QCM : Sémiologie neurologique pratique — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’un syndrome neurologique ?

Une douleur localisée permettant d’identifier directement son mécanisme
Une association fortuite de symptômes touchant plusieurs organes éloignés
Une maladie définie par un résultat biologique sans signe clinique associé
Un ensemble cohérent de signes orientant vers une structure ou une voie nerveuse

Un ensemble cohérent de signes orientant vers une structure ou une voie nerveuse

Explication

Un syndrome neurologique regroupe des signes cohérents qui orientent vers une structure ou une voie nerveuse. Une association fortuite de symptômes ne constitue pas un syndrome sémiologique organisé.

2. Dans quelle succession le raisonnement sémiologique neurologique est-il généralement conduit ?

Topographie, signes associés, temporalité, médicaments ou toxiques, mode d’installation
Médicaments ou toxiques, temporalité, mode d’installation, signes associés, topographie
Signes associés, médicaments ou toxiques, topographie, mode d’installation, temporalité
Mode d’installation, topographie, temporalité, signes associés, médicaments ou toxiques

Mode d’installation, topographie, temporalité, signes associés, médicaments ou toxiques

Explication

L’analyse procède du mode d’installation vers la topographie et la temporalité, puis examine les signes associés et l’exposition aux médicaments ou toxiques. Changer cet enchaînement ne correspond pas à la démarche sémiologique décrite.

3. Quelle voie nerveuse est principalement atteinte dans un syndrome pyramidal ?

Les nerfs périphériques conduisant les informations sensitives cutanées
La voie spinocérébelleuse intervenant dans la coordination motrice
Les noyaux gris centraux participant à la régulation du mouvement
La voie corticospinale responsable de la motricité volontaire

La voie corticospinale responsable de la motricité volontaire

Explication

Le syndrome pyramidal traduit une atteinte de la voie corticospinale, qui participe à la motricité volontaire. Les noyaux gris centraux sont surtout impliqués dans le syndrome extrapyramidal.

4. Quel ensemble de signes évoque le mieux un syndrome pyramidal constitué ?

Hypotonie, aréflexie diffuse, fasciculations et amyotrophie progressive
Rigidité plastique, tremblement de repos, hypomimie et marche à petits pas
Dysmétrie, tremblement intentionnel, nystagmus et élargissement du polygone
Spasticité, réflexes ostéotendineux vifs, clonus possible et signe de Babinski

Spasticité, réflexes ostéotendineux vifs, clonus possible et signe de Babinski

Explication

La spasticité, les réflexes vifs, le clonus et le signe de Babinski sont des éléments caractéristiques d’une atteinte pyramidale. La rigidité plastique et le tremblement de repos orientent plutôt vers un syndrome parkinsonien.

5. Quelle localisation est la plus suggérée par une hémiparésie ?

Une atteinte diffuse des nerfs périphériques des quatre membres
Une maladie musculaire touchant symétriquement les ceintures
Une lésion médullaire située au niveau du territoire sensitif atteint
Une lésion cérébrale située du côté opposé au déficit moteur

Une lésion cérébrale située du côté opposé au déficit moteur

Explication

Une hémiparésie oriente vers une lésion cérébrale controlatérale au déficit. Une lésion médullaire avec niveau sensitif est davantage suggérée par une paraparésie.

6. Quel tableau clinique correspond le mieux à un syndrome parkinsonien ?

Faiblesse avec perte des mouvements fins, spasticité, clonus et signe de Babinski
Mouvements irréguliers, imprévisibles, amples et associés à une posture soutenue
Secousses brèves, aréflexie, amyotrophie et fasciculations au repos
Bradykinésie avec décrément, rigidité plastique, tremblement de repos et marche à petits pas

Bradykinésie avec décrément, rigidité plastique, tremblement de repos et marche à petits pas

Explication

Le syndrome parkinsonien associe notamment bradykinésie avec décrément, rigidité plastique, tremblement de repos et marche à petits pas. La spasticité et le signe de Babinski caractérisent plutôt une atteinte pyramidale.

7. Quelle distinction entre dystonie et chorée est correcte ?

La dystonie produit une posture musculaire soutenue, tandis que la chorée entraîne des mouvements irréguliers et imprévisibles
La dystonie correspond à un tremblement de repos, tandis que la chorée provoque une faiblesse avec perte des mouvements fins
La dystonie provoque des secousses brèves, tandis que la chorée entraîne une rigidité plastique indépendante de la vitesse
La dystonie entraîne des mouvements irréguliers, tandis que la chorée maintient une posture musculaire soutenue

La dystonie produit une posture musculaire soutenue, tandis que la chorée entraîne des mouvements irréguliers et imprévisibles

Explication

La dystonie se définit par une posture musculaire soutenue, alors que la chorée se manifeste par des mouvements irréguliers et imprévisibles. Les secousses brèves correspondent plutôt aux myoclonies, et la rigidité plastique au syndrome parkinsonien.

8. Quelle conséquence fonctionnelle caractérise principalement une rigidité axiale ?

Une difficulté à tourner le tronc avec un demi-tour effectué en bloc
Une perte isolée de la sensibilité profonde des extrémités
Une faiblesse prédominante des muscles distaux de la main
Une résistance uniforme lors de toute mobilisation passive d’un membre

Une difficulté à tourner le tronc avec un demi-tour effectué en bloc

Explication

La rigidité axiale concerne le cou, le tronc et les muscles proximaux, ce qui gêne la rotation du tronc et entraîne un demi-tour en bloc. La résistance à la mobilisation passive définit plutôt la rigidité plastique, qui décrit une propriété différente.

9. Quelle association clinique oriente le plus vers une paralysie supranucléaire progressive plutôt que vers une maladie de Parkinson ?

Des chutes précoces associées à une paralysie du regard vertical
Des hallucinations accompagnées de troubles cognitifs fluctuants
Un tremblement associé à une bonne réponse au traitement dopaminergique
Une dysautonomie sévère apparaissant précocement dans l’évolution

Des chutes précoces associées à une paralysie du regard vertical

Explication

Les chutes précoces avec paralysie du regard vertical évoquent une paralysie supranucléaire progressive. Une bonne réponse à la lévodopa oriente davantage vers la maladie de Parkinson, tandis que les autres associations suggèrent respectivement une AMS ou une DCL.

10. Comment se distribuent généralement les signes d’un syndrome cérébelleux par rapport à une lésion du cervelet ?

Ils restent limités au côté opposé uniquement lors de la marche
Ils sont généralement ipsilatéraux à la lésion cérébelleuse
Ils touchent les deux côtés avec une intensité nécessairement identique
Ils sont généralement controlatéraux à la lésion cérébelleuse

Ils sont généralement ipsilatéraux à la lésion cérébelleuse

Explication

Les troubles statiques et cinétiques du syndrome cérébelleux sont généralement ipsilatéraux à la lésion du cervelet ou de ses voies. Cette distribution le distingue de nombreux déficits liés à une lésion hémisphérique cérébrale, qui peuvent être controlatéraux.

11. Quel signe appartient au syndrome cérébelleux statique ?

Une dysmétrie observée lors de l’épreuve doigt-nez
Une dyschronométrie révélant un retard dans l’exécution du geste
Un élargissement du polygone de sustentation avec une marche ébrieuse
Un tremblement d’intention apparaissant à l’approche de la cible

Un élargissement du polygone de sustentation avec une marche ébrieuse

Explication

Le syndrome cérébelleux statique se manifeste notamment par une marche ébrieuse, un élargissement du polygone de sustentation et une instabilité en station debout. La dysmétrie, le tremblement d’intention et la dyschronométrie relèvent du syndrome cérébelleux cinétique.

12. Lorsqu’un patient atteint une cible trop loin ou trop près avec son doigt, quel trouble cérébelleux présente-t-il ?

Une décomposition du mouvement correspondant à des gestes successifs
Une dysarthrie scandée correspondant à une perturbation de la parole
Une dysmétrie correspondant à une erreur d’amplitude du mouvement
Une dyschronométrie correspondant à une erreur de vitesse du mouvement

Une dysmétrie correspondant à une erreur d’amplitude du mouvement

Explication

La dysmétrie est une erreur portant sur l’amplitude du mouvement, pouvant se manifester par une hypermétrie ou une hypométrie. La dyschronométrie concerne plutôt le moment ou la vitesse d’exécution du geste.

13. Quel ensemble de manifestations correspond le mieux à un syndrome frontal ?

Une paralysie du regard vertical, une dysautonomie et un tremblement
Une dysmétrie, un nystagmus et un tremblement d’intention
Une dysphagie, des fausses routes et un réflexe massétérin vif
Des difficultés de planification, une réduction de la flexibilité et des persévérations

Des difficultés de planification, une réduction de la flexibilité et des persévérations

Explication

Le syndrome frontal associe un déficit exécutif touchant notamment la planification et la flexibilité, avec des persévérations, des troubles attentionnels et un jugement altéré. Les autres ensembles décrivent respectivement des signes cérébelleux, pseudobulbaires ou des syndromes parkinsoniens atypiques.

14. Quelle lésion est à l’origine du syndrome pseudobulbaire ?

Une atteinte bilatérale des voies corticobulbaires
Une atteinte périphérique des nerfs responsables de la déglutition
Une atteinte isolée du cervelet et de ses connexions
Une lésion unilatérale des voies motrices spinales

Une atteinte bilatérale des voies corticobulbaires

Explication

Le syndrome pseudobulbaire résulte d’une atteinte bilatérale des voies corticobulbaires et peut provoquer une dysarthrie spastique, une dysphagie et des rires ou pleurs involontaires. Une atteinte cérébelleuse expliquerait plutôt des troubles de la coordination et de l’équilibre.

15. Quelle complication doit être particulièrement prévenue chez une personne présentant une dysphagie pseudobulbaire ?

Une neuropathie périphérique liée à une faiblesse des muscles distaux
Une arthropathie mécanique liée à une hypermobilité articulaire
Une hémianopsie latérale liée à une atteinte des voies visuelles
Une pneumopathie d’inhalation liée au passage de fausses routes

Une pneumopathie d’inhalation liée au passage de fausses routes

Explication

La dysphagie pseudobulbaire favorise les fausses routes et expose ainsi à une pneumopathie d’inhalation, ainsi qu’à la dénutrition et à la déshydratation. Une neuropathie périphérique ou une hémianopsie ne constitue pas la complication typique de ce trouble de la déglutition.

16. Quelle fonction caractérise principalement le système autonome ?

La commande des mouvements volontaires des membres
La planification des gestes appris et précis
La régulation des fonctions involontaires de l’organisme
La production des perceptions sensorielles conscientes

La régulation des fonctions involontaires de l’organisme

Explication

Le système autonome contrôle les fonctions involontaires grâce aux systèmes sympathique et parasympathique. La commande des mouvements volontaires relève plutôt du système moteur volontaire, ce qui constitue la confusion principale.

17. Quel ensemble de réponses physiologiques correspond à l’activation du système sympathique ?

Tachycardie, mydriase, sudation et diminution de la motricité digestive
Tachycardie, myosis, péristaltisme accru et relaxation du détrusor
Bradycardie, mydriase, relaxation sphinctérienne et contraction du détrusor
Bradycardie, myosis, péristaltisme accru et augmentation des sécrétions digestives

Tachycardie, mydriase, sudation et diminution de la motricité digestive

Explication

L’activation sympathique augmente notamment la fréquence cardiaque, dilate les pupilles, stimule la sudation et freine la motricité digestive. La bradycardie, le myosis et l’augmentation de l’activité digestive caractérisent plutôt le parasympathique.

18. Chez une personne présentant une activation parasympathique vésicale, quelle association est attendue ?

Relaxation du détrusor et relaxation du sphincter
Contraction du détrusor et contraction du sphincter
Contraction du détrusor et relaxation du sphincter
Relaxation du détrusor et contraction du sphincter

Contraction du détrusor et relaxation du sphincter

Explication

Le parasympathique favorise la miction en contractant le détrusor et en relâchant le sphincter. L’association inverse correspond à l’action sympathique sur la vessie.

19. Quel tableau clinique évoque une dysautonomie ?

Hypotension orthostatique, troubles urinaires, constipation et anomalies de la sudation
Aphasie progressive, hémianopsie, crise épileptique et paralysie faciale
Douleur musculaire, arthrite inflammatoire, tremblement d’intention et anosmie
Hypertension permanente, diarrhée isolée, hyperréflexie et acuité visuelle réduite

Hypotension orthostatique, troubles urinaires, constipation et anomalies de la sudation

Explication

La dysautonomie peut associer hypotension orthostatique, troubles digestifs et urinaires, anomalies de la sudation et intolérance à la chaleur. Les autres tableaux regroupent des signes qui ne constituent pas l’association typique des troubles autonomes.

20. Que désigne le trouble du comportement en sommeil paradoxal ?

Une interruption répétée du sommeil provoquée par des apnées obstructives
Une somnolence diurne liée à une réduction globale du temps de sommeil
La mise en acte des rêves par des paroles ou des mouvements brusques
Une atonie musculaire renforcée empêchant toute expression motrice

La mise en acte des rêves par des paroles ou des mouvements brusques

Explication

Le TCSP correspond à des comportements moteurs ou vocaux qui mettent en acte les rêves, comme des cris, des coups ou des chutes du lit. Le sommeil paradoxal normal est associé à une atonie musculaire, tandis que le TCSP traduit sa perte.

21. Quel résultat de polysomnographie vidéo confirme le diagnostic de TCSP ?

Une activité cérébrale identique à celle de l’éveil pendant toute la nuit
Une disparition complète de l’activité musculaire pendant le sommeil paradoxal
Une activité musculaire persistante pendant le sommeil paradoxal
Des comportements moteurs visibles durant chaque période de sommeil paradoxal

Une activité musculaire persistante pendant le sommeil paradoxal

Explication

La polysomnographie confirme le TCSP en montrant une activité musculaire persistante durant le sommeil paradoxal. Des comportements moteurs peuvent être absents pendant l’enregistrement, car l’activité musculaire persistante suffit à soutenir le diagnostic.

22. Quelle interprétation est la plus juste lorsqu’un TCSP est identifié chez un patient ?

Il est caractéristique des troubles respiratoires obstructifs nocturnes
Il est fortement associé aux maladies à dépôts d’alpha-synucléine
Il exclut la survenue ultérieure de signes moteurs ou cognitifs
Il indique principalement une maladie musculaire périphérique isolée

Il est fortement associé aux maladies à dépôts d’alpha-synucléine

Explication

Le TCSP est fortement associé à des maladies à dépôts d’alpha-synucléine, notamment Parkinson, la démence à corps de Lewy et l’atrophie multisystématisée. Il peut aussi précéder de plusieurs années des signes moteurs ou cognitifs, de sorte qu’il ne les exclut pas.

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Qu'est-ce qu'un syndrome neurologique ?

Un ensemble cohérent de signes orientant vers une structure ou une voie nerveuse.

Que précise successivement le raisonnement sémiologique ?

Le mode d’installation, la topographie, la temporalité, les signes associés et l’exposition aux médicaments ou toxiques.

Qu'est-ce que le syndrome pyramidal ?

Une atteinte de la voie corticospinale responsable de la motricité volontaire.

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