Fiche de révision : Révisions de pharmacologie et traitements

Plan du Cours

  1. Notions générales de pharmacologie
  2. Maladie de Parkinson et traitements
  3. Traitements et conseils sur l’asthme
  4. Traitements gastro-entérologiques
  5. Diarrhée et laxatifs
  6. Antipsychotiques et neuroleptiques
  7. Traitements et effets du cancer

1. Notions générales de pharmacologie

Notions clés & Définitions

  • Dénomination commune internationale : La dénomination commune internationale (DCI) est une appellation non commerciale comportant le nom scientifique du principe actif, définie par l’OMS.
  • Effet antagoniste : Un effet antagoniste est l’effet d’un deuxième médicament qui s’oppose à l’activité du premier médicament associé.

★ À maîtriser

📌 Le dosage désigne la quantité de principe actif, tandis que la posologie précise les doses et le rythme d’administration du médicament.

  • La règle des 5B consiste à vérifier :

    • le bon patient
    • le bon moment
    • la bonne voie
    • la bonne dose
    • le bon médicament
  • La classification des antalgiques de l’OMS comprend : le palier I pour les douleurs faibles à modérées, le palier II pour les douleurs modérées à sévères, le palier III pour les douleurs sévères à rebelles

📌 Un régime riche en vitamine K diminue l’efficacité des AVK, abaisse l’INR et augmente le risque de thrombose ; il n’a pas d’incidence sur les anticoagulants oraux directs.

Compléments

  • Les quatre types d’ordonnance sont :

    • l’ordonnance simple
    • l’ordonnance sécurisée
    • l’ordonnance bizone
    • l’ordonnance de médicaments d’exception
  • Les antalgiques cités par palier sont :

    • palier I : ibuprofène, aspirine et Dafalgan
    • palier II : Lamaline, Efferalgan codéiné et Ixprim
    • palier III : morphine, oxycodone et fentanyl
  • La naloxone (Narcan®) est l’antidote de la morphine.

  • Ces médicaments et leurs familles sont :

    • Xarelto® (rivaroxaban) : anticoagulant oral direct (AOD)
    • Previscan® (fluindione) : anti-vitamine K (AVK)
    • Lovenox® (énoxaparine) : héparine de bas poids moléculaire (HBPM)
    • Kardegic® (acide acétylsalicylique) : antiagrégant plaquettaire
    • Actilyse® (altéplase) : thrombolytique
  • La protamine est l’antidote de l’héparine.

  • Un dérivé nitré en spray est indiqué lors d’une crise d’angor.

  • La rifampicine peut provoquer une coloration orangée des sécrétions.

2. Maladie de Parkinson et traitements

Notions clés & Définitions

  • Effet ON-OFF : L’effet ON-OFF correspond à une période où le médicament fonctionne (ON), suivie de la réapparition brutale des symptômes de la maladie (OFF).

★ À maîtriser

  • La triade des symptômes moteurs de la maladie de Parkinson comprend l’akinésie, l’hypertonie et les tremblements au repos.

  • Les actions attendues des antiparkinsoniens sont : améliorer les symptômes, améliorer le vécu de la maladie pour le patient et ses proches, maintenir le patient à domicile, prévenir les complications liées aux traitements

  • Les familles et exemples cités sont :

    • dopaminergiques : L-Dopa (Modopar®), antagonistes dopaminergiques (Parlodel®) et amantadine (Apokinon®)
    • anticholinergiques : Lepticur®
    • IMAO-B : Deprényl®
    • ICOMT : Contan®

📌 La lévodopa ne doit pas être prise seule : elle est associée à un inhibiteur de la dopa décarboxylase afin d’augmenter la quantité de L-Dopa assimilée au niveau central et de diminuer les effets secondaires et la posologie.

Compléments

  • Les signes non moteurs associés comprennent :

    • les troubles du sommeil
    • la dépression
    • les troubles digestifs
    • les douleurs
    • la fatigue
    • les troubles de l’équilibre
  • Un syndrome parkinsonien iatrogène peut être provoqué par des neuroleptiques comme l’halopéridol (Haldol®) et par des antinauséeux comme le métoclopramide (Priperan®), la métopimazine (Vogalen®) ou l’alimémazine (Théralène®).

  • Les effets secondaires principaux cités sont : les troubles digestifs, l’hypotension, les hallucinations, la somnolence, les troubles graves du comportement, comme l’addiction aux jeux d’argent ou les achats compulsifs, l’effet ON-OFF, l’effet lune de miel

  • Les conseils aux patients comprennent : respecter l’observance et les horaires de prise à l’aide d’un pilulier, tenir un carnet d’autoévaluation des symptômes parkinsoniens, maintenir les habitudes de vie, la vie sociale et les activités physiques, expliquer les complications liées à la maladie, ne jamais arrêter le traitement brutalement

  • Les anticholinergiques peuvent provoquer une sécheresse de la bouche, et l’association L-Dopa–inhibiteur de la dopa décarboxylase peut perdre en efficacité avec le temps, ce qui marque la fin de la période de bonne réponse appelée lune de miel.

3. Traitements et conseils sur l’asthme

★ À maîtriser

  • Le traitement de fond de l’asthme vise à diminuer la fréquence et l’intensité des crises et à maîtriser l’asthme.

  • 🔄 Pour utiliser l’aérosol doseur : agiter l’aérosol et faire une dose à vide s’il est neuf ou inutilisé depuis un moment, expirer pour vider les poumons, appuyer en synchronisant l’action avec l’inspiration, inspirer le produit au maximum de ses capacités, bloquer la respiration pendant 10 secondes, relâcher puis se rincer la bouche

📌 Le recours à l’aérosol doseur Ventoline® plusieurs fois par jour pendant plusieurs semaines peut indiquer un asthme partiellement maîtrisé, notamment si le traitement de secours est utilisé plus de deux fois par semaine ; il faut vérifier l’observance médicamenteuse et non médicamenteuse et rechercher des réveils nocturnes ou une limitation des activités physiques.

Compléments

  • Les mesures non médicamenteuses citées sont : limiter le contact avec les allergènes, limiter le tabagisme et l’exposition au tabac, aérer la maison chaque jour, gérer l’anxiété et la dépression, éviter les traitements susceptibles de déclencher une crise, comme les AINS, s’échauffer avant le sport

  • Pour utiliser un système d’inhalation, le patient doit s’asseoir, respirer lentement en prenant une dose en 5 à 10 respirations, se rincer la bouche après le traitement, puis rincer le dispositif à l’eau et le sécher à l’air libre ; une fois par semaine, il doit le laisser tremper 15 minutes dans de l’eau chaude avec du liquide vaisselle.

4. Traitements gastro-entérologiques

★ À maîtriser

  • Les objectifs des médicaments antiulcéreux sont :
    • diminuer les sécrétions acides de l’estomac
    • protéger la muqueuse gastrique
    • éradiquer Helicobacter pylori

📌 Les topiques antiacides sont principalement indiqués contre les douleurs œso-gastro-duodénales, tandis que les pansements gastriques sont principalement indiqués dans le traitement symptomatique du reflux gastro-œsophagien.

Compléments

  • Les classes de médicaments citées sont :

    • les antihistaminiques
    • les inhibiteurs de la pompe à protons
    • les topiques antiulcéreux
  • Les antiacides sont indiqués dans le traitement curatif et préventif de l’ulcère gastroduodénal ou du reflux gastro-œsophagien.

  • Les antiémétiques sont indiqués dans le traitement symptomatique des nausées et des vomissements, y compris ceux induits par la chimiothérapie.

  • En milieu acide, les topiques ulcéreux forment une pâte visqueuse qui favorise la cicatrisation des lésions ulcéreuses ; leur principal effet secondaire est la constipation et ils doivent être pris à distance des repas, 30 minutes avant ou 2 heures après.

  • Les conseils cités en cas de reflux gastro-œsophagien sont : fractionner les repas, manger lentement en mastiquant, rester assis pendant les repas, faire la sieste en position demi-assise, attendre 3 heures après le repas du soir avant de se coucher, identifier les aliments déclenchant les brûlures, notamment les aliments gras, acides, épicés ou irritants

5. Diarrhée et laxatifs

★ À maîtriser

  • La réhydratation par des boissons sucrées riches en sodium et en potassium est le traitement principal de la diarrhée et compense les pertes d’eau et de minéraux.

📌 Le lopéramide est contre-indiqué lorsque la diarrhée est due à une entérobactérie invasive, car la stase intestinale peut favoriser la diffusion bactérienne.

  • Les cinq familles de laxatifs sont :
    • Les laxatifs de lest, comme le psyllium
    • Les lubrifiants, comme l’huile de paraffine
    • Les osmotiques, comme le lactulose
    • Les stimulants, comme le Dulcolax®
    • Les laxatifs par voie rectale, comme les suppositoires à la glycérine ou les lavements au sorbitol (Microlax®)

Compléments

📌 Le Gaviscon®, pansement gastrique, est administré après les repas, en respectant si possible un intervalle de deux heures avec la prise d’autres médicaments.

  • Le Zophren® est présenté comme plus puissant que la dompéridone contre les nausées et les vomissements, et comme un médicament d’exception coûteux.

  • Les conseils associés au reflux gastro-œsophagien comprennent :

    • Éviter les graisses
    • Prévenir la constipation
    • Éviter les vêtements serrés
    • Arrêter le tabac

6. Antipsychotiques et neuroleptiques

Notions clés & Définitions

  • Syndrome malin des neuroleptiques : Trouble rare de la thermorégulation pouvant survenir quelques jours après la prise d’un neuroleptique et entraîner la mort par hyperthermie.

★ À maîtriser

📌 Les antipsychotiques typiques de première génération, ou neuroleptiques, sont associés à des signes extrapyramidaux, tandis que les antipsychotiques atypiques de deuxième génération en présentent généralement moins, mais peuvent aussi en provoquer.

  • Les effets indésirables des neuroleptiques comprennent :

    • Les signes extrapyramidaux
    • L’hypotension orthostatique
    • La sédation
    • La xérostomie
    • La constipation
  • Les antipsychotiques sont indiqués chez les patients déconnectés de la réalité, notamment dans les troubles bipolaires, la schizophrénie et les états maniacodépressifs.

  • Les signes cliniques du syndrome malin des neuroleptiques comprennent :

    • Une hyperthermie inexpliquée supérieure à 40 °C
    • Une déshydratation
    • Une tachycardie
    • Une hypotension
    • Des sueurs
    • Une pâleur
    • Un trouble de la vigilance

Compléments

  • Les actions des neuroleptiques sont :

    • Sédative
    • Désinhibitrice
    • Polyvalente
  • Les neuroleptiques à action prolongée retard évitent une prise quotidienne, favorisent l’observance et diminuent la dose mensuelle, mais le traitement en cours ne peut pas être suspendu et les signes extrapyramidaux sont plus nombreux.

  • Les antipsychotiques atypiques de deuxième génération sont efficaces sur les troubles positifs, tels que les hallucinations et les délires, et plus efficaces sur les troubles négatifs, tels que l’apathie et le retrait social.

  • Le clozapine (Leponex®) est utilisé lorsque le patient résiste aux autres traitements et peut provoquer une neutropénie.

  • Le dropéridol (Droleptan®) peut être utilisé comme antiémétique associé à la morphine en postopératoire.

  • Les antipsychotiques atypiques de deuxième génération cités sont :

    • L’aripiprazole (Abilify®)
    • La rispéridone (Risperdal®)
    • La palipéridone (Xeplion LP®)
    • L’olanzapine (Zyprexa®)
    • La quétiapine (Xeroquel®)
  • Le divalproate de sodium (Depakote®) est indiqué dans l’épisode maniaque en cas d’intolérance au lithium et est tératogène.

  • La lithémie sous lithium doit être comprise entre 0,4 mmol/L et 0,8 mmol/L.

Astuce mémo

Typiques : signes extrapyramidaux ; atypiques : pas de signes extrapyramidaux.

7. Traitements et effets du cancer

★ À maîtriser

  • Les traitements du cancer cités sont :

    • La chirurgie
    • La radiothérapie
    • La chimiothérapie
    • L’immunothérapie
    • L’hormonothérapie
  • La chimiothérapie peut être :

    • Curative
    • Palliative
    • Adjuvante
    • Néoadjuvante

📌 Un traitement cytotoxique tue la cellule, tandis qu’un traitement cytostatique bloque sa multiplication.

  • Les effets indésirables des traitements du cancer cités sont la cardiotoxicité, la tératogénicité, les infections, les nausées et vomissements, la myélotoxicité, l’alopécie, la diarrhée, la neurotoxicité périphérique ou centrale, la stérilité, la toxicité cutanée, les seconds cancers et la toxicité rénale.

Compléments

  • Les immunomodulateurs constituent une approche du cancer qui vise à aider le système immunitaire à détruire les cellules tumorales plutôt qu’à les attaquer directement.

📌 Pour prévenir les nausées et vomissements associés à une chimiothérapie anticancéreuse, l’aprépitant (Emend®), antagoniste des récepteurs NK1 de la substance P, doit être associé au Zophren® et à un corticoïde tel que la méthylprednisolone (Solumedrol®).

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Révisions de pharmacologie et traitements avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Un patient traité par AVK adopte une alimentation riche en vitamine K. Parmi les propositions concernant ces notions pharmacologiques, lesquelles sont exactes ?

2. Une personne présente lenteur des mouvements, rigidité musculaire et tremblements au repos. Concernant la maladie de Parkinson et ses traitements :

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Révisions de pharmacologie et traitements avec 10 flashcards interactives.

Que désigne le dosage d’un médicament ?

La quantité de principe actif.

Que désigne la dénomination commune internationale (DCI) ?

Une appellation non commerciale comportant le nom scientifique du principe actif, définie par l’OMS.

Quels sont les trois symptômes moteurs de la maladie de Parkinson ?

L’akinésie, l’hypertonie et les tremblements au repos.

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