QCM : Scintigraphies spécialisées et indications — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation la scintigraphie osseuse est-elle particulièrement indiquée malgré des radiographies normales ?

Lors de douleurs musculosquelettiques subaiguës ou chroniques inexpliquées
Lors d’une fracture ancienne déjà consolidée et asymptomatique
Lors d’une douleur aiguë expliquée par une radiographie anormale
Lors d’une anomalie cutanée sans symptôme musculosquelettique associé

Lors de douleurs musculosquelettiques subaiguës ou chroniques inexpliquées

Explication

La scintigraphie osseuse explore notamment les douleurs subaiguës ou chroniques inexpliquées lorsque l’examen clinique ne permet pas de diagnostic et que les radiographies sont normales. Une radiographie normale n’exclut donc pas l’indication, contrairement à l’absence de symptôme musculosquelettique.

2. Quel groupe de cancers solides fait partie des tumeurs recherchées par scintigraphie osseuse en oncologie ?

Sein, prostate, poumon et rein
Foie, estomac, cerveau et mélanome
Ovaire, larynx, peau et œsophage
Côlon, thyroïde, pancréas et vessie

Sein, prostate, poumon et rein

Explication

La scintigraphie osseuse recherche notamment les localisations osseuses des cancers du sein, de la prostate, du poumon et du rein, qui sont ostéophiles. Ces cancers métastatiques doivent être distingués des tumeurs primitives prenant naissance dans l’os.

3. Avant quelle décision thérapeutique la scintigraphie osseuse peut-elle évaluer le remodelage des métastases ostéo-médullaires hyperalgiques ?

Avant une chirurgie de la cataracte
Avant une radiothérapie cérébrale externe
Avant une radiothérapie vectorisée
Avant une antibiothérapie prolongée

Avant une radiothérapie vectorisée

Explication

L’examen peut évaluer le remodelage osseux avant une radiothérapie vectorisée de métastases ostéo-médullaires hyperalgiques. Une radiothérapie cérébrale externe ne correspond pas à l’indication métabolique décrite ici.

4. Comment est déterminée approximativement la dose du produit utilisé pour une scintigraphie osseuse ?

Selon la fréquence cardiaque, à environ 1 MBq par battement
Selon l’âge, à environ 5 MBq par année
Selon le poids, à environ 11,5 MBq par kilogramme
Selon la taille, à environ 20 MBq par centimètre

Selon le poids, à environ 11,5 MBq par kilogramme

Explication

La dose est pondéro-dépendante et vaut environ 11,5 MBq par kilogramme, avec des abaques spécifiques pour l’enfant. L’âge, la taille ou la fréquence cardiaque ne constituent pas le critère de calcul indiqué.

5. Quelle situation constitue une contre-indication à la scintigraphie osseuse ?

Une anomalie radiologique déjà connue
Une douleur osseuse chronique localisée
Une grossesse ou un allaitement en cours
Une radiographie osseuse récemment réalisée

Une grossesse ou un allaitement en cours

Explication

La grossesse et l’allaitement sont des contre-indications à la scintigraphie osseuse. Une douleur chronique, une anomalie radiologique ou une radiographie récente peuvent au contraire faire partie du contexte d’exploration.

6. Quelle séquence décrit correctement les acquisitions d’une scintigraphie osseuse ?

Balayage initial, tomographie dynamique, puis image statique immédiate
Statique précoce, dynamique tardive, puis radiographie conventionnelle
Dynamique précoce, statique intermédiaire, puis balayage ou tomographie
Tomographie d’abord, injection ensuite, puis acquisitions dynamiques tardives

Dynamique précoce, statique intermédiaire, puis balayage ou tomographie

Explication

Les clichés dynamiques sont réalisés lors de l’arrivée du produit, vers 0 à 50 secondes, puis viennent les clichés statiques vers 3 à 20 minutes et, selon le protocole, le balayage ou la tomographie. Les acquisitions statiques, de balayage ou tomographiques dépendent du temps choisi, tandis que les images dynamiques sont précoces.

7. Dans quel contexte la scintigraphie pulmonaire est-elle réalisée en urgence ?

Pour mesurer la fonction pulmonaire après une résection ancienne
Pour évaluer un shunt avant le bilan d’une malformation
Pour rechercher une embolie pulmonaire
Pour préparer la chirurgie d’un emphysème stable

Pour rechercher une embolie pulmonaire

Explication

La recherche d’une embolie pulmonaire constitue l’indication urgente de la scintigraphie pulmonaire. Le bilan préopératoire de l’emphysème ou d’un cancer et la recherche d’un shunt relèvent d’autres contextes, sans être présentés comme des urgences.

8. Quelle succession correspond à la ventilation pulmonaire en scintigraphie ?

Administration d’un produit intraveineux, image unique, puis radiographie thoracique
Injection d’un traceur, images de perfusion, puis administration de gaz marqués
Préparation du traceur osseux, acquisition dynamique, puis tomographie abdominale
Préparation des gaz, simulation, image au krypton, puis ventilation au technétium 99m

Préparation des gaz, simulation, image au krypton, puis ventilation au technétium 99m

Explication

La ventilation comprend la préparation des gaz et la simulation, une ventilation avec image au krypton, puis une ventilation post-image au technétium 99m avec incidences multiples. La perfusion repose au contraire sur une injection, ce qui correspond à un autre processus.

9. Quelle structure est obstruée lors d’une embolie pulmonaire ?

Une artère coronaire ou l’une de ses branches
Une veine profonde de la jambe
Une artère pulmonaire ou l’une de ses branches
Une bronche principale ou l’une de ses divisions

Une artère pulmonaire ou l’une de ses branches

Explication

L’embolie pulmonaire correspond à l’obstruction, plus ou moins complète, d’une artère pulmonaire ou d’une de ses branches. La thrombose veineuse profonde de la jambe constitue généralement le point de formation du caillot, mais elle n’est pas le siège de l’obstruction finale.

10. Quel trajet décrit le mieux le déplacement habituel d’un caillot responsable d’une embolie pulmonaire ?

Il se forme dans une bronche, rejoint la circulation, puis atteint une veine profonde.
Il se forme dans le cœur, passe par une veine, puis obstrue une artère de la jambe.
Il part d’une veine profonde de la jambe, passe par le cœur, puis atteint une artère pulmonaire.
Il part d’une artère pulmonaire, traverse le cœur, puis gagne une veine profonde de la jambe.

Il part d’une veine profonde de la jambe, passe par le cœur, puis atteint une artère pulmonaire.

Explication

Dans la majorité des cas, le caillot se forme dans une veine profonde de la jambe, migre dans le sang, atteint d’abord le cœur, puis obstrue une branche de l’artère pulmonaire. La confusion fréquente consiste à placer la formation du caillot dans l’artère pulmonaire plutôt que dans une veine profonde.

11. Quelle affirmation décrit correctement le pronostic d’une embolie pulmonaire prise en charge à temps ?

Elle ne constitue pas une urgence, car le traitement peut être différé sans conséquence importante.
Elle peut être mortelle sans traitement, mais son traitement précoce réduit généralement le risque vital.
Elle met en danger la vie du patient dès qu’elle est diagnostiquée, même après un traitement efficace.
Elle reste généralement mortelle malgré un diagnostic rapide et une prise en charge adaptée.

Elle peut être mortelle sans traitement, mais son traitement précoce réduit généralement le risque vital.

Explication

L’embolie pulmonaire est une urgence potentiellement mortelle, mais son diagnostic et son traitement précoces ne mettent généralement pas la vie du patient en danger. L’idée qu’elle reste fatalement mortelle malgré une prise en charge rapide est donc erronée.

12. Laquelle de ces propositions correspond à une indication de la scintigraphie thyroïdienne plutôt qu’à une caractéristique fonctionnelle étudiée ?

La mesure de la captation de l’iode
L’étude de l’organification de l’iode
L’exploration d’un nodule thyroïdien
L’évaluation de l’activité fonctionnelle thyroïdienne

L’exploration d’un nodule thyroïdien

Explication

L’exploration d’un nodule fait partie des indications de la scintigraphie thyroïdienne, au même titre que le bilan d’une hyperthyroïdie ou la recherche d’une ectopie. La captation et l’organification décrivent plutôt des aspects fonctionnels étudiés par l’examen.

13. Chez un patient dont la scintigraphie thyroïdienne risque d’être blanche, quel élément récent doit être recherché en priorité ?

La consommation régulière d’aliments naturellement pauvres en iode
La réalisation d’une radiographie sans injection de contraste
L’augmentation récente de l’activité physique quotidienne
La prise d’un médicament ou produit contenant de l’iode

La prise d’un médicament ou produit contenant de l’iode

Explication

Une scintigraphie thyroïdienne blanche peut être favorisée par la prise récente d’hormones thyroïdiennes, d’antithyroïdiens, de médicaments iodés, de Cordarone ou d’un produit de contraste iodé. Une radiographie sans injection ne correspond pas à cette exposition iodée susceptible d’interférer avec l’examen.

14. Quel protocole correspond à l’utilisation de l’iode 123 en scintigraphie thyroïdienne ?

Une injection de 20 à 80 MBq, suivie d’une image après 20 à 60 minutes
Une injection de 5 à 15 MBq, suivie d’une image après 20 à 60 minutes
Une injection de 20 à 80 MBq, suivie d’une image après 2 à 3 heures
Une injection de 5 à 15 MBq, suivie d’une image après 2 à 3 heures

Une injection de 5 à 15 MBq, suivie d’une image après 2 à 3 heures

Explication

L’iode 123 est injecté à une activité comprise entre 5 et 15 MBq, puis l’image est réalisée 2 à 3 heures après l’injection intraveineuse lente. Le protocole associant 20 à 80 MBq et une acquisition précoce correspond au technétium 99m.

15. Quel protocole et quelles caractéristiques correspondent au technétium 99m utilisé pour la scintigraphie thyroïdienne ?

20 à 80 MBq, image après 2 à 3 heures, énergie de 159 keV et période de 13 heures
20 à 80 MBq, image après 20 minutes à 1 heure, énergie de 140 keV et période de 6 heures
5 à 15 MBq, image après 20 minutes à 1 heure, énergie de 140 keV et période de 6 heures
5 à 15 MBq, image après 2 à 3 heures, énergie de 159 keV et période de 13 heures

20 à 80 MBq, image après 20 minutes à 1 heure, énergie de 140 keV et période de 6 heures

Explication

Le technétium 99m est administré entre 20 et 80 MBq et l’image est acquise entre 20 minutes et 1 heure après l’injection. Il possède une énergie de 140 keV et une période physique de 6 heures, contrairement à l’iode 123.

16. Lequel de ces cancers ou de ces tumeurs fait partie des indications thérapeutiques de la scintigraphie neuroendocrine ?

L’adénocarcinome rénal localisé
Le cancer bronchique à petites cellules non documenté
Le carcinome épidermoïde cutané
Le cancer médullaire de la thyroïde

Le cancer médullaire de la thyroïde

Explication

Le cancer médullaire de la thyroïde fait partie des indications thérapeutiques, avec les phéochromocytomes, les neuroblastomes et certaines tumeurs neuroendocrines digestives de l’intestin moyen. Les autres propositions ne figurent pas dans cette liste d’indications.

17. Pour l’iode 131 administré sous forme de gélule, quelle responsabilité revient au manipulateur, avec l’exception signalée pour l’iode 131-MIBG ?

Réaliser une image diagnostique, sans participer au traitement ni au suivi
Préparer uniquement le produit, tandis que le suivi est assuré par le radiologue
Assurer le traitement, le suivi du patient et la réalisation des images
Surveiller uniquement la radioprotection, sans intervenir dans les images du patient

Assurer le traitement, le suivi du patient et la réalisation des images

Explication

Pour l’iode 131 administré en gélule, le manipulateur assure le traitement, le suivi du patient et la réalisation des images, sauf dans le cas signalé de l’iode 131-MIBG. Réduire son rôle à une acquisition diagnostique ne correspond donc pas à cette situation thérapeutique.

18. Quelle caractéristique distingue principalement la scintigraphie rénale au DMSA de celle au MAG3 ?

Le DMSA mesure la clairance tubulaire et l’excrétion urinaire dynamique.
Le DMSA évalue surtout le reflux et l’obstruction urétérale.
Le DMSA analyse le parenchyme cortical et la fonction rénale différentielle.
Le DMSA localise principalement les sténoses de la jonction pyélo-urétérale.

Le DMSA analyse le parenchyme cortical et la fonction rénale différentielle.

Explication

Le DMSA fournit une étude morphologique du parenchyme cortical et permet d’estimer la fonction rénale relative ou différentielle. La clairance tubulaire et l’excrétion dynamique relèvent plutôt de l’examen au MAG3.

19. Chez un patient suspect d’uropathie obstructive, quel examen évalue le mieux la fonction rénale dynamique et l’excrétion urinaire ?

La scintigraphie osseuse, qui apprécie le drainage des voies urinaires.
La scintigraphie rénale au DMSA, qui recherche les cicatrices corticales.
L’échographie rénale, qui mesure la fonction tubulaire différentielle.
La scintigraphie rénale au MAG3, qui analyse la fonction dynamique et l’excrétion.

La scintigraphie rénale au MAG3, qui analyse la fonction dynamique et l’excrétion.

Explication

Le MAG3 étudie de manière fonctionnelle et dynamique la fonction rénale, l’excrétion urinaire et la clairance tubulaire effective, notamment dans les uropathies obstructives. Le DMSA est davantage destiné à l’étude morphologique du parenchyme cortical et des cicatrices.

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Quand la scintigraphie osseuse est-elle indiquée ?

En cas de pathologie osseuse avérée ou suspectée, symptomatologie sans diagnostic ou évaluation métabolique avant traitement.

Qu'explore la scintigraphie osseuse en cas de douleurs musculosquelettiques ?

Les douleurs subaiguës ou chroniques inexpliquées avec radiographies normales.

Quelles anomalies la scintigraphie osseuse peut-elle explorer ?

Une anomalie radiologique localisée ou diffuse et une anomalie biologique du métabolisme phosphocalcique.

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