; une perforation provoque une douleur brutale intense et un ventre dur.

📌 Le traitement de l’ulcère repose surtout sur les IPP ; si Helicobacter pylori est présent, des antibiotiques sont associés à l’IPP puis l’éradication est contrôlée.

Compléments

  • Les défenses de la paroi comprennent :

    • mucus
    • bicarbonates
    • circulation
    • prostaglandines
  • La douleur typique de l’ulcère est une brûlure épigastrique survenant 30 minutes à 3 heures après le repas, parfois la nuit.

Astuce mémo

Agression → plaie → cicatrisation

8. Vaccins : immunité et précautions

★ À maîtriser

📌 La vaccination induit une immunité active avec production d’anticorps et mémoire de cellules B et T, tandis que la sérothérapie apporte une immunité passive sans mémoire créée par cet apport.

  • Les vaccins vivants atténués comprennent notamment ROR, BCG, varicelle, fièvre jaune et rotavirus ; ils sont généralement contre-indiqués en cas de grossesse ou d’immunodépression importante.

📌 Une anaphylaxie à une dose antérieure ou à un constituant nécessite un avis médical, tandis qu’un rhume simple, un eczéma ou un diabète ne suffisent pas à interdire la vaccination.

Compléments

  • Un vaccin présente un microbe atténué, un microbe inactivé, une partie de celui-ci ou des instructions permettant de fabriquer une cible reconnue par les défenses immunitaires.

  • Les vaccins non vivants comprennent des microbes inactivés, protéines, anatoxines ou vaccins conjugués, avec comme exemples la polio injectable, le tétanos, l’hépatite B et le HPV.

  • Un vaccin à ARN messager apporte des instructions pour produire une cible, ne contient pas de virus vivant et ne modifie pas l’ADN.

Astuce mémo

Vaccin : le corps apprend ; sérothérapie : anticorps déjà prêts

9. Vaccination : geste et surveillance

★ À maîtriser

  • Les 5 B sont :
    • bon patient
    • bon médicament
    • bonne dose
    • bonne voie
    • bon moment

📌 La voie vaccinale dépend du produit : elle peut être intramusculaire, sous-cutanée, intradermique ou orale, mais un vaccin ne doit jamais être administré par voie intravasculaire.

📌 Une anaphylaxie après vaccination est une urgence nécessitant une alerte, l’application du protocole d’urgence avec adrénaline intramusculaire et une surveillance.

Compléments

  • Beaucoup de vaccins se conservent entre +2 et +8 °C sans congélation, selon les indications du produit.

  • Après une vaccination, la surveillance immédiate dure généralement au moins 15 minutes, selon le risque et le protocole.

📌 Deux vaccins vivants injectables sont administrés le même jour ou à au moins 4 semaines d’intervalle ; les autres associations suivent le RCP.

10. Sérothérapie : immunité passive

Notions clés & Définitions

  • Sérothérapie : La sérothérapie apporte des immunoglobulines ou des antitoxines préparées qui fournissent des anticorps prêts à agir, sans créer de mémoire immunitaire par cet apport.

★ À maîtriser

  • La sérothérapie agit rapidement mais sa protection est temporaire, durant des semaines ou des mois selon le produit.

Compléments

  • Les exemples comprennent :
    • immunoglobulines antitétaniques
    • immunoglobulines antirabiques
    • antitoxines diphtérique
    • antitoxines botulinique

📌 Un vaccin et des immunoglobulines peuvent être associés sur indication, en utilisant des seringues et des sites d’injection distincts.

  • Certaines immunoglobulines interfèrent avec les vaccins ROR ou varicelle, et le délai à respecter dépend du produit et de la dose.

Astuce mémo

Passive, rapide et temporaire, contrairement à la mémoire vaccinale

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Révisions IFSI UE 2.5 avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle évolution des lésions caractérise habituellement la rectocolite hémorragique ?

2. Une personne atteinte de RCH présente de nouveaux symptômes actifs après une période d’accalmie : comment qualifier ces deux périodes ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Révisions IFSI UE 2.5 avec 10 flashcards interactives.

Qu’est-ce que la rectocolite hémorragique (RCH) ?

Une maladie inflammatoire chronique non contagieuse du rectum et du côlon.

Où débutent habituellement les lésions de la RCH, et comment s’étendent-elles ?

Elles débutent au rectum et s’étendent continûment dans le côlon, sans zones saines intermédiaires.

Quels critères imposent l’hospitalisation immédiate pour une colite aiguë grave ?

Au moins six selles sanglantes par 24 heures et au moins un signe de gravité.

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