QCM : Thrombose veineuse et embolie pulmonaire — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle relation décrit correctement la maladie thromboembolique veineuse ?

Elle associe une insuffisance veineuse chronique à une hypertension artérielle pulmonaire isolée
Elle désigne une thrombose artérielle associée à une embolie cérébrale de mécanismes différents
Elle correspond à une inflammation veineuse superficielle sans atteinte des artères pulmonaires
Elle regroupe la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire, deux localisations d’une même maladie

Elle regroupe la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire, deux localisations d’une même maladie

Explication

La maladie thromboembolique veineuse comprend la TVP et l’EP, qui représentent deux localisations du même processus thrombotique. La TVP concerne les veines profondes, tandis que l’EP résulte de la migration du thrombus vers les artères pulmonaires.

2. Quels éléments composent la triade de Virchow impliquée dans la thrombose veineuse ?

L’œdème, la rougeur locale et la douleur à la palpation
La stase veineuse, la lésion pariétale et l’hypercoagulabilité
La vasodilatation, l’anémie et l’augmentation du débit cardiaque
L’hypoxémie, la tachycardie et l’insuffisance ventriculaire droite

La stase veineuse, la lésion pariétale et l’hypercoagulabilité

Explication

La triade de Virchow associe le ralentissement du flux veineux, l’altération de la paroi et une tendance accrue à la coagulation. L’œdème et la douleur sont des manifestations cliniques, mais ne constituent pas les trois mécanismes de cette triade.

3. Quel trajet décrit le mieux la formation et la migration habituelles d’un thrombus responsable d’une embolie pulmonaire ?

Il se forme dans une veine profonde du membre inférieur, traverse le cœur droit et atteint les artères pulmonaires
Il débute dans une veine superficielle du bras, traverse le cœur gauche et obstrue l’aorte
Il apparaît dans une artère pulmonaire, reflue vers le cœur gauche et gagne les veines de la cuisse
Il se développe dans le ventricule gauche, puis progresse directement vers les veines pulmonaires

Il se forme dans une veine profonde du membre inférieur, traverse le cœur droit et atteint les artères pulmonaires

Explication

La thrombose débute fréquemment dans les veines profondes du mollet ou de la cuisse, puis le thrombus remonte par le cœur droit jusqu’aux artères pulmonaires. Les autres trajets inversent ou déplacent les compartiments vasculaires concernés.

4. Quelle conséquence physiopathologique peut suivre une occlusion du lit vasculaire pulmonaire ?

Une hyperoxie suivie d’une diminution de la pression du ventricule droit avec collapsus gauche
Une hypoxémie sans effet cardiaque, car le ventricule droit n’est pas concerné
Une hypoxémie suivie d’une surcharge du ventricule droit pouvant entraîner un cœur pulmonaire aigu
Une augmentation isolée du débit pulmonaire suivie d’une surcharge prédominante du ventricule gauche

Une hypoxémie suivie d’une surcharge du ventricule droit pouvant entraîner un cœur pulmonaire aigu

Explication

L’obstruction pulmonaire perturbe les échanges gazeux et provoque une hypoxémie, tout en augmentant la charge imposée au ventricule droit. Cette surcharge peut évoluer vers un cœur pulmonaire aigu, contrairement aux mécanismes proposés dans les autres réponses.

5. Lequel de ces éléments appartient aux facteurs de risque liés au patient pour une maladie thromboembolique veineuse ?

Un antécédent de thrombose veineuse profonde ou d’embolie pulmonaire
Une chirurgie orthopédique récente suivie d’une courte immobilisation
Un plâtre retiré après une période limitée de restriction des mouvements
Un voyage ponctuel de plus de six heures sans autre facteur médical

Un antécédent de thrombose veineuse profonde ou d’embolie pulmonaire

Explication

Un antécédent de TVP ou d’EP constitue un facteur de risque lié au patient, au même titre que l’âge avancé, le cancer actif ou l’obésité. Le voyage, la chirurgie et le plâtre sont classés parmi les facteurs transitoires.

6. Quel élément est caractéristique d’un facteur de risque transitoire de maladie thromboembolique veineuse ?

Une chirurgie récente, notamment orthopédique, qui augmente temporairement le risque thrombotique
Une thrombophilie constitutionnelle qui maintient durablement une prédisposition à la thrombose
Une maladie inflammatoire chronique qui entretient une prédisposition persistante
Un cancer actif qui continue d’influencer le risque pendant son évolution

Une chirurgie récente, notamment orthopédique, qui augmente temporairement le risque thrombotique

Explication

La chirurgie récente, en particulier orthopédique, fait partie des facteurs transitoires car son influence sur le risque est liée à une période limitée. La thrombophilie, le cancer actif et la maladie inflammatoire chronique relèvent plutôt de facteurs persistants.

7. Quel tableau clinique oriente le plus spécifiquement vers une thrombose veineuse profonde d’un membre inférieur ?

Une douleur thoracique isolée sans anomalie du membre inférieur
Une douleur du mollet avec œdème unilatéral, chaleur et rougeur locales
Un œdème bilatéral isolé avec une peau froide et une absence de douleur
Une dyspnée progressive accompagnée d’une toux sans signe local

Une douleur du mollet avec œdème unilatéral, chaleur et rougeur locales

Explication

La TVP peut se manifester par une douleur du mollet ou de la cuisse, un œdème unilatéral, une chaleur et une rougeur locales. Un œdème bilatéral est moins spécifique d’une TVP, tandis que la douleur thoracique et la dyspnée orientent davantage vers une atteinte pulmonaire.

8. Quel signe d’appel est particulièrement évocateur d’une embolie pulmonaire ?

Une dyspnée brutale et inexpliquée, parfois associée à une douleur thoracique ou une tachycardie
Une gêne respiratoire progressivement installée après un effort clairement identifié
Un œdème bilatéral chronique des chevilles sans modification récente
Une douleur localisée du mollet avec rougeur et chaleur sans symptôme respiratoire

Une dyspnée brutale et inexpliquée, parfois associée à une douleur thoracique ou une tachycardie

Explication

L’EP peut se révéler par une dyspnée brutale inexpliquée, une douleur thoracique, une tachycardie, une toux parfois hémoptoïque ou une sensation de mort imminente. Une douleur isolée ne suffit pas à établir le diagnostic, et les autres tableaux évoquent moins directement une EP.

9. Chez un patient présentant un score de Wells pour l’embolie pulmonaire égal à 4, quelle interprétation est correcte ?

Le score ne peut pas être interprété sans connaître la valeur des D-dimères
Le résultat confirme une thrombose veineuse profonde sans nécessiter d’examen complémentaire
L’embolie pulmonaire est considérée comme probable et l’imagerie est indiquée d’emblée
L’embolie pulmonaire est considérée comme peu probable selon le seuil du score

L’embolie pulmonaire est considérée comme peu probable selon le seuil du score

Explication

Un score de Wells inférieur ou égal à 4 correspond à une EP peu probable. Le seuil d’EP probable est dépassé lorsque le score est supérieur à 4, situation qui conduit à l’imagerie.

10. Quel examen est de référence pour confirmer une embolie pulmonaire, tandis qu’un autre confirme une thrombose veineuse profonde ?

L’écho-doppler veineux confirme l’EP et l’angioscanner thoracique confirme la TVP
La radiographie thoracique confirme l’EP et l’électrocardiogramme confirme la TVP
L’angioscanner thoracique confirme l’EP et l’écho-doppler veineux confirme la TVP
L’IRM cérébrale confirme l’EP et l’échocardiographie confirme directement la TVP

L’angioscanner thoracique confirme l’EP et l’écho-doppler veineux confirme la TVP

Explication

L’écho-doppler veineux est utilisé pour confirmer une TVP, alors que l’angioscanner thoracique est l’examen de référence pour confirmer une EP. La radiographie et l’électrocardiogramme peuvent contribuer à l’évaluation, mais ne remplissent pas ces rôles diagnostiques de confirmation.

11. Quel mécanisme explique la chute du débit cardiaque gauche lors d’une obstruction massive du lit vasculaire pulmonaire ?

La contraction excessive du ventricule gauche augmentant sa postcharge
La diminution isolée de la fréquence cardiaque provoquant une bradycardie
La dilatation puis la défaillance aiguë du ventricule droit
La perte sanguine aiguë entraînant une baisse du retour veineux

La dilatation puis la défaillance aiguë du ventricule droit

Explication

L’obstruction pulmonaire massive augmente brutalement la postcharge du ventricule droit, qui se dilate puis peut devenir défaillant, ce qui réduit le remplissage et le débit du ventricule gauche. Le mécanisme principal est donc obstructif et cardiaque, plutôt qu’hémorragique.

12. Quel ensemble de signes évoque le plus une embolie pulmonaire grave ?

Une fatigue progressive, des œdèmes discrets, une respiration régulière et une glycémie basse
Une toux isolée, une température modérée, une pression stable et une saturation normale
Une syncope, une hypotension, une désaturation marquée et des signes de cœur pulmonaire aigu
Une douleur localisée du mollet, un prurit diffus, une bradycardie et une tension élevée

Une syncope, une hypotension, une désaturation marquée et des signes de cœur pulmonaire aigu

Explication

La syncope, l’hypotension ou le choc, la désaturation marquée et les signes de cœur pulmonaire aigu font partie des indicateurs de gravité d’une embolie pulmonaire. Les autres ensembles décrivent des situations moins évocatrices d’une atteinte hémodynamique sévère.

13. Quelle conduite est prioritaire devant une suspicion d’embolie pulmonaire grave chez un patient qui vient de faire un arrêt cardio-respiratoire ?

Mobiliser le patient vers un autre service avant de contrôler ses paramètres vitaux
Installer le patient au fauteuil afin d’évaluer sa tolérance à l’effort
Débuter immédiatement la réanimation cardio-pulmonaire et alerter l’équipe médicale
Attendre les résultats du bilan sanguin avant de préparer une voie veineuse

Débuter immédiatement la réanimation cardio-pulmonaire et alerter l’équipe médicale

Explication

Un arrêt cardio-respiratoire impose le début immédiat de la réanimation cardio-pulmonaire, parallèlement à l’alerte de l’équipe médicale. La mobilisation et l’attente d’examens retarderaient une intervention urgente.

14. Quelle association entre traitement initial et surveillance est correcte pour une HBPM comme l’énoxaparine ?

Application transdermique, contrôle de l’hémoglobine et suivi de la pression artérielle
Administration orale, contrôle régulier de l’INR et éducation alimentaire
Perfusion intraveineuse continue, surveillance de la glycémie et mesure de la température
Injection sous-cutanée, surveillance des plaquettes et évaluation de la fonction rénale

Injection sous-cutanée, surveillance des plaquettes et évaluation de la fonction rénale

Explication

Les HBPM sont administrées initialement par voie sous-cutanée et nécessitent une surveillance de la numération plaquettaire ainsi que de la fonction rénale. La voie orale et le contrôle de l’INR correspondent plutôt à d’autres anticoagulants.

15. Quels éléments doivent être surveillés chez un patient traité par rivaroxaban ou apixaban ?

La pression intracrânienne, la calcémie et le débit expiratoire de pointe
L’INR, l’apport alimentaire en vitamine K et la température corporelle
L’observance, les signes hémorragiques et la fonction rénale
La glycémie, la numération des réticulocytes et la force musculaire

L’observance, les signes hémorragiques et la fonction rénale

Explication

Les anticoagulants oraux directs nécessitent principalement une surveillance de l’observance, des signes de saignement et de la fonction rénale. L’INR et l’éducation alimentaire sont surtout associés au suivi des AVK.

16. Dans quelle situation la thrombolyse est-elle indiquée en priorité lors d’une embolie pulmonaire ?

Une thrombose veineuse profonde sans signe d’atteinte pulmonaire
Une embolie pulmonaire ancienne avec une dyspnée légère à l’effort
Une embolie pulmonaire à haut risque avec choc ou arrêt cardiaque
Une embolie pulmonaire stable avec une douleur thoracique modérée

Une embolie pulmonaire à haut risque avec choc ou arrêt cardiaque

Explication

La thrombolyse est réservée aux embolies pulmonaires à haut risque compliquées d’un choc ou d’un arrêt cardiaque, car elle dissout rapidement le thrombus. Son risque hémorragique important ne justifie pas son emploi dans une situation stable.

17. Quelle intervention relève du rôle infirmier dans la prise en charge d’une maladie thromboembolique veineuse ?

Confirmer l’embolie par imagerie, interpréter l’examen et prescrire la thrombolyse
Surveiller la gravité et la tolérance du traitement, éduquer le patient et alerter en cas de complication
Remplacer la surveillance clinique par une mesure unique réalisée à l’admission
Choisir seul l’anticoagulant, ajuster sa dose et décider de la durée du traitement

Surveiller la gravité et la tolérance du traitement, éduquer le patient et alerter en cas de complication

Explication

Le rôle infirmier comprend la surveillance clinique, l’évaluation de l’efficacité et de la tolérance, l’éducation à l’observance et aux signes d’alerte, ainsi que l’alerte médicale. La prescription et la confirmation diagnostique relèvent de décisions médicales.

18. Une patiente présente une pression artérielle de 78/50 mmHg, une fréquence cardiaque de 130 par minute, une SpO2 de 84 % sous oxygène et des marbrures. Quelle interprétation est la plus appropriée ?

Une embolie pulmonaire grave avec choc nécessitant une prise en charge immédiate
Une réaction anxieuse transitoire avec paramètres circulatoires globalement conservés
Une embolie pulmonaire stable sans retentissement hémodynamique notable
Une thrombose veineuse profonde isolée sans conséquence cardiovasculaire

Une embolie pulmonaire grave avec choc nécessitant une prise en charge immédiate

Explication

L’hypotension profonde, la tachycardie, la désaturation malgré l’oxygène et les marbrures indiquent une embolie pulmonaire grave avec choc. Cette situation peut conduire à envisager une thrombolyse dans le cadre d’une prise en charge urgente.

19. Chez une patiente cinq jours après une césarienne présentant douleur, œdème, chaleur et rougeur d’un mollet sans dyspnée, quelle situation est la plus probable ?

Une embolie pulmonaire grave responsable d’une défaillance hémodynamique
Une thrombose veineuse profonde favorisée par le post-partum et la chirurgie récente
Une infection respiratoire basse sans lien avec le risque thromboembolique
Une insuffisance cardiaque aiguë provoquée par une surcharge liquidienne

Une thrombose veineuse profonde favorisée par le post-partum et la chirurgie récente

Explication

Les signes localisés au mollet orientent vers une thrombose veineuse profonde, tandis que le post-partum et la chirurgie récente augmentent le risque de maladie thromboembolique veineuse. En l’absence de dyspnée, le tableau ne suggère pas en priorité une embolie pulmonaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 36 flashcards sur Thrombose veineuse et embolie pulmonaire.

Quelles maladies regroupe la maladie thromboembolique veineuse ?

La thrombose veineuse profonde et l'embolie pulmonaire.

Quels sont les trois éléments de la triade de Virchow ?

La stase veineuse, la lésion pariétale et l'hypercoagulabilité.

Où débute le plus souvent la thrombose ?

Dans les veines profondes du mollet ou de la cuisse.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Thrombose veineuse et embolie pulmonaire.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM