QCM : Sémiologie de l’appareil respiratoire (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments l’anamnèse respiratoire explore-t-elle pour repérer des facteurs de risque ?

Les antécédents chirurgicaux, les habitudes alimentaires, l’activité physique, les vaccinations et le contexte socio-économique
Les antécédents familiaux et professionnels, les substances toxiques, les contacts avec des animaux, les voyages et le contexte épidémiologique
Les symptômes neurologiques, les traitements dermatologiques, les allergies alimentaires, le sommeil et les antécédents traumatiques
Les antécédents familiaux et professionnels, les examens d’imagerie, les signes vitaux, la fonction rénale et les habitudes de sommeil

Les antécédents familiaux et professionnels, les substances toxiques, les contacts avec des animaux, les voyages et le contexte épidémiologique

Explication

L’anamnèse respiratoire recherche notamment les antécédents, les expositions à des substances toxiques, les contacts avec des animaux, les voyages et le contexte épidémiologique. Les examens d’imagerie et les signes vitaux relèvent de l’évaluation clinique plutôt que de ces éléments d’anamnèse.

2. Une fréquence respiratoire mesurée à 10 respirations par minute correspond à quelle anomalie ?

À une bradypnée, car la fréquence est inférieure à 12 respirations par minute
À une bradypnée, car la fréquence est supérieure à 20 respirations par minute
À une tachypnée, car la fréquence est inférieure à 12 respirations par minute
À une tachypnée, car la fréquence est supérieure à 20 respirations par minute

À une bradypnée, car la fréquence est inférieure à 12 respirations par minute

Explication

Une fréquence de 10 respirations par minute est une bradypnée, définie par une fréquence inférieure à 12. La tachypnée désigne au contraire une fréquence supérieure à 20 respirations par minute.

3. Pourquoi l’exposition antérieure à l’amiodarone doit-elle être recherchée chez une personne évaluée pour un problème respiratoire ?

Parce que ce médicament est associé à une pneumonie à Pneumocystis
Parce que ce médicament est associé à une byssinose
Parce que ce médicament est associé à une anthracose
Parce que ce médicament est associé à une fibrose pulmonaire

Parce que ce médicament est associé à une fibrose pulmonaire

Explication

L’amiodarone peut être associée à une fibrose pulmonaire, ce qui rend pertinente la recherche de cette exposition médicamenteuse. La pneumonie à Pneumocystis est plutôt un risque lié à certains groupes à risque de sida.

4. Quelles anomalies sont recherchées lors de l’examen morphologique du thorax ?

Des rétractions, un bombement, une fréquence respiratoire basse et une expansion diminuée
Une asymétrie de l’expansion, une mobilité réduite, une respiration superficielle et une tachypnée
Un pectus excavatum, un pectus carinatum, un thorax en tonneau et une scoliose
Une scoliose, un épanchement pleural, une paralysie et une profondeur respiratoire accrue

Un pectus excavatum, un pectus carinatum, un thorax en tonneau et une scoliose

Explication

L’examen morphologique recherche notamment les deux formes de pectus, le thorax en tonneau et la scoliose. L’asymétrie de l’expansion et la profondeur respiratoire sont des éléments de l’observation dynamique.

5. Que traduit un tympanisme à la percussion thoracique ?

Le remplacement de l’air par une substance non gazeuse
Une transmission accentuée des vibrations vocales
Une diminution de l’expansion d’un hémithorax
Un excès d’air dans la région percutée

Un excès d’air dans la région percutée

Explication

Le tympanisme traduit un excès d’air, tandis qu’une matité signale que l’air a été remplacé par une substance non gazeuse. Une transmission accentuée des vibrations vocales concerne la palpation et ne définit pas le tympanisme.

6. Lors d’une auscultation pulmonaire, à quel moment le murmure vésiculaire est-il audible ?

Surtout pendant l’expiration, sous forme de sons aigus
Pendant l’inspiration et au début de l’expiration
À l’inspiration et à l’expiration, sous forme de sons continus de faible intensité
À l’inspiration et à l’expiration, sous forme d’un bruit superficiel

Pendant l’inspiration et au début de l’expiration

Explication

Le murmure vésiculaire s’entend sur presque l’ensemble des poumons pendant l’inspiration et au début de l’expiration. Les sons aigus surtout expiratoires correspondent plutôt aux sifflements, souvent associés à une bronchoconstriction.

7. Quelle est la fonction principale de la toux ?

Empêcher le reflux gastro-œsophagien en renforçant la fermeture de l’œsophage
Réduire l’inflammation des bronches en diminuant la production de mucus
Éliminer les substances présentes dans les voies respiratoires par un mouvement expiratoire brusque
Augmenter l’oxygénation du sang en accélérant les échanges alvéolaires

Éliminer les substances présentes dans les voies respiratoires par un mouvement expiratoire brusque

Explication

La toux est un mouvement expiratoire brusque et explosif qui sert à dégager les voies respiratoires des substances qui s’y trouvent. L’accélération des échanges alvéolaires concerne l’oxygénation, et non la fonction de dégagement attribuée à la toux.

8. Quel aspect du sang et des symptômes précurseurs oriente davantage vers une hématémèse que vers une hémoptysie ?

Du sang issu des voies respiratoires, associé à une bronchite ou une pneumonie
Du sang pouvant être localisé par fibrobronchoscopie et traité localement
Du sang rouge foncé mêlé aux vomissures et aux aliments, précédé de nausées
Du sang rouge vif mêlé aux expectorations pendant une quinte de toux

Du sang rouge foncé mêlé aux vomissures et aux aliments, précédé de nausées

Explication

L’hématémèse se manifeste typiquement par du sang rouge foncé mêlé aux vomissures et aux restes alimentaires, avec des nausées précurseures. À l’inverse, le sang rouge vif mêlé aux expectorations évoque une hémoptysie.

9. En quoi la douleur pleurétique se distingue-t-elle d’une douleur provenant du parenchyme pulmonaire lui-même ?

Elle résulte d’une stimulation directe des nocicepteurs présents dans le parenchyme pulmonaire.
Elle provient principalement des alvéoles, tandis que la plèvre ne transmet pas la douleur.
Elle apparaît surtout lorsque les bronches sont atteintes, sans lien avec les structures pleurales.
Elle peut résulter d’une atteinte pleurale, car le parenchyme pulmonaire ne possède pas de nocicepteurs.

Elle peut résulter d’une atteinte pleurale, car le parenchyme pulmonaire ne possède pas de nocicepteurs.

Explication

Le parenchyme pulmonaire ne possède pas de nocicepteurs, alors qu’une atteinte de la plèvre, notamment pariétale, peut provoquer une douleur respiratoire. Une douleur liée aux bronches est possible, mais elle ne signifie pas que le parenchyme pulmonaire est lui-même sensible à la douleur.

10. Pourquoi une personne souffrant d’orthopnée éprouve-t-elle davantage de difficulté à respirer en position couchée ?

Cette position provoque une irritation pleurale qui rend l’inspiration douloureuse.
Cette position est associée notamment à une insuffisance cardiaque ou à une BPCO sévère.
Cette position augmente l’effort ventilatoire jusqu’à consommer 25 à 50 % de l’oxygène total.
Cette position déclenche généralement des troubles vasculaires pulmonaires responsables de platypnée.

Cette position est associée notamment à une insuffisance cardiaque ou à une BPCO sévère.

Explication

L’orthopnée désigne une dyspnée en position couchée, associée notamment à l’insuffisance cardiaque ou à une BPCO sévère. Les troubles vasculaires pulmonaires sont plutôt associés à la platypnée, qui survient en position assise ou debout.

11. À l’examen, une personne présente des lèvres bleuâtres et des muqueuses bleues, tandis que ses membres restent chauds. Quelle interprétation est la plus appropriée ?

Il s’agit d’une cyanose périphérique, liée à une vasoconstriction des extrémités.
Il s’agit d’une cyanose périphérique, liée à une faible perfusion des membres.
Il s’agit d’une cyanose centrale, provoquée par le froid aux extrémités.
Il s’agit d’une cyanose centrale, liée à une oxygénation insuffisante du sang.

Il s’agit d’une cyanose centrale, liée à une oxygénation insuffisante du sang.

Explication

L’atteinte des muqueuses avec des membres qui restent chauds oriente vers une cyanose centrale, associée à une faible saturation de l’hémoglobine. La cyanose périphérique peut aussi donner une coloration bleutée, mais elle touche les parties acrales et celles-ci sont froides.

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Quels éléments l’anamnèse respiratoire explore-t-elle ?

Les antécédents familiaux et professionnels, les substances toxiques, les contacts avec des animaux, les voyages et le contexte épidémiologique.

Quelles anomalies recherche l’examen morphologique du thorax ?

Un pectus excavatum, un pectus carinatum, un thorax en tonneau et une scoliose.

Quelles maladies peuvent être associées aux expositions professionnelles respiratoires ?

La pneumoconiose, l’anthracose, l’asbestose ou la byssinose.

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