QCM : Sémiologie neurologique — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle principal de la sémiologie neurologique dans la démarche diagnostique ?

Mesurer la gravité d’un symptôme sans influencer les explorations complémentaires
Identifier une lésion anatomique avant tout examen clinique complémentaire
Décrire les signes cliniques pour orienter le diagnostic et choisir les examens appropriés
Classer les maladies neurologiques selon leur traitement médicamenteux de référence

Décrire les signes cliniques pour orienter le diagnostic et choisir les examens appropriés

Explication

La sémiologie neurologique analyse les signes cliniques afin d’orienter le diagnostic et de sélectionner les examens paracliniques pertinents. Elle ne remplace pas l’identification anatomique ni ne se limite à mesurer la gravité des symptômes.

2. Quelle association entre le type de céphalée et l’orientation diagnostique est correcte ?

Une céphalée en coup de tonnerre évoque une migraine et justifie une ponction lombaire d’emblée
Une céphalée pulsatile bitemporale habituelle évoque une méningite et impose une imagerie urgente
Une céphalée pulsatile bitemporale habituelle évoque une hémorragie méningée et impose un scanner
Une céphalée en coup de tonnerre évoque une hémorragie méningée et justifie un scanner sans injection

Une céphalée en coup de tonnerre évoque une hémorragie méningée et justifie un scanner sans injection

Explication

La céphalée en coup de tonnerre est associée à une suspicion d’hémorragie méningée et conduit à réaliser un scanner sans injection. La céphalée pulsatile bitemporale habituelle évoque plutôt une migraine, ce qui explique pourquoi les autres associations sont incorrectes.

3. Quelle organisation décrit correctement le système nerveux central ?

Il comprend les nerfs et les ganglions répartis sur le trajet des voies motrices
Il comprend les centres sympathiques et parasympathiques destinés aux viscères et à la peau
Il comprend les faisceaux nerveux périphériques et leurs gaines protectrices
Il comprend l’encéphale dans la boîte crânienne et la moelle épinière dans le canal rachidien

Il comprend l’encéphale dans la boîte crânienne et la moelle épinière dans le canal rachidien

Explication

Le système nerveux central est constitué de l’encéphale et de la moelle épinière, réunis dans le névraxe. Les nerfs, les ganglions et les voies autonomes relèvent du système nerveux périphérique ou de ses subdivisions.

4. Quelle distinction caractérise correctement la substance grise et la substance blanche ?

La substance grise contient les corps cellulaires, tandis que la substance blanche contient les fibres nerveuses
La substance grise contient les fibres nerveuses, tandis que la substance blanche contient les corps cellulaires
La substance grise relie les hémisphères, tandis que la substance blanche sépare les structures cérébrales
La substance grise forme les gaines des nerfs, tandis que la substance blanche forme les ganglions

La substance grise contient les corps cellulaires, tandis que la substance blanche contient les fibres nerveuses

Explication

La substance grise est riche en corps cellulaires neuronaux, alors que la substance blanche contient les fibres nerveuses. Les gaines, les ganglions et les commissures ne correspondent pas à cette distinction fondamentale.

5. Quels éléments constituent le système nerveux périphérique selon leur organisation anatomique ?

Des nerfs formés de faisceaux prolongés et des ganglions constitués d’amas cellulaires
Des centres sympathiques et parasympathiques intégrés dans le tronc cérébral
Un encéphale protégé par le crâne et une moelle logée dans le canal rachidien
Des hémisphères cérébraux reliés par une commissure et des noyaux gris centraux

Des nerfs formés de faisceaux prolongés et des ganglions constitués d’amas cellulaires

Explication

Le système nerveux périphérique comprend des nerfs constitués de faisceaux de prolongements neuronaux entourés de gaines, ainsi que des ganglions formés de corps cellulaires. L’encéphale et la moelle épinière appartiennent au système nerveux central, tandis que les autres propositions décrivent des structures ou subdivisions différentes.

6. Quelle structure relie les deux hémisphères cérébraux ?

Le corps calleux, qui est une commissure contenant environ 200 à 300 millions de fibres
Le cervelet, qui unit les hémisphères cérébraux afin de coordonner leurs mouvements
La scissure interhémisphérique, qui est une commissure contenant plusieurs faisceaux nerveux
Le tronc cérébral, qui relie directement les deux hémisphères par ses voies ascendantes

Le corps calleux, qui est une commissure contenant environ 200 à 300 millions de fibres

Explication

Le corps calleux est une commissure constituée d’environ 200 à 300 millions de fibres reliant les deux hémisphères. La scissure interhémisphérique les sépare, tandis que le tronc cérébral et le cervelet ont d’autres fonctions anatomiques.

7. Quelle structure constitue la jonction entre le cerveau et la moelle épinière ?

Le corps calleux, formé de fibres reliant les deux hémisphères cérébraux
Le tronc cérébral, formé du mésencéphale, de la protubérance et du bulbe
Le cervelet, formé d’un vermis médian et de deux hémisphères latéraux
Le diencéphale, formé des principales voies de communication avec la moelle

Le tronc cérébral, formé du mésencéphale, de la protubérance et du bulbe

Explication

Le tronc cérébral relie le cerveau à la moelle épinière et comprend le mésencéphale, la protubérance et le bulbe. Le cervelet coordonne les mouvements, le corps calleux relie les hémisphères et le diencéphale ne constitue pas le tronc cérébral.

8. Quelle fonction et quelle organisation correspondent au cervelet ?

Il relie les hémisphères cérébraux, contient des fibres commissurales et sépare les régions corticales
Il contient les corps cellulaires neuronaux, tandis que ses fibres forment la substance blanche
Il coordonne les mouvements, contrôle le tonus et comprend un vermis médian ainsi que deux hémisphères latéraux
Il conduit les voies entre le cerveau et la moelle, avec un mésencéphale et un bulbe

Il coordonne les mouvements, contrôle le tonus et comprend un vermis médian ainsi que deux hémisphères latéraux

Explication

Le cervelet coordonne et module les mouvements, participe au contrôle du tonus musculaire et comporte un vermis médian ainsi que deux hémisphères latéraux. Les autres propositions décrivent respectivement le corps calleux, le tronc cérébral ou la distinction entre substances grise et blanche.

9. Quelle succession respecte la structure habituelle d’un examen neurologique ?

Une imagerie suivie d’un interrogatoire ciblé
Un examen réflexe suivi d’une étude musculaire
Un interrogatoire suivi d’un examen physique
Un examen physique suivi d’un bilan étiologique

Un interrogatoire suivi d’un examen physique

Explication

L’examen neurologique commence par l’interrogatoire, puis se poursuit par l’examen physique. L’interrogatoire renseigne surtout sur l’histoire et l’étiologie, tandis que l’examen physique recherche les signes neurologiques.

10. Quelle distinction décrit correctement les diagnostics topographique et étiologique ?

Le diagnostic topographique évalue le pronostic, tandis que l’étiologique précise la latéralité de la lésion
Le diagnostic topographique recherche la cause, tandis que l’étiologique mesure la force musculaire
Le diagnostic topographique décrit les symptômes, tandis que l’étiologique localise les réflexes atteints
Le diagnostic topographique localise la lésion, tandis que l’étiologique en recherche la cause

Le diagnostic topographique localise la lésion, tandis que l’étiologique en recherche la cause

Explication

Le diagnostic topographique détermine où se situe la lésion, alors que le diagnostic étiologique cherche son origine, par exemple vasculaire ou infectieuse. La recherche de la cause ne correspond donc pas au diagnostic topographique.

11. Quelles étapes appartiennent à l’examen clinique de la marche ?

Tester la coordination des mains, puis examiner les mouvements oculaires
Évaluer les réflexes ostéotendineux, puis mesurer la force des membres inférieurs
Observer la sensibilité profonde, puis rechercher un signe de Babinski
Rechercher les circonstances et les signes associés, puis tester plusieurs types de marche

Rechercher les circonstances et les signes associés, puis tester plusieurs types de marche

Explication

L’examen de la marche commence par l’étude des circonstances de survenue et des signes accompagnateurs, puis comprend la marche en ligne, sur les pointes et sur les talons. Les autres propositions décrivent des éléments d’autres parties de l’examen neurologique.

12. Quelle association entre type de marche et mécanisme est correcte ?

Marche steppante et déficit des fléchisseurs
Marche spastique et élargissement du polygone de sustentation
Marche ataxique et fauchage du membre inférieur
Marche à petits pas et faiblesse des muscles proximaux

Marche steppante et déficit des fléchisseurs

Explication

La marche steppante résulte d’un déficit des fléchisseurs, tandis que la marche spastique se manifeste par un fauchage. L’élargissement du polygone de sustentation caractérise plutôt la marche ataxique.

13. Que suggèrent des oscillations latéralisées apparaissant à la fermeture des yeux lors du test de Romberg ?

Un syndrome cérébelleux
Une atteinte proprioceptive
Une atteinte motrice pyramidale
Un syndrome vestibulaire

Un syndrome vestibulaire

Explication

Des oscillations latéralisées lors de la fermeture des yeux évoquent un syndrome vestibulaire. Des oscillations non latéralisées orientent plutôt vers une atteinte proprioceptive, tandis qu’un Romberg négatif peut être compatible avec un syndrome cérébelleux.

14. À quel degré de cotation correspond une contraction musculaire qui déplace le segment sans vaincre la pesanteur ?

Le degré 2
Le degré 3
Le degré 1
Le degré 4

Le degré 2

Explication

Le degré 2 correspond à une contraction permettant un déplacement sans vaincre la pesanteur. Le degré 1 indique une contraction sans effet moteur, tandis que le degré 3 permet de vaincre la pesanteur.

15. Quelle répartition musculaire distingue correctement un déficit pyramidal d’un syndrome myogène ?

Le déficit pyramidal prédomine sur les muscles oculaires, tandis que le syndrome myogène atteint surtout les muscles respiratoires
Le déficit pyramidal touche surtout les ceintures, tandis que le syndrome myogène atteint principalement les extenseurs distaux
Le déficit pyramidal atteint préférentiellement certains extenseurs et supinateurs, tandis que le syndrome myogène touche surtout les muscles proximaux
Le déficit pyramidal concerne les fléchisseurs proximaux, tandis que le syndrome myogène touche surtout les muscles intrinsèques distaux

Le déficit pyramidal atteint préférentiellement certains extenseurs et supinateurs, tandis que le syndrome myogène touche surtout les muscles proximaux

Explication

Le déficit pyramidal prédomine sur les extenseurs et supinateurs du membre supérieur ainsi que sur les fléchisseurs du membre inférieur. Le syndrome myogène atteint surtout les muscles proximaux des ceintures scapulaire et pelvienne.

16. Quel profil réflexe oriente vers une atteinte centrale ?

Des réflexes diminués, localisés et pendulaires
Des réflexes normaux avec une paralysie flasque
Des réflexes vifs, polycinétiques et diffus
Des réflexes absents avec une faiblesse proximale

Des réflexes vifs, polycinétiques et diffus

Explication

Une atteinte centrale entraîne typiquement une hyperréflexie avec des réflexes vifs, polycinétiques et diffus. Une atteinte périphérique provoque plutôt une hyporéflexie ou une aréflexie.

17. Quel signe clinique définit un Babinski positif et quelle interprétation lui est associée ?

Une extension simultanée du pied et du genou, indiquant un syndrome myogène
Une flexion rapide du gros orteil avec fermeture des orteils, indiquant une atteinte périphérique
Une oscillation du pied après percussion, indiquant une atteinte cérébelleuse
Une élévation lente du gros orteil ou un éventail des orteils, indiquant un syndrome pyramidal

Une élévation lente du gros orteil ou un éventail des orteils, indiquant un syndrome pyramidal

Explication

Le signe de Babinski positif associe une élévation lente du premier orteil ou un éventail des orteils et témoigne d’un syndrome pyramidal. Les autres réponses décrivent des réactions ou des interprétations qui ne correspondent pas à ce signe.

18. Quelle association entre le type de tremblement et l’affection évoquée est correcte ?

Un tremblement d’attitude isolé évoque un syndrome extrapyramidal sévère.
La présence des trois types de tremblement évoque un tremblement essentiel.
Un tremblement de repos isolé évoque un début de syndrome extrapyramidal.
Un tremblement de repos isolé évoque principalement une atteinte cérébelleuse.

Un tremblement de repos isolé évoque un début de syndrome extrapyramidal.

Explication

Le tremblement de repos isolé oriente vers un début de syndrome extrapyramidal, tandis que le tremblement d’attitude isolé évoque plutôt un tremblement essentiel. La présence des trois types correspond à une forme extrapyramidale sévère, et non à un tremblement essentiel.

19. Quel trouble de la coordination est associé au syndrome cérébelleux cinétique ?

La chorée
La dysmétrie
L’akinésie
La bradykinésie

La dysmétrie

Explication

La dysmétrie est un trouble de la coordination caractéristique du syndrome cérébelleux cinétique. L’akinésie et la bradykinésie concernent la lenteur du mouvement, tandis que la chorée désigne des mouvements involontaires anarchiques.

20. Quelle distinction décrit correctement l’akinésie et la bradykinésie ?

L’akinésie désigne un mouvement ample, tandis que la bradykinésie désigne une secousse.
L’akinésie correspond à un tremblement, tandis que la bradykinésie correspond à une dysmétrie.
L’akinésie ralentit l’exécution, tandis que la bradykinésie ralentit l’initiation.
L’akinésie ralentit l’initiation, tandis que la bradykinésie ralentit l’exécution.

L’akinésie ralentit l’initiation, tandis que la bradykinésie ralentit l’exécution.

Explication

L’akinésie correspond à une difficulté ou une lenteur d’initiation du mouvement, alors que la bradykinésie concerne sa lenteur d’exécution. Les autres propositions confondent ces notions avec des mouvements anormaux ou des troubles de coordination.

21. Dans quelles conditions l’examen de la sensibilité doit-il être réalisé ?

De manière comparative, sur peau nue, avec la coopération du patient.
De manière unilatérale, sur peau couverte, sans intervention du patient.
De manière symétrique, sur peau couverte, indépendamment de la coopération du patient.
De manière aléatoire, sur peau nue, avec une réponse motrice du patient.

De manière comparative, sur peau nue, avec la coopération du patient.

Explication

L’examen de la sensibilité compare les deux côtés, s’effectue sur peau nue et nécessite la coopération du patient. Une exploration sans coopération ou à travers des vêtements ne permet pas d’obtenir des réponses sensitives fiables.

22. Quelle modalité sensitive est évaluée par la pallesthésie ?

La perception du chaud, du froid et de la douleur.
La perception des vibrations transmises par un diapason.
Le sens de position et de mobilisation des segments de membres.
La reconnaissance tactile de la forme et de la texture des objets.

La perception des vibrations transmises par un diapason.

Explication

La pallesthésie correspond à la perception des vibrations, généralement testée avec un diapason. La thermo-algésie explore la température et la douleur, tandis que l’arthrokinésie évalue le sens de position et de mobilisation.

23. Quel profil clinique évoque le mieux une polyneuropathie plutôt qu’une monoradiculopathie ?

Une atteinte bilatérale et symétrique prédominant aux extrémités, en gants et chaussettes.
Une atteinte sensitive brève limitée à une zone cutanée sans distribution distale.
Une atteinte limitée à un territoire radiculaire d’un seul côté du corps.
Une atteinte localisée à un muscle dépendant d’un nerf périphérique précis.

Une atteinte bilatérale et symétrique prédominant aux extrémités, en gants et chaussettes.

Explication

La polyneuropathie touche habituellement les deux côtés de façon symétrique, avec une prédominance distale en distribution de gants et de chaussettes. Une monoradiculopathie suit plutôt un territoire radiculaire précis.

24. Combien de paires de nerfs crâniens l’être humain possède-t-il ?

Seize paires
Dix paires
Douze paires
Quatorze paires

Douze paires

Explication

L’être humain possède douze paires de nerfs crâniens. Les autres nombres ne correspondent pas à l’organisation anatomique habituelle des nerfs crâniens.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Sémiologie neurologique.

Qu'est-ce que décrit la sémiologie neurologique ?

Elle décrit les signes cliniques pour orienter le diagnostic.

Quel est le but de la sémiologie neurologique après description des signes ?

Décider la prescription d'examens paracliniques appropriés.

Quelle céphalée oriente vers une hémorragie méningée ?

La céphalée en coup de tonnerre.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sémiologie neurologique.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM