Fiche de révision : Scintigraphie osseuse et rôle du manipulateur

Plan du Cours

  1. Principes et acquisitions en scintigraphie
  2. Structure et remodelage osseux
  3. Indications de la scintigraphie osseuse
  4. Traceurs et fixation osseuse
  5. Temps de l’examen osseux
  6. Préparation du radiopharmaceutique
  7. Interrogatoire et préparation du patient
  8. TEMP/TDM et paramètres d’acquisition
  9. Résultats scintigraphiques normaux
  10. Fixations extra-osseuses et pièges
  11. TEP au fluorure de sodium
  12. Indications et cas cliniques

1. Principes et acquisitions en scintigraphie

Notions clés & Définitions

  • Scintigraphie : Examen d’imagerie fonctionnelle réalisé après administration d’un médicament radiopharmaceutique.
  • Imagerie tomographique : Acquisition volumique produisant une imagerie 3D reconstruite dans les trois plans de l’espace, souvent couplée à une TDM sous le nom de TEMP-TDM ou SPECT-CT.
  • Balayage corps entier : Image planaire déroulante de type panoramique.

★ À maîtriser

📌 Les images statiques sont des images planaires simples, tandis que les images dynamiques sont des séries déroulantes permettant de produire des courbes d’activité en fonction du temps.

Compléments

  • Le médicament radiopharmaceutique injecté varie selon l’examen.

  • Les appareils utilisés en médecine nucléaire comprennent la gamma-caméra, la TEMP-TDM et le TEP-SCAN.

  • Les collimateurs peuvent être adaptés à l’énergie du radionucléide (haute résolution HR, moyenne énergie haute résolution MEHR ou basse énergie haute résolution LEHR), à l’orientation des septas (classique, divergente ou convergente) et au compromis sensibilité-résolution.

  • Les matrices d’acquisition possibles sont 64 × 64, 128 × 128, 256 × 256 et 512 × 512.

  • Les conditions d’arrêt d’une image statique se définissent en kcoups ou en secondes, le balayage corps entier en cm/min et le temps par pas de rotation tomographique en secondes.

📌 L’orientation des images doit être contrôlée à l’aide du crayon de 57Co.

Astuce mémo

Statique : image fixe ; dynamique : film et courbes d’activité.

2. Structure et remodelage osseux

★ À maîtriser

  • L’os spongieux est trabéculaire et ses lacunes contiennent de la moelle rouge hématopoïétique.

  • Dans un os long, l’épiphyse est constituée d’os spongieux et soutient le cartilage articulaire, la métaphyse est spongieuse et entourée de périoste chez l’adulte mais comporte le cartilage de conjugaison chez l’enfant, et la diaphyse est constituée d’os compact.

📌 Le remodelage osseux est un équilibre dynamique entre la résorption par les ostéoclastes et la construction par les ostéoblastes.

Compléments

  • L’os compact présente une structure fibrillaire organisée en ostéons et une résistance comparée à celle de la fibre de verre.

  • Dans les os plats et courts, la corticale est constituée d’os compact entouré de périoste et le centre d’os spongieux.

  • Les cellules osseuses différenciées sont :

    • les ostéoblastes
    • les ostéocytes
    • les ostéoclastes
  • La substance interstitielle osseuse comprend une matrice organique de collagène et une substance minérale composée de phosphate de calcium et de cristaux d’hydroxyapatite.

Astuce mémo

Ostéoclastes résorbent, ostéoblastes construisent.

3. Indications de la scintigraphie osseuse

★ À maîtriser

  • La scintigraphie osseuse au 99mTc-HMDP est l’examen de médecine nucléaire le plus courant et représente 30 à 40 % de l’activité, tandis que la TEP au 18F-Na en représente moins de 5 %.

  • La scintigraphie osseuse est sensible et détecte souvent les anomalies plus précocement que la radiographie conventionnelle ; elle est fréquemment prescrite en seconde intention après un premier bilan normal ou non contributif pour des douleurs persistantes, avec ou sans impotence fonctionnelle.

  • En cancérologie, la scintigraphie osseuse recherche les tumeurs osseuses primitives et les métastases de cancers ostéophiles, notamment du sein, de la prostate, du poumon, du rein et de la thyroïde, ces cancers étant concernés dans 80 % des cas indiqués.

Compléments

  • La scintigraphie osseuse est un examen simple, non invasif et peu irradiant, avec une dosimétrie indiquée de 5 mSv, contre 10 mSv pour un TDM TAP et 1 mSv pour un ASP.

  • Les lésions osseuses cancéreuses sont le plus souvent hyperfixantes et ostéocondensantes, parfois hypofixantes et lytiques, et siègent généralement sur le squelette axial et appendiculaire proximal riche en moelle rouge.

  • Les indications non cancéreuses comprennent :

    • les tumeurs bénignes : ostéome, angiome osseux et chondrome
    • les pathologies pédiatriques non tumorales : ostéochondrites de croissance et lyse isthmique vertébrale
    • les lésions traumatiques : fractures, fissures et tassements vertébraux
    • les pathologies rhumatologiques : descellement de prothèse, rhumatismes inflammatoires et polyarthrite rhumatoïde
    • les infections : ostéite, ostéomyélite et spondylodiscite
    • d’autres pathologies : algoneurodystrophie et maladie de Paget
  • Pour une suspicion de pathologie infectieuse, la scintigraphie osseuse est souvent associée à une scintigraphie aux polynucléaires marqués, plus spécifique de l’infection.

4. Traceurs et fixation osseuse

Notions clés & Définitions

  • Diphosphonates technétiés : Association d’un vecteur biphosphonate à l’isotope radioactif 99mTc.

★ À maîtriser

  • Les diphosphonates se fixent sur la phase minérale en s’adsorbant aux cristaux d’hydroxyapatite en formation et en s’échangeant avec les phosphates ; leur fixation dépend de la vascularisation, de la perméabilité capillaire et de l’activité ostéoblastique.

Compléments

  • Les diphosphonates utilisés comprennent le méthylène diphosphonate (MDP) et l’hydroxyméthylène diphosphonate (HMDP ou HDP).

5. Temps de l’examen osseux

★ À maîtriser

  • Le temps vasculaire est une acquisition dynamique démarrée simultanément à l’injection du traceur, qui observe son arrivée dans la zone étudiée.

  • Le temps tissulaire, ou Blood Pool, consiste en une acquisition statique et/ou un balayage corps entier réalisé immédiatement après le temps dynamique ou dans les 10 minutes suivant l’injection, afin d’observer l’hyperhémie.

  • Le temps tardif, ou temps osseux, comprend des images statiques, un balayage corps entier ou une tomographie réalisés 2 à 3 heures après l’injection pour objectiver la fixation du traceur sur l’os.

Compléments

  • Le bilan d’extension oncologique comprend au temps osseux un balayage corps entier et une SPECT-CT de deux lits.

  • Pour les rhumatismes inflammatoires et les fibromyalgies, les acquisitions indiquées comprennent au temps tissulaire et au temps osseux un balayage corps entier, des images statiques plantaires des pieds et palmaires des mains, avec une SPECT-CT éventuellement au temps osseux.

  • Pour le descellement de prothèse, l’ostéosynthèse et l’arthrodèse, les acquisitions comprennent des images SPECT-CT centrées sur le matériel au temps tissulaire et/ou osseux, avec un balayage corps entier selon l’indication.

  • Pour les douleurs localisées, les fractures ou suspicions de fractures de fatigue et les ostéonécroses, les acquisitions comprennent un balayage corps entier et des images SPECT-CT, avec des statiques plantaires pour les pieds ou chevilles et palmaires pour les mains ou coudes selon la localisation.

  • Pour une algoneurodystrophie du membre supérieur, les acquisitions comprennent des statiques palmaires des mains et des coudes ainsi que des épaules au temps tissulaire, puis un balayage corps entier et des statiques des mains et coudes avec SPECT-CT au temps osseux.

  • Pour une algoneurodystrophie du membre inférieur, les acquisitions comprennent au temps tissulaire des statiques du bassin, des genoux, des pieds de face et de profil ainsi que des pieds plantaires, puis au temps osseux un balayage corps entier, des statiques des genoux et des pieds plantaires et une SPECT-CT centrée sur le membre atteint.

📌 En pédiatrie, le zoom doit être adapté à la taille de l’enfant, les statiques centrés sont privilégiés au balayage, et une SPECT et/ou une TDM peuvent être ajoutées.

Astuce mémo

Vasculaire → tissulaire → tardif : arrivée, hyperhémie, fixation osseuse.

6. Préparation du radiopharmaceutique

★ À maîtriser

  • Le radiopharmaceutique utilisé est l’HMDP couplé au 99mTc, préparé dans la hotte de radiopharmacie.

  • L’activité injectée indiquée est de 555 MBq pour un patient de moins de 60 kg, de 660 MBq entre 61 et 80 kg et de 700 MBq au-delà de 81 kg.

📌 L’activité doit être adaptée systématiquement au poids et à l’âge du patient ; en pédiatrie, des abaques sont utilisés.

Compléments

  • Les recommandations SFMN indiquent 8 à 10 MBq/kg, tandis que la pratique est indiquée à 3,7 à 11 MBq/kg.

  • La préparation impose la traçabilité des produits et de leurs numéros de lot, la vérification des dates de péremption et de la stabilité du radiopharmaceutique.

  • La manipulation exige le respect de l’hygiène, de l’asepsie et de la radioprotection, notamment par le port de protections plombées, l’utilisation de cathéters pour limiter les injections directes, le port effectif des dosimètres passif et opérationnel et de la bague TLD, ainsi que l’amélioration de la vitesse d’exécution.

  • L’identitovigilance doit être appliquée lors de la préparation du radiopharmaceutique.

7. Interrogatoire et préparation du patient

★ À maîtriser

📌 Après l’injection, le patient doit boire au moins 5 à 6 verres d’eau et uriner souvent, puis une dernière fois juste avant l’examen pour vider la vessie et dégager le bassin sur les images.

📌 Il faut rechercher une suspicion de grossesse chez toute patiente en âge de procréer et interrompre l’allaitement pendant 48 heures après l’injection.

  • Pour le temps vasculaire, l’injection est réalisée sous la caméra avec rapidité et dextérité, après vérification de l’identité du patient par une question ouverte.

📌 Les acquisitions doivent être réalisées au plus près de la zone étudiée et le temps vasculaire est une série dynamique de 0 à 60 secondes déclenchée dès l’injection du traceur.

  • Le temps tissulaire correspond à des clichés précoces réalisés entre 1 et 10 minutes après l’injection et, s’il est effectué, suit le temps vasculaire.
  • Le temps osseux tardif est réalisé 2 à 4 heures après l’injection intraveineuse et comprend un balayage du corps entier.

Compléments

  • L’interrogatoire recueille les antécédents et l’histoire du patient, notamment la chirurgie, le cancer et les traumatismes, afin de déterminer si l’examen comporte plusieurs temps.

  • Le manipulateur explique clairement et brièvement l’examen, ses images et le délai d’attente de 2 à 3 heures entre ses deux parties, et rassure le patient.

  • Les anciens examens en rapport avec l’indication, notamment scanner, IRM et radiographies, doivent être récupérés.

  • Après l’injection, le patient doit limiter pendant 24 heures les contacts avec les femmes enceintes et les enfants en bas âge.

  • L’injection par cathéter est recommandée pour la radioprotection et doit respecter les règles d’hygiène, de désinfection selon les protocoles et de protection plombée.

  • Après l’injection, le dossier patient est rempli, la dose injectée est validée informatiquement et sa traçabilité est assurée.

  • L’exploration tardive peut comporter des clichés centrés sur la zone douloureuse, éventuellement en pinhole en pédiatrie, ainsi que des incidences orthogonales.

  • Une tomoscintigraphie couplée au scanner X (TEMP/TDM) peut être réalisée si nécessaire, en veillant à l’orientation à l’aide d’un crayon de 57Co.

📌 Les acquisitions statiques sont centrées sur la ou les régions à explorer, et les images du corps entier chez les enfants de moins de 8 ans sont acquises en statique, jointives, et non en balayage.

Astuce mémo

Vasculaire, tissulaire, puis osseux : l’exploration passe du précoce au tardif.

8. TEMP/TDM et paramètres d’acquisition

★ À maîtriser

📌 La TEMP/TDM est décidée médicalement après étude des images déjà acquises.

  • La TEMP/TDM associe une acquisition scintigraphique volumique 3D de la région à explorer, suivie d’une acquisition TDM du même volume.

📌 Le patient ne doit pas bouger pendant la TEMP/TDM, car tout mouvement peut entraîner une mauvaise fusion des images SPECT et CT.

  • La TEMP/TDM précise la localisation anatomique des lésions, augmente la sensibilité en détectant davantage de lésions et améliore la spécificité par l’analyse de la sémiologie osseuse en TDM.

Compléments

  • La TDM de la TEMP/TDM présente les mêmes caractéristiques qu’une TDM diagnostique.

  • Les paramètres d’acquisition scintigraphique comprennent :

    • Le compromis de temps
    • L’immobilité et le positionnement du patient
    • Les statistiques de comptage en kcps
    • La dose injectée
    • Le compromis de résolution d’images
    • La matrice
    • La distance avec le détecteur
  • En TEMP/TDM, les paramètres comprennent :

    • Les itérations et filtres de reconstruction OSEM
    • Le pitch
    • L’épaisseur de coupe
    • Les kV
    • Les mAs
  • La TEMP/TDM permet la correction d’atténuation, mais le matériel prothétique peut entraîner une sur-correction.

  • La TEMP/TDM augmente la durée de l’examen et la pénibilité pour le patient, et ajoute environ 2 mSv de TDM de repérage aux 4 à 5 mSv de la scintigraphie.

9. Résultats scintigraphiques normaux

★ À maîtriser

  • L’accumulation du radiotraceur est proportionnelle à l’activité métabolique osseuse, liée à la minéralisation et reflétant l’activité ostéoblastique.

📌 L’interprétation des résultats normaux repose notamment sur la symétrie droite-gauche et l’uniformité des fixations.

Compléments

  • La fixation osseuse peut être plus marquée dans les zones portantes soumises à des contraintes et à un remodelage important, notamment le squelette axial, et dépend aussi de l’épaisseur osseuse et de l’atténuation par les tissus mous ou le matériel prothétique.

  • L’élimination urinaire et les images associées peuvent se manifester par :

    • Une fixation physiologique des reins et de la vessie, parfois des uretères
    • Une rétention pyélocalicielle
    • Des diverticules vésicaux
    • Des contaminations cutanées

📌 Une bonne hydratation et une acquisition avec la vessie vide limitent les pièges liés à l’élimination urinaire du radiotraceur.

  • Chez l’enfant et l’adolescent, les zones de croissance présentent une activité intense et symétrique, notamment aux jonctions chondro-costales et aux cartilages de conjugaison métaphysaires.

  • Chez l’adulte, la fixation est symétrique et maximale sur le squelette axial, notamment le rachis, avec une fixation possible aux sutures crâniennes et aux articulations renforcées.

  • Chez le sujet âgé, le contraste peut être moins bon en raison d’une insuffisance rénale et les fixations peuvent refléter des lésions arthrosiques ou dégénératives.

  • Chez le sportif, la fixation peut augmenter globalement, tandis qu’en post-partum une hyperfixation peut concerner les articulations sacro-iliaques et la symphyse pubienne.

Astuce mémo

Symétrie droite-gauche, mais fixation variable avec l’âge et les contraintes osseuses.

10. Fixations extra-osseuses et pièges

★ À maîtriser

  • Les principales fixations extra-osseuses comprennent :

    • Les glandes mammaires, notamment en cas d’allaitement bilatéral ou de tumeur asymétrique
    • Les calcifications hétérotopiques, notamment les veines thrombosées, les hématomes anciens
    • Les processus tumoraux avec composante calcique
    • Le myocarde en cas d’amylose à transthyrétine (TTR)
    • Le foie en cas de cirrhose
    • Les points d’injection et les extravasations
  • Une activité extra-osseuse peut résulter d’une injection non intraveineuse, para-veineuse ou artérielle, ou de la présence de 99mTc libre, qui se fixe notamment sur la thyroïde, la muqueuse gastrique et les glandes salivaires.

Compléments

  • Les variantes scintigraphiques physiologiques comprennent :
    • Des hyperfixations punctiformes des sutures crâniennes
    • Des hypofixations occipitales
    • Une hyperfixation cervicale antérieure liée à la lordose cervicale physiologique
    • Des calcifications du cartilage thyroïde ou cricoïde
    • Une fixation à l’insertion du muscle grand dentelé
    • Une hyperfixation de l’angle de Louis, à la jonction manubrio-sternale
    • Une hyperfixation sacro-iliaque chez le sujet jeune

11. TEP au fluorure de sodium

★ À maîtriser

  • Le 18FNa a une période physique de 110 minutes et émet des particules β+ ; leur annihilation avec un électron produit deux photons de 511 keV émis en sens opposés.

  • Après injection, 60 % du 18FNa se fixe sur l’os en 45 minutes à 1 heure et 20 % est éliminé par voie urinaire dans les 2 heures.

  • La TEP au 18FNa offre une meilleure qualité d’image et une meilleure quantification de la fixation du radiopharmaceutique, améliore la sensibilité et permet de visualiser davantage de lésions, notamment dans la recherche de métastases de cancers du sein, de la prostate et du poumon.

Compléments

  • Les clichés TEP au 18FNa sont effectués 1 heure après l’injection et la captation osseuse est deux fois plus élevée qu’avec les biphosphonates marqués au 99mTc.

  • Les inconvénients de la TEP au 18FNa sont son coût et la disponibilité des équipements.

12. Indications et cas cliniques

★ À maîtriser

  • Chez l’enfant présentant une boiterie ou une impotence fonctionnelle, l’interrogatoire, l’examen clinique, les radiographies, l’échographie et le bilan biologique contribuent au bilan, tandis que la scintigraphie aide à localiser la cause et peut montrer les anomalies plus précocement que d’autres modalités d’imagerie.

  • Après implantation d’une prothèse ou d’un matériel d’ostéosynthèse, les anomalies scintigraphiques, y compris en phase hyperhémique, peuvent persister plus de 6 mois en lien avec le remodelage post-implantation.

  • Les fractures de fatigue ou de contrainte représentent une maladie d’adaptation à des contraintes mécaniques excessives et répétées ; 10 % des blessures du sportif surviennent sur os sain et 95 % de ces fractures concernent les membres inférieurs, notamment les tibias et les métatarsiens.

Compléments

  • Chez un enfant de 6 ans fébrile, une douleur du genou gauche avec radiographie et échographie sans anomalie, syndrome inflammatoire biologique et hyperfixation métaphysaire fémorale peut correspondre à une ostéomyélite septique, avec risque d’ostéoarthrite ou d’épiphysite.

  • Chez un enfant de 8 ans présentant une boiterie d’esquive insidieuse aggravée à l’effort et une radiographie normale, l’hypofixation du noyau épiphysaire fémoral droit évoque une ostéochondrite primitive de hanche, ou maladie de Legg-Perthes-Calvé.

  • L’évolution radiologique comporte trois phases :

    • Fragmentation
    • Reconstruction
    • Remodelage
  • Chez un enfant de 2 ans après une chute de sa hauteur, une douleur du tarse gauche avec radiographie normale peut correspondre à une fracture infra-radiologique du cuboïde gauche.

  • Chez les patients âgés, les pathologies osseuses comprennent des atteintes arthrosiques ou dégénératives et des pathologies post-traumatiques souvent favorisées par l’ostéopénie et l’ostéoporose.

  • Le temps tissulaire peut aider à dater les fractures-tassements en recherchant la persistance d’une composante hyperhémique congestive.

  • En cas de douleur chez un patient porteur de matériel implanté, le bilan radiographique comparatif et évolutif recherche un descellement, mais le diagnostic précoce est difficile à distinguer des fixations physiologiques ou d’une algoneurodystrophie ; une scintigraphie aux leucocytes marqués peut rechercher une composante septique.

  • En cas de fracture de fatigue, les anomalies radiographiques peuvent être retardées de 2 semaines à 3 mois, tandis que la scintigraphie présente une sensibilité de 100 % et une spécificité de 80 %.

  • Après une douleur de l’épaule et de la main droites apparue trois semaines après une chirurgie de réparation de la coiffe des rotateurs, le tableau présenté correspond à un syndrome épaule-main en phase chaude d’algoneurodystrophie.

  • Une lésion métaphysaire tibiale avec ostéolyse hétérogène à la radiographie et syndrome de masse à l’IRM correspond au cas présenté d’ostéosarcome tibial chez une patiente de 14 ans.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Scintigraphie osseuse et rôle du manipulateur avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel type d’examen est la scintigraphie après administration d’un médicament radiopharmaceutique ?

2. Pour étudier l’évolution temporelle de l’activité après une injection, quel type d’acquisition permet de produire une courbe d’activité en fonction du temps ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Scintigraphie osseuse et rôle du manipulateur avec 10 flashcards interactives.

Qu’est-ce que la scintigraphie ?

Un examen d’imagerie fonctionnelle après administration d’un médicament radiopharmaceutique.

Quelles structures caractérisent l’os spongieux ?

Il est trabéculaire et ses lacunes contiennent de la moelle rouge hématopoïétique.

De quoi dépend le médicament radiopharmaceutique injecté ?

De l’examen réalisé.

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