Fiche de révision : Syndrome coronarien aigu et infarctus

Plan du Cours

  1. Athérosclérose et facteurs de risque
  2. Anatomie et physiologie coronaires
  3. Douleur et diagnostic clinique
  4. ECG et marqueurs biologiques
  5. Explorations et diagnostics différentiels
  6. Prise en charge initiale du syndrome coronarien aigu
  7. Traitements médicamenteux du syndrome coronarien aigu
  8. Reperfusion et revascularisation coronaire
  9. Prévention secondaire et conduite diagnostique
  10. Complications hémodynamiques et mécaniques
  11. Troubles du rythme et de la conduction
  12. Complications thromboemboliques et autres

1. Athérosclérose et facteurs de risque

Notions clés & Définitions

  • Athérosclérose : L’athérosclérose est une association variable de remaniements de l’intima des artères de gros et moyen calibre, avec accumulation locale de lipides, de glucides complexes, de sang et de produits sanguins, de tissus fibreux et de dépôts calcaires, accompagnée de modifications de la média (OMS).
  • Malade poly-athéromateux : Un malade poly-athéromateux, poly-artériel ou poly-vasculaire présente une atteinte athéromateuse d’au moins deux territoires artériels différents, symptomatiques ou non.

★ À maîtriser

📌 Les facteurs de risque cardiovasculaire non modifiables sont l’hérédité, l’âge et le sexe masculin, tandis que les facteurs modifiables comprennent le tabac, l’hypertension artérielle, le diabète, la dyslipidémie, la sédentarité, le syndrome métabolique, le stress et les facteurs psychosociaux, ainsi qu’une alimentation non méditerranéenne.

  • Le syndrome métabolique est défini par :
    • Tour de taille supérieur à 102 cm chez l’homme ou à 88 cm chez la femme
    • Pression artérielle supérieure à 130/85 mmHg
    • Triglycéridémie supérieure à 1,5 g/L
    • Glycémie à jeun supérieure à 1,1 g/L
    • HDL-cholestérol inférieur à 0,4 g/L chez l’homme ou à 0,5 g/L chez la femme

Compléments

  • L’athérosclérose est la première cause de mortalité dans le monde et la deuxième cause de mortalité en France.

  • La France compte 120 000 cas par an d’AVC et de coronaropathie, selon la formulation du cours.

  • Les risques relatifs d’infarctus du myocarde indiqués sont de 1,3 à 2,6 pour l’hérédité, 5 pour le tabac, 3 pour l’hypertension artérielle, 2 pour le diabète, 3 pour la dyslipidémie et 2 pour la sédentarité.

  • L’hérédité cardiovasculaire correspond à la survenue d’un événement chez un apparenté du premier degré avant 55 ans chez l’homme ou avant 65 ans chez la femme.

2. Anatomie et physiologie coronaires

★ À maîtriser

  • 🔄 La formation de la plaque suit ces étapes :
    1. Transcytose et fixation sous-intimale des LDL
    2. Oxydation des LDL
    3. Adhésion et diapédèse des monocytes
    4. Transformation des monocytes en macrophages
    5. Accumulation des LDL oxydées et formation de cellules spumeuses
    6. Recrutement, migration et dédifférenciation des cellules musculaires lisses
    7. Dysfonction endothéliale et adhésion plaquettaire

📌 La rupture de plaque provoque un tableau aigu de syndrome coronaire aigu, tandis que la progression de la plaque est associée à l’angor ; l’évolution peut aussi comporter une hémorragie intraplaque ou une régression.

  • Les artères coronaires naissent de l’aorte thoracique au niveau des sinus de Valsalva ; le tronc commun gauche se divise en artère interventriculaire antérieure dans le sillon interventriculaire antérieur et en circonflexe dans le sillon auriculo-ventriculaire gauche, tandis que l’artère coronaire droite chemine dans le sillon auriculo-ventriculaire antérieur.

  • Au repos, le myocarde reçoit 5 % du débit cardiaque, soit environ 250 cc par minute.

  • Le myocarde extrait d’emblée au maximum l’oxygène du sang ; son adaptation à une hausse des besoins repose donc sur la vasodilatation coronaire.

Compléments

  • La plaque instable peut résulter d’une dénudation, d’une apoptose et d’une inflammation et devenir thrombogène.

  • La dominance coronaire peut être droite ou gauche et il existe plusieurs variations anatomiques.

  • La perfusion myocardique se fait essentiellement en diastole par les artères coronaires.

3. Douleur et diagnostic clinique

★ À maîtriser

📌 L’ischémie myocardique résulte d’un apport insuffisant en oxygène, entraîne une diminution de la perfusion et altère les propriétés électriques et mécaniques des cellules, tandis que la nécrose myocardique correspond à une atteinte ischémique irréversible.

  • L’inadéquation entre besoins et apport en oxygène peut être secondaire à :

    • Des sténoses coronaires serrées, qui diminuent le débit à l’effort
    • Un spasme coronaire
    • Une augmentation des besoins en oxygène, notamment en cas d’anémie ou d’hyperthyroïdie
  • 🔄 Après la rupture de plaque, la séquence peut être :

    1. Réaction thrombotique
    2. Formation d’un thrombus plaquettaire puis fibrino-cruorique
    3. Occlusion artérielle et sus-décalage du segment ST
    4. Fragmentation du thrombus avec embolies distales et tableau sans sus-décalage du ST avec troponine positive
  • La douleur coronarienne typique est rétrosternale ou précordiale, constrictive, en barre, parfois irradiée, et peut être déclenchée par l’effort ou le froid.

📌 L’angor instable se distingue de l’angor stable d’effort par une douleur du même type mais plus durable, supérieure à 20 minutes, un angor récent de moins d’un mois pour des efforts modérés, un angor crescendo ou une douleur non soulagée par la trinitrine.

Compléments

  • Le métabolisme anaérobie ne permet pas au myocarde de soutenir un effort normal.

  • Les facteurs déclenchants cités comprennent l’exercice physique violent, la dette de sommeil, l’excès alimentaire, une poussée hypertensive, une infection aiguë ou une hyperthermie, un syndrome inflammatoire, une anesthésie générale ou une chirurgie, la prise d’amphétamines, l’anémie, l’intoxication au CO et l’hyperthyroïdie.

  • Les populations chez lesquelles la douleur peut être atypique sont :

    • Personnes âgées
    • Femmes
    • Insuffisants rénaux
    • Diabétiques
  • La douleur d’angor peut survenir à l’effort, notamment contre le vent, pendant la digestion, au froid ou au primo-décubitus ; elle impose parfois l’arrêt de l’effort et peut être sensible à la trinitrine.

  • SITIDRAC examine les éléments suivants :

    • Siège
    • Intensité
    • Type
    • Irradiations
    • Déclenchants
    • Rythme
    • Aggravants
    • Calmants
  • L’examen physique est le plus souvent sans particularité, mais peut révéler des signes de décompensation cardiaque, une complication ou une cause extracardiaque ; il faut notamment rechercher une sténose aortique, un souffle vasculaire, une hypertension artérielle et une surcharge pondérale.

4. ECG et marqueurs biologiques

Notions clés & Définitions

  • Troponine : La troponine est une protéine de régulation de la contraction cardiaque ; la troponine T est présente dans le muscle cardiaque et strié, la troponine I contrôle la contractilité myocardique et la troponine C est nécessaire à la contraction myocardique.

★ À maîtriser

  • Plus de 30 % des syndromes coronaires aigus sans sus-décalage du ST ont un ECG post-critique normal, et des ECG répétés peuvent être nécessaires.

  • Un sous-décalage diffus du segment ST associé à un sus-décalage en aVR évoque des lésions tritronculaires ou une sténose du tronc commun.

  • La troponine ultrasensible est un marqueur sensible de lésion myocardique ; une élévation et/ou une diminution de sa concentration, avec au moins une valeur supérieure au 99e percentile, confirme un infarctus du myocarde dans un contexte clinique d’ischémie et a une valeur diagnostique et pronostique.

  • Une élévation de troponine n’est associée à une nécrose myocardique d’origine ischémique que dans 70 à 75 % des cas et peut aussi survenir lors d’une embolie pulmonaire, d’une myocardite, d’une dissection aortique, d’une poussée hypertensive, d’une insuffisance cardiaque, d’un syndrome de Tako-Tsubo ou d’un sepsis.

Compléments

  • Un sus-décalage localisé du segment ST, convexe vers le haut, correspond à l’onde de Pardee et peut s’accompagner d’un sous-décalage en miroir dans un autre territoire.
  • Le syndrome de Wellens correspond à une sub-occlusion de l’artère interventriculaire antérieure.

  • Lors d’une nécrose myocardique, la rupture de l’enveloppe de la cellule nécrosée libère des marqueurs dans le sang, où ils peuvent être dosés.

  • Le BNP est synthétisé par le myocyte sous forme de précurseur, sa synthèse augmente en cas de dilatation ventriculaire et il a une valeur pronostique dans le syndrome coronaire aigu.

5. Explorations et diagnostics différentiels

Notions clés & Définitions

  • MINOCA : Le MINOCA (Myocardial Infarction with Non Obstructive Coronary Arteries) est un infarctus du myocarde sans lésion coronaire obstructive supérieure à 50 % ; il représente 6 % des syndromes coronaires aigus et concerne des femmes dans 40 % des cas.

★ À maîtriser

  • Les diagnostics différentiels cités sont :

    • Péricardite ou myocardite
    • Embolie pulmonaire
    • Dissection aortique
    • Syndrome de Tako-Tsubo
    • Spasmes œsophagiens, reflux gastro-œsophagien ou gastrite
    • Pneumopathie
    • Pneumothorax ou pleurésie
    • Pancréatite ou cholécystite
    • Fracture de côte
    • Douleur intercostale ou musculaire
  • La dissection aortique peut provoquer une douleur médiothoracique très intense irradiant rapidement dans le dos, accompagnée d’un souffle diastolique d’insuffisance aortique et d’une différence de pression artérielle entre les bras supérieure à 20 mmHg, voire d’un collapsus lié à une tamponnade.

Compléments

  • Les examens de recherche d’ischémie comprennent :

    • Épreuve d’effort
    • Scintigraphie au thallium d’effort
    • Échographie d’effort ou sous dobutamine
    • IRM sous adénosine
    • Scanner coronaire
  • L’athérosclérose peut être explorée par Doppler des troncs supra-aortiques pour les carotides, index de pression systolique ou Doppler artériel pour les membres inférieurs, écho-Doppler ou scanner abdominal pour l’aorte, et Doppler des artères rénales pour les artères rénales.

  • Les causes coronaires du MINOCA comprennent :

    • Spasme coronaire, notamment associé à la méthylergométrine
    • Dissection coronaire, particulièrement chez les femmes
    • Embolie coronaire, notamment en cas de fibrillation atriale, d’embolie paradoxale ou d’endocardite avec végétation
  • Les causes non coronaires du MINOCA citées sont :

    • Myocardite
    • Cardiomyopathie hypertrophique
    • Embolie pulmonaire

📌 La douleur de péricardite est précordiale, parfois constrictive, augmentée par l’inspiration et soulagée par la position assise, tandis que la douleur gastrique est une brûlure rythmée et calmée par les repas.

  • Le syndrome de Tietze provoque une douleur pariétale reproduite à la palpation.

6. Prise en charge initiale du syndrome coronarien aigu

★ À maîtriser

  • La prise en charge initiale du syndrome coronarien aigu comprend l’hospitalisation en USIC, la surveillance scopée, des antalgiques et des dérivés nitrés si des signes congestifs sont présents.

  • La prise en charge comprend :

    • l’anxiolyse, médicamenteuse ou non
    • le soulagement de la douleur
    • la levée d’un spasme par trinitrine en spray
    • l’administration d’aspirine

Compléments

📌 L’oxygène n’est administré qu’en cas d’hypoxémie.

  • Les traitements du syndrome coronarien aigu comprennent des médicaments, des interventions et des règles hygiéno-diététiques.

7. Traitements médicamenteux du syndrome coronarien aigu

Notions clés & Définitions

  • Aspirine : Inhibe irréversiblement la cyclo-oxygénase 1 pendant la durée de vie de la plaquette, soit 10 jours.

★ À maîtriser

  • Dans le syndrome coronarien aigu, l’aspirine est administrée à 250 mg IV puis à 75 mg par jour.

  • Avant coronarographie dans un syndrome avec sus-décalage, une dose de charge d’antiagrégant est administrée par voie orale; après coronarographie dans un SCANST, le ticagrelor est donné à 180 mg puis 90 mg deux fois par jour, le prasugrel à 60 mg puis 10 mg par jour, ou le clopidogrel à 600 mg puis 75 mg par jour.

📌 L’anticoagulation est débutée dès la confirmation du diagnostic, tient compte du risque hémorragique et est arrêtée après angioplastie sauf autre indication.

Compléments

  • La cyclo-oxygénase 1 favorise l’activation et l’agrégation plaquettaires par la formation de thromboxane A2.

  • Le clopidogrel inhibe irréversiblement le récepteur P2Y12 à l’ADP, tandis que le prasugrel et le ticagrelor inhibent également ce récepteur.

  • Les options anticoagulantes indiquées sont l’énoxaparine à 1 mg/kg deux fois par jour et, dans le SCANST seulement, le fondaparinux à 2,5 mg par jour.

  • Les bêtabloquants antagonisent les récepteurs β-adrénergiques, diminuent l’inotropisme et le chronotropisme, le débit et le travail cardiaques ainsi que les besoins myocardiques en oxygène, et ont un effet antiarythmique et hypotenseur.

  • Les statines inhibent compétitivement l’HMG-CoA réductase, enzyme limitante de la conversion de l’HMG-CoA en mévalonate, ce qui réduit le cholestérol libre hépatocytaire, augmente la clairance des LDL et diminue les LDL-C plasmatiques; le défaut d’assemblage accroît la dégradation intracellulaire de l’apo-B et réduit la sécrétion hépatique des VLDL.

  • Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion empêchent la conversion de l’angiotensine I en angiotensine II, laquelle entraîne une vasoconstriction et stimule l’aldostérone.

📌 Les inhibiteurs du système rénine-angiotensine-aldostérone préviennent le remodelage ventriculaire, notamment en cas de dégradation de la fraction d’éjection ventriculaire gauche.

8. Reperfusion et revascularisation coronaire

Notions clés & Définitions

  • Reperfusion : Consiste à rouvrir une artère coronaire en cours d’occlusion ou déjà occluse afin d’éviter l’évolution vers l’infarctus ou d’en réduire la taille.

★ À maîtriser

📌 La thrombolyse dissout le caillot par injection d’un produit, tandis que l’angioplastie désobstrue mécaniquement l’artère et nécessite le transport du patient vers un centre spécialisé.

📌 La coronarographie est réalisée en urgence en cas de sus-décalage du segment ST ou de douleur persistante dans un SCANST.

  • Les critères de très haut risque imposant une coronarographie dans les 2 heures sont : l’instabilité hémodynamique, le choc cardiogénique ou l’insuffisance cardiaque, l’angor réfractaire ou récidivant sous traitement médical, l’arythmie ventriculaire menaçante, la complication mécanique, le sous-décalage ST supérieur à 1 mm dans plus de 5 dérivations avec sus-décalage en aVr/VL

  • Les critères de haut risque imposant une coronarographie dans les 24 heures sont : les modifications dynamiques du segment ST ou de l’onde T, l’élévation de la troponine, l’arrêt cardiaque réanimé, un score de GRACE supérieur à 140

Compléments

  • Après thrombolyse, une coronarographie est réalisée dans les 3 à 24 heures en cas de succès, tandis qu’en cas d’échec, évalué à 60 à 90 minutes, une coronarographie avec angioplastie de sauvetage est indiquée sans délai.

  • La revascularisation coronaire peut être endovasculaire par angioplastie avec ou sans stent, ou chirurgicale par pontage aorto-coronaire.

  • La coronarographie est un examen invasif réalisé sous anesthésie locale par ponction radiale ou fémorale, montée d’un guide dans les coronaires et injection de contraste iodé sous contrôle radioscopique.

  • Le pontage aorto-coronaire est envisagé en cas de :

    • lésion du tronc commun
    • lésions tritronculaires
    • diabète
    • lésions complexes

Astuce mémo

Rouvrir l’artère → limiter l’évolution ou la taille de l’infarctus

9. Prévention secondaire et conduite diagnostique

★ À maîtriser

  • La correction des facteurs de risque cardiovasculaire comprend plus de 30 minutes de marche par jour, le sevrage tabagique, les règles hygiéno-diététiques associées à un traitement hypolipémiant avec une cible de LDL inférieure à 0,55 g/L, ainsi que l’équilibre tensionnel et glycémique.

📌 En cas de sus-décalage du segment ST, il ne faut pas attendre le résultat de la troponine pour rouvrir l’artère.

Compléments

  • Le diagnostic du syndrome coronarien aigu repose sur les données cliniques, électrocardiographiques et biologiques, notamment la troponine ultrasensible, et il ne faut pas hésiter à répéter les ECG.

10. Complications hémodynamiques et mécaniques

★ À maîtriser

  • L’insuffisance ventriculaire gauche après infarctus dépend de l’étendue de la nécrose et peut être associée à une arythmie ou à une complication mécanique.

  • Le choc cardiogénique peut résulter d’une nécrose étendue ou d’une complication mécanique et se manifeste par des signes d’hypoperfusion périphérique.

📌 L’infarctus du ventricule droit peut compliquer un infarctus inférieur et associe sus-décalage ST inférieur, hypotension artérielle et turgescence jugulaire avec champs pulmonaires libres.

  • La rupture de la paroi libre du ventricule peut provoquer un collapsus et une tamponnade avec dissociation électromécanique rapidement fatale; une douleur, une réélévation du ST pendant sa normalisation et une hypotension prolongée justifient une échographie urgente, et l’hémopéricarde impose un geste chirurgical immédiat.

  • La rupture septale provoque une communication interventriculaire avec tableau droit et bas débit systémique, survient souvent 24 à 48 heures après l’infarctus chez des patients âgés sans revascularisation précoce et peut se manifester par un souffle systolique précordial en rayon de roue.

  • L’insuffisance mitrale aiguë après infarctus résulte d’une rupture totale ou partielle, ou d’une ischémie d’un pilier, le plus souvent postéro-médian en raison de sa vascularisation unique par l’artère coronaire droite.

Compléments

  • La classification de Killip distingue les classes 1, 2 avec râles à la base ou à mi-champs, 3 avec râles au-dessus de mi-champs ou œdème aigu pulmonaire, et 4 correspondant au choc.

  • Le choc cardiogénique est traité par des inotropes positifs, notamment la dobutamine, et sa mortalité dépasse 70 %.

  • L’infarctus du ventricule droit peut s’accompagner d’un sus-décalage en V3R et V4R; l’échographie peut montrer une dilatation et une hypokinésie du ventricule droit, une dilatation de l’oreillette droite et une insuffisance tricuspide liée à la dilatation de l’anneau et à la restriction valvulaire.

📌 Les vasodilatateurs sont contre-indiqués dans l’infarctus du ventricule droit, et une fibrillation atriale souvent associée doit être réduite.

📌 La rupture septale nécessite une chirurgie immédiate après contre-pulsion intra-aortique, tandis qu’un traitement chirurgical ou interventionnel différé de quelques jours avec traitement médical de l’insuffisance cardiaque peut donner de meilleurs résultats.

  • L’insuffisance mitrale aiguë peut provoquer une insuffisance ventriculaire gauche brutale avec souffle systolique peu intense, et un choc cardiogénique en cas de rupture totale; elle impose un traitement chirurgical urgent, parfois percutané par MitraClip®.

11. Troubles du rythme et de la conduction

★ À maîtriser

  • Le rythme idio-ventriculaire accéléré est un signe de reperfusion.

  • En cas de fibrillation ventriculaire survenant moins de 48 heures après l’infarctus, aucun défibrillateur n’est indiqué; si la fraction d’éjection ventriculaire gauche est inférieure à 35 %, un gilet défibrillateur protège le patient en attendant la réévaluation échographique à distance.

Compléments

📌 Les extrasystoles ventriculaires monomorphes sans phénomène R/T sont à respecter.

  • La fibrillation atriale complique environ 5 % des infarctus et peut entraîner un retentissement hémodynamique ou un accident embolique; une cardioversion électrique est indiquée en cas de retentissement hémodynamique.

  • La tachycardie ventriculaire peut être traitée par amiodarone ou lidocaïne, ou par choc électrique.

12. Complications thromboemboliques et autres

★ À maîtriser

📌 Un thrombus intraventriculaire gauche peut compliquer une nécrose étendue, notamment un infarctus antérieur, et entraîner des embolies systémiques; une anticoagulation curative est alors indiquée.

  • Les complications tardives de l’infarctus comprennent : l’insuffisance cardiaque chronique, les troubles du rythme ventriculaire, surtout si la fraction d’éjection ventriculaire gauche est inférieure à 30 %, l’anévrisme du ventricule gauche, le syndrome de Dressler, une péricardite réactionnelle survenant un mois après l’infarctus

Compléments

  • La thrombose veineuse et l’embolie pulmonaire sont rares après infarctus; une anticoagulation préventive est indiquée en cas d’alitement prolongé.

  • Une échographie est réalisée dans les 48 heures suivant l’admission en USIC pour rechercher un thrombus intraventriculaire gauche, et l’IRM est plus performante que l’échographie.

  • La péricardite précoce est inflammatoire, associée à un infarctus étendu, et sa douleur diffère de l’angor.

📌 La récidive ischémique après infarctus peut résulter de la réocclusion de l’artère obstruée dans un SCA avec sus-décalage ou d’une ischémie controlatérale à la nécrose chez un patient pluritronculaire, dans un SCA avec ou sans sus-décalage.

  • Les complications du cathétérisme comprennent : l’AVC, la maladie des emboles de cholestérol, la nécrose tubulaire aiguë, l’allergie au produit de contraste iodé, les complications vasculaires au point de ponction, telles qu’un faux anévrisme, la perforation cardiaque

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Syndrome coronarien aigu et infarctus avec 27 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Un homme présente un tour de taille de 104 cm, une pression artérielle de 132/86 mmHg et une glycémie à jeun de 1,12 g/L. Quelle interprétation convient ?

2. Lors de la formation d’une plaque d’athérome, quelle succession d’événements et quelle évolution clinique peuvent être observées ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Syndrome coronarien aigu et infarctus avec 95 flashcards interactives.

Selon l’OMS, comment se définit l’athérosclérose ?

Une association variable de remaniements de l’intima des artères de gros et moyen calibre, avec accumulation de substances et modification de la média.

Combien de territoires artériels un malade poly-athéromateux doit-il présenter comme atteints ?

Au moins deux territoires artériels différents, symptomatiques ou non.

Quels facteurs cardiovasculaires sont non modifiables ?

L’hérédité, l’âge et le sexe masculin.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches