QCM : Système tégumentaire et plaies — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle remplit la membrane basale à la jonction entre l’épiderme et le derme ?

Elle forme une couche graisseuse située sous le derme
Elle produit les pigments responsables de la coloration cutanée
Elle contient les principaux vaisseaux qui vascularisent l’épiderme
Elle constitue une barrière mécanique et biologique entre les deux tissus

Elle constitue une barrière mécanique et biologique entre les deux tissus

Explication

La membrane basale sépare l’épiderme du derme et agit comme une barrière mécanique et biologique. La couche graisseuse appartient à l’hypoderme, tandis que les pigments sont produits par les mélanocytes.

2. Quelle distinction entre électrisation et électrocution est exacte ?

L’électrisation désigne un décès électrique, tandis que l’électrocution correspond à un simple contact avec le courant
L’électrisation touche la peau, tandis que l’électrocution désigne uniquement une lésion musculaire
L’électrisation concerne une brûlure chimique, tandis que l’électrocution concerne une brûlure thermique
L’électrisation est le passage d’un courant dans l’organisme, tandis que l’électrocution désigne une électrisation mortelle

L’électrisation est le passage d’un courant dans l’organisme, tandis que l’électrocution désigne une électrisation mortelle

Explication

L’électrisation correspond au passage d’un courant électrique à travers l’organisme. Le terme électrocution implique que cette électrisation a entraîné le décès, contrairement à une électrisation non mortelle.

3. Quel signe est caractéristique d’une brûlure du troisième degré ?

Une escarre brune ou noire avec une anesthésie totale
Un érythème douloureux durant vingt-quatre à quarante-huit heures
Une phlyctène séreuse sur une zone érythémateuse
Une peau rosée sensible sans formation de lésion profonde

Une escarre brune ou noire avec une anesthésie totale

Explication

Une brûlure du troisième degré forme une escarre brune ou noire associée à une anesthésie totale. L’érythème douloureux correspond au premier degré, tandis que la phlyctène séreuse caractérise le deuxième degré.

4. Comment une escarre se définit-elle sur le plan physiopathologique ?

Une atteinte tissulaire liée principalement à une réaction allergique au pansement
Une inflammation cutanée provoquée par une infection bactérienne superficielle
Une plaie veineuse située dans la partie déclive des membres inférieurs
Une lésion cutanée ischémique due à la compression des tissus mous entre un support dur et des reliefs osseux

Une lésion cutanée ischémique due à la compression des tissus mous entre un support dur et des reliefs osseux

Explication

L’escarre correspond à une lésion ischémique causée par la compression des tissus mous entre un plan dur et des saillies osseuses. L’ulcère veineux, auquel elle peut être confondue, siège plutôt dans la partie déclive des membres inférieurs.

5. Quelle conduite est adaptée à une plaie aiguë profonde ?

Une mobilisation précoce sans nettoyage de la zone atteinte
Une simple surveillance jusqu’à la fermeture spontanée de la plaie
Une exploration chirurgicale avec parage et retrait des débris cellulaires
Une application locale sans exploration des tissus lésés

Une exploration chirurgicale avec parage et retrait des débris cellulaires

Explication

Une plaie aiguë profonde nécessite une exploration chirurgicale, un parage et l’élimination des débris cellulaires. La cicatrisation spontanée concerne plutôt les plaies aiguës peu profondes.

6. Quelle évaluation aide à rechercher les facteurs de risque avant de traiter une plaie ?

Rechercher une infection locale avant d’analyser les antécédents et les maladies associées
Mesurer la douleur puis débuter les soins sans explorer la vascularisation ni l’équilibre glycémique
Examiner le contexte et les antécédents, puis réaliser notamment un bilan glycémique et évaluer les pouls distaux
Choisir un pansement en fonction de l’aspect de la plaie sans recueillir d’informations médicales

Examiner le contexte et les antécédents, puis réaliser notamment un bilan glycémique et évaluer les pouls distaux

Explication

L’évaluation du contexte et des antécédents, complétée par un bilan glycémique et l’examen des pouls distaux, permet d’identifier les risques avant le traitement. Se concentrer sur le pansement ou l’infection sans rechercher les facteurs généraux peut laisser une cause de retard cicatriciel inaperçue.

7. Laquelle des propositions désigne une stomie digestive ?

Une néphrostomie
Une iléostomie
Une urétérostomie cutanée trans-iléale
Une cystostomie

Une iléostomie

Explication

L’iléostomie est une stomie digestive réalisée à partir de l’iléon. La néphrostomie, la cystostomie et l’urétérostomie cutanée trans-iléale sont des dérivations urinaires.

8. Comment les kératinocytes participent-ils à l’épidermisation ?

Ils migrent des bords vers le centre de la plaie et se différencient pour reformer l’épiderme
Ils se déplacent du centre vers les bords et détruisent les tissus nécrotiques
Ils produisent les nouveaux vaisseaux et remplacent les fibroblastes dans le tissu profond
Ils forment un caillot qui limite l’hémorragie puis libèrent des facteurs de croissance

Ils migrent des bords vers le centre de la plaie et se différencient pour reformer l’épiderme

Explication

Pendant l’épidermisation, les kératinocytes avancent depuis les bords de la plaie vers son centre et se différencient pour reconstruire l’épiderme. La formation du caillot, la détersion et la néovascularisation relèvent d’autres mécanismes.

9. Quelle description correspond au derme ?

Un tissu conjonctif contenant notamment des fibres, des vaisseaux et des nerfs
Un tissu graisseux formé principalement d’adipocytes sous la peau
Un épithélium sans vaisseaux composé principalement de kératinocytes
Une membrane séparant mécaniquement l’épiderme et les muscles

Un tissu conjonctif contenant notamment des fibres, des vaisseaux et des nerfs

Explication

Le derme est un tissu conjonctif organisé en derme papillaire et réticulaire, avec des fibres, des vaisseaux, des nerfs et diverses annexes. L’épiderme est l’épithélium non vascularisé, tandis que le tissu graisseux correspond à l’hypoderme.

10. Une infirmière prend en charge une personne très dépendante et à risque d’escarres. Quelle intervention relève de son rôle propre ?

Prescrire un traitement antibiotique et choisir la molécule adaptée à la plaie
Confier l’évaluation du risque à un autre professionnel avant toute mesure préventive
Évaluer l’autonomie et les risques, puis organiser les mobilisations et les mesures de décharge
Réaliser une intervention chirurgicale afin d’exciser les tissus nécrosés

Évaluer l’autonomie et les risques, puis organiser les mobilisations et les mesures de décharge

Explication

Dans son rôle propre, l’infirmier évalue l’autonomie et les risques, met en œuvre un plan de prévention et réalise notamment les mobilisations et les mesures de décharge. La prescription d’antibiotiques et l’excision chirurgicale ne relèvent pas de cette intervention infirmière autonome.

11. Pourquoi toute plaie est-elle considérée comme colonisée ?

Parce que toute plaie contient nécessairement des bactéries pathogènes
Parce que les tissus lésés deviennent rapidement stériles après le traumatisme
Parce que la peau possède une flore commensale ou résidente
Parce que la rupture cutanée provoque automatiquement une infection profonde

Parce que la peau possède une flore commensale ou résidente

Explication

La peau n’est pas un site stérile et abrite une flore commensale ou résidente, ce qui explique la colonisation des plaies. La colonisation ne signifie pas qu’une infection profonde est présente.

12. Quelle proposition décrit correctement les annexes cutanées ?

Elles sont d’origine dermique et restent limitées à la surface de l’épiderme
Elles comprennent les vaisseaux et les nerfs et forment la membrane basale
Elles comprennent les glandes, les poils et les ongles et peuvent régénérer l’épiderme
Elles correspondent aux muscles et aux aponévroses situés sous l’hypoderme

Elles comprennent les glandes, les poils et les ongles et peuvent régénérer l’épiderme

Explication

Les annexes cutanées regroupent les glandes sudoripares et sébacées, les poils et les ongles. Bien qu’elles soient d’origine épidermique, elles se situent dans le derme et l’hypoderme et peuvent fournir des cellules participant à la régénération de l’épiderme.

13. Quelle différence caractérise principalement les effluents d’une iléostomie et d’une colostomie ?

L’iléostomie produit surtout des urines, tandis que la colostomie produit des sécrétions biliaires
L’iléostomie n’émet pas de gaz, tandis que la colostomie évacue uniquement des gaz
L’iléostomie donne des selles moulées et peu irritantes, tandis que la colostomie donne des selles aqueuses très abondantes
L’iléostomie donne des selles liquides à pâteuses et très agressives, tandis que la colostomie donne des selles pâteuses à moulées

L’iléostomie donne des selles liquides à pâteuses et très agressives, tandis que la colostomie donne des selles pâteuses à moulées

Explication

L’iléostomie produit des selles liquides à pâteuses, très agressives, avec un débit variable et des gaz, alors que la colostomie produit des selles pâteuses à moulées et des gaz. Les deux sont des dérivations digestives, et non urinaires.

14. Qu’est-ce qu’une stomie ?

L’abouchement chirurgical d’un organe creux à la peau
Le drainage externe d’un tissu sans ouverture d’organe
La fermeture temporaire d’un conduit digestif par suture
La dilatation spontanée d’un organe creux vers la peau

L’abouchement chirurgical d’un organe creux à la peau

Explication

Une stomie est un abouchement chirurgical d’un organe creux à la peau et peut être digestive ou urologique. Elle ne correspond ni à une fermeture par suture ni à une dilatation spontanée.

15. Quelle caractéristique distingue principalement l’épiderme du derme sur le plan vasculaire ?

L’épiderme contient davantage de vaisseaux que le derme
L’épiderme reçoit directement de grandes artères cutanées
L’épiderme est dépourvu de vaisseaux sanguins
L’épiderme possède des vaisseaux, mais le derme n’en contient pas

L’épiderme est dépourvu de vaisseaux sanguins

Explication

L’épiderme est un épithélium de revêtement sans vascularisation, tandis que le derme contient des vaisseaux. Cette différence constitue une distinction essentielle entre les deux couches.

16. Quelle est la fonction générale de la peau en tant qu’organe ?

Elle commande les mouvements des muscles sous-jacents
Elle produit les cellules sanguines dans les tissus profonds
Elle protège l’organisme contre les agressions extérieures
Elle assure principalement la digestion des nutriments absorbés

Elle protège l’organisme contre les agressions extérieures

Explication

La peau enveloppe l’ensemble du corps et le protège contre les agressions extérieures. Les autres fonctions décrites concernent d’autres organes ou tissus et ne définissent pas le rôle général de la peau.

17. Que faut-il faire en cas de brûlure par ingestion d’un produit ?

Faire vomir la victime puis lui donner de l’eau pour diluer le produit
Allonger la victime sur le côté et conserver l’emballage pour le centre antipoison
Faire boire rapidement un liquide et jeter l’emballage après identification
Installer la victime assise et provoquer une nouvelle ingestion du produit

Allonger la victime sur le côté et conserver l’emballage pour le centre antipoison

Explication

En cas de brûlure par ingestion, il faut allonger la victime sur le côté et conserver l’emballage afin d’aider le centre antipoison. Faire vomir ou donner à boire peut aggraver les lésions.

18. Lequel de ces éléments constitue un facteur intrinsèque de retard cicatriciel ?

Le diabète avec atteinte de la microcirculation et neuropathie
Le tabagisme entraînant une exposition répétée à la nicotine
Une hygiène locale inadéquate favorisant la contamination de la plaie
Une radiothérapie altérant les tissus dans la zone traitée

Le diabète avec atteinte de la microcirculation et neuropathie

Explication

Le diabète, notamment lorsqu’il s’accompagne d’une atteinte de la microcirculation et d’une neuropathie, est un facteur intrinsèque. Le tabac, l’hygiène et la radiothérapie sont classés parmi les facteurs extrinsèques.

19. Quelle combinaison décrit correctement les fonctions principales de l’épiderme ?

Assurer sa cohésion, former une barrière et protéger des radiations lumineuses
Séparer les muscles, absorber les chocs et produire les cellules sanguines
Contenir les vaisseaux, les follicules et les glandes sudoripares
Produire le collagène, nourrir les nerfs et stocker les réserves lipidiques

Assurer sa cohésion, former une barrière et protéger des radiations lumineuses

Explication

L’épiderme maintient sa cohésion, constitue une barrière entre les milieux intérieur et extérieur et protège contre les radiations lumineuses. La production de collagène et la présence de vaisseaux relèvent principalement des tissus plus profonds.

20. Quelle affirmation décrit correctement les brûlures thermiques et chimiques ?

Les brûlures thermiques résultent principalement d’une infection, tandis que les brûlures chimiques sont causées par le rayonnement
Les brûlures thermiques représentent environ 90 % des brûlures, tandis que les brûlures chimiques sont souvent profondes et peuvent s’aggraver secondairement
Les brûlures chimiques représentent environ 90 % des brûlures, tandis que les brûlures thermiques restent toujours superficielles
Les brûlures thermiques et chimiques ont une profondeur stable dès le début et évoluent de manière comparable

Les brûlures thermiques représentent environ 90 % des brûlures, tandis que les brûlures chimiques sont souvent profondes et peuvent s’aggraver secondairement

Explication

Les brûlures thermiques représentent environ 90 % des brûlures et peuvent être liées au contact, à la flamme ou au rayonnement. Les brûlures chimiques sont souvent profondes et peuvent continuer à s’aggraver secondairement.

21. Quelle caractéristique définit une plaie chronique ?

Une lésion cutanée récente qui se ferme spontanément en quelques jours
Une lésion provoquée par une pression entre deux surfaces osseuses
Une plaie localisée aux membres inférieurs depuis moins d’un mois
Un délai de cicatrisation prolongé, souvent compris entre quatre et six semaines selon la cause

Un délai de cicatrisation prolongé, souvent compris entre quatre et six semaines selon la cause

Explication

Une plaie chronique se caractérise par un temps de cicatrisation allongé, pouvant évoluer pendant quatre à six semaines selon l’étiologie. Une lésion liée à une pression entre deux plans durs correspond plutôt à une escarre.

22. Lors de la surveillance d’une personne exposée aux escarres, quel ensemble d’éléments l’infirmier doit-il particulièrement contrôler ?

La température ambiante, l’acuité visuelle, la capacité auditive, le rythme respiratoire et la couleur des cheveux
La douleur abdominale, la fonction hépatique, l’amplitude articulaire, le sommeil et la tolérance digestive
L’équilibre glycémique, les signes d’infection, la dénutrition, l’état vasculaire et les neuropathies sensitives
La force musculaire des membres supérieurs, la mémoire, l’appétit, la vision nocturne et la fréquence des repas

L’équilibre glycémique, les signes d’infection, la dénutrition, l’état vasculaire et les neuropathies sensitives

Explication

La surveillance infirmière porte notamment sur l’équilibre glycémique, l’infection, la dénutrition, le statut vasculaire et les neuropathies sensitives, qui influencent le risque ou l’évolution des escarres. Les autres ensembles comportent des paramètres cliniques généraux qui ne correspondent pas à cette surveillance ciblée.

23. Dans quel environnement la cicatrisation est-elle généralement plus rapide ?

Dans un milieu humide facilitant la migration cellulaire
Dans un milieu exposé à l’air favorisant la dessiccation des tissus
Dans un milieu totalement sec empêchant toute migration cellulaire
Dans un milieu fortement antiseptique détruisant la flore cutanée

Dans un milieu humide facilitant la migration cellulaire

Explication

Un milieu humide favorise la migration des cellules et accélère ainsi la cicatrisation. La dessiccation et la destruction indiscriminée de la flore ne constituent pas le mécanisme recherché.

24. Quelle définition décrit le mieux une plaie ?

Une effraction cutanée plus ou moins profonde due à une cause externe
Une inflammation cutanée superficielle provoquée par une cause interne
Une infection locale limitée aux tissus dépourvus de perte de substance
Une modification de la pigmentation cutanée sans atteinte tissulaire

Une effraction cutanée plus ou moins profonde due à une cause externe

Explication

Une plaie correspond à une effraction plus ou moins profonde de la peau causée par un agent externe, avec une perte de substance et des complications possibles. Une simple inflammation ou une modification pigmentaire ne définit pas une plaie.

25. Quel est le rôle principal de la détersion dans la cicatrisation ?

Produire du collagène et développer de nouveaux vaisseaux dans la plaie
Éliminer les débris nécrotiques et fibrineux par l’action de cellules phagocytaires
Contrôler l’hémorragie par contraction vasculaire et formation de fibrine
Former un nouvel épiderme par migration des kératinocytes vers le centre

Éliminer les débris nécrotiques et fibrineux par l’action de cellules phagocytaires

Explication

La détersion élimine les débris nécrotiques et fibrineux grâce à la phagocytose des macrophages et des polynucléaires. La production de collagène, l’épidermisation et l’hémostase correspondent à d’autres phases.

26. Quel est l’ordre des principales couches cutanées, de la superficie vers la profondeur ?

Épiderme, hypoderme, derme, muscle, aponévrose
Épiderme, derme, hypoderme, aponévrose, muscle
Derme, épiderme, hypoderme, muscle, aponévrose
Hypoderme, épiderme, derme, muscle, aponévrose

Épiderme, derme, hypoderme, aponévrose, muscle

Explication

La peau et ses plans profonds s’organisent de la superficie vers la profondeur selon l’ordre épiderme, derme, hypoderme, aponévrose de revêtement, puis muscle. L’hypoderme se trouve donc sous le derme et non directement sous l’épiderme.

27. Lors de la prise en charge d’une plaie, quelle association respecte les principes thérapeutiques ?

Traiter la cause de la plaie et prendre en compte la douleur
Rechercher une infection avant toute évaluation de la cause et de la douleur
Modifier le pansement sans rechercher la cause et évaluer la douleur
Traiter l’environnement local avant l’étiologie et négliger une douleur modérée

Traiter la cause de la plaie et prendre en compte la douleur

Explication

Le traitement doit s’attaquer d’abord à l’étiologie, tandis que la douleur doit être prise en compte pour toute plaie. Un pansement agit principalement sur l’environnement local et ne remplace pas le traitement de la cause.

28. Quel événement caractérise la phase initiale d’hémostase et d’inflammation ?

Les nouveaux vaisseaux se développent après la fermeture complète de l’épiderme
Les macrophages éliminent tous les débris avant toute réponse vasculaire locale
Un caillot de fibrine contrôle l’hémorragie et les plaquettes libèrent des facteurs de croissance
Les kératinocytes recouvrent la plaie tandis que les fibroblastes cessent leur activité

Un caillot de fibrine contrôle l’hémorragie et les plaquettes libèrent des facteurs de croissance

Explication

Au début, la contraction vasculaire et le caillot de fibrine limitent l’hémorragie, tandis que les plaquettes libèrent des facteurs de croissance. L’élimination des débris et la formation de nouveaux vaisseaux appartiennent à des étapes ultérieures.

29. Quelle situation illustre un facteur extrinsèque pouvant retarder la cicatrisation ?

La poursuite du tabagisme pendant la période de cicatrisation
Une neuropathie liée à un diabète ancien et mal équilibré
L’avancée en âge avec diminution progressive des capacités réparatrices
Une mauvaise vascularisation liée à une maladie chronique

La poursuite du tabagisme pendant la période de cicatrisation

Explication

Le tabagisme est un facteur extrinsèque, au même titre que l’infection, la mobilisation, certains traitements et les problèmes d’hygiène ou de nutrition. L’âge, la neuropathie diabétique et la mauvaise vascularisation sont des facteurs intrinsèques.

30. Quelle association entre dérivation urinaire et définition est correcte ?

Le Bricker est une urétérostomie cutanée trans-iléale
La néphrostomie correspond à une abouchement du côlon à la peau
L’urétérostomie cutanée trans-iléale est une dérivation de la vessie
La cystostomie est une dérivation de l’uretère vers la peau

Le Bricker est une urétérostomie cutanée trans-iléale

Explication

Le Bricker est une urétérostomie cutanée trans-iléale, donc une dérivation urinaire. La cystostomie concerne la vessie, tandis que la néphrostomie ou pyélostomie concerne le rein ou le bassinet.

31. Laquelle des situations suivantes constitue une cause possible de plaie aiguë ?

Une insuffisance veineuse stable
Une dermabrasion profonde
Une dénutrition sans lésion cutanée
Une neuropathie périphérique isolée

Une dermabrasion profonde

Explication

Une dermabrasion profonde peut provoquer une plaie aiguë, au même titre qu’une brûlure, une morsure ou une plaie chirurgicale. L’insuffisance veineuse stable et la dénutrition ne correspondent pas, à elles seules, aux causes énumérées de plaie aiguë.

32. Quel mécanisme explique le développement d’une escarre lorsqu’une pression prolongée s’exerce sur les tissus ?

La compression écrase les capillaires, provoque une hypoxie et favorise la nécrose tissulaire
Le frottement déplace les tissus, bloque les nerfs et provoque une infection profonde
La pression stimule la circulation locale, puis entraîne une irritation cutanée progressive
La macération dissout la couche cornée, puis déclenche une réaction vasculaire protectrice

La compression écrase les capillaires, provoque une hypoxie et favorise la nécrose tissulaire

Explication

La pression comprime mécaniquement les tissus et écrase les capillaires, ce qui réduit l’apport en oxygène et favorise la nécrose. Le frottement et le cisaillement aggravent le risque, mais ils ne constituent pas le mécanisme principal décrit ici.

33. Quel enchaînement présente correctement les cinq phases successives de la cicatrisation ?

Hémostase-inflammation, détersion, épidermisation, bourgeonnement, maturation
Détersion, hémostase-inflammation, épidermisation, bourgeonnement, maturation
Hémostase-inflammation, bourgeonnement, détersion, maturation, épidermisation
Hémostase-inflammation, détersion, bourgeonnement, épidermisation, maturation

Hémostase-inflammation, détersion, bourgeonnement, épidermisation, maturation

Explication

La cicatrisation suit l’ordre suivant : hémostase et inflammation, détersion, bourgeonnement, épidermisation, puis maturation. La détersion doit précéder le bourgeonnement, tandis que la maturation survient après l’épidermisation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Système tégumentaire et plaies.

Qu'est-ce que la peau ?

Un organe qui enveloppe le corps pour le protéger des agressions extérieures.

Comment la peau est-elle organisée de la surface vers la profondeur ?

En épiderme, derme, hypoderme, aponévrose de revêtement et muscle.

Qu'est-ce que l'épiderme ?

Un épithélium de revêtement sans vascularisation.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Système tégumentaire et plaies.

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