QCM : Sémiologie rhumatologique clinique — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de la sémiologie rhumatologique ?

L’analyse des troubles neurologiques affectant les fonctions cognitives
L’exploration des affections digestives provoquant des douleurs abdominales
L’étude des maladies et symptômes douloureux de l’appareil locomoteur
L’évaluation des maladies cutanées responsables de démangeaisons

L’étude des maladies et symptômes douloureux de l’appareil locomoteur

Explication

La sémiologie rhumatologique concerne la pathologie de l’appareil locomoteur et les douleurs des muscles, tendons, articulations ou os. Les autres propositions relèvent de spécialités différentes et ne définissent pas ce champ médical.

2. Quel pronostic est principalement compromis par les maladies ostéo-articulaires ?

Le pronostic neurologique, correspondant aux fonctions sensitives
Le pronostic fonctionnel, correspondant aux capacités d’activité
Le pronostic vital, correspondant directement à la survie
Le pronostic infectieux, correspondant au risque de contamination

Le pronostic fonctionnel, correspondant aux capacités d’activité

Explication

Ces maladies menacent rarement la survie, mais peuvent altérer rapidement les capacités d’activité et donc le pronostic fonctionnel. Le pronostic vital concerne la survie et ne constitue pas ici la conséquence principale.

3. Quelle caractéristique décrit correctement le cartilage articulaire ?

C’est un tissu avasculaire organisé en trois couches distinctes
C’est un tissu musculaire innervé organisé autour d’une couche unique
C’est un tissu très vascularisé organisé en deux couches principales
C’est un tissu riche en cellules organisé en quatre couches concentriques

C’est un tissu avasculaire organisé en trois couches distinctes

Explication

Le cartilage articulaire est un tissu très différencié, pauvre en cellules et dépourvu de vaisseaux, avec des couches superficielle, moyenne et profonde. Sa pauvreté cellulaire et son organisation ne correspondent pas aux autres descriptions.

4. Quels éléments font partie de l’interrogatoire rhumatologique ?

La profession, les activités sportives, les traumatismes et les antécédents
La glycémie, la fonction rénale, le bilan hépatique et la saturation
La température, les réflexes, la force musculaire et les pouls périphériques
La vision, l’audition, l’équilibre et les fonctions supérieures

La profession, les activités sportives, les traumatismes et les antécédents

Explication

L’interrogatoire recherche notamment la profession, les sports, les traumatismes, les antécédents, les traitements et certains symptômes associés. Les autres éléments correspondent surtout à des mesures ou examens cliniques et biologiques.

5. Quel profil correspond à une douleur inflammatoire ?

Un dérouillage matinal dépassant 30 minutes avec des réveils nocturnes
Une douleur liée au mouvement disparaissant dès l’arrêt de l’activité
Une douleur calmée par le repos avec peu de raideur au réveil
Une douleur apparaissant après l’effort sans gêne pendant la nuit

Un dérouillage matinal dépassant 30 minutes avec des réveils nocturnes

Explication

La douleur inflammatoire s’accompagne d’un dérouillage matinal de plus de 30 minutes et peut provoquer des réveils en deuxième moitié de nuit. La douleur calmée par le repos et peu raide le matin évoque plutôt un mécanisme mécanique.

6. Quelle description évoque une douleur neuropathique ?

Une sensation de crampe, de lourdeur, de tension ou de pesanteur
Une douleur sourde apparaissant progressivement après une activité prolongée
Une sensation de décharge électrique, de brûlure ou de fourmillements
Une gêne localisée augmentant lors de la pression sur une articulation

Une sensation de décharge électrique, de brûlure ou de fourmillements

Explication

La douleur neuropathique est typiquement décrite comme électrique, brûlante ou paresthésiante. Les crampes, la lourdeur, la tension et la pesanteur caractérisent davantage une douleur nociceptive.

7. Quelle association illustre correctement une douleur projetée ?

Une atteinte musculaire ressentie au point exact de la lésion
Une atteinte de la hanche ressentie au genou
Une atteinte cutanée ressentie dans le même territoire
Une atteinte du genou ressentie à la cheville

Une atteinte de la hanche ressentie au genou

Explication

Une coxopathie peut être exprimée par une douleur au genou, ce qui constitue un exemple classique de douleur projetée. Une douleur ressentie au point exact de la lésion correspond plutôt à une douleur locale.

8. Quelles étapes appartiennent à l’examen clinique locomoteur ?

L’inspection, la palpation, la mobilisation et l’examen général
La prise de sang, l’analyse urinaire, la biopsie et la culture
La radiographie, l’IRM, l’échographie et la scintigraphie osseuse
La spirométrie, l’électrocardiogramme, l’endoscopie et l’audiométrie

L’inspection, la palpation, la mobilisation et l’examen général

Explication

L’examen locomoteur associe notamment inspection, palpation, mobilisation, percussion, auscultation, examen locorégional et examen général. Les autres propositions désignent des examens complémentaires ou des explorations d’autres appareils.

9. Que recherche principalement la palpation lors de l’examen locomoteur ?

La qualité de la marche, la statique rachidienne et la morphologie articulaire
La mesure des angles articulaires lors d’un mouvement passif
La chaleur locale, un point douloureux, un épanchement ou une synovite
La présence d’un souffle vasculaire et d’une anomalie du rythme cardiaque

La chaleur locale, un point douloureux, un épanchement ou une synovite

Explication

La palpation recherche les modifications de chaleur, les points douloureux, les épanchements, les synovites et les bursites, tout en localisant l’origine de la douleur. La marche et la morphologie relèvent de l’inspection, tandis que les angles sont étudiés lors de la mobilisation.

10. Que permet surtout de distinguer la mobilisation passive de la mobilisation contrariée ?

La mobilisation passive mesure la force, la contrariée mesure la température
La mobilisation passive explore davantage l’articulation, la contrariée les tendons
La mobilisation passive recherche les pouls, la contrariée évalue la statique
La mobilisation passive explore davantage les tendons, la contrariée les os

La mobilisation passive explore davantage l’articulation, la contrariée les tendons

Explication

La mobilité passive évalue principalement l’articulation, notamment ses angles, sa douleur et ses limitations, tandis que la mobilité contrariée sollicite davantage les structures tendineuses. Les autres associations attribuent à ces manœuvres des objectifs qui ne leur correspondent pas.

11. Quels éléments font partie de l’analyse complète d’un liquide articulaire ?

L’aspect, la cytologie, la bactériologie et la recherche de microcristaux
La pression, l’IRM, la culture virale et l’étude des anticorps
La couleur, la radiographie, la sérologie et la recherche de parasites
La viscosité, l’échographie, l’histologie et le dosage hormonal

L’aspect, la cytologie, la bactériologie et la recherche de microcristaux

Explication

L’analyse associe l’étude macroscopique de l’aspect, l’analyse cytologique, l’examen bactériologique et la recherche de microcristaux. La radiographie, l’IRM ou l’histologie ne constituent pas les composantes analytiques indiquées pour le liquide articulaire.

12. Quel profil correspond à un liquide articulaire mécanique ?

Un liquide purulent et fluide, avec plus de 2000 cellules par mm³ et plus de 50 % de neutrophiles
Un liquide opaque et peu visqueux, avec une forte concentration de protéines et de polynucléaires
Un liquide clair et visqueux, pauvre en cellules et contenant moins de 40 g/l de protéines
Un liquide jaune foncé et trouble, riche en cellules et contenant plus de 40 g/l de protéines

Un liquide clair et visqueux, pauvre en cellules et contenant moins de 40 g/l de protéines

Explication

Le liquide mécanique est clair, visqueux, montre un signe du fil et reste pauvre en cellules et en protéines. Le profil jaune foncé, trouble ou purulent avec hypercellularité correspond plutôt à un liquide inflammatoire.

13. Comment est constituée l’articulation du genou ?

De l’articulation fémoro-tibiale et de l’articulation talo-crurale dans une même capsule
De l’articulation tibio-fibulaire et de l’articulation fémoro-patellaire dans deux cavités synoviales distinctes
De l’articulation fémoro-tibiale et de l’articulation fémoro-patellaire dans une même enceinte capsulo-synoviale
De l’articulation coxo-fémorale et de l’articulation fémoro-tibiale dans des compartiments séparés

De l’articulation fémoro-tibiale et de l’articulation fémoro-patellaire dans une même enceinte capsulo-synoviale

Explication

Le genou est une articulation superficielle et portante qui réunit les articulations fémoro-tibiale et fémoro-patellaire dans une même enceinte capsulo-synoviale. Les articulations tibio-fibulaire, talo-crurale et coxo-fémorale appartiennent à d’autres régions articulaires.

14. Quelle association entre le type de blocage du genou et la lésion évoquée est correcte ?

Le vrai blocage en extension évoque une lésion ligamentaire, tandis que le pseudo-blocage en flexion évoque une lésion osseuse
Le vrai blocage en flexion évoque une lésion méniscale, tandis que le pseudo-blocage lors des mouvements évoque une lésion cartilagineuse
Le vrai blocage lors des escaliers évoque une lésion patellaire, tandis que le pseudo-blocage au repos évoque une lésion tendineuse
Le vrai blocage lors des mouvements évoque une lésion cartilagineuse, tandis que le pseudo-blocage en flexion évoque une lésion méniscale

Le vrai blocage en flexion évoque une lésion méniscale, tandis que le pseudo-blocage lors des mouvements évoque une lésion cartilagineuse

Explication

Un vrai blocage survient en flexion et oriente vers une lésion méniscale, alors qu’un pseudo-blocage correspond à un accrochage pendant la flexion-extension et suggère une lésion cartilagineuse. Inverser ces associations conduit à confondre les deux mécanismes cliniques.

15. Quelle description correspond à une douleur fémoro-patellaire du genou ?

Une douleur postérieure majorée par la rotation du pied et l’appui sur la pointe
Une douleur médiale apparaissant surtout lors de l’extension passive et de la mobilisation de la hanche
Une douleur antérieure aggravée par les escaliers, la station assise prolongée ou l’accroupissement
Une douleur latérale ou située sur l’interligne, déclenchée principalement par la palpation du mollet

Une douleur antérieure aggravée par les escaliers, la station assise prolongée ou l’accroupissement

Explication

La douleur fémoro-patellaire est antérieure et augmente notamment dans les escaliers, après une position assise prolongée ou lors de l’accroupissement. Une douleur latérale ou de l’interligne évoque davantage une origine fémoro-tibiale.

16. Quelle manœuvre permet de rechercher un épanchement du genou ?

Maintenir la rotule immobile, puis mesurer la force du quadriceps pendant l’extension
Concentrer le liquide sous la rotule par pression des culs-de-sac, puis rechercher un choc rotulien
Comprimer l’interligne fémoro-tibial, puis rechercher une laxité lors d’une rotation externe
Palper la fosse poplitée, puis provoquer une douleur par flexion forcée de la hanche

Concentrer le liquide sous la rotule par pression des culs-de-sac, puis rechercher un choc rotulien

Explication

La recherche d’épanchement consiste à refouler le liquide vers la région sous-rotulienne en comprimant les culs-de-sac latéro-rotuliens et sous-quadricipitaux, puis à rechercher un choc rotulien. Les autres manœuvres explorent d’autres structures ou fonctions du membre inférieur.

17. Quelle origine est la plus fréquente devant une épaule douloureuse ?

Une atteinte neurologique périphérique, sans implication possible des structures de l’épaule
Une pathologie osseuse, tandis que les atteintes péri-articulaires sont moins habituelles
Une pathologie articulaire intra-capsulaire, avec une participation péri-articulaire exceptionnelle
Une pathologie péri-articulaire, même si une atteinte articulaire ou osseuse reste possible

Une pathologie péri-articulaire, même si une atteinte articulaire ou osseuse reste possible

Explication

L’épaule douloureuse relève le plus souvent d’une atteinte péri-articulaire, mais des causes articulaires ou osseuses peuvent également être en cause. Réduire toutes les douleurs d’épaule à une origine osseuse, articulaire ou neurologique est donc inexact.

18. Que désigne le conflit sous-acromial ?

Le frottement de la coiffe contre la face supérieure de la clavicule et le ligament coraco-huméral
L’opposition de la partie antérieure de la coiffe des rotateurs à la voûte formée par l’acromion et le ligament acromio-coracoïdien
La compression du tendon du biceps contre la tête humérale par la capsule et le ligament gléno-huméral
Le contact de la clavicule avec la scapula lors de l’abduction par l’intermédiaire du labrum glénoïdien

L’opposition de la partie antérieure de la coiffe des rotateurs à la voûte formée par l’acromion et le ligament acromio-coracoïdien

Explication

Le conflit sous-acromial met en opposition la partie antérieure de la coiffe des rotateurs et la voûte ostéofibreuse constituée par la face inférieure de l’acromion et le ligament acromio-coracoïdien. Les autres propositions modifient les structures anatomiques impliquées dans ce conflit.

19. Quel signe clinique oriente particulièrement vers une pathologie de la coiffe des rotateurs ?

Un accrochage douloureux apparaissant à un angle donné lors de l’élévation active du membre supérieur
Une irradiation cervicale déclenchée par la flexion passive isolée du poignet
Une limitation indolore de la rotation passive associée à une tuméfaction du poignet
Une douleur sourde apparaissant au repos après une immobilisation prolongée du coude

Un accrochage douloureux apparaissant à un angle donné lors de l’élévation active du membre supérieur

Explication

Un accrochage douloureux à un angle précis de l’élévation active est caractéristique d’une atteinte de la coiffe des rotateurs. Une irradiation cervicale ou une limitation passive indolore orientent vers d’autres mécanismes et ne constituent pas ce signe spécifique.

20. Que permet principalement de distinguer la mobilité passive de la mobilité active de l’épaule ?

La mobilité passive recherche les accrochages douloureux, tandis que la mobilité active mesure la rétraction capsulaire gléno-humérale.
La mobilité passive apprécie la liberté gléno-humérale, tandis que la mobilité active explore les amplitudes et les accrochages douloureux.
La mobilité passive mesure les mouvements composés, tandis que la mobilité active confirme l’absence de conflit sous-acromial.
La mobilité passive évalue la force tendineuse, tandis que la mobilité active vérifie principalement la stabilité de l’omoplate.

La mobilité passive apprécie la liberté gléno-humérale, tandis que la mobilité active explore les amplitudes et les accrochages douloureux.

Explication

La mobilité passive vérifie la liberté de l’articulation gléno-humérale et l’absence de rétraction capsulaire, alors que la mobilité active recherche notamment les amplitudes, les mouvements composés et les accrochages douloureux. La recherche d’accrochages douloureux relève donc de l’examen actif plutôt que de la mobilité passive.

21. Lors d’une mobilisation contrariée de la coiffe des rotateurs, que suggère une impossibilité de résister à la force appliquée ?

Une rétraction capsulaire
Une rupture tendineuse
Une tendinopathie simple
Un tendon intact

Une rupture tendineuse

Explication

L’impossibilité de résister lors d’une mobilisation contrariée évoque une rupture tendineuse, car le tendon ne transmet plus efficacement la force. Une résistance douloureuse orienterait plutôt vers une tendinopathie simple, tandis qu’une résistance indolore serait compatible avec un tendon intact.

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Qu'est-ce que la sémiologie rhumatologique ?

La spécialité médicale dédiée aux pathologies de l'appareil locomoteur et douleurs musculaires, tendineuses, articulaires ou osseuses.

Quel pronostic les maladies ostéo-articulaires compromettent-elles rapidement ?

Le pronostic fonctionnel.

Quelle est la seule structure fonctionnelle de l’articulation ?

Le cartilage articulaire.

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