QCM : Schizophrénies — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux la psychose ?

Un épisode bref de tristesse avec conservation du jugement de réalité
Un ensemble de pathologies marqué par une distorsion durable de la réalité
Un trouble de la mémoire apparaissant après un vieillissement normal
Une maladie unique caractérisée par des troubles moteurs progressifs

Un ensemble de pathologies marqué par une distorsion durable de la réalité

Explication

La psychose regroupe des pathologies dans lesquelles la perception de la réalité est durablement distordue. La schizophrénie constitue une pathologie psychotique particulière et ne se confond donc pas avec l’ensemble des psychoses.

2. Quelle caractéristique distingue un épisode psychotique aigu d’un état délirant chronique ?

L’épisode aigu évolue durablement sans période de régression identifiable
L’état chronique se définit par une réponse rapide au traitement antipsychotique
L’épisode aigu possède un début et une fin identifiés et dure moins de six mois
L’état chronique régresse généralement spontanément après quelques semaines

L’épisode aigu possède un début et une fin identifiés et dure moins de six mois

Explication

Un épisode psychotique aigu est limité dans le temps, avec un début et une fin repérables, et dure moins de six mois. À l’inverse, un état délirant chronique s’inscrit dans une évolution durable.

3. Quelle différence caractérise le mieux la schizophrénie par rapport aux délires chroniques non schizophréniques ?

La schizophrénie associe une désorganisation importante à un retentissement fonctionnel majeur
La schizophrénie préserve généralement une insertion sociale meilleure que celle des délires chroniques
Les délires chroniques non schizophréniques entraînent habituellement un handicap fonctionnel plus marqué
Les délires chroniques non schizophréniques comportent davantage de désorganisation du comportement

La schizophrénie associe une désorganisation importante à un retentissement fonctionnel majeur

Explication

La schizophrénie associe le délire à une désorganisation et à un impact fonctionnel majeurs. Les délires chroniques non schizophréniques sont généralement moins désorganisés et permettent de meilleures capacités d’insertion.

4. Quelle évolution correspond à la schizophrénie ?

Une maladie aiguë dont le traitement permet généralement une guérison complète
Un trouble progressif sans phases de rémission ni fluctuations cliniques
Une maladie chronique évoluant par poussées avec des rémissions variables
Une affection brève disparaissant habituellement après une première crise

Une maladie chronique évoluant par poussées avec des rémissions variables

Explication

La schizophrénie est une pathologie chronique marquée par des poussées et des phases de rémission variables. Son évolution ne conduit pas à une guérison complète dans la description donnée.

5. Quelle donnée épidémiologique décrit correctement la schizophrénie en France ?

Elle concerne environ 5 % de la population, avec un ratio hommes-femmes proche de 1
Elle concerne environ 1 % de la population, avec un ratio hommes-femmes proche de 1
Elle concerne environ 10 % de la population, avec une nette majorité masculine
Elle concerne environ 0,1 % de la population, avec une nette majorité féminine

Elle concerne environ 1 % de la population, avec un ratio hommes-femmes proche de 1

Explication

La schizophrénie concerne environ 1 % de la population, soit près de 600 000 personnes en France, et le ratio entre hommes et femmes est proche de 1. Une prévalence de 1 % ne signifie donc pas une prédominance masculine marquée.

6. Quel tableau respecte le critère symptomatique principal du DSM-5 pour la schizophrénie ?

Deux symptômes sont présents dix jours, sans idée délirante, hallucination ni discours désorganisé
Un seul symptôme négatif est présent pendant deux semaines sans autre manifestation
Deux symptômes sont présents plus d’un mois, dont des hallucinations et un discours désorganisé
Trois symptômes sont présents plus d’un mois, tous limités aux symptômes négatifs

Deux symptômes sont présents plus d’un mois, dont des hallucinations et un discours désorganisé

Explication

Le DSM-5 demande au moins deux symptômes pendant plus d’un mois, avec au moins une idée délirante, une hallucination ou un discours désorganisé. Les symptômes négatifs peuvent compléter ce seuil, mais ne constituent pas à eux seuls l’exigence spécifiée.

7. Dans quel cas le critère fonctionnel du diagnostic de schizophrénie est-il rempli ?

Les symptômes entraînent une altération du travail, des relations ou de l’hygiène
Les symptômes provoquent une gêne subjective mais préservent le fonctionnement quotidien
Les symptômes sont présents sans modifier les activités professionnelles ou sociales
Les symptômes sont observés lors d’un examen sans retentissement dans la vie courante

Les symptômes entraînent une altération du travail, des relations ou de l’hygiène

Explication

Le diagnostic implique une altération du fonctionnement dans le travail, les relations interpersonnelles ou l’hygiène. La présence de symptômes sans retentissement fonctionnel ne satisfait pas ce critère diagnostique.

8. Quelle combinaison de durées correspond au critère temporel du DSM-5 pour la schizophrénie ?

Des signes intermittents pendant six mois, avec des symptômes du critère A durant une semaine
Des signes continus pendant plus de deux semaines, avec des symptômes du critère A durant trois mois
Des signes continus pendant au moins un mois, avec des symptômes du critère A durant six mois
Des signes continus pendant plus de six mois, avec des symptômes du critère A durant au moins un mois

Des signes continus pendant plus de six mois, avec des symptômes du critère A durant au moins un mois

Explication

La durée totale des signes doit dépasser six mois, tandis que les symptômes du critère A doivent être présents pendant au moins un mois. Ces deux durées correspondent à des exigences distinctes et ne doivent pas être inversées.

9. Quelle situation est compatible avec l’exclusion diagnostique de la schizophrénie selon le DSM-5 ?

Des hallucinations et des idées délirantes importantes persistent plus d’un mois chez une personne autiste
Une cause toxique explique les symptômes, sans indication d’un trouble schizophrénique indépendant
Des symptômes psychotiques persistent après l’exclusion d’un trouble schizo-affectif et d’une cause physiologique
Une altération fonctionnelle accompagne des symptômes psychotiques en dehors d’un épisode thymique

Une cause toxique explique les symptômes, sans indication d’un trouble schizophrénique indépendant

Explication

Une cause toxique ou physiologique identifiable exclut le diagnostic de schizophrénie dans ce cadre. En revanche, chez une personne présentant un trouble du spectre de l’autisme ancien, un diagnostic associé reste possible si des hallucinations ou des idées délirantes importantes durent plus d’un mois.

10. Quelle caractéristique distingue le début de la phase prodromale de celui d’un épisode psychotique aigu ?

Elle commence brutalement après un événement déclencheur clairement identifiable.
Elle s’installe de façon insidieuse et progressive, souvent entre 15 et 25 ans.
Elle se manifeste par une évolution brève suivie d’une rémission rapide.
Elle apparaît principalement après le premier traitement antipsychotique.

Elle s’installe de façon insidieuse et progressive, souvent entre 15 et 25 ans.

Explication

La phase prodromale s’installe généralement de manière insidieuse et progressive, souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. À l’inverse, l’épisode psychotique aigu présente habituellement un début plus clairement repérable.

11. Que désigne la durée de psychose non traitée ?

La période entre l’apparition de symptômes francs et le premier traitement médical.
Le temps écoulé entre l’arrêt du traitement et la réapparition des symptômes.
La période entre les premiers signes discrets et la première hospitalisation.
La durée séparant deux épisodes psychotiques malgré un suivi régulier.

La période entre l’apparition de symptômes francs et le premier traitement médical.

Explication

La durée de psychose non traitée mesure l’intervalle entre la déclaration de symptômes psychotiques francs et l’instauration du premier traitement médical. Elle ne correspond pas à la durée des signes prodromiques ni à une période entre deux épisodes.

12. Quelle conséquence est associée à l’allongement de la durée de psychose non traitée ?

Une limitation des symptômes aux troubles cognitifs sans effet sur le fonctionnement.
Une amélioration de l’adhésion aux soins et une réduction du risque de rechute.
Une diminution progressive des symptômes et une récupération généralement plus rapide.
Une résistance accrue aux traitements et une récupération plus difficile et de moins bonne qualité.

Une résistance accrue aux traitements et une récupération plus difficile et de moins bonne qualité.

Explication

En France, cette durée est d’environ deux ans, et son allongement augmente la résistance aux traitements tout en rendant la récupération plus difficile et moins complète. Une durée prolongée n’est donc pas associée à une évolution spontanément plus favorable.

13. Quels ensembles composent la triade symptomatique de la schizophrénie ?

Les symptômes moteurs, dissociatifs et obsessionnels.
Les symptômes positifs, négatifs et cognitifs.
Les symptômes aigus, chroniques et réactionnels.
Les symptômes anxieux, thymiques et somatiques.

Les symptômes positifs, négatifs et cognitifs.

Explication

La triade symptomatique de la schizophrénie associe les dimensions positive, négative et cognitive. Les symptômes positifs renvoient à des productions pathologiques, tandis que les symptômes négatifs correspondent plutôt à un déficit.

14. Lequel de ces groupes correspond aux symptômes positifs de la schizophrénie ?

Les troubles de l’attention, de la mémoire et de l’organisation.
L’aboulie, l’athymormie et l’apragmatisme.
Le retrait social, l’anxiété et la diminution de la concentration.
Les délires, les hallucinations et la productivité psychique.

Les délires, les hallucinations et la productivité psychique.

Explication

Les symptômes positifs comprennent notamment les délires, les hallucinations et la productivité psychique, c’est-à-dire l’ajout de productions pathologiques. L’aboulie, l’athymormie et l’apragmatisme relèvent au contraire des symptômes négatifs.

15. Quels symptômes relèvent de la dimension négative de la schizophrénie ?

Les délires, les hallucinations et la productivité psychique.
Les troubles de l’attention, de la mémoire et de la reconnaissance émotionnelle.
Les croyances bizarres, le comportement étrange et l’affect inapproprié.
L’aboulie, l’athymormie et l’apragmatisme.

L’aboulie, l’athymormie et l’apragmatisme.

Explication

La dimension négative comprend l’aboulie, l’athymormie et l’apragmatisme, qui traduisent une réduction de l’initiative ou de l’activité psychique. Les délires et les hallucinations appartiennent à la dimension positive.

16. Quel mécanisme décrit le mieux le lien entre certains symptômes de la schizophrénie et le risque suicidaire ?

La méfiance réduit la perception de la menace et diminue les conduites de retrait.
La baisse de l’estime de soi et l’auto-stigmatisation peuvent exposer à un risque suicidaire très élevé.
La productivité psychique entraîne principalement une amélioration de l’estime de soi et du fonctionnement social.
Les troubles cognitifs protègent généralement contre l’isolement et les conduites impulsives.

La baisse de l’estime de soi et l’auto-stigmatisation peuvent exposer à un risque suicidaire très élevé.

Explication

La baisse de l’estime de soi et l’auto-stigmatisation exposent à un risque suicidaire très élevé, tandis que la distorsion perceptive, l’insécurité et la méfiance peuvent favoriser l’isolement ou les passages à l’acte. Les autres propositions inversent ou déforment ces relations.

17. Quel est l’objectif principal du repérage précoce dans les troubles psychotiques émergents ?

Attendre l’apparition d’une schizophrénie déclarée avant d’engager une intervention thérapeutique.
Réserver l’intervention aux situations nécessitant une hospitalisation psychiatrique.
Infléchir ou atténuer l’installation du handicap, avec une prise en charge qui peut commencer sans médicament.
Commencer un traitement antipsychotique avant toute évaluation clinique et psychosociale.

Infléchir ou atténuer l’installation du handicap, avec une prise en charge qui peut commencer sans médicament.

Explication

Le repérage précoce vise à infléchir ou à atténuer l’installation du handicap et ne nécessite pas obligatoirement un traitement médicamenteux. Attendre un épisode constitué ou imposer d’emblée un médicament contredit cette logique d’intervention précoce.

18. Quelle mission caractérise le rôle d’un infirmier case manager auprès d’un jeune patient ?

Réaliser principalement des examens biologiques et interpréter les résultats thérapeutiques.
Organiser l’hospitalisation en limitant les échanges avec le patient et son entourage.
Poser seul le diagnostic et prescrire le traitement antipsychotique adapté à chaque étape.
Assurer un accompagnement personnalisé, construire l’alliance thérapeutique et orienter le parcours de soins.

Assurer un accompagnement personnalisé, construire l’alliance thérapeutique et orienter le parcours de soins.

Explication

L’infirmier case manager accompagne le jeune patient, construit l’alliance thérapeutique, facilite la communication et coordonne le parcours de soins. La prescription du traitement antipsychotique relève du médecin, tandis que le case manager joue surtout un rôle d’accompagnement et de coordination.

19. Après l’instauration d’un antipsychotique atypique en première intention, à quel moment son efficacité est-elle généralement évaluée ?

Après douze à quatorze semaines de traitement
Après quatre à six semaines de traitement
Après deux à trois jours de traitement
Après six à huit mois de traitement

Après quatre à six semaines de traitement

Explication

L’efficacité d’un antipsychotique atypique de première intention s’évalue généralement après quatre à six semaines. Une évaluation après quelques jours est trop précoce pour juger correctement la réponse clinique.

20. Quelle stratégie thérapeutique est envisagée lorsqu’une première ligne d’antipsychotique atypique échoue ?

Remplacer immédiatement le traitement par une psychothérapie familiale
Maintenir la même molécule sans réévaluer la réponse clinique
Interrompre tout traitement médicamenteux pendant plusieurs mois
Proposer une autre ligne d’antipsychotique atypique

Proposer une autre ligne d’antipsychotique atypique

Explication

En cas d’échec, une autre ligne d’antipsychotique atypique peut être proposée, avant d’envisager la clozapine ou un autre antipsychotique atypique en troisième intention. Une psychothérapie peut compléter le traitement, mais elle ne remplace pas cette stratégie médicamenteuse.

21. Quelle affirmation décrit correctement la place de la psychothérapie dans la prise en charge ?

Elle correspond principalement à une modification de la dose médicamenteuse
Elle complète le traitement médicamenteux par plusieurs approches structurées
Elle se limite aux thérapies familiales conduites avec les proches
Elle remplace le traitement antipsychotique lorsque les symptômes persistent

Elle complète le traitement médicamenteux par plusieurs approches structurées

Explication

La prise en charge psychothérapeutique peut inclure les TCC, la remédiation cognitive, la psychothérapie de soutien et les thérapies familiales, en complément des médicaments. Elle ne constitue pas à elle seule un traitement antipsychotique.

22. Que caractérise le virage ambulatoire dans l’organisation des soins ?

Une alternative à l’hospitalisation complète portée par une équipe pluridisciplinaire
Une hospitalisation complète prolongée assurée par un service spécialisé
Un suivi médical isolé organisé sans coordination entre les intervenants
Une prise en charge réservée aux situations dépourvues de risque clinique

Une alternative à l’hospitalisation complète portée par une équipe pluridisciplinaire

Explication

Le virage ambulatoire repose sur une équipe pluridisciplinaire et constitue une alternative à l’hospitalisation complète, avec notamment le suivi ambulatoire intensif et l’hôpital de jour post-aigu. Il ne supprime donc pas la coordination des professionnels et ne concerne pas uniquement les situations sans risque.

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Qu'est-ce que la psychose ?

Une pathologie avec distorsion durable de la perception de la réalité.

Quelle est la durée maximale d'un épisode psychotique aigu ?

Moins de 6 mois.

Comment évoluent les états délirants chroniques ?

Ils évoluent durablement.

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