QCM : Symptômes en soins palliatifs (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans les principes de B. MOUNT pour la prise en charge des symptômes, quelle conduite faut-il adopter lorsqu’une cause peut être identifiée et corrigée ?

Remplacer le traitement de la cause par des mesures de confort
Traiter la cause, tout en assurant le soulagement du symptôme
Privilégier une intervention sur les facultés intellectuelles du patient
Attendre que le symptôme persiste avant d’agir sur sa cause

Traiter la cause, tout en assurant le soulagement du symptôme

Explication

Traiter la cause si possible fait partie des principes de prise en charge des symptômes formulés par B. MOUNT. Attendre la persistance du symptôme ne correspond pas à cette démarche, qui prévoit aussi une prévention continue.

2. Une personne peut communiquer et agir selon ses valeurs, mais ne parvient plus à s’occuper en vue de se réaliser. Quel besoin fondamental de Virginia Henderson n’est pas satisfait ?

Apprendre et satisfaire sa curiosité
Se recréer et prendre part à des activités de loisir
Éviter les dangers et protéger sa sécurité
S’occuper en vue de se réaliser

S’occuper en vue de se réaliser

Explication

S’occuper en vue de se réaliser est l’un des 14 besoins fondamentaux décrits par Virginia Henderson. Se recréer et apprendre sont également des besoins distincts, mais ils ne désignent pas l’accomplissement par l’activité.

3. Quelle description caractérise le mieux la fatigue comme symptôme ?

Une expérience subjective et désagréable qui réduit durablement les capacités habituelles de fonctionnement
Une baisse temporaire d’énergie qui disparaît nécessairement après une période de repos
Une faiblesse musculaire objectivement mesurable sans retentissement sur le fonctionnement général
Un trouble du sommeil défini par des difficultés répétées à s’endormir

Une expérience subjective et désagréable qui réduit durablement les capacités habituelles de fonctionnement

Explication

La fatigue est une expérience subjective désagréable, allant de la lassitude à l’exténuation et altérant durablement le fonctionnement habituel. Une difficulté à s’endormir relève de l’insomnie et ne définit pas à elle seule la fatigue.

4. Une personne souffrant d’insomnie présente aussi une anxiété importante. Quelle approche correspond à la prise en charge recommandée ?

Évaluer et traiter l’anxiété, puis envisager des médicaments adaptés et des soins de support
Privilégier un antihistaminique sans envisager de mesures non médicamenteuses
Commencer par une benzodiazépine à longue demi-vie et différer l’évaluation de l’anxiété
Traiter l’anxiété par des moyens non médicamenteux en écartant les traitements médicamenteux

Évaluer et traiter l’anxiété, puis envisager des médicaments adaptés et des soins de support

Explication

La prise en charge de l’insomnie comprend l’évaluation et le traitement de l’anxiété, le recours privilégié à des benzodiazépines à demi-vie courte ou à des antihistaminiques, ainsi que des moyens non médicamenteux et des soins de support. Une benzodiazépine à longue demi-vie ne correspond pas au choix privilégié indiqué.

5. Que désigne la dyspnée ?

Une baisse mesurée de l’oxygène dans le sang
Une accélération objective de la fréquence respiratoire
Une sensation subjective de difficulté respiratoire
Une diminution de la capacité pulmonaire mesurée

Une sensation subjective de difficulté respiratoire

Explication

La dyspnée correspond à une sensation subjective de difficulté à respirer, qui ne concorde pas nécessairement avec les signes de l’examen clinique. Une hypoxémie est une baisse mesurée de l’oxygène sanguin, et ne définit pas à elle seule la dyspnée.

6. Dans les dernières heures de vie, quel est le temps médian rapporté pour la survenue des râles agoniques ?

De 30 à 48 heures avant le décès
De 2 à 6 heures avant le décès
De 11 à 28 heures avant le décès
De 3 à 5 jours avant le décès

De 11 à 28 heures avant le décès

Explication

Le temps médian rapporté pour les râles agoniques est de 11 à 28 heures avant la mort. La période de 30 à 48 heures ne correspond pas à la fourchette médiane indiquée.

7. Quelle fonction le soin de bouche remplit-il au-delà du maintien de l’hygiène orale ?

Traiter directement les nausées et la constipation associées à l’anorexie
Stimuler l’appétit en augmentant la quantité d’aliments consommée
Remplacer l’hydratation pour prévenir la confusion et l’agitation
Préserver la muqueuse et prendre soin de la personne dans sa globalité et son intimité

Préserver la muqueuse et prendre soin de la personne dans sa globalité et son intimité

Explication

Le soin de bouche vise à préserver l’intégrité de la muqueuse et participe à la relation ainsi qu’au respect de la personne dans sa globalité et son intimité. Il ne remplace pas l’hydratation, qui constitue une mesure distincte de prise en charge.

8. À quoi les vomissements bilieux font-ils penser dans l’orientation diagnostique ?

À une hypertension intracrânienne ou à une pathologie ORL
À une insuffisance rénale ou à une cause médicamenteuse
À une occlusion intestinale associée à des vomissements fécaloïdes
À une insuffisance hépatique ou à un obstacle organique

À une insuffisance hépatique ou à un obstacle organique

Explication

La présence de bile oriente vers une insuffisance hépatique ou un obstacle organique. Une insuffisance rénale ou une cause médicamenteuse est plutôt évoquée par des vomissements alimentaires répétés.

9. En quoi les laxatifs osmotiques et les laxatifs stimulants diffèrent-ils dans le contexte de la constipation ?

Les osmotiques servent en cas d’échec du traitement oral sur ampoule pleine, tandis que les stimulants traitent la constipation induite par les morphiniques.
Les osmotiques traitent la constipation induite par les morphiniques, tandis que les stimulants sont réservés aux cas d’échec du traitement oral sur ampoule pleine.
Les osmotiques sont réservés aux selles rares et molles, tandis que les stimulants sont proposés pour des selles dures ou difficiles à évacuer.
Les osmotiques sont proposés pour des selles dures ou difficiles à évacuer, tandis que les stimulants visent notamment les selles rares et molles ou un traitement constipant.

Les osmotiques sont proposés pour des selles dures ou difficiles à évacuer, tandis que les stimulants visent notamment les selles rares et molles ou un traitement constipant.

Explication

Les laxatifs osmotiques sont indiqués lorsque les selles sont dures ou l’exonération difficile, alors que les stimulants sont notamment proposés en cas de selles rares et molles ou de traitement constipant. Les lavements après échec du traitement oral et les traitements ciblant la constipation morphino-induite correspondent à d’autres situations.

10. Quel seuil de fréquence hebdomadaire fait partie de la définition de la constipation en soins palliatifs ?

Moins de cinq selles par semaine
Moins de trois selles par semaine
Moins de deux selles par semaine
Moins de quatre selles par semaine

Moins de trois selles par semaine

Explication

La constipation comprend une fréquence inférieure à trois selles hebdomadaires, ou des selles difficiles à évacuer, en tenant compte des habitudes antérieures du patient. Une fréquence inférieure à quatre selles est un seuil différent de celui retenu dans cette définition.

11. Pourquoi la pré-agonie peut-elle parfois être suivie d’un retour à une phase palliative, contrairement à l’agonie ?

Parce que les fonctions vitales restent intactes pendant la pré-agonie, alors qu’elles déclinent pendant l’agonie.
Parce que les défaillances de la pré-agonie peuvent parfois régresser spontanément, alors que l’agonie est irréversible.
Parce que la pré-agonie est toujours provoquée par un épisode aigu, alors que l’agonie résulte d’une maladie chronique.
Parce que la pré-agonie correspond au décès encéphalique, alors que l’agonie précède le décès.

Parce que les défaillances de la pré-agonie peuvent parfois régresser spontanément, alors que l’agonie est irréversible.

Explication

La pré-agonie peut parfois être spontanément réversible, permettant un retour à une phase palliative, tandis que l’agonie conduit irréversiblement à la mort. L’option qui associe le décès encéphalique à la pré-agonie inverse les étapes décrites.

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Quels principes de prise en charge des symptômes B. MOUNT a-t-il formulés ?

Traiter la cause, prévenir et soulager le symptôme, maintenir la validité, préserver les facultés intellectuelles, privilégier la voie orale et traiter le soulagement comme une urgence.

Selon Ream et Al, 2003, comment se définit la fatigue ?

Un symptôme subjectif et désagréable altérant durablement les capacités normales de fonctionnement.

À qui attribue-t-on les 14 besoins fondamentaux en soins infirmiers ?

Virginia HENDERSON.

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