Fiche de révision : Système immunitaire inné

Plan du Cours

  1. Protection et tolérance immunitaire
  2. Immunités innée et acquise
  3. Barrières physiques et biochimiques
  4. Phagocytose et activités antimicrobiennes
  5. Cellules et réponse inflammatoire

1. Protection et tolérance immunitaire

Notions clés & Définitions

  • Système immunitaire : Protège l’organisme afin de maintenir la cohérence et l’intégrité de ses cellules et de ses tissus.

Points essentiels

  • Les situations de danger potentielles comprennent :

    • les bactéries
    • les virus
    • les parasites
    • les champignons
    • les toxines exogènes
    • les cellules malignes
    • les propres constituants altérés
  • La tolérance concerne :

    • les antigènes non pathogènes
    • l’embryon ou le fœtus
    • les greffes
    • les microbiotes

Astuce mémo

Danger du non-soi, tolérance du soi

2. Immunités innée et acquise

Points essentiels

📌 L’immunité innée est non spécifique, présente dès la naissance et fondée notamment sur les barrières, les cellules phagocytaires et la réponse inflammatoire.

  • L’immunité acquise repose sur :
    • les lymphocytes
    • la spécificité de l’antigène
    • la diversité de reconnaissance
    • la mémoire immunitaire
    • la reconnaissance du soi et du non-soi

Astuce mémo

Innée immédiate, acquise spécifique et mémorisée

3. Barrières physiques et biochimiques

★ À maîtriser

  • Les barrières innées comprennent des mécanismes physiques et biochimiques qui limitent l’entrée et la persistance des agents pathogènes.

  • La bouche, le canal alimentaire supérieur, l’intestin et le côlon utilisent notamment des enzymes, des peptides antimicrobiens, un pH défavorable, des flux de fluides et la flore intestinale normale pour éliminer ou concurrencer les pathogènes.

Compléments

  • La peau utilise des peptides antimicrobiens et les acides gras du sébum comme mécanismes de protection.

  • Les voies aériennes et les poumons utilisent les cils, la toux, l’éternuement et les macrophages alvéolaires pour évacuer ou éliminer les agents présents dans le mucus.

  • Le tractus urogénital et les glandes salivaires, lacrymales et mammaires contribuent à la protection par l’évacuation des sécrétions, des protéines et des peptides antimicrobiens.

Astuce mémo

Barrières intactes → limitation de l’entrée des agents pathogènes

4. Phagocytose et activités antimicrobiennes

★ À maîtriser

  • La phagocytose se déroule en quatre étapes : attachement des bactéries aux pseudopodes, ingestion et formation du phagosome, fusion du phagosome avec un lysosome en phagolysosome, puis digestion et libération des produits de digestion.

  • Les défensines forment des pores, les cathélicidines inhibent la croissance bactérienne, et le lysozyme ainsi que les protéases dégradent respectivement les parois bactériennes et les liaisons peptidiques.

  • Les espèces réactives de l’oxygène citées sont :

    • l’anion superoxyde
    • les radicaux hydroxyle
    • le peroxyde d’hydrogène
    • l’acide hypochloreux

Compléments

  • Les espèces réactives de l’azote citées sont :
    • le monoxyde d’azote
    • le dioxyde d’azote
    • le peroxynitrite

Astuce mémo

Pseudopodes → phagosome → phagolysosome → digestion

5. Cellules et réponse inflammatoire

★ À maîtriser

  • Les principales cellules présentées sont :

    • les mastocytes
    • les neutrophiles
    • les basophiles
    • les éosinophiles
  • Les neutrophiles représentent 50 à 70 % des leucocytes et leurs granules contiennent notamment des protéases, des défensines, du lysozyme, des inhibiteurs de protéases et de l’histamine.

Compléments

  • Chez les neutrophiles, les protéases participent au remodelage tissulaire, les protéines antimicrobiennes attaquent directement les agents pathogènes, les inhibiteurs régulent les protéases et l’histamine favorise la vasodilatation et l’inflammation.

  • Les éosinophiles possèdent des protéines cationiques, une peroxydase, des ribonucléases, des cytokines et des chimiokines qui participent respectivement à la formation de ROS, à la dégranulation, à la modulation des réponses acquises et à l’attraction des leucocytes.

  • Les basophiles et les mastocytes utilisent notamment les cytokines IL-4 et IL-13, les leucotriènes et l’histamine pour moduler les réponses acquises, réguler l’inflammation, provoquer la vasodilatation et activer les muscles lisses.

Tableaux de synthèse

Comparaison des immunités

CaractéristiqueImmunité innéeImmunité acquise
MomentDès la naissanceS’améliore avec le temps
SpécificitéNon spécifiqueSpécifique de l’antigène
Acteurs principauxBarrières, cellules phagocytaires, inflammationLymphocytes
MémoireNon indiquéeMémoire immunitaire

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Système immunitaire inné avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la fonction générale du système immunitaire dans l’organisme ?

2. Quelle situation peut être reconnue comme un danger potentiel par le système immunitaire ?

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Quel est le rôle principal du système immunitaire ?

Protéger l’organisme pour maintenir la cohérence et l’intégrité des cellules et tissus.

Quels types d'agents le système immunitaire doit-il reconnaître comme dangers ?

Bactéries, virus, parasites, champignons, toxines exogènes, cellules malignes et constituants altérés.

Que permet d'éviter la tolérance immunitaire ?

Une réaction contre les antigènes non pathogènes, l’embryon, le fœtus, les greffes et les microbiotes.

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