QCM : Prise en charge de la douleur — 38 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle décrit le mieux la douleur selon la définition de l’IASP ?

Une détection neurophysiologique des stimulations menaçant les tissus
Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion réelle ou potentielle
Une sensation exclusivement liée à une atteinte tissulaire objectivable
Une réponse motrice automatique déclenchée par une stimulation nocive

Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion réelle ou potentielle

Explication

La douleur associe une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable à une lésion réelle ou potentielle, ou à une expérience qui lui ressemble. La nociception désigne plutôt la détection neurophysiologique des stimulations menaçant les tissus.

2. Quelle conduite est recommandée face à la douleur d’un patient qui ne se plaint pas spontanément ?

Attendre l’apparition d’une demande avant d’envisager une évaluation
La rechercher et la prévenir sans attendre une plainte explicite
La considérer comme secondaire lorsqu’aucune lésion n’est immédiatement visible
La traiter après les autres symptômes si le patient reste fonctionnel

La rechercher et la prévenir sans attendre une plainte explicite

Explication

La douleur doit être recherchée, traitée ou prévenue systématiquement, car elle constitue un symptôme à part entière. L’absence de plainte spontanée ne suffit donc pas à écarter sa présence.

3. Quelle situation correspond à une douleur induite ?

Une douleur persistante liée à une lésion nerveuse après une intervention
Une douleur apparaissant involontairement comme effet secondaire d’un traitement
Une douleur intentionnellement provoquée par le soignant pour établir un diagnostic
Une douleur prévisible, brève et liée à un soin ou à une mobilisation

Une douleur prévisible, brève et liée à un soin ou à une mobilisation

Explication

La douleur induite est prévisible, brève et associée aux soins, aux mobilisations ou aux examens, ce qui justifie sa prévention. Une douleur iatrogène survient, elle, involontairement comme conséquence d’un traitement.

4. Un patient explique que sa douleur signifie pour lui une aggravation grave, puis grimace et évite le mouvement : quelles composantes sont principalement illustrées ?

La composante sensorielle par le sens attribué, et émotionnelle par l’évitement
La composante cognitive par le sens attribué, et comportementale par l’expression
La composante émotionnelle par le sens attribué, et cognitive par la grimace
La composante comportementale par le sens attribué, et sensorielle par l’évitement

La composante cognitive par le sens attribué, et comportementale par l’expression

Explication

La composante cognitive concerne le sens que le patient donne à la douleur, tandis que la composante comportementale concerne la manière dont il l’exprime. La grimace et l’évitement relèvent donc du comportement douloureux.

5. Quelle association entre les fibres nerveuses et les messages conduits est correcte ?

Les fibres Aδ et C conduisent rapidement le toucher, tandis que les fibres Aα et Aβ conduisent lentement la douleur
Les fibres Aα et C conduisent rapidement la douleur, tandis que les fibres Aβ et Aδ conduisent lentement le toucher
Les fibres Aβ et Aδ conduisent rapidement la douleur, tandis que les fibres Aα et C conduisent lentement le toucher
Les fibres Aα et Aβ conduisent rapidement le toucher, tandis que les fibres Aδ et C conduisent lentement la douleur

Les fibres Aα et Aβ conduisent rapidement le toucher, tandis que les fibres Aδ et C conduisent lentement la douleur

Explication

Les fibres Aα et Aβ sont de gros diamètre et fortement myélinisées, ce qui favorise une conduction rapide du toucher. Les fibres Aδ et C, plus petites et peu ou pas myélinisées, conduisent plus lentement les messages douloureux.

6. Quels signes orientent principalement vers une douleur neuropathique ?

Une douleur liée à une altération de la régulation sans lésion démontrée
Une douleur brève et prévisible apparaissant pendant une mobilisation
Une douleur protectrice transitoire déclenchée par une atteinte tissulaire aiguë
Des décharges électriques, des fourmillements, des engourdissements ou des brûlures

Des décharges électriques, des fourmillements, des engourdissements ou des brûlures

Explication

La douleur neuropathique résulte d’une lésion du système nerveux périphérique ou central et peut produire des décharges électriques, des fourmillements, des engourdissements ou des brûlures. L’altération de la régulation sans lésion clairement démontrée décrit plutôt la douleur nociplastique.

7. Quelle caractéristique définit le mieux une douleur nociplastique ?

Une activation normale des récepteurs lors d’une atteinte tissulaire objectivable
Une douleur brève et prévisible déclenchée par un examen ou un soin
Une lésion du système nerveux produisant des brûlures et des décharges électriques
Une altération de la nociception sans preuve claire de lésion tissulaire ou somatosensorielle

Une altération de la nociception sans preuve claire de lésion tissulaire ou somatosensorielle

Explication

La douleur nociplastique résulte d’un dysfonctionnement des mécanismes de régulation de la nociception, sans preuve claire de lésion tissulaire ou du système somatosensoriel. Une lésion nerveuse identifiée avec des symptômes de type brûlure évoque plutôt une douleur neuropathique.

8. Quelle évolution distingue le mieux la douleur aiguë de la douleur chronique ?

La douleur aiguë entraîne principalement anxiété et dépression, tandis que la douleur chronique protège les tissus
La douleur aiguë est généralement transitoire et protectrice, tandis que la douleur chronique peut devenir un syndrome inutile et destructeur
La douleur aiguë dépasse habituellement six mois, tandis que la douleur chronique disparaît en quelques semaines
La douleur aiguë constitue une maladie durable, tandis que la douleur chronique reste un signal d’alarme protecteur

La douleur aiguë est généralement transitoire et protectrice, tandis que la douleur chronique peut devenir un syndrome inutile et destructeur

Explication

La douleur aiguë, généralement inférieure à trois mois, joue souvent un rôle transitoire et protecteur. La douleur chronique, qui dépasse généralement trois à six mois, peut devenir un syndrome permanent et favoriser notamment la dépression ou l’anxiété.

9. Quel mécanisme décrit le cercle vicieux de la douleur ?

La douleur disparaît lorsque l’angoisse augmente, car l’organisme limite alors les réponses liées aux symptômes
La douleur favorise l’anxiété, l’angoisse et la dépression, qui peuvent ensuite renforcer l’expérience douloureuse
L’anxiété réduit la perception douloureuse, tandis que la dépression interrompt les réactions émotionnelles associées
La douleur déclenche une réassurance durable, laquelle augmente progressivement l’anxiété et l’intensité douloureuse

La douleur favorise l’anxiété, l’angoisse et la dépression, qui peuvent ensuite renforcer l’expérience douloureuse

Explication

La douleur peut alimenter l’anxiété, l’angoisse et la dépression, lesquelles entretiennent à leur tour l’expérience douloureuse. À l’inverse, la réassurance et le sentiment de sécurité peuvent contribuer à diminuer cette expérience.

10. Pourquoi une évaluation de la douleur qui mesure seulement son intensité est-elle insuffisante ?

Elle ne permet pas d’identifier les facteurs psychologiques associés à la douleur
Elle ne renseigne pas sur les traitements déjà administrés au patient
Elle ne permet pas de distinguer une douleur aiguë d’une douleur chronique
Elle ne précise ni la localisation ni le retentissement de la douleur

Elle ne précise ni la localisation ni le retentissement de la douleur

Explication

Une évaluation complète doit aussi préciser les caractéristiques, la localisation, les facteurs d’aggravation ou de soulagement et le retentissement sur la qualité de vie. Se limiter à la durée ou à l’évolution temporelle de la douleur ne couvre pas l’ensemble des dimensions attendues.

11. Après avoir identifié une personne douloureuse et recherché le mécanisme en cause, quelle étape doit compléter la démarche d’évaluation ?

Interroger l’entourage, puis privilégier une adaptation thérapeutique sans réévaluation
Mesurer l’intensité et le retentissement, puis traiter et contrôler l’efficacité
Choisir une échelle d’observation, puis attendre l’évolution spontanée des symptômes
Déterminer la localisation, puis interrompre l’évaluation dès l’administration du traitement

Mesurer l’intensité et le retentissement, puis traiter et contrôler l’efficacité

Explication

La démarche associe la mesure de l’intensité et du retentissement, l’administration d’un traitement adapté, le contrôle de son efficacité et la prévention de ses effets secondaires. L’administration du traitement ne clôt donc pas le processus, car une réévaluation est nécessaire.

12. Quelle caractéristique distingue les échelles EVA, EN, EVS, des visages et des jetons de l’hétéro-évaluation ?

Le soignant y interprète les expressions et les mouvements observés
L’entourage y décrit les changements de comportement habituels
Le patient y indique lui-même l’intensité ressentie
Le professionnel y déduit l’intensité à partir des signes cliniques

Le patient y indique lui-même l’intensité ressentie

Explication

Ces échelles sont des outils d’auto-évaluation : le patient mesure lui-même l’intensité de sa douleur. L’observation des comportements par un tiers relève plutôt de l’hétéro-évaluation.

13. Quel seuil d’intervention antalgique faut-il retenir pour une douleur évaluée avec l’EVS ?

Un score supérieur ou égal à 4 sur 10
Un score supérieur ou égal à 2 sur 4
Un score supérieur ou égal à 2 sur 10
Un score supérieur ou égal à 3 sur 4

Un score supérieur ou égal à 2 sur 4

Explication

Le seuil d’intervention est fixé à 2 sur 4 pour l’EVS, tandis que l’EVA et l’EN utilisent un seuil de 4 sur 10. Confondre ces échelles revient donc à appliquer une échelle de cotation inadaptée.

14. Quel est l’intérêt principal du QDSA dans l’évaluation d’une douleur ?

Ses items comportementaux permettent d’estimer la douleur chez un patient non communicant
Son dessin corporel permet de repérer précisément les zones douloureuses et leur extension
Son score numérique détermine le seuil d’intervention antalgique chez l’adulte
Ses qualificatifs orientent vers le mécanisme douloureux et aident à adapter le traitement

Ses qualificatifs orientent vers le mécanisme douloureux et aident à adapter le traitement

Explication

Le QDSA utilise des qualificatifs douloureux qui orientent vers un mécanisme nociceptif, neuropathique ou mixte afin d’adapter la prescription. La localisation des zones douloureuses relève principalement du schéma corporel, et non de la fonction centrale du QDSA.

15. Un patient obtient un score de 5 sur 10 au DN4 : quelle conclusion peut être retenue ?

Le score indique une douleur mixte sans fournir d’orientation diagnostique précise
Le score mesure l’intensité douloureuse sans contribuer à caractériser son mécanisme
Le score reste inférieur au seuil requis pour évoquer une douleur neuropathique
Le score atteint le seuil compatible avec le diagnostic de douleur neuropathique

Le score atteint le seuil compatible avec le diagnostic de douleur neuropathique

Explication

Un score DN4 supérieur ou égal à 4 sur 10 permet de poser le diagnostic de douleur neuropathique ; un score de 5 atteint donc ce seuil. Le DN4 ne sert pas principalement à mesurer l’intensité, mais à identifier une composante neuropathique.

16. Aux urgences, quel résultat obtenu avec l’EVENDOL chez un enfant de 0 à 7 ans indique-t-il un traitement antalgique ?

Un score supérieur à 4 sur 15
Un score supérieur ou égal à 2 sur 5
Un score inférieur à 4 sur 15
Un score supérieur ou égal à 4 sur 10

Un score supérieur à 4 sur 15

Explication

Chez l’enfant de 0 à 7 ans, l’EVENDOL est une échelle d’observation et un score supérieur à 4 sur 15 justifie un traitement antalgique. L’ALGOPLUS utilise une autre échelle et un autre seuil chez la personne âgée.

17. Quelle dimension n’appartient pas aux cinq critères évalués par l’échelle FLACC chez l’enfant ?

La consolabilité
L’activité
Les pleurs
L’adaptation au respirateur

L’adaptation au respirateur

Explication

La FLACC observe la face, les jambes, l’activité, les pleurs et la consolabilité chez l’enfant de 2 mois à 7 ans. L’adaptation au respirateur relève de la BPS, destinée notamment aux patients ventilés.

18. Chez une personne âgée, quel score à l’ALGOPLUS indique-t-il une prise en charge antalgique ?

Un score inférieur à 2 sur 5
Un score supérieur à 4 sur 15
Un score supérieur ou égal à 4 sur 10
Un score supérieur ou égal à 2 sur 5

Un score supérieur ou égal à 2 sur 5

Explication

Chez la personne âgée, un score ALGOPLUS supérieur ou égal à 2 sur 5 indique qu’une prise en charge antalgique est nécessaire. Le seuil supérieur à 4 sur 15 correspond à l’EVENDOL chez l’enfant.

19. Quels éléments la BPS évalue-t-elle notamment chez un patient ventilé ?

L’expression du visage, le tonus des membres supérieurs et l’adaptation au respirateur
La localisation, la durée, les facteurs déclenchants et l’intensité
La vigilance, la mémoire, l’orientation et la compréhension
La face, les jambes, l’activité, les pleurs et la consolabilité

L’expression du visage, le tonus des membres supérieurs et l’adaptation au respirateur

Explication

La BPS évalue l’expression du visage, le tonus des membres supérieurs et l’adaptation au respirateur, avec un traitement antalgique indiqué à partir de 4 sur 10. Les critères comportementaux de la face, des jambes et des pleurs appartiennent à la FLACC.

20. Quelle stratégie faut-il privilégier lorsque la communication d’un patient est difficile mais qu’il devient capable de s’auto-évaluer ?

Maintenir l’hétéro-évaluation afin de conserver une mesure comparable dans le temps
Utiliser l’hétéro-évaluation pendant la difficulté, puis privilégier l’auto-évaluation dès que possible
Remplacer l’évaluation de la douleur par l’observation des signes vitaux
Demander à un proche de fournir une estimation avant toute évaluation du patient

Utiliser l’hétéro-évaluation pendant la difficulté, puis privilégier l’auto-évaluation dès que possible

Explication

L’hétéro-évaluation est adaptée lorsque l’auto-évaluation est difficile, mais l’auto-évaluation redevient prioritaire dès que le patient peut répondre. Maintenir l’observation malgré cette possibilité contredirait la hiérarchie entre les deux méthodes.

21. Quelles informations une transmission de la douleur doit-elle contenir après une intervention soignante ?

Le comportement observé, les constantes, le nom du soignant et la durée de l’entretien
Le diagnostic supposé, les antécédents, le traitement habituel et la prochaine consultation prévue
La demande du patient, l’horaire du repas, la qualité du sommeil et le prochain rendez-vous
Le type, l’intensité, la localisation et la temporalité de la douleur, ainsi que l’action réalisée et le résultat réévalué

Le type, l’intensité, la localisation et la temporalité de la douleur, ainsi que l’action réalisée et le résultat réévalué

Explication

Une transmission complète décrit d’abord le type, l’intensité, la localisation et la temporalité de la douleur, puis précise l’action réalisée et le soulagement constaté après réévaluation. Les autres éléments peuvent être utiles dans certains contextes, mais ils ne constituent pas les composantes exigées ici.

22. Quel palier de la classification de l’OMS correspond aux douleurs modérées ?

Le palier III, fondé sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens
Le palier II, fondé sur les opioïdes faibles
Le palier I, fondé sur les antalgiques non opioïdes
Le palier III, fondé sur les opioïdes forts

Le palier II, fondé sur les opioïdes faibles

Explication

Le palier II est destiné aux douleurs modérées et repose sur des opioïdes faibles. Le palier III concerne plutôt les douleurs très sévères et utilise des opioïdes forts.

23. Chez un patient présentant une douleur sévère avec des accès paroxystiques, quelle stratégie associe correctement les formes d’opioïdes ?

Deux formes immédiates, l’une pour le fond et l’autre pour les accès
Une forme prolongée pour le traitement de fond et une forme immédiate pour les accès
Une forme immédiate pour le traitement de fond et une forme prolongée pour les accès
Deux formes prolongées, l’une pour le fond et l’autre pour les accès

Une forme prolongée pour le traitement de fond et une forme immédiate pour les accès

Explication

La libération prolongée assure le traitement de fond, tandis que la libération immédiate est adaptée aux accès paroxystiques et aux douleurs provoquées. Inverser ces rôles expose à une prise en charge moins adaptée des fluctuations douloureuses.

24. Quelle mesure doit accompagner la prescription d’un opioïde afin de prévenir son effet indésirable le plus fréquent ?

Surveiller la glycémie pendant toute la prescription
Réserver la prévention digestive aux doses élevées
Prévoir systématiquement une prévention de la constipation
Attendre l’apparition de nausées avant d’agir

Prévoir systématiquement une prévention de la constipation

Explication

La constipation est l’effet indésirable le plus fréquent des opioïdes et sa prévention doit être systématique, quelle que soit la dose. La prévention ne doit donc pas attendre l’apparition de symptômes digestifs ni dépendre d’une dose élevée.

25. Un patient traité par morphiniques présente une fréquence respiratoire de 8 respirations par minute. Quelle conduite est indiquée ?

Le stimuler, réduire les morphiniques et administrer de la naloxone
Lui proposer une boisson et poursuivre la dose prescrite sans modification
Augmenter les morphiniques pour éviter une réapparition de la douleur
Le laisser dormir tout en réévaluant la douleur dans quelques heures

Le stimuler, réduire les morphiniques et administrer de la naloxone

Explication

Une fréquence respiratoire inférieure à 10 par minute traduit une dépression respiratoire nécessitant une intervention : stimulation, diminution des morphiniques et naloxone. Une simple somnolence peut être surveillée, mais elle ne correspond pas à cette situation respiratoire préoccupante.

26. Quel traitement cible préférentiellement une douleur neuropathique décrite comme des brûlures continues ?

Un antidépresseur agissant sur la composante continue
Un anesthésique local destiné aux douleurs post-zostériennes
Un antiépileptique visant les décharges électriques
Un opioïde à libération prolongée visant les accès paroxystiques

Un antidépresseur agissant sur la composante continue

Explication

Les antidépresseurs agissent surtout sur la composante continue décrite comme des brûlures. Les antiépileptiques ciblent davantage les manifestations fulgurantes telles que les décharges électriques et les paresthésies.

27. Chez un patient présentant une douleur neuropathique post-zostérienne, quelles modalités correspondent au patch de lidocaïne Versatis ?

Une application douze heures par jour, avec quatre compresses simultanées possibles
Une application douze heures par jour, avec au plus trois compresses simultanées
Une application ponctuelle lors des crises, sans limite de compresses
Une application vingt-quatre heures par jour, avec au plus trois compresses simultanées

Une application douze heures par jour, avec au plus trois compresses simultanées

Explication

Versatis est indiqué dans les douleurs neuropathiques post-zostériennes, s’applique douze heures par jour et se limite à trois compresses simultanées. Il ne s’utilise donc ni en continu toute la journée ni sans limitation du nombre de compresses.

28. Quelle démarche correspond à une prévention structurée d’un soin douloureux ?

Évaluer la douleur après le soin, puis identifier le matériel utilisé et modifier l’organisation ultérieure
Repérer les soins concernés, les organiser, choisir le matériel adapté, anticiper l’antalgie et évaluer la douleur
Réaliser le soin rapidement, puis proposer une distraction et mesurer la douleur en cas de plainte
Choisir un antalgique, reporter le soin si besoin et vérifier le matériel après la procédure

Repérer les soins concernés, les organiser, choisir le matériel adapté, anticiper l’antalgie et évaluer la douleur

Explication

La prévention associe l’identification et l’organisation des soins, le choix du matériel, l’anticipation éventuelle d’une prescription antalgique et l’évaluation systématique de la douleur. Se limiter à une évaluation après le soin ne permet pas d’anticiper les différentes sources de douleur.

29. Avant un soin potentiellement douloureux, quelle action relève directement de sa prévention ?

Remplacer l’évaluation de la douleur par une observation générale du comportement
Vérifier le matériel nécessaire et prévoir, si besoin, une prescription antalgique
Commencer le soin sans préparation afin de réduire la durée de l’intervention
Attendre la fin du soin pour déterminer si un traitement antalgique sera utile

Vérifier le matériel nécessaire et prévoir, si besoin, une prescription antalgique

Explication

La prévention comprend la préparation du matériel et la demande d’une prescription antalgique lorsque cela est nécessaire. Attendre la fin du soin retarde une intervention qui doit être anticipée.

30. Quelle composition définit le MEOPA ?

Un mélange contenant 50 % d’oxygène et 50 % de protoxyde d’azote
Un mélange contenant 50 % d’oxygène et 50 % d’un anesthésique volatil
Un gaz composé exclusivement de protoxyde d’azote à visée anesthésique
Un mélange contenant 70 % d’oxygène et 30 % de protoxyde d’azote

Un mélange contenant 50 % d’oxygène et 50 % de protoxyde d’azote

Explication

Le MEOPA est un mélange équimolaire, avec une moitié d’oxygène et une moitié de protoxyde d’azote. Il ne s’agit donc pas d’un gaz anesthésique pur ni d’un mélange avec un anesthésique volatil.

31. Lors de l’induction par MEOPA, quelle conduite est appropriée ?

Commencer le soin dès la première inspiration, sans durée minimale ni surveillance particulière
Administrer le mélange pendant environ 30 secondes, puis interrompre la surveillance dès l’apparition de l’effet
Maintenir l’administration pendant 10 minutes, sans échange verbal pour favoriser la relaxation
Administrer le mélange pendant au moins 3 minutes, surveiller cliniquement et maintenir le contact verbal

Administrer le mélange pendant au moins 3 minutes, surveiller cliniquement et maintenir le contact verbal

Explication

L’induction du MEOPA nécessite une administration d’au moins 3 minutes, accompagnée d’une surveillance clinique et du maintien du contact verbal. Une administration très brève ou l’absence de surveillance ne respecte pas cette conduite.

32. Quelle comparaison entre thermothérapie et cryothérapie est correcte ?

Les deux méthodes contractent les vaisseaux et réduisent la douleur grâce à un refroidissement local
Les deux méthodes dilatent les vaisseaux et diminuent l’œdème par réchauffement des tissus
La thermothérapie dilate les vaisseaux et détend les muscles, tandis que la cryothérapie contracte les vaisseaux et réduit l’œdème
La thermothérapie contracte les vaisseaux et réduit l’œdème, tandis que la cryothérapie dilate les vaisseaux et détend les muscles

La thermothérapie dilate les vaisseaux et détend les muscles, tandis que la cryothérapie contracte les vaisseaux et réduit l’œdème

Explication

La chaleur entraîne une vasodilatation et une décontraction musculaire, alors que le froid provoque une vasoconstriction, réduit l’œdème et possède un effet anti-inflammatoire. La vasodilatation n’est donc pas l’effet caractéristique de la cryothérapie.

33. Quel dispositif correspond à la méthode antalgique appelée TENS ?

Un appareil qui transmet un courant électrique de très faible intensité par des électrodes placées sur la peau
Un bain d’eau chaude permettant de mobiliser une articulation avec un effet décontractant
Une application locale de froid destinée à réduire l’œdème et l’inflammation
Un dispositif qui diffuse de la chaleur afin de provoquer une vasodilatation et une décontraction musculaire

Un appareil qui transmet un courant électrique de très faible intensité par des électrodes placées sur la peau

Explication

Le TENS est une stimulation électrique transcutanée de très faible intensité délivrée par des électrodes. Les autres propositions décrivent respectivement la thermothérapie, la balnéothérapie et la cryothérapie.

34. Quel réglage du TENS associe correctement la fréquence et le mécanisme antalgique recherché ?

Une fréquence de 2 hertz pour inhiber la transmission motrice
Une fréquence de 80 à 100 hertz pour libérer des endorphines
Une fréquence de 2 hertz pour le Gate Control
Une fréquence de 80 à 100 hertz pour le Gate Control

Une fréquence de 80 à 100 hertz pour le Gate Control

Explication

La haute fréquence, comprise entre 80 et 100 hertz, est utilisée pour activer le mécanisme du Gate Control. La fréquence basse de 2 hertz est plutôt liée à la stimulation de la libération d’endorphines.

35. Dans quelle situation la stimulation médullaire peut-elle être envisagée ?

Une douleur musculaire récente répondant favorablement au repos et aux étirements
Une douleur neuropathique chronique rebelle après l’échec des traitements de première intention
Une douleur passagère nécessitant une stimulation externe non invasive
Une douleur aiguë légère avant l’essai des traitements antalgiques usuels

Une douleur neuropathique chronique rebelle après l’échec des traitements de première intention

Explication

La stimulation médullaire est une technique chirurgicale destinée à certaines douleurs neuropathiques chroniques rebelles lorsque les traitements initiaux n’ont pas permis d’obtenir un soulagement suffisant. La stimulation externe et non invasive correspond plutôt au TENS.

36. Quels résultats obtenus pendant la phase test permettent de décider l’implantation définitive d’un stimulateur médullaire ?

Un soulagement d’au moins 50 % et une couverture de 80 % de la zone douloureuse
Un soulagement complet et une couverture de 100 % de la zone douloureuse
Un soulagement d’au moins 30 % et une couverture de 50 % de la zone douloureuse
Un soulagement d’au moins 80 % et une couverture de 50 % de la zone douloureuse

Un soulagement d’au moins 50 % et une couverture de 80 % de la zone douloureuse

Explication

L’implantation définitive est décidée lorsque la phase test montre au moins 50 % de soulagement et couvre 80 % de la zone douloureuse. Un soulagement complet avec une couverture totale n’est pas le seuil requis.

37. Quelle organisation correspond à une prise en charge pluridisciplinaire de la douleur ?

Une équipe réunissant médecins, infirmiers, psychologues, kinésithérapeutes et assistants sociaux
Une intervention infirmière complétée par des conseils de repos à domicile
Une prise en charge psychologique destinée à modifier la perception douloureuse
Une consultation médicale centrée sur l’adaptation du médicament antalgique

Une équipe réunissant médecins, infirmiers, psychologues, kinésithérapeutes et assistants sociaux

Explication

La pluridisciplinarité associe plusieurs professions, notamment des médecins, infirmiers, aides-soignants, psychologues, kinésithérapeutes et assistants sociaux. Une approche limitée au médicament ou à une seule dimension ne mobilise pas cette complémentarité.

38. Quel comportement caractérise le mieux une alliance thérapeutique dans la prise en charge de la douleur ?

Privilégier la confiance relationnelle sans modifier le traitement selon l’évolution
Appliquer un traitement standard en limitant les échanges pour préserver l’adhésion
Écouter la subjectivité du patient, favoriser sa participation et réévaluer régulièrement sa douleur
Confier l’évaluation de la douleur au soignant sans solliciter l’avis du patient

Écouter la subjectivité du patient, favoriser sa participation et réévaluer régulièrement sa douleur

Explication

L’alliance thérapeutique repose sur le respect de l’expérience subjective du patient, sa participation active, la réévaluation de la douleur et une relation de confiance. Une relation chaleureuse sans réévaluation ni adaptation ne suffit donc pas à constituer cette alliance.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Prise en charge de la douleur.

Qu'est-ce que la douleur selon l'IASP 2020 ?

Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle.

Qu'impose la prise en charge de la douleur selon la règle générale ?

La douleur doit être recherchée, traitée ou prévenue systématiquement sans attendre la plainte.

Comment sont causées les douleurs provoquées ?

Elles sont intentionnellement causées par le soignant à visée diagnostique.

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