QCM : Pathologies vasculaires chirurgicales (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) ?

Une obstruction des artères destinées principalement aux membres supérieurs
Une inflammation des nerfs périphériques qui contrôlent les membres inférieurs
Une obstruction partielle ou totale d’une ou plusieurs artères destinées aux membres inférieurs
Une dilatation localisée d’une ou plusieurs veines des membres inférieurs

Une obstruction partielle ou totale d’une ou plusieurs artères destinées aux membres inférieurs

Explication

L’AOMI correspond à l’obstruction partielle ou totale d’artères qui irriguent les membres inférieurs. Une atteinte veineuse peut gêner le retour sanguin, mais ne définit pas cette maladie artérielle.

2. Chez une personne présentant une AOMI, quelle cause est la plus fréquente et quels facteurs de risque cardiovasculaire lui sont associés ?

L’athérosclérose, favorisée par le diabète, l’hypertension, le tabac et la dyslipidémie
La maladie de Takayasu, favorisée par le diabète, l’hypertension, l’arthrose et l’asthme
La médiacalcose, favorisée par le tabac, l’hypotension, l’anémie et l’insuffisance veineuse
La maladie de Buerger, favorisée par l’âge, l’anémie, l’asthme et l’hypothyroïdie

L’athérosclérose, favorisée par le diabète, l’hypertension, le tabac et la dyslipidémie

Explication

L’athérosclérose est l’étiologie principale de l’AOMI, et ses facteurs de risque comprennent le diabète, l’hypertension artérielle, le tabac et la dyslipidémie. La maladie de Buerger est une autre affection artérielle, mais elle n’est pas la cause principale indiquée.

3. Une personne présente un index de pression systolique cheville-bras de 0,82. Quelle interprétation est correcte ?

La valeur confirme une AOMI seulement si l’échodoppler montre une occlusion complète
La valeur écarte une AOMI, car un IPS inférieur à 0,9 est normal
La valeur est compatible avec une AOMI, car un IPS inférieur à 0,9 l’indique
La valeur ne permet pas d’évaluer une AOMI sans mesure de la pression veineuse

La valeur est compatible avec une AOMI, car un IPS inférieur à 0,9 l’indique

Explication

Un IPS inférieur à 0,9 indique une AOMI et s’interprète avec l’interrogatoire et l’examen clinique. L’échodoppler peut aider à visualiser les lésions, mais il n’est pas nécessaire d’observer une occlusion complète pour que l’IPS soit indicatif.

4. Quel ensemble de manifestations peut correspondre aux signes fonctionnels de l’AOMI ?

Engourdissement des mains, vision floue, toux sèche et palpitations après l’effort
Œdème isolé, fièvre, toux persistante et douleur abdominale après les repas
Claudication intermittente, douleurs de décubitus, troubles trophiques et parfois ischémie aiguë
Vertiges, baisse de l’audition, douleurs articulaires et troubles de la déglutition

Claudication intermittente, douleurs de décubitus, troubles trophiques et parfois ischémie aiguë

Explication

Les signes fonctionnels de l’AOMI comprennent notamment la claudication intermittente, les douleurs de décubitus, les troubles trophiques et l’ischémie aiguë. Un œdème isolé et une fièvre ne constituent pas l’ensemble caractéristique de signes fonctionnels indiqué.

5. Quelle prise en charge décrit le mieux le traitement médical de l’AOMI ?

Traiter la douleur et associer diurétiques, corticoïdes et médicaments destinés à augmenter la pression artérielle
Maîtriser le diabète et l’hypertension, en réservant les statines et antiagrégants aux interventions chirurgicales
Réduire l’activité physique et associer anticoagulants, antibiotiques et traitement de l’insuffisance veineuse
Maîtriser les facteurs de risque et associer antiagrégants, statines, traitement de l’hypertension et prise en charge du diabète

Maîtriser les facteurs de risque et associer antiagrégants, statines, traitement de l’hypertension et prise en charge du diabète

Explication

Le traitement médical associe la maîtrise des facteurs de risque cardiovasculaire aux antiagrégants plaquettaires, aux statines, au traitement de l’hypertension et à la prise en charge du diabète. Réserver les statines et les antiagrégants aux interventions ne correspond pas à cette approche médicale.

6. Lorsqu’on compare les angioplasties iliaque et fémoro-poplitée, quelle distinction est correcte ?

L’angioplastie fémoro-poplitée offre de meilleurs résultats à long terme, tandis que l’iliaque expose davantage à la resténose
Les deux angioplasties ont des résultats à long terme identiques et ne nécessitent pas de suivi après l’intervention
L’angioplastie iliaque évite la chirurgie mais expose à la resténose, tandis que la fémoro-poplitée donne les meilleurs résultats à long terme
L’angioplastie iliaque offre de meilleurs résultats à long terme, tandis que la fémoro-poplitée expose à la resténose et requiert un suivi

L’angioplastie iliaque offre de meilleurs résultats à long terme, tandis que la fémoro-poplitée expose à la resténose et requiert un suivi

Explication

L’angioplastie iliaque est associée à de meilleurs résultats à long terme, alors que la fémoro-poplitée évite la chirurgie mais présente un risque de resténose qui justifie un suivi. Attribuer le meilleur résultat à long terme à l’angioplastie fémoro-poplitée inverse cette distinction.

7. Quelle caractéristique définit un anévrisme de l’aorte abdominale ?

Une dilatation diffuse et transitoire avec conservation du parallélisme des parois et diamètre proche du calibre normal
Une dilatation localisée et permanente avec perte du parallélisme des parois et diamètre supérieur au double du calibre normal
Un rétrécissement permanent avec épaississement régulier des parois et diminution du calibre aortique
Une rupture localisée de la paroi avec formation d’un hématome et maintien du calibre aortique

Une dilatation localisée et permanente avec perte du parallélisme des parois et diamètre supérieur au double du calibre normal

Explication

L’AAA correspond à une dilatation localisée et permanente, avec perte du parallélisme des parois et un diamètre supérieur à deux fois le calibre normal. Un rétrécissement artériel décrit une situation opposée à cette dilatation.

8. Quel critère de diamètre retient la définition HAS d’un anévrisme de l’aorte abdominale ?

Un diamètre transversal supérieur à 30 mm ou une dilatation d’au moins 25 % par rapport à l’aorte sus-jacente normale
Un diamètre antéropostérieur supérieur à 50 mm ou une dilatation d’au moins 40 % par rapport à l’aorte sus-jacente normale
Un diamètre antéropostérieur supérieur à 30 mm ou une dilatation d’au moins 50 % par rapport à l’aorte sus-jacente normale
Un diamètre antéropostérieur supérieur à 40 mm ou une dilatation d’au moins 30 % par rapport à l’aorte sus-jacente normale

Un diamètre antéropostérieur supérieur à 30 mm ou une dilatation d’au moins 50 % par rapport à l’aorte sus-jacente normale

Explication

La définition HAS retient un diamètre antéropostérieur supérieur à 30 mm ou une augmentation d’au moins 50 % par rapport au diamètre de l’aorte abdominale sus-jacente normale. Un seuil de 40 mm ne correspond pas au critère indiqué.

9. Quelle différence anatomique distingue un AAA sacciforme d’un AAA fusiforme ?

Le sacciforme se situe sous les artères rénales, tandis que le fusiforme se situe au-dessus de ces artères
Le sacciforme intéresse toute la circonférence, tandis que le fusiforme touche une partie du périmètre artériel
Le sacciforme touche une partie du périmètre artériel, tandis que le fusiforme intéresse toute la circonférence
Le sacciforme présente une paroi intacte, tandis que le fusiforme correspond à une rupture de la paroi artérielle

Le sacciforme touche une partie du périmètre artériel, tandis que le fusiforme intéresse toute la circonférence

Explication

Un AAA sacciforme concerne une partie du périmètre, alors qu’un AAA fusiforme s’étend à toute la circonférence artérielle. La localisation par rapport aux artères rénales ne définit pas cette distinction morphologique.

10. Comment l’augmentation du diamètre d’un AAA favorise-t-elle son aggravation selon la loi de Laplace ?

Elle diminue la tension de la paroi, ce qui favorise la régression de la dilatation
Elle interrompt les contraintes pariétales, ce qui empêche l’évolution de l’anévrisme
Elle réduit la pression pariétale, ce qui tend à stabiliser le diamètre aortique
Elle accroît la pression pariétale, ce qui contribue à accentuer la dilatation

Elle accroît la pression pariétale, ce qui contribue à accentuer la dilatation

Explication

Selon la loi de Laplace, l’augmentation du diamètre s’accompagne d’une hausse de la pression pariétale, qui aggrave la dilatation. Une baisse de cette pression ne décrit donc pas le mécanisme d’aggravation.

11. Quel rôle l’échographie abdominale joue-t-elle dans le suivi d’un AAA ?

Elle détermine le risque opératoire et choisit entre réparation conventionnelle et traitement endovasculaire
Elle dépiste et surveille l’anévrisme, mesure sa taille et peut révéler une thrombose intra-sacculaire ou un hématome rétropéritonéal
Elle précise le collet et les rapports aux artères rénales, puis prépare les mesures d’une endoprothèse
Elle traite la thrombose intra-sacculaire et réduit directement le diamètre de la poche anévrismale

Elle dépiste et surveille l’anévrisme, mesure sa taille et peut révéler une thrombose intra-sacculaire ou un hématome rétropéritonéal

Explication

L’échographie sert au dépistage et à la surveillance, mesure l’AAA et peut identifier une thrombose intra-sacculaire ou un hématome rétropéritonéal. La caractérisation détaillée du collet et la planification d’une endoprothèse relèvent de l’angioscanner.

12. Quel examen est la référence pour mesurer un AAA et préparer la planification d’une endoprothèse ?

L’angioscanner abdominal, qui caractérise le collet, les rapports aux artères rénales et le contenu de l’anévrisme
L’échographie abdominale, qui caractérise le collet, les rapports aux artères rénales et le contenu de l’anévrisme
L’imagerie par résonance magnétique, qui remplace l’évaluation de l’aorte et fournit le plan de réparation
La radiographie abdominale, qui mesure précisément la poche et fournit les mensurations de l’endoprothèse

L’angioscanner abdominal, qui caractérise le collet, les rapports aux artères rénales et le contenu de l’anévrisme

Explication

L’angioscanner abdominal est l’examen de référence pour mesurer l’AAA, préciser son collet et ses rapports aux artères rénales, caractériser son contenu et préparer les mesures de l’endoprothèse. L’échographie assure le dépistage et la surveillance, mais ne constitue pas l’examen de référence pour cette planification.

13. Quel niveau de risque de rupture est associé à un AAA de 60 mm ?

Un risque de rupture de 50 % à un an, dès que le diamètre atteint 50 mm
Un risque de rupture très faible à un an, comme pour un diamètre inférieur à 40 mm
Un risque de rupture de 20 % à cinq ans, dans la catégorie de risque modéré entre 50 et 55 mm
Un risque de rupture de 20 % à un an, dans la catégorie de risque élevé au-delà de 55 mm

Un risque de rupture de 20 % à un an, dans la catégorie de risque élevé au-delà de 55 mm

Explication

Un AAA d’au moins 60 mm présente un risque de rupture de 20 % à un an, et le risque est élevé au-dessus de 55 mm. La catégorie de risque très faible concerne les diamètres inférieurs à 40 mm.

14. Quels éléments font partie du traitement médical d’un AAA ?

Le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire et de l’hypertension, avec un antiagrégant plaquettaire et une statine
La surveillance de l’hypertension et du diamètre, avec une thrombolyse et un médicament vasodilatateur
La réduction de l’activité physique et de l’hypertension, avec un antibiotique et un antiagrégant plaquettaire
Le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire et de l’hypertension, avec un anticoagulant et un diurétique

Le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire et de l’hypertension, avec un antiagrégant plaquettaire et une statine

Explication

Le traitement médical associe le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire et de l’hypertension à un antiagrégant plaquettaire et une statine. Un anticoagulant et un diurétique ne sont pas les médicaments indiqués dans cette description.

15. Quelle différence distingue la chirurgie conventionnelle de l’EVAR pour traiter un AAA ?

La chirurgie conventionnelle met à plat l’anévrisme et pose une greffe par laparotomie avec clampage, tandis que l’EVAR isole la poche par une endoprothèse sans clampage
La chirurgie conventionnelle isole la poche par une endoprothèse sans clampage, tandis que l’EVAR met à plat l’anévrisme par laparotomie avec clampage
La chirurgie conventionnelle retire l’aorte et évite toute greffe, tandis que l’EVAR traite la poche par une laparotomie avec clampage
La chirurgie conventionnelle pose une greffe par laparotomie sans clampage, tandis que l’EVAR isole la poche par une endoprothèse avec clampage

La chirurgie conventionnelle met à plat l’anévrisme et pose une greffe par laparotomie avec clampage, tandis que l’EVAR isole la poche par une endoprothèse sans clampage

Explication

La chirurgie conventionnelle comporte une laparotomie, une mise à plat de l’anévrisme, la pose d’une greffe et un clampage aortique. L’EVAR place une endoprothèse pour isoler la poche du courant sanguin, sans clampage.

16. Dans quelle situation un AAA constitue-t-il une indication formelle de traitement chirurgical ?

Lorsqu’il est symptomatique, fissuré ou rompu, ou lorsqu’il provoque des signes de compression
Lorsqu’il est asymptomatique et stable, avec un diamètre compris entre 40 et 50 mm
Lorsqu’il est découvert fortuitement, même sans symptôme ni signe de compression
Lorsqu’il présente un diamètre inférieur à 40 mm sans signe clinique associé

Lorsqu’il est symptomatique, fissuré ou rompu, ou lorsqu’il provoque des signes de compression

Explication

Un AAA symptomatique, fissuré, rompu ou responsable de signes de compression constitue une indication formelle de traitement chirurgical. Un AAA asymptomatique de 40 à 50 mm relève plutôt d’un traitement médical et d’une surveillance régulière.

17. Quelle situation justifie une chirurgie systématique de l’AAA, sauf contre-indication générale ?

Un diamètre inférieur à 40 mm ou une croissance dépassant 1 mm en deux ans
Un diamètre supérieur à 50 mm ou une croissance dépassant 1 cm en un an
Un diamètre de 50 mm ou une croissance atteignant 1 cm en deux ans
Un diamètre compris entre 40 et 50 mm ou une croissance de 1 mm en un an

Un diamètre supérieur à 50 mm ou une croissance dépassant 1 cm en un an

Explication

Un AAA de plus de 50 mm ou dont la croissance dépasse 1 cm en un an relève d’une chirurgie systématique, sauf contre-indication générale. Une croissance de 1 mm par an ne satisfait pas le seuil de croissance rapide indiqué.

18. Quelle situation définit l’ischémie aiguë d’un membre et explique le risque de nécrose ?

Une diminution progressive du retour veineux qui provoque une congestion sans menace immédiate pour le membre
Une baisse transitoire de la pression artérielle qui ne modifie pas durablement la circulation du membre
Une interruption brutale du flux artériel qui menace la viabilité du membre, surtout sans circulation collatérale
Une obstruction lymphatique soudaine qui entraîne un œdème, mais préserve la perfusion artérielle

Une interruption brutale du flux artériel qui menace la viabilité du membre, surtout sans circulation collatérale

Explication

L’ischémie aiguë correspond à l’interruption brutale du flux artériel et peut conduire à la nécrose lorsque la circulation collatérale fait défaut. Une gêne du retour veineux entraîne plutôt une congestion et ne définit pas cette urgence artérielle.

19. Quelle conséquence caractérise la gravité de l’ischémie aiguë des membres ?

Elle engage les pronostics vital et fonctionnel, et conduit à une amputation dans 25 % des cas
Elle engage surtout le pronostic fonctionnel, avec une amputation dans 10 % des cas
Elle menace principalement le pronostic vital, avec une amputation dans 50 % des cas
Elle engage les pronostics vital et fonctionnel, mais conduit à une amputation dans 5 % des cas

Elle engage les pronostics vital et fonctionnel, et conduit à une amputation dans 25 % des cas

Explication

L’ischémie aiguë est une urgence médico-chirurgicale qui met en jeu les pronostics vital et fonctionnel, et l’amputation survient dans 25 % des cas. Les autres estimations modifient la fréquence indiquée ou minimisent l’un des enjeux.

20. Quelle distinction entre embolie aiguë et thrombose artérielle est correcte ?

L’embolie peut être cardiaque, artérielle ou d’origine indéterminée, tandis que la thrombose survient sur une artère pathologique ou saine
L’embolie est d’origine cardiaque, tandis que la thrombose survient sur une artère pathologique mais pas sur une artère saine
L’embolie survient sur une artère pathologique ou saine, tandis que la thrombose peut être cardiaque ou d’origine indéterminée
L’embolie peut être artérielle ou indéterminée, tandis que la thrombose est toujours liée à une origine cardiaque

L’embolie peut être cardiaque, artérielle ou d’origine indéterminée, tandis que la thrombose survient sur une artère pathologique ou saine

Explication

Une embolie aiguë peut avoir une origine cardiaque ou artérielle, ou rester sans origine retrouvée, alors qu’une thrombose peut toucher une artère pathologique ou saine. L’association d’une origine cardiaque à la thrombose confond les mécanismes des deux événements.

21. Quels signes composent la tétrade de Griffith dans l’ischémie aiguë d’un membre ?

Douleur brutale, pâleur et froid du membre, abolition du pouls en aval et paralysie
Douleur progressive, rougeur et chaleur du membre, pouls conservé et faiblesse musculaire
Douleur brutale, cyanose et œdème du membre, pouls renforcé et perte de sensibilité
Douleur à l’effort, pâleur et froid du membre, pouls diminué et abolition des réflexes

Douleur brutale, pâleur et froid du membre, abolition du pouls en aval et paralysie

Explication

La tétrade associe une douleur brutale, la pâleur et le froid, l’abolition du pouls en aval et la paralysie. La cyanose et la perte de sensibilité peuvent être observées à l’examen, mais ne remplacent pas les éléments de cette tétrade.

22. Chez un patient présentant une ischémie aiguë, quelle priorité doit guider le recours aux examens paracliniques ?

L’imagerie doit précéder l’hospitalisation afin de confirmer l’urgence
Les examens ne doivent pas retarder la prise en charge de l’ischémie
Le bilan biologique doit être normalisé avant le début de la prise en charge
Les examens doivent être achevés avant toute mesure thérapeutique

Les examens ne doivent pas retarder la prise en charge de l’ischémie

Explication

Les examens paracliniques ne doivent pas retarder la prise en charge de l’ischémie aiguë. Attendre la fin de l’imagerie avant d’agir inverserait cette priorité clinique.

23. Quelle organisation correspond à la prise en charge initiale d’une ischémie aiguë ?

Hospitalisation, monitorage continu, deux voies veineuses de bon calibre, absence de sondage vésical et bilan biologique après traitement
Hospitalisation, monitorage continu, deux voies veineuses de bon calibre, sondage vésical avec suivi de la diurèse et bilan préthérapeutique
Surveillance ambulatoire, monitorage continu, deux voies veineuses de bon calibre, mesure ponctuelle de la diurèse et bilan préthérapeutique
Hospitalisation, monitorage intermittent, une voie veineuse de petit calibre, sondage vésical sans suivi de la diurèse et bilan après traitement

Hospitalisation, monitorage continu, deux voies veineuses de bon calibre, sondage vésical avec suivi de la diurèse et bilan préthérapeutique

Explication

La prise en charge initiale associe hospitalisation, monitorage continu, deux voies veineuses périphériques de bon calibre, sondage avec surveillance de la diurèse et bilan préthérapeutique. Un bilan réalisé après le traitement ne correspond pas à la séquence initiale décrite.

24. Quel schéma d’héparine non fractionnée et de surveillance du TCA est indiqué dans l’ischémie aiguë ?

Bolus de 5 000 UI, puis 400 UI/kg/24 h en perfusion, avec contrôle du TCA à 1,5–2 fois le témoin après deux heures
Bolus de 5 000 UI, puis 400 UI/kg/24 h par injections intermittentes, avec contrôle du TCA après douze heures
Bolus de 4 000 UI, puis 500 UI/kg/24 h en perfusion, avec contrôle du TCA à 1–1,5 fois le témoin après six heures
Bolus de 5 000 UI, puis 400 UI/kg/24 h en perfusion, avec contrôle du TCA à 1,5–2 fois le témoin après six heures

Bolus de 5 000 UI, puis 400 UI/kg/24 h en perfusion, avec contrôle du TCA à 1,5–2 fois le témoin après six heures

Explication

Le schéma prévoit un bolus de 5 000 UI suivi d’une perfusion de 400 UI/kg/24 h, avec un TCA visé à 1,5–2 fois le témoin après six heures. Un contrôle après deux heures ne respecte pas le délai indiqué.

25. Quelle définition correspond à l’insuffisance veineuse chronique ?

Une dilatation permanente des veines superficielles dépassant 3 mm, sans atteinte possible du réseau profond
Une insuffisance du retour artériel qui touche les veines superficielles ou profondes en l’absence d’obstruction
Une obstruction veineuse sans incontinence valvulaire, touchant le réseau profond et épargnant le réseau superficiel
Une dysfonction veineuse liée à une incontinence valvulaire, touchant le réseau superficiel, profond ou les deux, avec ou sans obstruction

Une dysfonction veineuse liée à une incontinence valvulaire, touchant le réseau superficiel, profond ou les deux, avec ou sans obstruction

Explication

L’insuffisance veineuse chronique est une dysfonction associée à l’incontinence valvulaire et peut concerner le réseau superficiel, profond ou les deux, avec ou sans obstruction. Une varice est une dilatation veineuse superficielle, et non la définition générale de cette insuffisance.

26. Quel critère distingue une varice d’une simple dilatation veineuse ?

Une dilatation temporaire d’une veine profonde, avec valvules fonctionnelles et calibre supérieur à 3 mm
Une obstruction d’une veine profonde, accompagnée d’une incontinence valvulaire et d’un calibre supérieur à 3 mm
Une dilatation permanente d’une veine superficielle, avec valvules fonctionnelles et calibre inférieur à 3 mm
Une dilatation permanente et pathologique d’une ou plusieurs veines superficielles, avec incontinence valvulaire et calibre supérieur à 3 mm

Une dilatation permanente et pathologique d’une ou plusieurs veines superficielles, avec incontinence valvulaire et calibre supérieur à 3 mm

Explication

Une varice est une dilatation permanente et pathologique d’une ou plusieurs veines superficielles, associée à une incontinence valvulaire et à un calibre supérieur à 3 mm. Une dilatation profonde avec valvules fonctionnelles ne répond pas à cette définition.

27. Quelle part du retour veineux des membres inférieurs est drainée par les réseaux profond et superficiel ?

Le réseau profond en draine 10 % et le réseau superficiel 90 %
Le réseau profond en draine 75 % et le réseau superficiel 25 %
Le réseau profond en draine 90 % et le réseau superficiel 10 %
Les deux réseaux en drainent chacun 50 %

Le réseau profond en draine 90 % et le réseau superficiel 10 %

Explication

Le réseau veineux profond assure 90 % du retour veineux des membres inférieurs, tandis que le réseau superficiel en assure 10 %. L’inversion de ces proportions surestime la contribution du réseau superficiel.

28. Comment distinguer les télangiectasies, les veines réticulaires et les varices selon leur diamètre ?

Moins de 1 mm, plus de 3 mm et moins de 3 mm, respectivement
Moins de 1 mm, moins de 3 mm et plus de 3 mm, respectivement
Moins de 3 mm, moins de 1 mm et plus de 3 mm, respectivement
Plus de 3 mm, moins de 3 mm et moins de 1 mm, respectivement

Moins de 1 mm, moins de 3 mm et plus de 3 mm, respectivement

Explication

La classification repose sur des seuils croissants : moins de 1 mm pour les télangiectasies, moins de 3 mm pour les veines réticulaires et plus de 3 mm pour les varices. Une confusion fréquente consiste à attribuer aux veines réticulaires le seuil inférieur à 3 mm et aux varices un diamètre supérieur à 3 mm, plutôt qu’à inverser les deux premières catégories.

29. Avant un traitement des varices, quel rôle joue l’écho-Doppler veineux ?

Il confirme une thrombose superficielle et détermine les doses de médicaments veino-actifs.
Il repère les reflux et les autres anomalies veineuses, puis cartographie le réseau à traiter.
Il mesure le diamètre des artères et cartographie les zones d’ischémie avant traitement.
Il évalue la mobilité des jambes et choisit le type de compression élastique à prescrire.

Il repère les reflux et les autres anomalies veineuses, puis cartographie le réseau à traiter.

Explication

L’écho-Doppler recherche notamment un reflux pathologique, une incontinence des perforantes, des signes de thrombose profonde ou une compression extrinsèque, et cartographie les anomalies avant traitement. L’évaluation artérielle peut être pertinente dans d’autres contextes, mais ce n’est pas l’objectif décrit ici pour le bilan veineux des varices.

30. Quelle intervention constitue la technique chirurgicale de référence pour traiter les varices des veines saphènes ?

La conservation de la saphène par suppression des reflux, avec ligature des perforantes
La compression élastique des membres, éventuellement complétée par des médicaments veino-actifs
La sclérothérapie échoguidée de la saphène, associée systématiquement à une compression prolongée
Le stripping de la grande ou de la petite saphène, parfois associé à des gestes complémentaires

Le stripping de la grande ou de la petite saphène, parfois associé à des gestes complémentaires

Explication

Le stripping de la grande ou de la petite veine saphène est la technique chirurgicale de référence et peut être associé à une ligature de perforantes ou à des phlébectomies. La conservation de la saphène en supprimant les reflux correspond plutôt au principe de la technique CHIVA.

31. Quelle distinction décrit correctement les techniques CHIVA et stripping ?

CHIVA conserve le réseau saphène en supprimant les reflux, tandis que le stripping retire la saphène.
CHIVA retire le réseau saphène, tandis que le stripping conserve la saphène en supprimant les reflux.
CHIVA traite les reflux par injection de mousse, tandis que le stripping comprime les veines par des bas.
CHIVA repose sur des médicaments veino-actifs, tandis que le stripping ligature les veines profondes.

CHIVA conserve le réseau saphène en supprimant les reflux, tandis que le stripping retire la saphène.

Explication

La technique CHIVA conserve le réseau saphène tout en supprimant les reflux, alors que le stripping retire la veine saphène. Confondre CHIVA et stripping inverse précisément leur différence essentielle concernant la conservation ou le retrait de la saphène.

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Que désigne l’AOMI ?

L’obstruction partielle ou totale d’une ou plusieurs artères destinées aux membres inférieurs.

Quelle est l’étiologie principale de l’AOMI ?

L’athérosclérose.

Quels sont les facteurs de risque cardiovasculaire de l’AOMI ?

Le diabète, l’hypertension artérielle, le tabac et la dyslipidémie.

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