QCM : Théorie des soins infirmiers — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux le soin dans le domaine infirmier ?

Une intervention réservée aux situations nécessitant une hospitalisation
Une série d’actes techniques destinée à traiter une maladie diagnostiquée
Une relation d’aide centrée sur l’expression des émotions de la personne
Un ensemble d’actions visant à maintenir, protéger, restaurer ou promouvoir la santé

Un ensemble d’actions visant à maintenir, protéger, restaurer ou promouvoir la santé

Explication

Le soin regroupe les actions qui maintiennent, protègent, restaurent ou favorisent la santé d’une personne. La relation d’aide peut faire partie du soin, mais elle n’en constitue pas toute la définition.

2. Une infirmière propose des conseils à une personne pour prévenir les complications liées à son traitement : de quel type de soin s’agit-il principalement ?

Un soin curatif
Un soin palliatif
Un soin de surveillance
Un soin éducatif

Un soin éducatif

Explication

La transmission de conseils destinés à aider la personne à comprendre et à gérer sa santé relève du soin éducatif. Un soin curatif vise plutôt à traiter un problème de santé déjà présent.

3. Une personne peut-elle se laver seule, mais a besoin d’une aide technique pour se déplacer : comment caractériser cette situation ?

Elle est indépendante pour tous ses besoins si aucune aide humaine n’est présente
Elle est indépendante pour la toilette, mais dépendante pour le déplacement
Elle est autonome pour tous ses besoins puisqu’elle réalise sa toilette seule
Elle est dépendante pour tous ses besoins dès qu’une aide technique intervient

Elle est indépendante pour la toilette, mais dépendante pour le déplacement

Explication

L’indépendance s’apprécie selon la capacité à satisfaire un besoin sans aide, tandis que la dépendance peut nécessiter une aide humaine ou technique. Une difficulté dans un domaine ne permet donc pas de conclure à une dépendance générale.

4. Quelle situation illustre le mieux l’autonomie physique ?

Une personne choisit librement son lieu de vie malgré un besoin d’aide
Une personne comprend les consignes mais délègue ses déplacements
Une personne exprime ses préférences concernant son programme de soins
Une personne se lève, se lave et s’habille sans assistance

Une personne se lève, se lave et s’habille sans assistance

Explication

L’autonomie physique correspond à la réalisation indépendante des actes quotidiens qui mobilisent les capacités corporelles. Le choix du lieu de vie ou l’expression des préférences relèvent davantage de la capacité de décision que des actes physiques.

5. Quel outil évalue notamment la toilette, l’habillage, l’alimentation, l’élimination et les déplacements chez une personne, notamment âgée ?

L’échelle ADL
L’échelle IADL
Le modèle des besoins fondamentaux
La grille AGGIR

La grille AGGIR

Explication

La grille AGGIR évalue le niveau global d’autonomie à partir de plusieurs activités essentielles. L’IADL porte plutôt sur des activités quotidiennes plus complexes, tandis que les deux autres propositions ne désignent pas cet outil.

6. Une évaluation porte sur la toilette, l’habillage, les transferts et l’alimentation : quel outil correspond à ce périmètre ?

Une échelle centrée sur les activités professionnelles
L’échelle ADL
L’échelle IADL
La grille AGGIR

L’échelle ADL

Explication

L’échelle ADL évalue l’autonomie dans les activités essentielles de la vie quotidienne, notamment les soins corporels, les transferts et l’alimentation. L’IADL concerne plutôt des activités complexes comme les courses ou la gestion des médicaments.

7. Quel outil est le plus adapté pour évaluer la capacité d’une personne à faire ses courses, utiliser un téléphone et prendre ses médicaments ?

L’échelle IADL
Une évaluation limitée aux transferts
La grille AGGIR
L’échelle ADL

L’échelle IADL

Explication

L’échelle IADL mesure les activités quotidiennes complexes, telles que les courses, l’usage du téléphone et la prise des médicaments. L’ADL se concentre sur les activités essentielles comme la toilette, l’habillage et l’alimentation.

8. Qui est à l’origine du modèle des 14 besoins fondamentaux utilisé en soins infirmiers ?

Virginia Henderson
Hildegard Peplau
Dorothea Orem
Florence Nightingale

Virginia Henderson

Explication

Virginia Henderson est l’infirmière, enseignante et théoricienne américaine associée au modèle des 14 besoins fondamentaux. Les autres théoriciennes ont développé d’autres approches des soins infirmiers.

9. Quelles dimensions sont prises en compte dans les 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson ?

Des dimensions médicales, administratives, financières, juridiques et techniques
Des dimensions familiales, hospitalières, diagnostiques, opératoires et rééducatives
Des dimensions motrices, alimentaires, médicamenteuses, professionnelles et scolaires
Des dimensions biologiques, psychologiques, sociales, culturelles et spirituelles

Des dimensions biologiques, psychologiques, sociales, culturelles et spirituelles

Explication

Le modèle de Virginia Henderson s’appuie sur des dimensions biologiques et physiologiques, psychologiques, sociales, culturelles et spirituelles. Il ne se limite donc pas aux aspects corporels ou médicaux de la personne.

10. Lorsqu’une personne présente une gêne respiratoire qui s’aggrave, quelle conduite faut-il adopter ?

Observer la respiration, installer confortablement, puis transmettre et alerter
Aider à l’élimination, puis réaliser les soins d’hygiène nécessaires
Évaluer les déplacements, puis favoriser la participation aux transferts
Questionner les habitudes de sommeil, puis favoriser un environnement calme

Observer la respiration, installer confortablement, puis transmettre et alerter

Explication

La surveillance de la fréquence et de la qualité respiratoires, l’installation confortable et l’alerte en cas d’aggravation répondent au besoin de respirer. Les habitudes de sommeil concernent le repos et ne permettent pas d’évaluer une gêne respiratoire.

11. Lors d’une aide au repas, quelle démarche favorise une réponse adaptée au besoin de boire et manger ?

Évaluer les capacités, installer correctement, aider si nécessaire et surveiller
Évaluer les transferts, installer la personne et maintenir ses capacités motrices
Questionner le sommeil, réduire les stimulations et respecter le rythme de repos
Respecter l’intimité, accompagner aux toilettes et assurer l’hygiène après l’élimination

Évaluer les capacités, installer correctement, aider si nécessaire et surveiller

Explication

L’évaluation des capacités, l’installation correcte, l’aide adaptée et la surveillance permettent de répondre aux difficultés alimentaires ou hydriques. La surveillance des transferts relève de la mobilité et ne constitue pas la démarche spécifique du repas.

12. Quelle intervention respecte le mieux le besoin d’éliminer d’une personne dépendante ?

Préserver son intimité, l’aider aux toilettes et assurer l’hygiène après l’élimination
Présenter le soin, expliquer la démarche et favoriser l’expression des émotions
Sécuriser la chambre, vérifier la sonnette et signaler les risques présents
Préparer ses vêtements, choisir sa tenue et réaliser les gestes à sa place

Préserver son intimité, l’aider aux toilettes et assurer l’hygiène après l’élimination

Explication

Le respect de l’intimité, l’aide aux toilettes, l’observation des difficultés et les soins d’hygiène après l’élimination correspondent à ce besoin. La vérification de la sonnette concerne la prévention des dangers et non l’accompagnement de l’élimination.

13. Une personne peut participer partiellement à son transfert : quelle intervention contribue au maintien de ses capacités ?

Préparer un environnement calme afin de respecter son rythme de sommeil
Observer sa peau après la toilette et sécher soigneusement les zones humides
Effectuer le transfert à sa place pour réduire l’effort et accélérer l’installation
Évaluer ses déplacements, l’aider au transfert et encourager sa participation

Évaluer ses déplacements, l’aider au transfert et encourager sa participation

Explication

Évaluer les déplacements, aider lorsque cela est nécessaire et favoriser la participation permettent de maintenir les capacités de la personne. Faire le transfert à sa place réduit sa participation au lieu de soutenir son autonomie.

14. Lors de l’habillage d’une personne autonome pour certains gestes, quelle attitude respecte son autonomie ?

Présenter le soin et transmettre les émotions exprimées à l’équipe
Choisir une tenue pratique et effectuer les gestes afin de terminer plus rapidement
Préparer les vêtements et aider pour les gestes qu’elle ne peut pas réaliser
Observer la température et modifier les vêtements selon les signes de froid

Préparer les vêtements et aider pour les gestes qu’elle ne peut pas réaliser

Explication

Préparer les vêtements et intervenir pour les gestes impossibles à réaliser seul respecte les choix, la pudeur et l’intimité. Effectuer les gestes à la place de la personne limite sa participation et son autonomie.

15. Pendant une toilette, quelle pratique contribue à protéger les téguments ?

Adapter les vêtements à la température ambiante et surveiller les signes de chaleur
Observer la peau, sécher soigneusement et favoriser la participation de la personne
Vérifier la sonnette, retirer les obstacles et transmettre les risques environnementaux
Identifier les loisirs appréciés, proposer une activité et respecter le choix de participer

Observer la peau, sécher soigneusement et favoriser la participation de la personne

Explication

La toilette doit être adaptée à l’autonomie, accompagnée d’une observation de la peau, d’un séchage soigneux et d’une participation de la personne. La vérification de la sonnette relève de la sécurité de l’environnement, pas de la protection des téguments.

16. Avant de laisser une personne seule dans sa chambre, quelle action réduit les risques pour sa sécurité ?

Adapter les vêtements à la température, puis transmettre une température anormale
Questionner les habitudes de sommeil, puis maintenir le calme et le repos
Évaluer les connaissances, expliquer les gestes et vérifier la compréhension
Repérer les dangers, sécuriser l’environnement et vérifier l’accès à la sonnette

Repérer les dangers, sécuriser l’environnement et vérifier l’accès à la sonnette

Explication

Identifier les risques environnementaux, sécuriser l’espace et rendre la sonnette accessible contribuent à prévenir les dangers. La transmission d’une température anormale relève de la surveillance clinique et non de la sécurisation de l’environnement.

17. Pour communiquer efficacement avec une personne ayant des difficultés d’expression, quelle démarche est appropriée ?

Proposer un loisir, respecter le refus et ajuster l’activité à la fatigue
Se présenter, expliquer le soin, adapter la communication et favoriser l’expression
Préparer les vêtements, respecter la tenue choisie et préserver l’intimité
Surveiller la peau, sécher les zones humides et adapter la toilette

Se présenter, expliquer le soin, adapter la communication et favoriser l’expression

Explication

Se présenter, expliquer le soin, adapter les échanges aux capacités et favoriser l’expression permettent de soutenir la communication. Respecter la tenue et l’intimité concerne l’habillage, mais ne répond pas directement aux difficultés de communication.

18. Une personne refuse une pratique de soin pour des raisons religieuses : quelle attitude professionnelle convient ?

Respecter ses croyances, questionner ses habitudes et éviter tout jugement
Ignorer ses habitudes afin de proposer une procédure identique pour chaque personne
Donner des explications adaptées et vérifier qu’elle a compris le soin
Choisir une activité valorisante et encourager sa participation selon ses capacités

Respecter ses croyances, questionner ses habitudes et éviter tout jugement

Explication

Le respect des croyances implique de prendre en compte les habitudes importantes, les choix de la personne et l’absence de jugement. Vérifier la compréhension concerne le besoin d’apprendre et ne suffit pas à adapter un soin aux valeurs personnelles.

19. Pour aider une personne à apprendre un geste de soin, quelle démarche est la plus adaptée ?

Questionner ses croyances, respecter ses choix et éviter toute appréciation personnelle
Évaluer ses connaissances, expliquer clairement, vérifier sa compréhension et l’encourager
Identifier ses loisirs, proposer une activité adaptée et respecter sa décision de participer
Repérer ses activités importantes, valoriser ses capacités et ajuster les tâches

Évaluer ses connaissances, expliquer clairement, vérifier sa compréhension et l’encourager

Explication

L’apprentissage repose sur l’évaluation des connaissances, des explications adaptées, la vérification de la compréhension et l’encouragement à participer. Identifier les loisirs répond au besoin de se divertir, mais ne permet pas de vérifier l’acquisition d’un geste.

20. Combien de catégories la pyramide des besoins proposée par Abraham Maslow comporte-t-elle ?

Quatorze catégories fondamentales de besoins
Cinq catégories hiérarchisées de besoins
Six catégories sociales de besoins
Quatre catégories progressives de besoins

Cinq catégories hiérarchisées de besoins

Explication

Abraham Maslow a proposé une pyramide organisée en cinq catégories de besoins. Le nombre de quatorze correspond au modèle des besoins fondamentaux de Virginia Henderson, et non à celui de Maslow.

21. Lequel de ces exemples correspond à un besoin physiologique dans la pyramide de Maslow ?

Entretenir des relations amicales
Être reconnu par ses collègues
Dormir après une journée fatigante
Se sentir protégé dans son logement

Dormir après une journée fatigante

Explication

Dormir répond au fonctionnement de base de l’organisme, comme boire, manger ou respirer. Se sentir protégé relève de la sécurité, tandis que la reconnaissance et les relations correspondent à d’autres catégories de besoins.

22. Une personne cherche un logement confortable et souhaite se sentir protégée contre les menaces physiques : quelle catégorie de besoins cela illustre-t-elle ?

Les besoins de réalisation de soi liés à l’accomplissement personnel
Les besoins de sécurité environnementale, psychique et physique
Les besoins d’appartenance liés aux relations avec les autres
Les besoins physiologiques liés au fonctionnement de l’organisme

Les besoins de sécurité environnementale, psychique et physique

Explication

La recherche d’un logement confortable et d’une protection contre les menaces relève des besoins de sécurité environnementale, psychique et physique. Les besoins physiologiques concernent plutôt respirer, boire, manger et dormir.

23. Quel objectif caractérise le besoin de réalisation de soi dans la pyramide de Maslow ?

Être accepté, aimé et valorisé par son entourage
Recevoir de l’affection et appartenir à un groupe social
Obtenir un logement confortable et se protéger des menaces
Accomplir son potentiel et trouver une vocation épanouissante

Accomplir son potentiel et trouver une vocation épanouissante

Explication

La réalisation de soi renvoie à l’accomplissement personnel, à l’épanouissement et à la recherche d’une vocation. L’affection et l’appartenance concernent les relations sociales, tandis que l’acceptation et la valorisation relèvent de l’estime.

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Qu'est-ce que le soin désigne en santé ?

L'ensemble des actions pour maintenir, protéger, restaurer ou promouvoir la santé.

Quels types de soins existent en soins infirmiers ?

Les soins peuvent être préventifs, éducatifs, curatifs, palliatifs, relationnels ou de surveillance.

Qu'est-ce que l'indépendance dans le contexte des soins ?

La capacité à réaliser seul les activités nécessaires à ses besoins.

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