★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Les bactéries se multiplient par scissiparité : elles doublent leur volume puis se divisent en deux bactéries identiques, en moyenne toutes les 20 minutes.
Les prions sont des protéines anormales principalement localisées dans le tissu nerveux et responsables d’encéphalopathies spongiformes transmissibles, dont la maladie de Creutzfeld-Jakob.
Les bactéries présentes dans un biofilm peuvent être 1000 fois plus résistantes aux produits désinfectants.
Compléments
📌 Les bactéries pathogènes spécifiques provoquent une infection, tandis que les bactéries commensales sont contrôlées par l’hôte et peuvent contribuer à la digestion ou empêcher l’implantation d’espèces pathogènes.
Les virus, parasites intracellulaires absolus, utilisent la cellule infectée pour produire de nouveaux virus par réplication.
La multiplication des champignons microscopiques nécessite :
Les champignons, majoritairement commensaux des flores cutanées et muqueuses, peuvent devenir opportunistes en cas d’affaiblissement de l’hôte, d’infection intercurrente ou de déséquilibre des flores d’origine hormonale ou médicamenteuse.
La maladie de Creutzfeld-Jakob est rare et non contagieuse mais transmissible ; 28 cas ont été diagnostiqués en France entre 1992 et 2019.
Un prion anormal peut modifier un prion normal par simple contact et entraîner une destruction neuronale progressive sans réaction inflammatoire ni immunitaire de l’hôte.
La pulpe dentaire humaine est concernée par le risque prion en raison de ses nerfs périphériques, considérés comme des tissus à faible infectiosité par l’OMS en 2003, de l’infectiosité observée chez certains animaux atteints d’EST et de la proximité de ces nerfs avec le système nerveux central.
📌 La lutte contre les biofilms impose d’agir rapidement et d’associer une action de détergence à une action désinfectante, car leur élimination devient plus difficile à mesure qu’ils se développent.
Adhésion microbienne → biofilm → réservoir pathogène
★ À maîtriser
📌 Le questionnaire médical permet d’évaluer le risque infectieux du patient et du personnel en repérant les maladies transmissibles et les états de santé ou traitements susceptibles de diminuer l’efficacité immunitaire du patient.
La cavité buccale héberge 500 à 700 espèces microbiennes, renouvelées en 2 heures, qui constituent une flore commensale propre à chacun et le biofilm buccal sous forme de dépôt mou adhérent.
Le caractère souvent invasif et traumatisant des soins dentaires, associé à la présence de sang et de salive, peut provoquer des infections locales ou à distance.
Compléments
La salive et le système immunitaire contrôlent la flore buccale, qui protège contre le développement de bactéries pathogènes.
Les facteurs pouvant rompre l’équilibre de la flore buccale sont :
Les papilles de la langue, le sulcus et la dent sont des sites de colonisation protégés, et la salive peut contenir des agents infectieux transmissibles.
Les actes à faible risque sont :
★ À maîtriser
L’aérocontamination au cabinet dentaire se produit par : les gouttelettes émises lors de la parole, les gouttelettes émises lors de la toux, les gouttelettes émises lors des éternuements, les gouttelettes émises lors de la respiration, les aérosols de turbine, les aérosols de seringue air-eau
L’effraction infectieuse peut résulter d’actes invasifs ou d’une piqûre ou coupure lors d’un accident exposant au sang ou aux virus (AES/AEV).
Compléments
La connaissance des modes de transmission des agents infectieux permet de proposer des mesures préventives adaptées.
Les micro-organismes des gouttelettes et aérosols des soins dentaires peuvent rester en suspension de quelques secondes à plusieurs heures selon leur taille, puis se déposer sur les surfaces proches ou à plus de 1,5 mètre des patients et soignants.
Les portes d’entrée associées au contact sont la peau ou les muqueuses lésées, celles de l’aérocontamination sont les muqueuses nasale, buccale, bronchique et oculaire, et celles de l’effraction sont la peau et la muqueuse buccale.
★ À maîtriser
La vaccination des personnels de santé vise à les protéger individuellement contre les risques professionnels et à éviter qu’ils contaminent leur entourage, en particulier les patients dont ils ont la charge.
Pour les assistant(e)s dentaires, la vaccination obligatoire contre l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite découle de l’arrêté paru au Journal officiel le 1er mars 2019 et applicable le 1er avril 2019 (décret n°2019-149).
Après la vaccination contre l’hépatite B, un taux d’anticorps anti-HBs supérieur à 10 UI/L indique une immunisation, tandis qu’un taux inférieur à 10 UI/L conduit à administrer une nouvelle dose ; si le taux reste insuffisant, le sujet est non-répondeur et nécessite une surveillance annuelle.
Compléments
Les bains de bouche peuvent réduire de 90 % la flore commensale du patient.
Les lunettes de protection protègent le patient des aérosols et des projections.
La friction hydro-alcoolique contribue à prévenir la transmission manuportée, à l’origine de 80 % des IAS selon le rappel du cours.
📌 Le décret n°2023-368 du 13 mai 2023 suspend l’obligation vaccinale contre la Covid19 applicable aux professionnels de santé, y compris les étudiants.
La vaccination contre la tuberculose n’est plus obligatoire depuis un décret de 2019, mais reste recommandée si le médecin du travail identifie un risque élevé d’exposition ; la vaccination contre la grippe et la mise à jour des vaccinations contre la rougeole, la rubéole et la coqueluche sont recommandées.
Le schéma classique de vaccination contre l’hépatite B comprend trois injections à M0, M1 et M6.
Le schéma accéléré de vaccination contre l’hépatite B comprend trois injections à J0, J7 et J21, puis une injection à M12.
📌 Le calendrier vaccinal DTP prévoit un rappel tous les 20 ans à partir de 25 ans et tous les 10 ans à partir de 65 ans.
★ À maîtriser
La tenue professionnelle vise à limiter la contamination du personnel par le patient et celle du patient par le personnel ; elle comprend les vêtements et chaussures ainsi que les EPI.
Les EPI doivent porter le marquage CE et être accompagnés d’informations sur leurs conditions d’utilisation et de conservation ; certains, comme les masques et les gants, comportent une date limite d’utilisation.
Le masque chirurgical de type IIR protège le patient, le site opératoire et le matériel, tandis que le masque FFP2 protège aussi son porteur contre l’inhalation d’agents infectieux transmis par voie aérienne.
Les gants à usage unique sont utilisés pour les soins standards et la mise en sachet des instruments, les gants stériles pour les soins invasifs chirurgicaux et la préparation des tables d’instrumentation, et les gants épais pour l’entretien, le tri des déchets et la manipulation ou le nettoyage des instruments souillés.
Les gants à usage unique sont changés à chaque patient, changement de tâche ou détérioration ; l’hygiène des mains est nécessaire avant et après leur port, et l’étanchéité des gants diminue après 20 à 30 minutes d’utilisation.
Compléments
📌 La blouse professionnelle doit avoir des manches courtes ; son lavage à au moins 60 °C est préconisé, son changement est recommandé quotidiennement et l’entretien domestique est déconseillé.
À la prise de poste, le professionnel retire ses vêtements de ville et ses bijoux, attache ses cheveux et vérifie ses ongles, retire ses chaussures de ville, effectue une hygiène des mains, revêt sa tenue en terminant par les chaussures, effectue une nouvelle hygiène des mains puis met ses EPI.
Le port continu est limité à 4 heures pour le masque chirurgical et à 8 heures pour le masque FFP2 ; un test d’ajustement du FFP2 doit garantir un taux de fuite inférieur à 8 %.
Les lunettes de protection, visières ou masques chirurgicaux à visière intégrée sont recommandés en salle de soins, en salle de stérilisation et lors des actes ou tâches générant des projections ou une exposition aux aérosols ; les lunettes médicales ne sont pas des dispositifs de protection.
Les gants stériles sont changés pour chaque patient, en cas de détérioration ou après contact avec une surface non stérile ; leur port nécessite une hygiène chirurgicale préalable des mains.
Les gants épais utilisés pour l’entretien et le nettoyage des instruments doivent être nettoyés régulièrement à l’extérieur à l’eau et au savon, puis rincés à l’intérieur à l’eau.
Les éléments non stériles sont :
★ À maîtriser
📌 La flore résidente est propre à chaque individu, peu virulente et renouvelable, tandis que la flore transitoire est acquise dans l’environnement ou auprès des patients et est plus virulente.
Compléments
Les prérequis à l’hygiène des mains sont :
Le lavage simple vise à éliminer les salissures par action mécanique et à réduire la flore transitoire ; il utilise un savon doux domestique.
Le lavage hygiénique vise à éliminer la flore transitoire et à réduire la flore commensale, avec un savon antiseptique.
Le lavage chirurgical vise à éliminer la flore transitoire et à réduire la flore commensale pendant la durée de l’intervention, avec un savon antiseptique.
Le lavage simple ou hygiénique comprend le mouillage des mains, l’application d’une dose de savon, le frottage des mains jusqu’aux poignets en insistant sur les ongles, les espaces interdigitaux, le pouce et le dos des mains, le rinçage abondant puis le séchage par tamponnement des doigts vers les poignets avec une serviette à usage unique.
Le lavage chirurgical comprend un lavage hygiénique des mains, des poignets et des avant-bras sans séchage en gardant les mains et avant-bras au-dessus des coudes, le brossage des ongles et le frottage des mains avec le côté mousse imprégnée de savon antiseptique, puis un nouveau lavage et un séchage individualisé du bout des doigts vers l’avant-bras avec une serviette stérile à usage unique.
Un poste de lavage des mains efficace comporte : un lavabo suffisamment grand, une robinetterie à commande non manuelle, un distributeur mural de savon liquide, un distributeur mural de serviettes à usage unique, une poubelle à commande non manuelle
Les produits hydro-alcooliques doivent respecter les normes de bactéricidie NF EN 13727, de fongicidie NF EN 13624 avec activité levuricide sur Candida albicans et de virucidie NF EN 14476, en conditions de propreté.
★ À maîtriser
📌 La friction hygiénique élimine la flore transitoire et réduit la flore commensale, tandis que la friction chirurgicale élimine la flore transitoire et réduit temporairement la flore commensale.
📌 La friction alcoolique est indiquée lorsque les mains sont visuellement propres, sèches, sans souillure organique et sans talc ni poudre ; après un nombre limité d’applications successives, le film formé nécessite un lavage détergent.
Compléments
L’avis du CTIN du 5 décembre 2001 recommande de réaliser une friction des mains avec une solution hydro-alcoolique en remplacement du lavage des mains. - Comité Technique des Infections Nosocomiales
Les produits hydro-alcooliques doivent être bactéricides, virucides et fongicides, notamment levuricides, et conformes à la norme EN 12791.
📌 Un flacon de produit hydro-alcoolique est conservé au maximum un mois après son ouverture, et son volume non rechargeable est adapté à l’activité pour respecter la date de péremption.
📌 La friction chirurgicale nécessite un délai de latence de 10 minutes entre le lavage et la première friction, des distributeurs de produit hydro-alcoolique à commande non manuelle associés à une minuterie, et le port du calot ou de la charlotte, des lunettes et du masque avant la friction.
Mains propres et sèches : friction ; mains souillées ou poudrées : lavage.
★ À maîtriser
📌 La prévention des AES repose notamment sur le port d’EPI adaptés au risque, l’absence de recapuchonnage des aiguilles, l’utilisation d’une encoche OPCT ou d’une précelle pour les désadapter, le placement du collecteur au plus près du soin et le traitement rapide du matériel et des déchets souillés.
Après une piqûre, une coupure ou un contact avec une peau lésée, arrêter l’activité, ne pas faire saigner, nettoyer à l’eau et au savon, puis désinfecter par trempage au moins 5 minutes dans une solution chlorée type Dakin, de l’alcool à 70° ou de la Bétadine ; après une projection oculaire ou muqueuse, rincer au moins 5 minutes avec au moins 250 ml d’eau ou de sérum physiologique.
Après les soins immédiats, rechercher le statut sérologique VIH, VHC et VHB du patient-source selon qu’il est identifié et selon son statut, contacter un médecin référent pour évaluer le risque, puis assurer la déclaration, le suivi médical et l’analyse des causes.
📌 Un traitement post-exposition peut être proposé et doit idéalement débuter dans les 4 heures, au plus tard dans les 48 heures ; il est prescrit pour 48 à 96 heures avant une nouvelle consultation avec le médecin référent.
📌 L’accident du travail doit être déclaré par l’employé à l’employeur dans les 24 heures et par l’employeur à la CPAM dans les 48 heures.
Compléments
L’évaluation du risque prend en compte :
Le suivi clinique et biologique de la personne exposée est réalisé à J0, M1 et M3.
Soigner, évaluer, contacter, déclarer, suivre, prévenir.
★ À maîtriser
Les DASRI comprennent les déchets mous potentiellement souillés par du sang ou un liquide biologique contaminé, les OPCT sont les matériels et matériaux piquants ou coupants destinés à l’abandon, les DRCT comprennent notamment les déchets mercuriels et d’amalgame, et les DAOM sont les déchets mous non contaminés.
Le praticien est responsable de ses déchets depuis leur production jusqu’à leur traitement final, et les DASRI doivent être triés, conditionnés et éliminés dans une filière spécifique. - Code de la Santé Publique
Les DASRI produits à moins de 5 kg par mois peuvent être stockés au maximum 3 mois à l’abri de la chaleur, tandis qu’une production de 5 à 15 kg par mois doit être stockée au maximum 1 mois dans un local spécifique, signalé, fermé, ventilé, éclairé et lavable.
Compléments
📌 Les bordereaux, bons de prise en charge et états récapitulatifs relatifs à la gestion des déchets sont conservés pendant 3 ans et tenus à disposition des autorités compétentes. - La lettre – Conseil de l’Ordre, Décembre 2017
★ À maîtriser
L’efficacité du bionettoyage dépend de :
Les locaux du cabinet sont classés en trois zones :
La zone 1 bénéficie d’un nettoyage domestique quotidien avec un produit détergent, la zone 2 d’un bionettoyage quotidien avec un produit détergent-désinfectant et la zone 3 d’un bionettoyage plusieurs fois par jour avec un produit détergent-désinfectant.
Le matin, aérer la salle de soins 15 minutes, purger les équipements au moins 5 minutes à la mise en route, puis désinfecter les surfaces et poser les protections à usage unique ; entre les patients, purger 20 à 30 secondes et nettoyer-désinfecter les surfaces exposées ; le soir, purger les circuits d’eau, aspirer une solution désinfectante et traiter les surfaces, les plans de travail et les sols.
Compléments
📌 Le nettoyage se fait du plus propre vers le plus sale et du haut vers le bas ; les surfaces doivent être désencombrées et l’eau adoucie possède un pouvoir détergent supérieur.
Plus le risque infectieux augmente, plus le nettoyage est fréquent.
★ À maîtriser
📌 Il est interdit de restériliser les dispositifs médicaux à usage unique. - CSP
📌 Selon la classification de Spaulding, un dispositif critique entre en contact avec le tissu dentaire, l’os ou une muqueuse effractée, un dispositif semi-critique avec une muqueuse sans effraction, la salive ou une peau lésée, et un dispositif non critique avec une peau saine.
Le traitement des dispositifs médicaux comprend la pré-désinfection, qui diminue les salissures et la charge microbienne, le nettoyage, qui élimine les salissures et réduit encore la charge microbienne, la désinfection, qui réduit davantage cette charge, puis la stérilisation, qui l’élimine si les traitements précédents ont été correctement réalisés.
Le niveau d’assurance de stérilité requis est de 10⁻⁶, soit une probabilité d’un article non stérile par million d’unités traitées.
📌 La stérilisation est soumise à une obligation de résultat et ne concerne que des dispositifs propres et secs ; son efficacité exige des contrôles et une traçabilité depuis le conditionnement jusqu’à la réutilisation, ainsi que l’affichage du cycle de stérilisation.
Compléments
📌 Le bas niveau de désinfection est bactéricide, le niveau intermédiaire est bactéricide, virucide, fongicide et tuberculocide, et le haut niveau possède également une activité mycobactéricide et sporicide.
Les désinfectants doivent être utilisés en respectant leur date limite d’utilisation, leur dilution, leur temps de contact, la fréquence de renouvellement du bain et leurs conditions de conservation ; il faut rincer abondamment, ne pas mélanger les produits ni les transvaser et les conserver dans leur contenant d’origine.
Le nettoyage par ultrasons est efficace pour les dispositifs creux, tubulaires, articulés, striés ou de forme complexe, mais les ultrasons ne sont pas efficaces sur les polymères et les matériaux tendres et doivent alors être couplés à un nettoyage manuel.
Le lavage en autolaveur ou laveur-désinfecteur est à privilégier car il est reproductible et traçable, et un laveur-désinfecteur réalise un lavage par aspersion à 55 °C pendant 5 minutes puis une désinfection thermique à 93 °C pendant 5 minutes.
📌 Les sachets ou gaines de conditionnement sont remplis à 70 %, doivent permettre le passage de l’agent stérilisant et le maintien de l’état stérile, et leur ouverture se fait par pelage dans le sens indiqué ; après lavage, le conditionnement doit être réalisé dans un délai maximal de 48 heures, sinon le dispositif doit être relavé.
Pré-désinfecter, nettoyer, désinfecter, stériliser.
★ À maîtriser
La stérilisation par vapeur d’eau saturée, ou chaleur humide, est la méthode de référence en stérilisation.
🔄 Le cycle de l’autoclave suit trois étapes :
Le plateau de stérilisation utilise de la vapeur saturée à 134 °C pendant 18 minutes sous une pression de 2,3 bar.
Compléments
📌 La température étant déterminée par la pression, il faut augmenter la pression au-dessus de la pression atmosphérique pour obtenir une température supérieure à 100 °C.
📌 Les courbes de température et de pression du plateau doivent être conformes à celles du diagramme obtenu lors de la qualification opérationnelle de l’autoclave.
Prétraitement, plateau, séchage : l’air sort, la vapeur stérilise, puis la cuve sèche.
★ À maîtriser
Le test d’étanchéité ou test vide (Vacuum-test) se réalise à froid avant toute charge, quotidiennement ou au minimum une fois par semaine.
Le test Bowie-Dick contrôle la pénétration de la vapeur dans les charges poreuses, tandis que le test Helix la contrôle dans les charges creuses et est à privilégier pour les dispositifs médicaux dentaires.
Le test de pénétration est inutile si le test d’étanchéité a échoué, et l’autoclave ne doit être utilisé qu’après validation des tests.
Compléments
Une fuite détectée par le test d’étanchéité peut altérer la pénétration et la température de la vapeur et entraîner un risque de contamination pendant le séchage.
Le test Bowie-Dick utilise plusieurs épaisseurs de feuilles de papier avec un réactif central qui change de couleur sous l’effet de l’agent stérilisant, de la température et du temps.
Le test Helix utilise un tube plastique enroulé de 1,5 mm de diamètre et de 1,50 m de longueur, relié à une capsule étanche contenant un indicateur physico-chimique.
📌 Les tests Bowie-Dick et Helix sont soumis à un cycle de 134 °C pendant 3 minutes 30 secondes.
Bowie-Dick pour les poreux, Helix pour les corps creux.
★ À maîtriser
La pré-désinfection vise à réduire la population microbienne, faciliter le nettoyage ultérieur et protéger l’assistant dentaire.
Le nettoyage vise à éliminer les souillures susceptibles de servir de substrat aux micro-organismes ou de gêner la stérilisation, et les instruments doivent être vérifiés pour l’absence de dépôts.
Le conditionnement doit avoir lieu au maximum 48 heures après le lavage ; au-delà, le dispositif doit être relavé, tandis qu’en deçà il doit être protégé en attente.
Les tests à vide et de pénétration de vapeur doivent être effectués chaque matin avant toute charge, au minimum une fois par semaine ou toutes les six charges.
La libération d’une charge nécessite les vérifications suivantes :
📌 Chaque sachet porte la date et le numéro du cycle ainsi que sa date limite d’utilisation, fixée à 3 mois au maximum pour un sachet simple et à 6 mois au maximum pour un double sachet.
Compléments
📌 Lors de la pré-désinfection, le bain est changé une fois par jour ou s’il est très sale, le produit est versé dans l’eau et non l’inverse, et les instruments sont entièrement immergés, articulés ouverts et démontés si nécessaire.
📌 Le rinçage après lavage manuel ou nettoyage par ultrasons classiques se fait à l’eau déminéralisée pour limiter les dépôts de sels minéraux générateurs de corrosion.
Le nettoyage par ultrasons s’effectue dans une solution détergente-désinfectante à 30–45 °C, avec instruments immergés, articulés ouverts et éléments démontables séparés, et doit être couplé au nettoyage manuel.
Après le séchage, les instruments endommagés ou corrodés sont mis de côté, les instruments insuffisamment nettoyés sont repris manuellement, et le bon fonctionnement, le bon état et le remontage du matériel sont vérifiés.
Les sachets doivent être adaptés à la taille du dispositif, avec deux doigts d’espace en haut et en bas et un doigt de chaque côté, une soudure de 8 mm sans cheminée et une protection des parties piquantes ou tranchantes.
Le chargement de l’autoclave ne doit pas être surchargé ; les sachets ne se touchent pas et ne se superposent pas, le côté papier est orienté vers le haut, les dispositifs lourds sont placés en bas et les dispositifs creux positionnés pour éviter l’humidité résiduelle.
Une bandelette intégrateur est placée à l’intérieur de chaque boîte de chirurgie.
📌 Après la sortie de cuve, il faut attendre plusieurs minutes avant de contrôler la siccité, car une condensation due au changement de température peut mouiller un sachet et le rendre non conforme.
📌 Les dispositifs médicaux sont stockés au sec, à l’abri de la poussière et de la lumière, de préférence dans des tiroirs ou armoires fermés hors des salles de soins et de stérilisation, selon la méthode FIFO.
Pré-désinfecter, rincer, nettoyer, sécher, emballer, stériliser, contrôler, stocker.
★ À maîtriser
📌 Après pré-désinfection, rinçage et nettoyage, les instruments thermosensibles subissent une désinfection par trempage d’au moins 30 minutes dans un bain désinfectant, puis sont rincés, séchés et stockés dans un endroit propre, sec et protégé.
Compléments
📌 Les porte-instruments rotatifs suivent normalement le même cycle que les instruments classiques, avec une pré-désinfection par trempage, mais ce trempage est souvent évité car il les endommage et remplacé par une purge et une désinfection externe.
📌 Le niveau de désinfection des instruments thermosensibles dépend de la criticité du dispositif médical et leur délai limite d’utilisation est d’une semaine.
📌 Les instruments neufs ou de retour d’entretien doivent au minimum être nettoyés puis stérilisés, mais il est recommandé de leur faire subir le cycle complet.
Les thermosensibles sont désinfectés ; les instruments neufs sont nettoyés puis stérilisés.
★ À maîtriser
📌 La maintenance corrective intervient après la détection d’une panne pour remettre l’équipement en état, tandis que la maintenance préventive est effectuée à intervalles réguliers prédéfinis pour réduire la probabilité de défaillance ou de dysfonctionnement.
Compléments
📌 La maintenance par l’utilisateur comprend les contrôles avant chaque utilisation ainsi que les opérations de nettoyage et d’entretien.
📌 Les opérations de maintenance et de contrôle doivent être consignées dans un registre et faire l’objet d’une traçabilité ; les interventions techniques sur le stérilisateur donnent lieu à un rapport.
📌 Les données de stérilisation sont archivées au moins 5 ans, avec une durée de 20 ans recommandée par l’ARS et l’ONCD.
📌 Les bordereaux de prise en charge et d’élimination des déchets assurent leur traçabilité et doivent être archivés pendant 3 ans.
La maintenance remet l’équipement en état ; la traçabilité relie dispositif, cycle et patient.
| Mode | Exemples | Portes d’entrée |
|---|---|---|
| Contact | Mains, matériel ou surface souillée | Peau ou muqueuses lésées |
| Aérocontamination | Gouttelettes et aérosols | Muqueuses nasale, buccale, bronchique et oculaire |
| Effraction | Acte invasif, piqûre ou coupure | Peau et muqueuse buccale |
| Catégorie | Déchets concernés | Filière ou contenant |
|---|---|---|
| DASRI | Déchets mous potentiellement contaminés | Filière spécifique agréée |
| OPCT | Matériels piquants ou coupants à jeter | Collecteur adapté |
| DRCT | Déchets mercuriels et d’amalgame | Traitement thermique ou physico-chimique |
| DAOM | Déchets mous non contaminés | Ordures ménagères |
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