Qu'est-ce que l'épilepsie ?
Une prédisposition durable à générer des crises épileptiques avec conséquences multiples.
Quelle proportion de la population est concernée par l'épilepsie en France ?
Environ 1 % de la population, soit près de 700 000 personnes.
Quelle place occupe l'épilepsie parmi les maladies neurologiques ?
La troisième maladie neurologique la plus fréquente.
Qu'est-ce qu'une crise épileptique ?
Des signes transitoires liés à l'activité excessive et synchrone de neurones.
Comment débute et se termine une crise épileptique ?
Elle débute par activation excessive d'un réseau neuronal et s'arrête par inhibition.
Quelle différence principale distingue les crises généralisées des crises focales ?
Les généralisées impliquent des réseaux bilatéraux, les focales un hémisphère limité.
Quelles manifestations peuvent produire les crises épileptiques ?
Des manifestations sensorielles, émotionnelles, cognitives, motrices et altération de conscience.
Quelles phases caractérisent la crise généralisée tonicoclonique ?
Phase tonique, phase clonique, puis phase de résolution avec confusion post-critique.
Sur quoi repose l’évaluation individuelle du risque en épilepsie ?
Sur la sémiologie des crises, leur fréquence, temporalité, date de dernière crise, modifications de traitement et facteurs favorisants.
Comment la fréquence des crises influence-t-elle le risque au cabinet ?
Plus la fréquence est élevée, plus la probabilité de crise au cabinet augmente.
Quelle est la probabilité de crise au cabinet pour les crises exclusivement morphéiques ?
Elle est quasiment nulle.
Quel est l’effet d’un long délai depuis la dernière crise sur le risque de récidive ?
Le risque de récidive diminue.
Comment une modification récente du traitement antiépileptique affecte-t-elle le risque ?
Elle peut augmenter le risque de récidive et de crise prolongée.
Quels sont les objectifs de la prise en charge préventive en épilepsie ?
Éviter la dette de sommeil, assurer le traitement habituel, limiter l’anxiété et reporter les soins si une affection intercurrente est présente.
Quelles sont les deux causes des complications bucco-dentaires en épilepsie ?
Les traumatismes liés aux crises et les effets indésirables des traitements antiépileptiques.
Quels types de lésions les crises d'épilepsie peuvent-elles provoquer ?
Des fractures, luxations ou avulsions dentaires, fractures maxillaires ou mandibulaires, et plaies linguales, labiales, gingivales ou jugales.
Quels médicaments antiépileptiques augmentent le risque de fracture via le métabolisme de la vitamine D ?
La phénytoïne, le phénobarbital et la carbamazépine.
Quels médicaments peuvent provoquer une hypertrophie gingivale médicamenteuse réversible ?
La phénytoïne, le phénobarbital, le valproate et la carbamazépine.
Quels médicaments peuvent causer une xérostomie pouvant évoluer vers ulcération, glossite ou stomatite ?
La gabapentine, le phénobarbital, le valproate, la carbamazépine, le lacosamide, la lamotrigine et le cannabidiol.
Quels facteurs augmentent le risque carieux chez les patients épileptiques ?
La xérostomie, l’hypertrophie gingivale et les sirops sucrés chez l’enfant.
Quel risque augmente avec la xérostomie chez les patients épileptiques ?
Le risque de candidose.
Quelle est la différence entre inducteurs et inhibiteurs enzymatiques ?
Les inducteurs enzymatiques diminuent les taux des autres traitements, les inhibiteurs les augmentent.
Quels antiépileptiques sont des inducteurs enzymatiques puissants ?
La carbamazépine, la phénytoïne et le phénobarbital sont des inducteurs puissants.
Quels antiépileptiques sont des inducteurs enzymatiques modérés ou faibles ?
Le topiramate ≥200 mg, l’oxcarbazépine, l’eslicarbazépine, le pérampanel ≥6 mg et le cénobamate sont modérés ou faibles.
Quels antiépileptiques sont inhibiteurs enzymatiques ?
Le valproate, le cénobamate, l’oxcarbazépine et l’eslicarbazépine sont inhibiteurs enzymatiques.
Quel est le délai d'effet des inducteurs enzymatiques ?
L’effet des inducteurs enzymatiques est retardé de plusieurs jours ou semaines.
Quel est le délai d'effet des inhibiteurs enzymatiques ?
L’effet des inhibiteurs enzymatiques est direct en quelques heures ou jours.
Quels médicaments peuvent abaisser le seuil épileptogène ?
Les bêta-lactamines, fluoroquinolones, tramadol et acide méfénamique peuvent abaisser ce seuil.
Que faut-il faire face aux médicaments abaissant le seuil épileptogène ?
Il faut adapter leur usage selon bénéfice, risque individuel et alternatives disponibles.
Que faut-il rechercher avant les soins en cas de crise ?
Un plan de gestion de crise.
Que prévoit un plan de gestion de crise chez un patient avec stimulateur du nerf vague ?
Une stimulation déclenchée par aimant.
Que faut-il faire pendant une crise tonicoclonique généralisée ?
Arrêter les soins et protéger le patient sans introduire rien dans la bouche.
Quelles mesures de sécurité appliquer pendant une crise tonicoclonique ?
Éloigner objets dangereux, desserrer vêtements, enlever lunettes, abaisser fauteuil.
Que faut-il faire après une crise ?
Mettre le patient en position latérale de sécurité et le rassurer.
Que doit-on surveiller après une crise ?
Les complications et la récupération du patient.
Dans quels cas doit-on appeler le SAMU lors d'une crise ?
Crise >5 min, deux crises successives, absence de retour à la normale en 30 min, traumatisme ou complication.
Comment évalue-t-on le risque individuel chez un patient sans crise depuis 18 mois ?
À partir de la stabilité thérapeutique, la fréquence habituelle et les facteurs déclenchants.
Quelles précautions adapte-t-on chez un patient sans crise depuis 18 mois ?
On évite la dette de sommeil et les oublis de traitement.
Que faut-il vérifier après une extraction dentaire chez un patient sous traitement antiépileptique ?
Les interactions avec le traitement antiépileptique.
Quels médicaments doit-on éviter après une extraction dentaire chez un patient épileptique ?
Les médicaments abaissant le seuil épileptogène.
Quels signes bucco-dentaires doivent être recherchés chez une patiente sous traitement antiépileptique ?
L'hypertrophie gingivale, les caries et les restaurations fracturées.
Quelles causes doivent être recherchées en cas d'hypertrophie gingivale chez une patiente épileptique ?
Les effets du traitement antiépileptique et les traumatismes liés aux crises.
Quelle mesure est recommandée pour une patiente épileptique avec des problèmes bucco-dentaires ?
Renforcer la prévention et le suivi bucco-dentaire.
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1. Comment l’épilepsie se définit-elle sur le plan physiopathologique ?
2. Quelle distinction permet de différencier une crise épileptique de l’épilepsie ?
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