QCM : Santé publique et promotion de la santé — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon la définition de l’OMS publiée en 1946, comment la santé est-elle caractérisée ?

Comme une capacité à entreprendre les projets que l’on souhaite réaliser
Comme une possibilité de choisir son mode de vie et d’en être satisfait
Comme une capacité à assumer ses rôles familiaux et professionnels
Comme un état complet de bien-être physique, mental et social

Comme un état complet de bien-être physique, mental et social

Explication

L’OMS définit la santé comme un bien-être complet dans les dimensions physique, mentale et sociale, et pas comme la simple absence de maladie. La capacité à assumer ses rôles correspond à la définition de Last, tandis que les autres formulations renvoient à d’autres conceptions de la santé.

2. Quelle dimension est incluse dans la conception de la santé proposée par Last en 2001 ?

La participation de la population aux décisions administratives de santé
La capacité d’entreprendre toute activité que l’on souhaite réaliser
La capacité à gérer le stress et à assumer ses rôles sociaux
La possibilité de choisir son mode de vie et d’être satisfait de vivre

La capacité à gérer le stress et à assumer ses rôles sociaux

Explication

Pour Last, la santé inclut notamment l’intégrité physique et mentale, la capacité à remplir ses rôles, la gestion du stress et l’absence de risque de maladie ou de décès prématuré. La satisfaction de vivre et la capacité d’entreprendre appartiennent à d’autres formulations présentées dans le cours.

3. Qu’est-ce qui caractérise principalement la santé publique ?

Une approche collective et administrative des problèmes de santé d’une population
Une intervention locale fondée sur la participation active des habitants
Une démarche familiale destinée à organiser les soins de proximité
Une prise en charge individuelle centrée sur le ressenti d’une personne

Une approche collective et administrative des problèmes de santé d’une population

Explication

La santé publique traite les problèmes de santé à l’échelle des populations et sous leurs dimensions politiques, économiques, réglementaires et institutionnelles. La participation active des habitants caractérise davantage la santé communautaire, tandis qu’une prise en charge individuelle ne définit pas cette approche.

4. Quelle situation correspond le mieux à une démarche de santé communautaire ?

Un professionnel établit seul le traitement d’une personne malade
Une administration conçoit une politique sanitaire pour l’ensemble d’une population
Un organisme national impose des règles identiques à plusieurs territoires
Les habitants participent aux différentes étapes d’une action locale de santé

Les habitants participent aux différentes étapes d’une action locale de santé

Explication

La santé communautaire repose sur une approche locale dans laquelle la population participe activement aux différentes étapes, avec les professionnels. Une politique conçue par une administration pour une population relève plutôt de la santé publique.

5. Comment définir un déterminant de santé ?

Un constat clinique établi indépendamment du ressenti d’une personne
Une représentation mentale qui donne une signification particulière au réel
Une intervention collective visant à administrer les problèmes sanitaires
Un facteur qui influence l’état de santé d’un individu ou d’une population

Un facteur qui influence l’état de santé d’un individu ou d’une population

Explication

Un déterminant de santé est un facteur susceptible d’influencer l’état de santé d’un individu ou d’une population. La représentation, la santé observée et l’intervention collective désignent respectivement des notions mentales, observationnelles et institutionnelles.

6. Laquelle de ces propositions illustre la diversité des déterminants de santé ?

Ils concernent surtout les perceptions individuelles de la qualité de vie
Ils peuvent être biologiques, sociaux, économiques, comportementaux ou liés aux soins
Ils se limitent aux décisions médicales prises pendant une hospitalisation
Ils correspondent principalement aux symptômes décrits par les personnes malades

Ils peuvent être biologiques, sociaux, économiques, comportementaux ou liés aux soins

Explication

Les déterminants de santé couvrent de nombreuses dimensions, notamment biologiques, physiques, psychiques, sociales, culturelles, économiques, politiques, comportementales et liées au système de soins. Les autres propositions réduisent cette diversité à des symptômes, à des perceptions ou aux seuls actes hospitaliers.

7. Quelle distinction oppose correctement la santé ressentie et la santé observée ?

La santé ressentie concerne les groupes, tandis que la santé observée concerne les individus
La santé ressentie décrit les déterminants sociaux, tandis que la santé observée mesure les comportements
La santé ressentie peut rester inexprimée, tandis que la santé observée repose sur un constat
La santé ressentie repose sur un constat, tandis que la santé observée dépend du vécu personnel

La santé ressentie peut rester inexprimée, tandis que la santé observée repose sur un constat

Explication

La santé ressentie correspond à l’expérience personnelle, qu’elle soit exprimée ou non, alors que la santé observée renvoie à ce qui est constaté indépendamment du ressenti. Les autres propositions inversent cette distinction ou confondent ces notions avec les déterminants de santé.

8. Quelle caractéristique distingue principalement le modèle fermé de santé ?

Il associe prévention, réadaptation et action sur l’environnement social.
Il organise des interventions continues dans plusieurs milieux de vie.
Il privilégie une approche curative centrée sur la maladie et l’hôpital.
Il considère la famille comme l’unité principale de prise en charge.

Il privilégie une approche curative centrée sur la maladie et l’hôpital.

Explication

Le modèle fermé considère surtout la maladie comme un problème organique individuel traité dans un système hospitalier autonome. L’association de la prévention, de la réadaptation et des facteurs sociaux caractérise plutôt le modèle ouvert.

9. Une équipe qui agit sur les facteurs sociaux et organiques, de la prévention à la réadaptation, applique quel modèle de santé ?

Le modèle hospitalier, limité aux soins curatifs spécialisés.
Le modèle ouvert, qui prend en compte plusieurs niveaux et plusieurs étapes.
Le modèle individuel, qui écarte l’influence de l’environnement.
Le modèle fermé, centré sur le traitement médical de la maladie.

Le modèle ouvert, qui prend en compte plusieurs niveaux et plusieurs étapes.

Explication

Le modèle ouvert relie les facteurs organiques et sociaux et propose une continuité allant de la prévention à la réadaptation. Le modèle fermé se concentre davantage sur la maladie et son traitement curatif chez l’individu.

10. Comment définir un besoin dans le domaine de la santé ?

Une demande formulée par une personne auprès d’un professionnel de santé.
Un service médical proposé à une population selon ses ressources disponibles.
Une maladie identifiée par un examen clinique ou biologique.
Un élément nécessaire à une personne pour maintenir son équilibre de santé.

Un élément nécessaire à une personne pour maintenir son équilibre de santé.

Explication

Un besoin désigne un élément objectif ou subjectif nécessaire à une personne pour vivre en équilibre de santé. Une demande correspond à une expression possible de ce besoin, tandis qu’un service ou une maladie sont des notions différentes.

11. Quelle situation correspond à un besoin exprimé ?

Une institution compare l’état de santé observé à une norme théorique.
Une personne formule une demande d’intervention à partir d’un besoin qu’elle ressent.
Une personne perçoit un écart entre son état actuel et son état idéal.
Un professionnel mesure l’écart entre l’état réel et l’état idéal de santé.

Une personne formule une demande d’intervention à partir d’un besoin qu’elle ressent.

Explication

Le besoin exprimé est la partie du besoin ressenti qui conduit effectivement à une demande d’intervention. La perception d’un écart relève du besoin ressenti, tandis que la comparaison entre état réel et état idéal définit le besoin réel.

12. Que signifie principalement l’autonomie d’une personne ?

Sa capacité à prendre des décisions et à gérer ses dépendances.
Son aptitude à ne recevoir aucune aide dans les activités quotidiennes.
Son niveau de récupération physique après une déficience fonctionnelle.
Sa possibilité de disposer d’un service spécialisé dans son environnement.

Sa capacité à prendre des décisions et à gérer ses dépendances.

Explication

L’autonomie désigne la capacité à prendre des décisions et peut aussi être comprise comme la gestion de ses dépendances. Elle ne signifie pas l’absence de toute aide, qui confondrait autonomie et indépendance complète.

13. Quelle succession décrit correctement la chaîne du handicap ?

Pathologie, déficience physique, incapacité, puis handicap en interaction avec l’environnement.
Déficience physique, pathologie, incapacité, puis réadaptation indépendante du contexte.
Incapacité, pathologie, handicap, puis déficience physique selon les services disponibles.
Pathologie, handicap, déficience physique, puis incapacité hors de l’environnement.

Pathologie, déficience physique, incapacité, puis handicap en interaction avec l’environnement.

Explication

La chaîne du handicap va de la pathologie à la déficience physique, puis à l’incapacité et au handicap, avec une influence de l’environnement. Les autres séquences inversent l’ordre des étapes ou retirent à tort le rôle du contexte.

14. Quel est l’objectif central de la promotion de la santé ?

Réserver les décisions de santé aux professionnels et aux établissements spécialisés.
Remplacer les soins curatifs par des campagnes d’information générales.
Accroître le contrôle des individus sur les déterminants de leur santé.
Éviter l’apparition de chaque problème par des interventions médicales préventives.

Accroître le contrôle des individus sur les déterminants de leur santé.

Explication

La promotion de la santé vise à donner aux individus davantage de contrôle sur les déterminants de leur santé. La prévention cherche principalement à éviter ou limiter des problèmes de santé et ne résume pas toute la promotion.

15. Quelle affirmation situe correctement la Charte d’Ottawa et ses domaines d’action ?

Adoptée en 1978, elle établit principalement un réseau hospitalier international.
Adoptée en 1994, elle remplace l’action communautaire par la prévention clinique.
Adoptée en 1986, elle propose notamment des politiques saines et des milieux favorables.
Adoptée en 1986, elle limite la promotion aux aptitudes personnelles des patients.

Adoptée en 1986, elle propose notamment des politiques saines et des milieux favorables.

Explication

La Charte d’Ottawa de 1986 définit cinq domaines, dont les politiques publiques saines, les milieux favorables, l’action communautaire, les aptitudes personnelles et la réorientation des services. Elle ne réduit donc pas la promotion de la santé à une seule dimension.

16. Quelle caractéristique définit le mieux les soins de santé primaires ?

Des interventions réservées aux personnes malades, sans implication des familles dans les décisions.
Des soins spécialisés concentrés dans les hôpitaux et financés par des dispositifs techniques complexes.
Des actes médicaux standardisés proposés à un coût indépendant des ressources des communautés.
Des soins essentiels accessibles à tous, fondés sur des méthodes viables et la participation des populations.

Des soins essentiels accessibles à tous, fondés sur des méthodes viables et la participation des populations.

Explication

Les soins de santé primaires sont essentiels, scientifiquement viables, socialement acceptables, accessibles à tous et fondés sur la participation des individus et des familles à un coût supportable. Leur définition s’oppose donc à un système exclusivement hospitalier et spécialisé.

17. Quelle association entre les niveaux de prévention et leurs effets est correcte ?

La prévention primaire raccourcit la durée de la maladie, la secondaire agit avant celle-ci et la tertiaire diminue son incidence.
La prévention primaire limite les incapacités, la secondaire réduit les récidives et la tertiaire évite l’apparition de la maladie.
La prévention primaire réduit la prévalence, la secondaire évite l’apparition de la maladie et la tertiaire augmente le dépistage.
La prévention primaire réduit l’incidence, la secondaire réduit la prévalence et la tertiaire limite les incapacités ou les récidives.

La prévention primaire réduit l’incidence, la secondaire réduit la prévalence et la tertiaire limite les incapacités ou les récidives.

Explication

La prévention primaire évite l’apparition de la maladie, la prévention secondaire intervient au début de son évolution et la prévention tertiaire agit sur ses conséquences. Confondre incidence et prévalence conduit à attribuer à la prévention primaire une réduction du nombre total de cas existants.

18. Que mesure l’incidence d’une maladie dans une population ?

La durée moyenne séparant le diagnostic de la guérison
Le nombre de nouveaux cas apparus pendant une période donnée
Le nombre total de personnes vivant avec la maladie à un instant donné
La proportion de patients présentant une incapacité après la maladie

Le nombre de nouveaux cas apparus pendant une période donnée

Explication

L’incidence correspond aux nouveaux cas survenant pendant une période déterminée. Le nombre total de cas existants relève de la prévalence, et non de l’incidence.

19. Quelle distinction décrit correctement les trois formes d’éducation relatives à la santé ?

L’éducation sanitaire informe sur les traitements, l’éducation à la santé organise les soins et l’éducation pour la santé mesure les risques.
L’éducation sanitaire adapte la pédagogie, l’éducation à la santé rend la personne actrice et l’éducation pour la santé prescrit des règles.
L’éducation sanitaire conseille, l’éducation à la santé adapte la pédagogie et l’éducation pour la santé rend la personne actrice.
L’éducation sanitaire rend la personne actrice, l’éducation à la santé prescrit des règles et l’éducation pour la santé adapte la pédagogie.

L’éducation sanitaire conseille, l’éducation à la santé adapte la pédagogie et l’éducation pour la santé rend la personne actrice.

Explication

L’éducation sanitaire transmet des conseils d’hygiène préventive, tandis que l’éducation à la santé adapte l’accompagnement à l’individu et que l’éducation pour la santé favorise son rôle d’acteur. Les autres propositions inversent ces fonctions ou les remplacent par des activités de soins.

20. Quelle caractéristique définit l’éducation thérapeutique du patient ?

Une campagne ponctuelle centrée sur la diffusion de règles générales d’hygiène
Un dépistage organisé visant à repérer les nouveaux cas dans une population
Un accompagnement réservé aux personnes présentant une invalidité durable
Un processus par étapes intégré aux soins, associant information, apprentissage et soutien psychosocial

Un processus par étapes intégré aux soins, associant information, apprentissage et soutien psychosocial

Explication

L’éducation thérapeutique accompagne le patient par étapes dans la démarche de soins, avec sensibilisation, information, apprentissage et aide psychologique et sociale. Elle ne se réduit ni à une campagne d’hygiène ni au dépistage ou à l’accompagnement de l’invalidité.

21. Dans quel ordre général les principales étapes de la programmation en santé publique doivent-elles être menées ?

Évaluer les résultats, analyser la situation, mobiliser les ressources, définir les objectifs puis intervenir.
Choisir une stratégie, mobiliser les ressources, analyser la situation, évaluer puis formuler le problème.
Identifier les besoins, mettre en œuvre, analyser les ressources, choisir les priorités puis évaluer.
Analyser la situation, définir les priorités et objectifs, choisir une stratégie, mettre en œuvre puis évaluer.

Analyser la situation, définir les priorités et objectifs, choisir une stratégie, mettre en œuvre puis évaluer.

Explication

La programmation commence par l’analyse de la situation et l’identification des besoins, puis conduit à la formulation du problème, aux priorités, à la stratégie, aux ressources, à la mise en œuvre et à l’évaluation. L’évaluation vient après la réalisation du programme, et non au début.

22. Quelle différence caractérise les démarches descendante et ascendante en santé publique ?

La démarche descendante s’appuie sur les indicateurs, tandis que l’ascendante part des besoins ressentis avec la population.
La démarche descendante part des besoins ressentis, tandis que l’ascendante s’appuie sur les indicateurs institutionnels.
La démarche descendante confie la planification aux habitants, tandis que l’ascendante applique les décisions des institutions.
La démarche descendante concerne les soins individuels, tandis que l’ascendante concerne les programmes destinés aux populations.

La démarche descendante s’appuie sur les indicateurs, tandis que l’ascendante part des besoins ressentis avec la population.

Explication

La démarche descendante utilise l’observation et l’analyse des indicateurs pour planifier une intervention, alors que la démarche ascendante construit la demande avec la population à partir de ses besoins ressentis. L’opposition ne repose donc pas sur la différence entre soins individuels et programmes collectifs.

23. Selon J. L. Véret, que vise l’éducation pour la santé ?

Mesurer les indicateurs de santé pour déterminer les priorités d’une intervention institutionnelle
Créer avec les personnes et les groupes les conditions de leur autonomie et de leur responsabilité en santé
Transmettre aux personnes des consignes standardisées afin d’obtenir des comportements sanitaires conformes
Organiser les traitements médicaux en remplaçant les décisions individuelles par un suivi professionnel

Créer avec les personnes et les groupes les conditions de leur autonomie et de leur responsabilité en santé

Explication

Pour J. L. Véret, l’éducation pour la santé développe avec les personnes et les groupes leurs capacités, en valorisant leur autonomie et leur responsabilité. Elle ne consiste donc ni en une simple transmission de consignes ni en une substitution aux décisions des personnes.

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Comment l'OMS définit-elle la santé en 1946 ?

Un état complet de bien-être physique, mental et social.

Selon l'OMS en 1986, que représente la santé ?

Une dimension essentielle de la qualité de vie.

Quelle opportunité la santé offre-t-elle selon l'OMS en 1986 ?

Faire des choix et être satisfait de vivre.

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