QCM : Histoire et courants de la psychologie (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition caractérise la psychologie scientifique ?

L’étude des systèmes axiomatiques et du raisonnement formel, qui décrit les conduites humaines observables.
L’étude scientifique du comportement et des processus mentaux, qui élabore des théories et définit une pratique.
L’étude des opinions subjectives sur le comportement, qui transmet des idées reçues et des habitudes.
L’étude des structures sociales et naturelles, qui établit des lois sans examiner les processus mentaux.

L’étude scientifique du comportement et des processus mentaux, qui élabore des théories et définit une pratique.

Explication

La psychologie scientifique étudie le comportement et les processus mentaux à l’aide d’une méthode, et construit des théories ainsi qu’une pratique. Les opinions subjectives et les idées reçues relèvent plutôt du sens commun.

2. Qu’est-ce qui permet de caractériser un ensemble de connaissances comme une science ?

Il classe des observations et ses conclusions découlent principalement de traditions établies.
Il porte sur des phénomènes et ses connaissances sont obtenues au moyen d’une méthode.
Il rassemble des opinions partagées et ses affirmations sont confirmées par l’expérience personnelle.
Il décrit des phénomènes et ses explications reposent sur des propositions non démontrées.

Il porte sur des phénomènes et ses connaissances sont obtenues au moyen d’une méthode.

Explication

Une science est un ensemble de connaissances portant sur des phénomènes et obtenues par une méthode. Des opinions ou des traditions ne suffisent pas à constituer un savoir scientifique.

3. Une psychologue décrit une difficulté, en recherche les causes, estime les évolutions possibles et met en place une intervention : quelles étapes correspondent aux objectifs de la psychologie ?

Décrire, expliquer, prédire et modifier la situation par une intervention.
Décrire, classer, confirmer et remplacer les données par une interprétation.
Observer, diagnostiquer, garantir et supprimer les causes de la difficulté.
Expliquer, mesurer, généraliser et attribuer le comportement à un trait fixe.

Décrire, expliquer, prédire et modifier la situation par une intervention.

Explication

Les objectifs comprennent la description du fonctionnement et du contexte, l’explication des mécanismes, la prédiction des évolutions et la modification par intervention. Garantir une évolution n’est pas un objectif, car la prédiction psychologique demeure probabiliste.

4. Une évaluation clinique indique qu’un comportement risque de changer dans une certaine direction : comment faut-il interpréter cette prédiction ?

Comme un jugement probabiliste fondé sur des données scientifiques et cliniques.
Comme une règle générale qui s’applique de façon identique à chaque individu.
Comme une certitude déterminée par la seule observation du comportement passé.
Comme une hypothèse subjective issue d’une opinion sans appui méthodologique.

Comme un jugement probabiliste fondé sur des données scientifiques et cliniques.

Explication

Une prédiction psychologique estime des évolutions possibles à partir de données scientifiques et cliniques, sans garantir le résultat. Une certitude ne rendrait pas compte de son caractère probabiliste.

5. À quelle période la psychologie acquiert-elle le statut de discipline scientifique, malgré l’ancienneté des interrogations sur l’esprit ?

Dans l’Antiquité, lorsque les médecins établissent une discipline expérimentale consacrée à l’esprit.
À la préhistoire, lorsque les premières interrogations sur l’esprit lui donnent un statut scientifique.
Au XIXe siècle, alors que des questions sur l’esprit existaient déjà depuis la préhistoire.
Au XXe siècle, après que la médecine antique eut formulé des questions sur le cerveau.

Au XIXe siècle, alors que des questions sur l’esprit existaient déjà depuis la préhistoire.

Explication

La psychologie devient une discipline scientifique au XIXe siècle, bien que les questionnements sur l’esprit soient bien plus anciens. L’ancienneté de ces questions ne signifie pas que la discipline scientifique existait déjà à la préhistoire.

6. Qu’apporte le papyrus d’Edwin Smith à la compréhension ancienne des maladies de l’esprit ?

Il décrit 48 maladies mentales et les attribue à un déséquilibre des humeurs, sans évoquer de lésions cérébrales.
Il décrit 48 traumatismes et relie des maladies de l’esprit à des dommages cérébraux, malgré une forte imprégnation magique.
Il présente des traumatismes et affirme que les maladies de l’esprit découlent de causes surnaturelles plutôt que cérébrales.
Il recense des dommages cérébraux et écarte toute interprétation magique des maladies observées.

Il décrit 48 traumatismes et relie des maladies de l’esprit à des dommages cérébraux, malgré une forte imprégnation magique.

Explication

Transcrit vers 1600 avant notre ère, le papyrus décrit 48 cas de traumatismes et établit des liens entre maladies de l’esprit et dommages cérébraux, tout en restant imprégné de magie. Il ne rejette donc pas les interprétations magiques.

7. Dans la conception d’Empédocle, quel rapport existe entre les quatre éléments, les humeurs et la santé ?

La terre, l’eau, l’air et le feu correspondent au sang, au flegme, à la bile jaune et à la bile noire, dont la domination caractérise la santé.
La terre, l’eau, l’air et le feu correspondent au sang, au flegme, à la bile jaune et à la bile noire, dont l’équilibre caractérise la santé.
La terre, l’eau, l’air et le feu forment les humeurs, tandis que le sang, le flegme et les deux biles composent les éléments.
Le sang, le flegme, la bile jaune et la bile noire correspondent à la terre, à l’eau, à l’air et au feu, dont l’équilibre provoque la maladie.

La terre, l’eau, l’air et le feu correspondent au sang, au flegme, à la bile jaune et à la bile noire, dont l’équilibre caractérise la santé.

Explication

Empédocle associe chacun des quatre éléments à une humeur et considère la santé comme le résultat de leur équilibre. Une humeur dominante ne correspond pas à cette conception de l’équilibre.

8. Quelle conception de l’âme Platon défend-il dans « La République » ?

L’âme et le corps forment une unité matérielle qui ne peut être séparée.
L’âme dépend des organes corporels et se transforme avec leur état.
L’âme est distincte du corps, indépendante et immortelle.
L’âme est une fonction du corps, qui disparaît avec ses sensations.

L’âme est distincte du corps, indépendante et immortelle.

Explication

Platon défend une conception dualiste dans laquelle l’âme, indépendante et immortelle, est séparée du corps. La présenter comme une fonction corporelle confond l’âme avec le corps, contrairement à cette distinction.

9. Selon Platon, quelle association entre les parties de l’âme et leurs localisations corporelles est correcte ?

L’âme rationnelle est dans la boîte crânienne, l’irascible dans les viscères abdominaux et la concupiscente dans le cœur.
L’âme rationnelle est dans les viscères abdominaux, l’irascible dans la boîte crânienne et la concupiscente dans le cœur.
L’âme rationnelle est dans la boîte crânienne, l’irascible dans le cœur et la concupiscente dans les viscères abdominaux.
L’âme rationnelle est dans le cœur, l’irascible dans les viscères abdominaux et la concupiscente dans la boîte crânienne.

L’âme rationnelle est dans la boîte crânienne, l’irascible dans le cœur et la concupiscente dans les viscères abdominaux.

Explication

Platon situe l’âme rationnelle dans la boîte crânienne, l’âme irascible dans le cœur et l’âme concupiscente dans les viscères abdominaux. L’association qui place l’âme irascible dans l’abdomen et la concupiscente dans le cœur inverse ces deux localisations.

10. Quelle position Hippocrate adopte-t-il à propos des causes de la maladie ?

Il rapporte les maladies à l’équilibre des parties de l’âme et à leur localisation dans le corps.
Il s’oppose aux explications surnaturelles et défend des caractéristiques et des causes précises pour chaque maladie.
Il attribue les maladies mentales au cerveau et considère cette explication comme valable pour chaque maladie.
Il privilégie les explications surnaturelles et considère que les maladies partagent une même cause générale.

Il s’oppose aux explications surnaturelles et défend des caractéristiques et des causes précises pour chaque maladie.

Explication

Hippocrate s’oppose aux explications surnaturelles et soutient que chaque maladie possède des caractéristiques et des causes précises. L’attribution de toutes les maladies à une cause générale contredit cette approche spécifique.

11. Comment Rhazès utilise-t-il l’observation clinique pour parvenir au diagnostic et au traitement ?

Il observe les signes et symptômes pour raisonner du diagnostic vers la thérapeutique.
Il classe les troubles d’après la forme du crâne avant de prescrire un traitement.
Il établit le diagnostic à partir de dissections anatomiques sans examiner les symptômes.
Il déduit la maladie de causes surnaturelles avant de choisir un rite religieux.

Il observe les signes et symptômes pour raisonner du diagnostic vers la thérapeutique.

Explication

Rhazès fonde sa démarche clinique sur l’observation systématique des signes et symptômes, qui guide le raisonnement diagnostique puis thérapeutique. Une explication surnaturelle suivie d’un rite religieux ne décrit pas cette méthode clinique.

12. Dans la conception de saint Augustin, où se situe la mémoire et quels éléments composent la trinité intérieure ?

La mémoire se situe dans le ventricule postérieur, avec la raison et le jugement.
La mémoire se situe dans le ventricule moyen, avec l’intelligence et la volonté.
La mémoire se situe dans le ventricule antérieur, avec la sensation et l’imagination.
La mémoire se situe dans le cœur, avec l’intelligence et la volonté.

La mémoire se situe dans le ventricule moyen, avec l’intelligence et la volonté.

Explication

Saint Augustin place la mémoire dans le ventricule moyen et décrit une trinité intérieure formée de mémoire, d’intelligence et de volonté. La proposition qui conserve cette trinité mais déplace la mémoire dans un autre ventricule ne correspond pas à sa conception.

13. Quelle distinction oppose le rationalisme à l’empirisme quant à l’origine de la connaissance ?

Le rationalisme privilégie les sens et l’induction, tandis que l’empirisme privilégie raison, innéisme et déduction.
Le rationalisme s’appuie sur l’expérience et la déduction, tandis que l’empirisme s’appuie sur la raison et l’induction.
Le rationalisme fonde la connaissance sur l’observation anatomique, tandis que l’empirisme la fonde sur la révélation divine.
Le rationalisme privilégie raison, innéisme et déduction, tandis que l’empirisme privilégie les sens et l’induction.

Le rationalisme privilégie raison, innéisme et déduction, tandis que l’empirisme privilégie les sens et l’induction.

Explication

Le rationalisme fait de la raison, de l’innéisme et de la déduction les fondements de la connaissance, alors que l’empirisme part de l’expérience sensorielle et privilégie l’induction. L’inversion des deux approches est une confusion fréquente, mais elle attribue à chacune les principes de l’autre.

14. Selon John Locke, quelle distinction permet de différencier le retard mental de la folie ?

Le retard mental implique des facultés absentes ou détériorées, tandis que la folie associe raisonnement conservé et idées fausses.
Le retard mental et la folie désignent tous deux des facultés absentes, mais diffèrent par leur origine physique ou divine.
Le retard mental implique un raisonnement conservé mêlé d’idées fausses, tandis que la folie correspond à des facultés détériorées.
Le retard mental relève d’idées fausses sans altération du raisonnement, tandis que la folie se caractérise par l’absence de raisonnement.

Le retard mental implique des facultés absentes ou détériorées, tandis que la folie associe raisonnement conservé et idées fausses.

Explication

Locke distingue les personnes dont les facultés sont absentes ou détériorées de celles qui raisonnent encore, mais à partir d’idées fausses éloignées de la réalité. L’inversion de ces caractéristiques confond précisément les deux catégories.

15. Que désigne la tabula rasa dans la pensée de John Locke ?

Un esprit dont les connaissances proviennent de la mémoire transmise par l’éducation.
Un esprit doté d’idées innées, que la déduction rend progressivement explicites.
Un esprit initialement vierge, marqué ensuite par les impressions sensibles.
Un esprit formé par des facultés cérébrales localisées avant toute expérience sensorielle.

Un esprit initialement vierge, marqué ensuite par les impressions sensibles.

Explication

La tabula rasa décrit l’esprit à la naissance comme une feuille blanche sur laquelle viennent s’imprimer les impressions sensibles. La conception d’idées innées relève de l’innéisme cartésien, auquel cette idée s’oppose.

16. Quelle transformation Philippe Pinel défend-il dans la prise en charge de la folie ?

Il privilégie les explications surnaturelles et confie le traitement des aliénés aux autorités religieuses.
Il promeut des soins humanisés et le traitement moral, en considérant la folie comme une maladie médicale.
Il explique la folie par la forme du crâne et recommande de corriger les zones cérébrales concernées.
Il promeut l’enfermement indifférencié et considère la folie comme une faute relevant de la justice.

Il promeut des soins humanisés et le traitement moral, en considérant la folie comme une maladie médicale.

Explication

Pinel défend l’humanisation des soins et le traitement moral, tout en faisant de la folie une maladie relevant de la médecine. L’enfermement indifférencié décrit une logique institutionnelle différente et ne correspond pas à cette réforme des soins.

17. Quelle thèse caractérise la phrénologie de Franz Joseph Gall, malgré son caractère erroné ?

Elle situe toutes les fonctions dans une région cérébrale unique et considère le crâne indépendant du cerveau.
Elle attribue les fonctions à l’hémisphère gauche et relie la parole à une aire cérébrale particulière.
Elle associe les changements de comportement à des lésions cérébrales sans interpréter la forme du crâne.
Elle situe les fonctions dans des zones cérébrales précises et relie le développement du cerveau à la forme du crâne.

Elle situe les fonctions dans des zones cérébrales précises et relie le développement du cerveau à la forme du crâne.

Explication

La phrénologie de Gall affirme que les fonctions se localisent dans des zones cérébrales distinctes et que le développement du cerveau influe sur la forme du crâne, mais cette théorie est erronée. La corrélation entre lésions et changements de comportement correspond plutôt aux travaux associés à Broca.

18. Quels changements de comportement les proches de Phinéas Gage rapportent-ils après sa lésion cérébrale ?

Une baisse d’ambition, de prévoyance et d’empathie, accompagnée d’un comportement capricieux et versatile.
Une perte de la parole et de la compréhension, accompagnée d’une mémoire et d’une empathie préservées.
Une baisse de la mémoire et de la vision, accompagnée d’une difficulté à reconnaître les visages familiers.
Une amélioration de la prévoyance et de l’empathie, accompagnée d’un comportement devenu stable et réfléchi.

Une baisse d’ambition, de prévoyance et d’empathie, accompagnée d’un comportement capricieux et versatile.

Explication

Après la lésion, les proches de Gage rapportent une diminution de l’ambition, de la prévoyance et de l’empathie, ainsi qu’un comportement capricieux et versatile. Une perte de la parole est associée à l’étude de fonctions cérébrales particulières, mais ne décrit pas les changements comportementaux rapportés chez Gage.

19. Quel événement est présenté comme la naissance de la psychologie en tant que discipline scientifique formelle ?

La création par Wilhelm Wundt d’un laboratoire de psychologie à Leipzig en 1875
La création par Edward Titchener d’un laboratoire consacré à l’introspection en 1890
La publication par William James d’une théorie de l’adaptation mentale à Leipzig en 1875
La formulation par Wilhelm Wundt du fonctionnalisme dans un laboratoire en 1890

La création par Wilhelm Wundt d’un laboratoire de psychologie à Leipzig en 1875

Explication

L’ouverture du laboratoire de psychologie de Wundt à Leipzig en 1875 marque la formalisation de la discipline scientifique. Les travaux de William James relèvent plutôt du fonctionnalisme et de ses applications pratiques.

20. Quelle démarche caractérise le structuralisme associé à Wundt et Titchener ?

Mesurer les comportements observables afin d’expliquer les réponses à des stimuli
Étudier comment les processus mentaux aident les personnes à s’adapter à leur environnement
Analyser les conflits inconscients afin d’expliquer les motivations de la personnalité
Identifier les composantes de la conscience, comme les sensations, les sentiments et les images mentales

Identifier les composantes de la conscience, comme les sensations, les sentiments et les images mentales

Explication

Le structuralisme cherche à décrire les éléments qui composent l’expérience consciente. L’étude de l’adaptation et de la fonction des processus mentaux caractérise plutôt le fonctionnalisme.

21. Une chercheuse étudie comment la mémoire aide une personne à s’adapter aux exigences de son environnement. Quelle approche correspond à cette question ?

Le fonctionnalisme, qui examine le rôle adaptatif des processus mentaux
Le structuralisme, qui décompose l’expérience consciente en éléments
L’introspection dirigée, qui recueille le récit d’une expérience consciente
Le béhaviorisme, qui analyse les comportements observables et mesurables

Le fonctionnalisme, qui examine le rôle adaptatif des processus mentaux

Explication

Le fonctionnalisme s’intéresse à la fonction des processus mentaux et à leur contribution à l’adaptation. Le structuralisme chercherait plutôt à identifier les composantes de l’expérience consciente.

22. Quelle définition du béhaviorisme correspond à l’approche fondée par John B. Watson ?

Une théorie de la personnalité qui explique les conduites par des motifs et conflits inconscients
Une psychologie centrée sur le comportement observable et mesurable, qui écarte l’introspection comme méthode de recherche
Une méthode qui explique les comportements par leurs conséquences renforçantes ou punitives
Une psychologie centrée sur les éléments de la conscience, établis par le rapport introspectif des participants

Une psychologie centrée sur le comportement observable et mesurable, qui écarte l’introspection comme méthode de recherche

Explication

Watson définit la psychologie comme la science du comportement observable et mesurable, plutôt que comme l’étude introspective de l’esprit. L’analyse des conséquences des comportements correspond plus précisément au conditionnement opérant.

23. Après plusieurs associations entre un son et un stimulus qui provoque naturellement une réponse, le son finit par déclencher cette réponse. Quel apprentissage illustre cette situation ?

La punition négative, où le retrait d’un stimulus appétitif réduit un comportement
Le renforcement positif, où l’ajout d’un stimulus appétitif augmente un comportement
Le conditionnement classique, où un stimulus associé déclenche une réponse conditionnée
Le conditionnement opérant, où une conséquence modifie la probabilité d’un comportement

Le conditionnement classique, où un stimulus associé déclenche une réponse conditionnée

Explication

Dans le conditionnement classique, un stimulus associé au stimulus inconditionnel finit par déclencher une réponse conditionnée. Le conditionnement opérant porte plutôt sur l’effet des conséquences d’un comportement.

24. Dans l’expérience de Pavlov, quel rôle la cloche acquiert-elle après avoir été associée à la nourriture ?

Elle devient un stimulus aversif qui réduit progressivement la salivation
Elle devient une conséquence renforçante qui augmente la salivation volontaire
Elle devient un stimulus conditionnel qui provoque une salivation conditionnée
Elle devient un stimulus inconditionnel qui provoque une salivation inconditionnelle

Elle devient un stimulus conditionnel qui provoque une salivation conditionnée

Explication

Après l’association avec la nourriture, la cloche, initialement neutre, devient un stimulus conditionnel et déclenche une salivation conditionnée. C’est la nourriture, et non la cloche, qui constitue le stimulus inconditionnel.

25. Un enfant range ses jouets plus souvent après qu’on lui a retiré une tâche désagréable lorsqu’il les range. Comment classer cette conséquence ?

Comme un renforcement négatif, car un stimulus aversif est retiré
Comme un renforcement positif, car un stimulus appétitif est ajouté
Comme une punition négative, car un stimulus appétitif est retiré
Comme une punition positive, car un stimulus aversif est ajouté

Comme un renforcement négatif, car un stimulus aversif est retiré

Explication

Le retrait d’une tâche désagréable après le rangement correspond au renforcement négatif et rend le comportement plus probable. Le renforcement positif implique plutôt l’ajout d’un stimulus appétitif.

26. Quels éléments définissent la psychanalyse élaborée par Sigmund Freud ?

Une théorie de la personnalité et une méthode de psychothérapie centrées sur les motifs et conflits inconscients
Une science du comportement observable et une méthode de mesure des réponses aux stimuli
Une méthode d’analyse de la conscience fondée sur ses sensations, ses sentiments et ses images
Une théorie de l’adaptation mentale et une méthode d’étude des fonctions cognitives

Une théorie de la personnalité et une méthode de psychothérapie centrées sur les motifs et conflits inconscients

Explication

La psychanalyse est à la fois une théorie de la personnalité et une méthode de psychothérapie qui accordent une place centrale à l’inconscient. L’étude du comportement observable caractérise plutôt le béhaviorisme.

27. Quelle démarche Freud utilise-t-il pour faire émerger à la conscience des éléments refoulés, notamment des traumatismes de l’enfance ?

La parole et l’association libre
L’association répétée d’un stimulus neutre à un stimulus inconditionnel
La mesure des sensations rapportées lors d’une introspection dirigée
L’observation systématique des comportements manifestes

La parole et l’association libre

Explication

Freud explore le psychisme par la parole et l’association libre pour faire parvenir à la conscience des éléments refoulés. L’association entre stimuli appartient au conditionnement classique, et non à cette démarche psychanalytique.

28. Dans le modèle freudien, quel système psychique tient compte de la réalité pour réguler la recherche de satisfaction ?

Le Surmoi, qui fonctionne selon les exigences morales héritées de l’autorité parentale
Le Moi, qui fonctionne selon le principe de réalité
L’inconscient, qui fonctionne selon le principe de perfection morale
Le Ça, qui fonctionne selon le principe de plaisir immédiat

Le Moi, qui fonctionne selon le principe de réalité

Explication

Le Moi tient compte des contraintes de la réalité, tandis que le Ça recherche une satisfaction immédiate. Le Surmoi porte les exigences morales plutôt qu’une fonction de régulation fondée sur la réalité.

29. Une personne peut retrouver un souvenir avec un effort, même si elle n’y pense pas sur le moment. À quelle partie de l’appareil psychique ce contenu correspond-il ?

Au préconscient, qui rassemble ce dont on peut facilement se souvenir avec un effort
À l’inconscient, qui résiste fortement à une prise de conscience spontanée
Au Surmoi, qui porte les exigences morales héritées de l’autorité parentale
Au conscient, qui correspond à ce à quoi la personne pense au moment présent

Au préconscient, qui rassemble ce dont on peut facilement se souvenir avec un effort

Explication

Le préconscient comprend les contenus qui ne sont pas présents à la pensée actuelle, mais que la personne peut rappeler avec un effort. Le conscient concerne la pensée du moment, tandis que l’inconscient se caractérise par une forte résistance à l’accès spontané.

30. Quelle conception de l’être humain caractérise la psychologie humaniste ?

L’être humain réagit à des stimuli sans que ses processus internes soient pris en compte.
L’être humain est principalement déterminé par son environnement et ses renforcements.
L’être humain possède une capacité de choix et recherche son épanouissement psychologique.
L’être humain est principalement guidé par des forces inconscientes qui échappent à son choix.

L’être humain possède une capacité de choix et recherche son épanouissement psychologique.

Explication

La psychologie humaniste met l’accent sur la singularité, le libre arbitre et la recherche d’épanouissement et de santé psychologique. L’explication par les forces inconscientes relève plutôt d’une perspective qui ne place pas le libre arbitre au même premier plan.

31. Quelle hypothèse Carl Rogers formule-t-il au sujet des patients ?

Leurs difficultés s’expliquent principalement par des processus inconscients inaccessibles.
Ils tendent vers la maturation et possèdent des ressources pour s’adapter.
Ils ont besoin d’instructions externes pour acquérir toute capacité d’adaptation.
Leur développement dépend avant tout de la satisfaction de besoins physiologiques.

Ils tendent vers la maturation et possèdent des ressources pour s’adapter.

Explication

Rogers considère que l’être humain tend fondamentalement vers la maturation et que les patients disposent de ressources et de capacités d’adaptation. L’idée que l’adaptation dépend avant tout d’instructions externes ne correspond pas à cette confiance dans les ressources du patient.

32. Selon la hiérarchie des besoins de Maslow, que faut-il généralement avant de pouvoir satisfaire des besoins de niveau supérieur ?

Satisfaire les besoins primaires.
Obtenir d’abord une reconnaissance sociale durable.
Développer d’abord des relations sociales étendues.
Atteindre d’abord une pleine réalisation de soi.

Satisfaire les besoins primaires.

Explication

Dans la hiérarchie de Maslow, les besoins primaires doivent être satisfaits avant que les besoins de niveau supérieur puissent l’être. La réalisation de soi est un besoin de haut niveau et ne constitue donc pas le préalable aux besoins primaires.

33. Quel est l’objet d’étude principal de la psychologie cognitive ?

Les réactions corporelles qui accompagnent les émotions et les pensées.
Les comportements observables, sans examiner les processus mentaux.
Les conflits inconscients qui déterminent les conduites individuelles.
Les processus mentaux qui contribuent à expliquer le comportement.

Les processus mentaux qui contribuent à expliquer le comportement.

Explication

La psychologie cognitive étudie des processus mentaux comme la mémoire, le raisonnement, la résolution de problèmes, la décision et le langage. L’exclusion des états mentaux comme objet d’étude caractérise plutôt le béhaviorisme classique.

34. Une équipe examine comment des informations sont acquises, transformées en connaissances, puis mobilisées dans les actions d’une personne. Quel objectif de la psychologie cognitive cette étude illustre-t-elle ?

Décrire les comportements observables en écartant leur représentation mentale.
Comprendre comment l’information est traitée et guide le comportement.
Expliquer les conduites par des forces inconscientes sans étudier l’information.
Classer les besoins humains selon leur priorité dans le développement.

Comprendre comment l’information est traitée et guide le comportement.

Explication

La psychologie cognitive cherche à comprendre l’acquisition de l’information, sa représentation et sa transformation en connaissances qui guident le comportement. La description des conduites sans examiner leur traitement mental correspond davantage à une approche béhavioriste.

35. Comment la théorie de la Gestalt caractérise-t-elle la perception d’un objet ?

L’objet est reconnu en fonction des associations apprises entre stimuli et réponses.
L’objet est construit à partir des besoins qui dominent à un moment donné.
L’objet est perçu comme un tout dont l’organisation dépasse les éléments isolés.
L’objet est perçu comme une somme d’éléments indépendants les uns des autres.

L’objet est perçu comme un tout dont l’organisation dépasse les éléments isolés.

Explication

La Gestalt soutient que les objets sont perçus comme des unités entières et que l’ensemble dépasse la somme de ses parties. Une perception réduite à des éléments indépendants contredit précisément cette conception du tout organisé.

36. Dans le modèle de Piaget, quel stade suit le stade préopératoire chez un enfant âgé d’environ huit ans ?

Le stade opératoire formel.
Le stade sensorimoteur.
Le stade opératoire concret.
Un second stade préopératoire.

Le stade opératoire concret.

Explication

Piaget situe le stade opératoire concret entre 7 et 12 ans, après le stade préopératoire qui va de 2 à 7 ans. Le stade opératoire formel commence après 12 ans, tandis que le stade sensorimoteur concerne les deux premières années.

37. Comment la psychologie moderne organise-t-elle l’étude du comportement humain ?

Elle sépare les perspectives en écoles exclusives qui ne peuvent être combinées.
Elle mobilise des perspectives complémentaires sans en déclarer une supérieure aux autres.
Elle retient une perspective dominante et écarte les approches qui la concurrencent.
Elle privilégie une perspective différente selon que le comportement est appris ou inné.

Elle mobilise des perspectives complémentaires sans en déclarer une supérieure aux autres.

Explication

La psychologie moderne s’éloigne des écoles exclusives et rassemble des perspectives complémentaires, sans attribuer à l’une d’elles une supériorité générale. Le choix d’une perspective unique comme cadre supérieur reprend précisément la confusion que cette conception écarte.

38. Un chercheur étudie le lien entre les neurotransmetteurs, les circuits neuronaux et le comportement, en utilisant notamment l’IRM et la TEP. Quelle perspective adopte-t-il ?

La perspective biologique.
La perspective comportementale.
La perspective psychodynamique.
La perspective humaniste.

La perspective biologique.

Explication

La perspective biologique relie le comportement à des processus corporels comme le cerveau, les circuits neuronaux et les neurotransmetteurs, et peut recourir à l’IRM et à la TEP. La perspective comportementale se concentre plutôt sur les actions observables et leur apprentissage par conditionnement.

39. Quelle distinction oppose les perspectives psychodynamique et comportementale ?

La première relie le comportement aux hormones, tandis que la seconde examine les circuits neuronaux.
La première étudie les besoins de croissance, tandis que la seconde classe les stades cognitifs.
La première étudie les processus inconscients, tandis que la seconde analyse les actions observables et leur apprentissage.
La première analyse les actions observables, tandis que la seconde étudie les processus inconscients.

La première étudie les processus inconscients, tandis que la seconde analyse les actions observables et leur apprentissage.

Explication

La perspective psychodynamique s’intéresse aux processus intrapsychiques et inconscients, tandis que la perspective comportementale analyse les actions observables et l’influence de l’environnement par le conditionnement. Attribuer l’étude des processus inconscients à la perspective comportementale inverse cette distinction.

40. Une thérapie vise à réduire des symptômes observés tout en modifiant les processus mentaux qui leur sont associés, afin d’installer des conduites souhaitées et durables. Quelle approche correspond à cet objectif ?

La thérapie biologique centrée sur les processus corporels.
La thérapie psychodynamique centrée sur les processus inconscients.
La thérapie comportementale centrée sur l’exposition.
La thérapie cognitivo-comportementale.

La thérapie cognitivo-comportementale.

Explication

Les thérapies cognitivo-comportementales travaillent à la fois les symptômes observés et les processus mentaux associés pour remplacer concrètement des réactions problématiques par des conduites souhaitées et durables. Une approche centrée sur l’exposition peut cibler des comportements, mais ne décrit pas à elle seule ce travail conjoint sur les symptômes et les processus mentaux.

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Qu’étudie scientifiquement la psychologie ?

Le comportement des individus et leurs processus mentaux.

Que constituent les théories psychologiques et que définit la psychologie ?

Elles constituent des théories et définissent une pratique.

Qu’est-ce que la science ?

Un ensemble de connaissances sur des phénomènes obtenues par une méthode.

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