QCM : Histologie des glandes salivaires — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment la salive contribue-t-elle principalement à la protection immunitaire de la cavité buccale ?

Par l’augmentation de la concentration en oxygène et en glucose
Par la libération d’hormones et de facteurs de coagulation
Par la sécrétion d’IgA et de lysozyme
Par la production de bile et l’activation des enzymes pancréatiques

Par la sécrétion d’IgA et de lysozyme

Explication

Les IgA et le lysozyme présents dans la salive participent à la protection immunitaire de la cavité buccale. L’humidification exerce plutôt une fonction mécanique et ne constitue pas le mécanisme immunitaire décrit ici.

2. Quelle structure décrit correctement un acinus muqueux de la glande submandibulaire ?

Des cellules aplaties entourent une lumière étroite et possèdent des replis basaux
Des cellules pyramidales entourent une petite lumière et contiennent des grains apicaux de zymogène
Des cellules pyramidales entourent une lumière large et contiennent des vacuoles apicales de mucus
Des cellules cubiques bordent une lumière large et assurent des transferts d’électrolytes

Des cellules pyramidales entourent une lumière large et contiennent des vacuoles apicales de mucus

Explication

L’acinus muqueux est constitué de cellules pyramidales autour d’une lumière large, avec des vacuoles apicales de mucus donnant au cytoplasme un aspect clair. Les grains de zymogène caractérisent l’acinus séreux, tandis que les replis basaux sont associés au canal strié.

3. Quelle donnée permet d’identifier la glande sublinguale parmi les glandes salivaires principales ?

Elle mesure environ 4 à 5 cm et possède deux lobes séparés par le nerf facial
Elle est la plus petite, mesure environ 3 cm de long et pèse environ 3 g
Elle est la plus volumineuse, mesure environ 5 cm de long et pèse 25 à 30 g
Elle pèse environ 7 g et possède un conduit principal de 5 cm

Elle est la plus petite, mesure environ 3 cm de long et pèse environ 3 g

Explication

La sublinguale est la plus petite glande salivaire principale, avec une longueur d’environ 3 cm et une masse d’environ 3 g. Les masses de 7 g et de 25 à 30 g correspondent respectivement à la submandibulaire et à la parotide.

4. Quelle organisation cellulaire caractérise un acinus séreux de la parotide ?

Des cellules pyramidales entourant une petite lumière, avec des grains apicaux de zymogène
Des cellules muqueuses contenant un cytoplasme clair et une lumière étroite
Des cellules cubiques disposées autour d’un canal dépourvu de sécrétion
Des cellules aplaties bordant une lumière très large, remplies de vacuoles lipidiques

Des cellules pyramidales entourant une petite lumière, avec des grains apicaux de zymogène

Explication

L’acinus séreux associe des cellules pyramidales, une petite lumière, des noyaux basaux et des grains apicaux de zymogène contenant notamment le précurseur de l’amylase. Les vacuoles donnant un aspect clair caractérisent plutôt les cellules muqueuses.

5. Quelle proportion des IgA de la cavité buccale est synthétisée par les glandes salivaires accessoires ?

Environ 70 à 75 %
Environ 50 à 55 %
Environ 30 à 35 %
Environ 5 à 10 %

Environ 30 à 35 %

Explication

Les glandes salivaires accessoires synthétisent environ 30 à 35 % des IgA présentes dans la cavité buccale. Leur contribution aux sécrétions salivaires totales est toutefois d’environ 10 %, ce qui constitue une confusion fréquente.

6. Lors de l’étude histologique d’un acinus mixte, comment interpréter correctement le croissant séreux de Gianuzzi ?

Il correspond à un artefact de fixation, car les cellules séreuses et muqueuses sont en réalité côte à côte
Il résulte de la contraction des cellules myoépithéliales, qui déplace les cellules séreuses vers la périphérie
Il constitue une structure anatomique permanente, car les cellules séreuses recouvrent réellement les cellules muqueuses
Il représente une zone de canalisation, car les cellules séreuses forment la lumière de l’acinus

Il correspond à un artefact de fixation, car les cellules séreuses et muqueuses sont en réalité côte à côte

Explication

Le croissant séreux visible en préparation classique est un artefact de fixation : dans l’organisation réelle, les cellules séreuses et muqueuses se trouvent côte à côte autour de la lumière. Il ne s’agit donc pas d’un recouvrement anatomique permanent des cellules muqueuses.

7. Quelle répartition des acini observe-t-on principalement dans la glande submandibulaire ?

Des acini séreux très nombreux, des acini mixtes moins nombreux et des acini muqueux plus rares
Des acini séreux et muqueux en proportions égales, avec peu d’acini mixtes
Des acini muqueux très nombreux, des acini mixtes moins nombreux et des acini séreux plus rares
Des acini mixtes très nombreux, des acini muqueux moins nombreux et des acini séreux plus rares

Des acini séreux très nombreux, des acini mixtes moins nombreux et des acini muqueux plus rares

Explication

La submandibulaire contient une majorité d’acini séreux, des acini mixtes en quantité moindre et des acini muqueux plus rares. Elle ne présente donc pas une prédominance muqueuse ni une répartition équivalente des trois types d’acini.

8. Quelle association entre une glande salivaire accessoire, sa nature et sa localisation est correcte ?

Glande de Weber : séreuse pure, à la pointe de la langue
Glande de Nühn : muqueuse pure, dans l’amygdale linguale
Glande de Von Ebner : séreuse pure, au niveau des papilles caliciformes
Glande de Von Ebner : mixte, dans la partie postérieure du palais

Glande de Von Ebner : séreuse pure, au niveau des papilles caliciformes

Explication

Les glandes de Von Ebner sont séreuses pures et se trouvent au niveau des papilles caliciformes. Les glandes de Nühn sont mixtes à la pointe de la langue, tandis que les glandes de Weber sont muqueuses dans l’amygdale linguale.

9. Chez un patient présentant une lésion de la muqueuse jugale, où faut-il rechercher l’abouchement du canal parotidien ?

À la base du frein lingual, derrière les incisives
En regard du collet de la deuxième molaire supérieure
Sur la face ventrale de la langue, près de sa pointe
En regard de la première molaire inférieure

En regard du collet de la deuxième molaire supérieure

Explication

Le canal parotidien traverse le muscle buccinateur et s’ouvre dans la joue en regard du collet de la deuxième molaire supérieure. L’abouchement à la base du frein lingual correspond au canal submandibulaire.

10. Quelle condition est nécessaire au fonctionnement de la sécrétion salivaire ?

Une régulation par le système nerveux somatique et une vascularisation limitée des structures glandulaires
Une stimulation mécanique locale et une absence de vascularisation des acini
Une commande hormonale exclusive et une vascularisation réduite des conduits excréteurs
Une régulation par le système nerveux autonome et une vascularisation très importante des structures glandulaires

Une régulation par le système nerveux autonome et une vascularisation très importante des structures glandulaires

Explication

La sécrétion salivaire dépend du système nerveux autonome et exige une vascularisation très importante des acini, des canaux intercalaires et des canaux striés. Une commande somatique ou une vascularisation limitée ne correspond donc pas au mécanisme décrit.

11. Dans quel ordre se déroule la formation embryologique d’une glande salivaire ?

Épaississement, acini, bourgeons, creusement des canaux, cordons pleins, puis ramification
Épaississement, bourgeons, cordons pleins, ramification, creusement des canaux, puis acini
Cordons pleins, épaississement, ramification, acini, bourgeons, puis creusement des canaux
Bourgeons, épaississement, creusement des canaux, acini, cordons pleins, puis ramification

Épaississement, bourgeons, cordons pleins, ramification, creusement des canaux, puis acini

Explication

La séquence commence par l’épaississement de l’épiblaste stomodéal, suivi des bourgeons, des cordons cellulaires pleins et de leur ramification. Le creusement des canaux survient à partir du quatrième mois in utero, puis les acini se développent à l’extrémité des structures.

12. Comment caractériser la sécrétion et le conduit principal de la glande submandibulaire ?

Une sécrétion mixte à prédominance muqueuse, avec un conduit d’environ 3 cm et 6 mm de diamètre
Une sécrétion exclusivement muqueuse, avec un conduit d’environ 5 cm et 3 mm de diamètre
Une sécrétion mixte à prédominance séreuse, avec un conduit d’environ 5 cm et 1 mm de diamètre
Une sécrétion exclusivement séreuse, avec un conduit d’environ 4 cm et 3 mm de diamètre

Une sécrétion mixte à prédominance séreuse, avec un conduit d’environ 5 cm et 1 mm de diamètre

Explication

La submandibulaire est une glande mérocrine mixte à prédominance séreuse, dont le conduit principal mesure environ 5 cm de long et 1 mm de diamètre. La prédominance muqueuse correspond à la glande sublinguale, tandis que les autres combinaisons ne décrivent pas la submandibulaire.

13. Quelles structures composent l’unité de sécrétion salivaire ?

Une partie terminale avec le canal strié et une partie canalaire avec l’acinus et le tubule
Une partie terminale avec les leucocytes et une partie canalaire avec les cellules desquamées
Une partie terminale avec l’acinus ou le tubule et le canal intercalaire, puis une partie canalaire avec le canal strié
Une partie terminale avec le canal excréteur et une partie canalaire avec les capillaires sanguins

Une partie terminale avec l’acinus ou le tubule et le canal intercalaire, puis une partie canalaire avec le canal strié

Explication

L’unité de sécrétion associe une partie terminale formée par l’acinus ou le tubule et le canal intercalaire, ainsi qu’une partie canalaire constituée par le canal strié. Le canal excréteur et les éléments cellulaires salivaires ne définissent pas ces deux parties.

14. Quelle combinaison décrit l’organisation et la sécrétion de la glande sublinguale ?

Une glande tubulaire exclusivement muqueuse, dépourvue de cloisons conjonctives entre les lobules
Une glande tubulo-acineuse mixte à prédominance séreuse, entourée d’une capsule conjonctive complète
Une glande tubulo-acineuse mérocrine mixte à prédominance muqueuse, sans capsule mais cloisonnée en lobules
Une glande acineuse séreuse entourée d’une capsule épaisse, avec des lobules peu marqués

Une glande tubulo-acineuse mérocrine mixte à prédominance muqueuse, sans capsule mais cloisonnée en lobules

Explication

La sublinguale est une glande tubulo-acineuse mérocrine mixte à prédominance muqueuse, dépourvue de capsule conjonctive mais organisée en lobules par des cloisons marquées. La capsule complète et la prédominance séreuse caractérisent davantage la description des autres glandes principales.

15. Quelle comparaison entre les glandes salivaires principales et accessoires est correcte ?

Les principales ont un canal excréteur principal et assurent environ 90 % des sécrétions
Les accessoires produisent la majeure partie de la salive par trois canaux principaux
Les accessoires possèdent un canal principal et assurent environ 90 % des sécrétions
Les principales sont dépourvues de canal principal et assurent environ 10 % des sécrétions

Les principales ont un canal excréteur principal et assurent environ 90 % des sécrétions

Explication

Les glandes parotide, submandibulaire et sublinguale possèdent un canal excréteur principal et produisent environ 90 % des sécrétions salivaires. Les glandes accessoires n’ont pas de canal principal et contribuent à environ 10 % des sécrétions.

16. Quelle différence fonctionnelle distingue la salive primaire de la salive secondaire ?

La salive primaire est hypotonique au plasma, tandis que la salive secondaire devient isotonique après l’action du canal strié
La salive primaire et la salive secondaire sont toutes deux produites par les acini avec une tonicité identique
La salive primaire est isotonique au plasma, tandis que la salive secondaire devient hypotonique après l’action du canal strié
La salive primaire est produite par le canal strié, tandis que la salive secondaire est produite par les acini

La salive primaire est isotonique au plasma, tandis que la salive secondaire devient hypotonique après l’action du canal strié

Explication

La partie terminale produit une salive primaire isotonique au plasma, puis le canal strié sécrète et réabsorbe certains éléments, ce qui forme une salive secondaire hypotonique. Le canal strié intervient donc dans la transformation de la salive plutôt que dans sa production initiale.

17. Quel rôle caractérise les glandes salivaires ?

Elles forment les cellules épithéliales et les conduisent vers l’estomac
Elles produisent le fluide gingival et le stockent dans les muqueuses
Elles filtrent le sang et libèrent leurs produits dans les capillaires
Elles fabriquent la salive et la déversent dans la cavité buccale

Elles fabriquent la salive et la déversent dans la cavité buccale

Explication

Les glandes salivaires sont des glandes exocrines : elles produisent la salive et l’acheminent vers la cavité buccale. La filtration sanguine et la production du fluide gingival correspondent à d’autres fonctions biologiques.

18. Quelle caractéristique distingue les glandes salivaires accessoires des glandes salivaires principales ?

Elles sont regroupées et évacuent leurs sécrétions par un canal unique
Elles déversent leurs sécrétions dans le pharynx par un conduit long
Elles sont disséminées et évacuent leurs sécrétions par des canaux courts
Elles possèdent une capsule épaisse et plusieurs canaux collecteurs

Elles sont disséminées et évacuent leurs sécrétions par des canaux courts

Explication

Les glandes accessoires sont disséminées dans la cavité buccale, dépourvues de capsule conjonctive et de gros canal excréteur dissecable, et utilisent des canaux courts. La présence d’un canal collecteur volumineux correspond plutôt aux glandes salivaires principales.

19. Quelle combinaison décrit correctement trois rôles fonctionnels de la salive ?

Humidification de la bouche, participation à la phonation et formation du bol alimentaire
Digestion des lipides, filtration du sang et participation à la phonation
Protection de la peau, modulation de la respiration et formation du bol alimentaire
Lubrification de l’estomac, production de bile et préparation du chyme intestinal

Humidification de la bouche, participation à la phonation et formation du bol alimentaire

Explication

La salive humidifie la cavité buccale, facilite la phonation et permet la formation du bol alimentaire. La formation du bol prépare la déglutition, alors que les autres propositions attribuent à la salive des fonctions d’autres organes.

20. Quelle caractéristique anatomique distingue la parotide des autres glandes salivaires principales ?

Elle est dépourvue de lobes séparés par un nerf
Elle forme une glande unique située sous la langue
Elle est la plus volumineuse et pèse environ 25 à 30 g
Elle est la plus petite et pèse environ 3 g

Elle est la plus volumineuse et pèse environ 25 à 30 g

Explication

La parotide est une glande paire et symétrique, considérée comme la plus volumineuse des glandes salivaires principales, avec une masse de 25 à 30 g. La glande sublinguale, et non la parotide, est la plus petite des glandes principales.

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Que sont les glandes salivaires ?

Ce sont des glandes exocrines qui fabriquent la salive.

Quelles glandes salivaires produisent 90 % des sécrétions ?

Les glandes salivaires principales produisent 90 % des sécrétions.

Quelle caractéristique distingue les glandes salivaires accessoires ?

Elles n'ont pas de canal excréteur principal.

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