★ À maîtriser
📌 Dans le diabète de type 1, l’insuline est indispensable dès le diagnostic et à vie, et l’insuline basale ne doit jamais être interrompue sans avis médical.
📌 Le diabète de type 1 associe souvent un début rapide, une carence absolue en insuline et des cétones fréquentes, tandis que le type 2 évolue souvent insidieusement avec insulinorésistance et déficit progressif, parfois associés au surpoids et à l’âge.
Compléments
Chez l’adulte non diabétique, la glycémie à jeun usuelle est d’environ 0,70 à 1,10 g/L, soit 3,9 à 6,1 mmol/L.
À jeun, le glucagon stimule la glycogénolyse et la néoglucogenèse hépatiques afin de maintenir le glucose disponible pour le sang, le cerveau et les tissus.
Le diabète de type 1 peut provoquer polyurie, polydipsie, amaigrissement et fatigue, et l’acidocétose peut le révéler.
Insuline après le repas, glucagon à jeun
★ À maîtriser
📌 Le diabète est diagnostiqué si la glycémie à jeun atteint 1,26 g/L (7,0 mmol/L), si la glycémie à 2 heures d’une HGPO atteint 2,00 g/L (11,1 mmol/L), si une glycémie aléatoire atteint 2,00 g/L avec symptômes classiques, ou si l’HbA1c atteint 6,5 % avec une méthode standardisée. - ADA 2026 ; recommandations françaises usuelles
📌 En l’absence de symptômes francs, un second résultat anormal doit confirmer le diagnostic de diabète.
Compléments
En France, la glycémie veineuse reste la référence diagnostique courante, tandis qu’un résultat capillaire anormal oriente mais ne remplace pas toujours la confirmation veineuse.
L’HbA1c peut être faussée par certaines anémies, les hémoglobinopathies, la grossesse ou une transfusion.
Les facteurs de risque et marqueurs cités comprennent l’âge supérieur à 45 ans, un IMC supérieur à 28 kg/m², une pression artérielle supérieure à 140/90, une glycémie à jeun de 1,10 à 1,25 g/L, un HDL-cholestérol inférieur à 0,35 g/L, des triglycérides supérieurs à 2,0 g/L, la sédentarité, un antécédent familial au premier degré, un diabète gestationnel, une origine à risque, la précarité et le tabagisme. - Ministère chargé de la Santé
Le dépistage des personnes à risque, même asymptomatiques, consiste à identifier les facteurs de risque, tester par glycémie veineuse avec éventuellement HbA1c ou HGPO selon le contexte, puis confirmer le résultat et rechercher des complications.
Le rôle infirmier dans le dépistage comprend le repérage des facteurs de risque, la vérification des conditions de prélèvement, la traçabilité des résultats, l’orientation et la participation à l’éducation préventive.
★ À maîtriser
📌 Une hypoglycémie correspond à une glycémie inférieure à 0,70 g/L et peut provoquer sueurs, tremblements, faim ou confusion ; elle doit être traitée sans délai si le patient est conscient. - ADA 2026 ; Consensus crises hyperglycémiques 2024
L’acidocétose associe cétones et acidose, avec notamment nausées, douleurs, polypnée et haleine fruitée ; sa prise en charge urgente comprend fluides, insuline et potassium.
L’état hyperosmolaire associe une hyperglycémie majeure à une déshydratation et à des troubles neurologiques ; c’est une urgence vitale souvent liée au diabète de type 2.
Les complications microvasculaires concernent :
📌 La prévention du pied diabétique repose sur l’inspection quotidienne, le soin de la peau et des espaces interdigitaux, le chaussage adapté et l’absence de marche pieds nus ; une plaie, une rougeur, une chaleur ou une nécrose nécessite un avis rapide.
Compléments
Les éléments de réponse à une complication aiguë comprennent :
La surveillance des complications comprend le fond d’œil ou la rétinographie, le DFG et l’albuminurie, ainsi que le repérage de la douleur, de la perte de sensibilité et de la dysautonomie.
Le contrôle glycémique, tensionnel et lipidique, associé au dépistage régulier, constitue le levier commun contre les complications microvasculaires.
Le risque macrovasculaire concerne notamment l’infarctus, l’AVC et l’artériopathie ; son évaluation porte sur la pression artérielle, les lipides, le tabac et la fonction rénale.
★ À maîtriser
📌 L’efficacité, la tolérance et l’adhésion au traitement sont réévaluées à 3–6 mois, ou plus tôt en cas d’hyperglycémie symptomatique, d’hypoglycémie ou d’intolérance.
Un objectif fréquent d’HbA1c chez de nombreux adultes est d’environ 7 %, mais il doit être individualisé selon l’âge, la durée du diabète, la grossesse, les comorbidités, l’autonomie et le risque d’hypoglycémie. - ADA 2026 ; HAS 2024
Les cibles et classes présentées sont :
Compléments
Les objectifs glycémiques cités sont de 0,80–1,30 g/L avant les repas, de moins de 1,80 g/L au pic postprandial, de moins de 0,70 g/L pour l’hypoglycémie et de moins de 0,54 g/L pour l’hypoglycémie significative.
L’insuline remplace directement le déficit hormonal.
Mesures de vie → monothérapie → associations → insulinothérapie
★ À maîtriser
📌 La metformine est contre-indiquée si le DFG est inférieur à 30 mL/min/1,73 m² ou en cas d’hypoxie ou d’affection aiguë sévère ; le produit iodé, l’anesthésie et l’alcool imposent de suivre le RCP ou le protocole.
📌 L’association d’un sulfamide avec le miconazole et celle du répaglinide avec le gemfibrozil sont contre-indiquées.
Compléments
La metformine est fréquemment utilisée en première intention si elle est adaptée et tolérée, avec augmentation progressive et 2 à 3 prises par jour avec les repas selon prescription.
La metformine peut provoquer des effets digestifs, un goût métallique et une baisse de vitamine B12 ; l’acidose lactique est très rare mais grave.
Pour la metformine, le rôle infirmier comprend la vérification du DFG, de l’hydratation et de la tolérance digestive, ainsi que le signalement d’un produit iodé, d’une anesthésie ou d’une maladie aiguë avant administration.
Les sulfamides comprennent notamment le gliclazide et le glimepiride, tandis que le répaglinide est un glinide.
Les sulfamides se prennent moins de 30 minutes avant le repas et le répaglinide moins de 15 minutes avant le repas ; la conduite à tenir si un repas est sauté dépend de la prescription ou du protocole.
📌 Les sulfamides et les glinides exposent à une hypoglycémie parfois prolongée et à une prise de poids ; le risque d’hypoglycémie augmente notamment avec l’âge, un DFG bas, des apports réduits, l’activité ou l’alcool.
★ À maîtriser
Les inhibiteurs DPP-4 prolongent l’action des GLP-1 et GIP endogènes, augmentant l’insuline et diminuant le glucagon de façon glucose-dépendante.
Les agonistes GLP-1 et le tirzépatide augmentent l’insuline et diminuent le glucagon de façon glucose-dépendante, ralentissent la vidange gastrique et augmentent la satiété.
Les inhibiteurs SGLT2 bloquent la réabsorption rénale du glucose, entraînant glycosurie et natriurèse indépendamment de l’insuline.
📌 Les inhibiteurs SGLT2 peuvent provoquer infections génito-urinaires, polyurie, déshydratation ou hypotension, et exposent à une acidocétose parfois présente malgré une glycémie peu élevée.
📌 En cas de chirurgie, de jeûne ou de maladie aiguë, l’inhibiteur de SGLT2 doit être suspendu selon le protocole applicable.
Compléments
Les inhibiteurs DPP-4 cités sont :
Les inhibiteurs DPP-4 sont généralement administrés par voie orale, souvent une fois par jour ; leur effet sur le poids est neutre, leur risque d’hypoglycémie est faible seuls et leur efficacité est modérée.
📌 La dose des inhibiteurs DPP-4 doit être adaptée à la fonction rénale sauf pour la linagliptine ; la saxagliptine présente des interactions CYP3A4 et appelle à la prudence en cas d’insuffisance cardiaque.
Les molécules citées sont :
Les agonistes GLP-1 s’administrent par injection sous-cutanée quotidienne ou hebdomadaire selon la spécialité, avec un horaire ou un jour régulier, et peuvent fortement réduire l’HbA1c et le poids.
📌 Les agonistes GLP-1 peuvent provoquer nausées, vomissements, diarrhée, déshydratation, lithiase biliaire et rarement pancréatite ; la prudence s’impose en cas de gastroparésie et le ralentissement gastrique peut modifier l’absorption orale.
Les inhibiteurs SGLT2 cités sont :
Les inhibiteurs SGLT2 apportent une protection cardiaque et rénale dans certains profils, y compris au-delà de la baisse de l’HbA1c.
📌 L’utilisation des inhibiteurs SGLT2 dépend de la fonction rénale selon l’indication et le RCP.
★ À maîtriser
📌 Une hypoglycémie survenant sous acarbose doit être traitée par du glucose et non par du saccharose.
📌 Avant d’administrer une association fixe, il faut identifier chaque DCI et chaque dose, puis vérifier le DFG et les prises pour prévenir les doublons et surveiller les risques cumulés.
Compléments
L’acarbose peut provoquer des flatulences et de la diarrhée et est contre-indiqué en cas de maladie intestinale sévère.
Une association fixe contient deux DCI dans un comprimé ; des exemples associent la metformine à un inhibiteur de DPP-4 ou de SGLT2.
★ À maîtriser
Dans le diabète de type 1, l’insuline est toujours nécessaire comme traitement de remplacement vital.
Dans le diabète de type 2, l’insulinothérapie peut être indiquée en cas de symptômes avec catabolisme, amaigrissement ou cétones, d’hyperglycémie majeure, de situation aiguë ou d’échec ou d’intolérance à la stratégie thérapeutique optimale.
Compléments
L’insuline ultra-rapide faster aspart ou lispro-aabc débute en 2 à 5 minutes et dure environ 3 à 5 heures.
L’insuline rapide analogue aspart, lispro ou glulisine débute en 10 à 20 minutes et dure environ 3 à 5 heures.
L’insuline rapide humaine soluble débute en 30 à 60 minutes et dure environ 5 à 8 heures.
L’insuline intermédiaire NPH débute en 1 à 2 heures et dure environ 12 à 18 heures.
La glargine U100 débute en 1 à 2 heures et dure environ 24 heures.
L’insuline ultra-longue dégludec débute en environ 1 heure et dure plus de 42 heures.
📌 Les profils d’action varient selon la spécialité, la dose, le site et le patient ; il faut toujours consulter le RCP.
★ À maîtriser
📌 Avec une seringue et un flacon U-100, il faut vérifier la concentration et la graduation afin d’éviter les erreurs d’unité.
Compléments
Le stylo délivre l’insuline depuis une cartouche ou un dispositif prérempli ; il faut utiliser une aiguille neuve et amorcer selon la notice.
La pompe délivre une perfusion sous-cutanée continue avec un basal programmable et des bolus ; une panne peut entraîner rapidement une cétose.
📌 La voie intraveineuse de l’insuline est réservée à l’hôpital et à des protocoles spécifiques, tandis que la voie intramusculaire n’est pas la voie habituelle.
Vérifier → préparer → injecter → maintenir
★ À maîtriser
📌 Avant ouverture, l’insuline se conserve entre 2 et 8 °C au réfrigérateur et ne doit jamais être congelée.
📌 En cas de trouble de conscience, ne rien donner par la bouche ; mettre la personne en position de sécurité, appeler en urgence et administrer du glucagon selon prescription ou protocole.
Compléments
📌 En cours d’utilisation, l’insuline se conserve souvent à température ambiante protégée, mais la durée dépend de la spécialité et doit être vérifiée dans la notice ou le RCP.
📌 Toute insuline gelée, surchauffée ou d’aspect anormal doit être jetée ; il faut noter la date de première utilisation et protéger le produit du soleil et des sources de chaleur.
Conscient : glucose par voie orale ; conscience altérée : rien par la bouche
★ À maîtriser
Compléments
L’éducation thérapeutique porte sur : la reconnaissance de l’hypoglycémie et de l’hyperglycémie, l’autosurveillance, les repas et l’activité, l’observance, les sick-day rules, les produits iodés ou la chirurgie, les situations justifiant un appel
Lors de nausées, vomissements, douleurs abdominales et respiration rapide sous inhibiteur de SGLT2, une acidocétose euglycémique est possible même si la glycémie est peu élevée, car la glycosurie peut limiter son augmentation sans empêcher la cétogenèse.
Avant → pendant → après : vérifier, administrer, surveiller et transmettre
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1. Après un repas, quelle action de l’insuline contribue à la fois à utiliser et à stocker le glucose tout en limitant la production de cétones ?
2. Chez une personne atteinte de diabète de type 2, l’insulinorésistance entraîne d’abord une hausse de la sécrétion d’insuline, puis apparaît une hyperglycémie persistante. Quelle évolution explique le mieux cette succession ?
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Quel effet l’insuline exerce-t-elle après un repas sur le métabolisme du glucose et des lipides ?
Elle favorise l’utilisation et le stockage du glucose, et inhibe la lipolyse et la cétogenèse.
Selon l’ADA 2026 et les recommandations françaises usuelles, quels seuils diagnostiquent le diabète ?
Glycémie à jeun ≥ 1,26 g/L, glycémie à 2 heures d’une HGPO ≥ 2,00 g/L, glycémie aléatoire ≥ 2,00 g/L avec symptômes classiques, ou HbA1c ≥ 6,5 % standardisée.
Sans symptômes francs, quelle confirmation faut-il pour diagnostiquer le diabète ?
Un second résultat anormal.
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