QCM : Voies de la sensibilité (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la sensibilité épicritique :

Elle se distingue de la sensibilité protopathique par son caractère discriminant.
Elle permet une perception fine et discriminante des stimulations.
Elle correspond à une sensibilité d’alarme non discriminante comprenant la douleur.
Elle comprend le tact grossier et la perception de la température.
Elle comprend le tact épicritique et la proprioception consciente.

Elle se distingue de la sensibilité protopathique par son caractère discriminant. · Elle permet une perception fine et discriminante des stimulations. · Elle comprend le tact épicritique et la proprioception consciente.

Explication

La sensibilité épicritique associe le tact épicritique et la proprioception consciente, avec une discrimination fine. Le tact grossier, la température et la douleur relèvent de la sensibilité protopathique, qui est non discriminante.

2. Dans la voie lemniscale, le trajet des fibres comprend :

Les fibres ganglionnaires spinales montent dans le cordon dorsal avant leur premier relais bulbaire.
Après le relais bulbaire, les fibres décussent et forment le lemnisque médial.
Les informations atteignent le gyrus post-central après leur passage par le thalamus.
Les noyaux gracile et cunéiforme constituent les relais bulbaires de cette voie sensitive.
Le lemnisque médial poursuit son trajet vers le thalamus avant la projection corticale.

Les fibres ganglionnaires spinales montent dans le cordon dorsal avant leur premier relais bulbaire. · Après le relais bulbaire, les fibres décussent et forment le lemnisque médial. · Les informations atteignent le gyrus post-central après leur passage par le thalamus. · Les noyaux gracile et cunéiforme constituent les relais bulbaires de cette voie sensitive. · Le lemnisque médial poursuit son trajet vers le thalamus avant la projection corticale.

Explication

Les fibres du ganglion spinal montent dans le cordon dorsal et font relais dans les noyaux gracile et cunéiforme. Elles décussent ensuite pour former le lemnisque médial, puis gagnent le thalamus et le gyrus post-central.

3. La sensibilité protopathique se caractérise par :

La perception consciente de la position et des mouvements des membres.
La participation du tact grossier, de la température et de la douleur.
Une sensibilité non discriminante jouant un rôle d’alarme.
Une sensibilité fine qui permet de discriminer précisément les stimulations.
Une voie sensitive comprenant le tact épicritique et la proprioception.

La participation du tact grossier, de la température et de la douleur. · Une sensibilité non discriminante jouant un rôle d’alarme.

Explication

La sensibilité protopathique est non discriminante et joue un rôle d’alarme ; elle comprend le tact grossier, la température et la douleur. La discrimination fine, le tact épicritique et la proprioception relèvent de la sensibilité épicritique.

4. Parmi les propositions suivantes concernant les faisceaux spinothalamiques, lesquelles sont exactes ?

Le faisceau ventral véhicule le tact grossier, la température et la douleur grossière.
Le faisceau dorsal transmet la douleur fine dans les voies spinothalamiques.
Le faisceau dorsal assure principalement la composante affective de la douleur.
Le système spino-réticulo-thalamique participe à la composante affective de la douleur.
Les trois faisceaux comprennent les systèmes ventral, dorsal et spino-réticulo-thalamique.

Le faisceau ventral véhicule le tact grossier, la température et la douleur grossière. · Le faisceau dorsal transmet la douleur fine dans les voies spinothalamiques. · Le système spino-réticulo-thalamique participe à la composante affective de la douleur. · Les trois faisceaux comprennent les systèmes ventral, dorsal et spino-réticulo-thalamique.

Explication

Le faisceau ventral transmet le tact grossier, la température et la douleur grossière, tandis que le faisceau dorsal véhicule la douleur fine. Le système spino-réticulo-thalamique intervient dans la composante affective de la douleur ; celle-ci n’est pas attribuée au faisceau dorsal.

5. Que désigne le système spino-réticulo-thalamique ?

Une voie polysynaptique et bilatérale associée aux dimensions végétative et émotionnelle de la douleur
Une voie spinothalamique directe portant la douleur fine vers le gyrus post-central
Une voie cérébelleuse croisée contribuant à la coordination globale des mouvements
Une voie rapide et somatotopique transmettant le tact fin et la proprioception consciente

Une voie polysynaptique et bilatérale associée aux dimensions végétative et émotionnelle de la douleur

Explication

Ce système est une voie peu systématisée, polysynaptique et bilatérale qui véhicule les informations végétatives et émotionnelles liées à la douleur. La voie spinothalamique directe évoquée dans une autre proposition transmet des informations sensitives vers le cortex, mais ne définit pas ce système affectif de la douleur.

6. Par quels pédoncules le faisceau spino-cérébelleux dorsal de Fleschig atteint-il le cervelet ?

Par les pédoncules cérébelleux supérieurs après un relais thalamique
Par les pédoncules cérébelleux inférieurs
Par les pédoncules cérébelleux moyens
Par les pédoncules cérébelleux supérieurs

Par les pédoncules cérébelleux inférieurs

Explication

Le faisceau de Fleschig monte du même côté et atteint le cervelet par les pédoncules cérébelleux inférieurs. Le faisceau de Gowers, lui, emprunte les pédoncules supérieurs.

7. Quel rôle joue le contrôle segmentaire dans la modulation de la douleur ?

Le message douloureux active les voies motrices afin d’ajuster la posture du métamère concerné.
Les relais thalamiques transforment le message tactile en composante émotionnelle de la douleur.
Les informations réticulaires du tronc cérébral déclenchent une inhibition descendante du message douloureux.
Le message tactile épicritique du même métamère freine le message douloureux grâce à sa transmission plus rapide.

Le message tactile épicritique du même métamère freine le message douloureux grâce à sa transmission plus rapide.

Explication

Le contrôle segmentaire s’appuie sur le message tactile épicritique, transmis plus rapidement par des fibres myélinisées, pour freiner le message douloureux du même métamère. Les informations réticulaires déclenchent plutôt un contrôle inhibiteur descendant, dit suprasegmentaire.

8. Quelle comparaison entre les faisceaux gracile et cunéiforme de la voie lemniscale est exacte ?

Le gracile transmet surtout la proprioception inconsciente, tandis que le cunéiforme transmet le tact grossier et la température.
Le gracile conduit les informations du côté opposé après décussation médullaire, tandis que le cunéiforme reste du même côté jusqu’au thalamus.
Le gracile véhicule les informations du tronc supérieur et des membres supérieurs, tandis que le cunéiforme concerne les membres inférieurs et le tronc inférieur.
Le gracile véhicule les informations des membres inférieurs et du tronc inférieur, tandis que le cunéiforme concerne le tronc supérieur, le cou et les membres supérieurs.

Le gracile véhicule les informations des membres inférieurs et du tronc inférieur, tandis que le cunéiforme concerne le tronc supérieur, le cou et les membres supérieurs.

Explication

Le faisceau gracile est médial et véhicule les informations des régions inférieures du corps, alors que le faisceau cunéiforme est latéral et concerne les régions supérieures. Les deux faisceaux appartiennent à la voie lemniscale ; la décussation de cette voie a lieu dans le bulbe, après le relais dans les noyaux bulbaires.

9. Après leur entrée dans la moelle, quel effet produit la décussation des fibres secondaires spinothalamiques dans la commissure blanche ?

Elles remontent dans le cordon dorsal jusqu’aux noyaux bulbaires.
Elles montent vers le thalamus du côté opposé à leur entrée médullaire.
Elles gagnent le gyrus cingulaire par les noyaux réticulaires du thalamus.
Elles rejoignent le cervelet du même côté par les pédoncules inférieurs.

Elles montent vers le thalamus du côté opposé à leur entrée médullaire.

Explication

La décussation dans la commissure blanche fait passer les fibres secondaires du côté opposé, d’où elles montent dans le cordon ventro-latéral vers le thalamus. Le trajet vers le cervelet par les pédoncules inférieurs caractérise plutôt le faisceau spino-cérébelleux dorsal.

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Que comprend la sensibilité épicritique ?

Le tact épicritique et la proprioception consciente.

Que comprend la sensibilité protopathique ?

Le tact grossier, la température et la douleur.

Quels territoires sensitifs transmettent les trois faisceaux spinothalamiques ?

Le ventral transmet le tact grossier, la température et la douleur grossière ; le dorsal, la douleur fine ; le spino-réticulo-thalamique, la composante affective de la douleur.

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