QCM : Scintigraphie thyroïdienne et parathyroïdienne — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles hormones sécrétées par la thyroïde contribuent notamment à la régulation du métabolisme énergétique et de la thermogenèse ?

La triiodothyronine et la thyroxine
La parathormone et la calcitonine
L’insuline et le glucagon
L’adrénaline et le cortisol

La triiodothyronine et la thyroxine

Explication

La thyroïde sécrète la triiodothyronine, ou T3, et la thyroxine, ou T4, qui interviennent dans le métabolisme énergétique, la croissance, la thermogenèse et le poids. La parathormone est produite par les parathyroïdes et participe surtout à l’équilibre de la calcémie.

2. Une hormone intervient principalement dans la régulation de la calcémie et non dans la régulation directe du métabolisme énergétique : quelle est son origine ?

Le cortex surrénalien
Les îlots pancréatiques
Les glandes parathyroïdes
Les cellules folliculaires thyroïdiennes

Les glandes parathyroïdes

Explication

La parathormone, ou PTH, est sécrétée par les glandes parathyroïdes et contribue à l’équilibre de la calcémie. Les cellules thyroïdiennes produisent plutôt T3 et T4, qui régulent notamment le métabolisme énergétique.

3. Quel profil hormonal correspond à une hyperthyroïdie ?

TSH augmentée, T4 libre et T3 libre diminuées
TSH augmentée, T4 libre et T3 libre augmentées
TSH diminuée, T4 libre et T3 libre augmentées
TSH diminuée, T4 libre et T3 libre diminuées

TSH diminuée, T4 libre et T3 libre augmentées

Explication

L’hyperthyroïdie associe une TSH diminuée à une augmentation des concentrations de T4 libre et de T3 libre. Le profil inverse, avec TSH élevée et hormones thyroïdiennes diminuées, correspond à l’hypothyroïdie.

4. Lequel de ces ensembles regroupe exclusivement des troubles ou présentations cliniques thyroïdiennes mentionnés dans la classification fonctionnelle ?

Goitre multinodulaire, maladie hépatique, hypothalamite et nodule solitaire
Thyroïdites, déficit en fer, goitre diffus et hyperparathyroïdie
Insuffisance surrénalienne, surcharge iodée, nodule solitaire et diabète
Thyroïdites, surcharge iodée, nodule solitaire et goitre multinodulaire

Thyroïdites, surcharge iodée, nodule solitaire et goitre multinodulaire

Explication

Les troubles thyroïdiens comprennent notamment les thyroïdites, la surcharge iodée, le nodule solitaire et le goitre multinodulaire, ainsi que les hyperthyroïdies et hypothyroïdies. Les autres ensembles introduisent des affections qui ne figurent pas dans cette classification.

5. Quel radionucléide thyroïdien est principalement utilisé à visée diagnostique à faible dose, avec une énergie de 159 keV et une demi-vie de 13,2 heures ?

L’iode-131
Le technétium-99m
L’iode-123
Le fluor-18

L’iode-123

Explication

L’iode-123 est un radionucléide diagnostique utilisé à faible dose, caractérisé par une énergie de 159 keV et une demi-vie de 13,2 heures. L’iode-131 est davantage associé à l’usage thérapeutique et possède des caractéristiques physiques différentes.

6. Lors d’une exploration thyroïdienne, quel comportement décrit le mieux le technétium-99m pertechnétate ?

Il se fixe durablement aux colloïdes sans passage cellulaire
Il est capté par la thyroïde puis organifié dans les hormones
Il reste dans le sang avant d’être éliminé par les reins
Il est capté par la thyroïde puis relargué sans être organifié

Il est capté par la thyroïde puis relargué sans être organifié

Explication

Le technétium-99m pertechnétate est capté par la thyroïde puis relargué, ce qui explique son emploi comme substitut courant de l’iode. L’iode peut, contrairement à lui, être organifié après sa captation thyroïdienne.

7. Quel radionucléide est surtout utilisé à visée thérapeutique et présente une énergie de 364 keV avec une demi-vie d’environ huit jours ?

Le technétium-99m
L’iode-123
Le gallium-67
L’iode-131

L’iode-131

Explication

L’iode-131 est principalement thérapeutique et possède une énergie de 364 keV ainsi qu’une demi-vie d’environ huit jours. L’iode-123 est plutôt diagnostique, avec une demi-vie beaucoup plus courte et une énergie de 159 keV.

8. Quelle plage correspond à la fixation thyroïdienne normale du Tc99m mesurée 20 minutes après l’injection ?

De 15 à 25 %
De 0,3 à 3,9 %
De 20 à 40 %
De 3 à 6 %

De 0,3 à 3,9 %

Explication

À 20 minutes, le Tc99m présente normalement une fixation comprise entre 0,3 et 3,9 %. La plage de 15 à 25 % correspond à la fixation normale de l’iode-123 mesurée à 4 heures.

9. Quel profil de fixation est le plus compatible avec une hyperthyroïdie liée à une intoxication iodée ou à une thyroïdite ?

Une fixation focale avec suppression glandulaire
Une hypofixation malgré la thyréotoxicose
Une fixation normale avec nodule autonome
Une hyperfixation diffuse avec TSH élevée

Une hypofixation malgré la thyréotoxicose

Explication

L’intoxication iodée et la thyroïdite peuvent provoquer une thyréotoxicose clinique associée à une hypofixation. Une hyperthyroïdie vraie augmente généralement la fixation, tandis qu’une fixation focale évoque plutôt un nodule toxique.

10. Quel risque approximatif de cancer faut-il associer à un nodule thyroïdien hypofixant ?

De 0,1 à 1 %
De 25 à 40 %
De 60 à 80 %
De 5 à 20 %

De 5 à 20 %

Explication

Un nodule hypofixant comporte un risque de cancer estimé entre 5 et 20 %, modulé notamment par sa taille et le sexe masculin. Les autres plages proposées ne correspondent pas à l’estimation indiquée pour ce type de nodule.

11. Quel collimateur est requis pour l’imagerie de l’iode-131 émettant à 364 keV ?

Le collimateur LEHR
Le collimateur MEGP
Le collimateur pinhole
Le collimateur HEGP

Le collimateur HEGP

Explication

Le collimateur HEGP est obligatoire pour l’iode-131 à 364 keV, car il est adapté à cette énergie élevée. Le collimateur LEHR convient au Tc-99m et à l’iode-123, tandis que le MEGP privilégie une acquisition plus rapide avec une résolution moindre.

12. Dans quel ordre les principales étapes de la scintigraphie thyroïdienne sont-elles réalisées ?

Mesure avant injection, injection, mesure après injection, puis acquisition à 15 minutes
Injection, acquisition immédiate, mesure avant injection, puis mesure après injection
Acquisition à 15 minutes, injection, mesure après injection, puis mesure avant injection
Mesure après injection, mesure avant injection, injection, puis acquisition à 4 heures

Mesure avant injection, injection, mesure après injection, puis acquisition à 15 minutes

Explication

La procédure comprend la mesure de la seringue avant l’injection, l’injection du traceur, la mesure après injection, puis l’acquisition centrée sur la thyroïde à 15 minutes. Les autres séquences inversent des étapes essentielles ou utilisent un délai qui ne correspond pas à cette procédure.

13. Quelle consigne préserve la qualité de la préparation du patient avant une scintigraphie thyroïdienne ?

Le patient doit être à jeun, tandis que les médicaments iodés sont poursuivis
Le patient doit rester assis, avec les médicaments iodés maintenus
Le patient peut manger, mais les médicaments iodés doivent être arrêtés
Le patient doit boire une solution iodée avant l’acquisition

Le patient peut manger, mais les médicaments iodés doivent être arrêtés

Explication

Le patient ne doit pas être à jeun et les médicaments iodés doivent être arrêtés avant l’examen. Le jeûne et la poursuite d’une exposition iodée peuvent perturber les conditions nécessaires à une interprétation fiable.

14. Quelle association caractérise la maladie de Graves en scintigraphie et en biologie ?

Fixation focale unique, avec TSH supérieure à 4
Fixation hétérogène multifocale, avec TSH supérieure à 10
Hypofixation diffuse, avec TSH comprise entre 1 et 2
Fixation diffuse homogène, avec TSH inférieure à 0,01

Fixation diffuse homogène, avec TSH inférieure à 0,01

Explication

La maladie de Graves est liée à des IgG stimulantes du récepteur de la TSH et donne une fixation diffuse et homogène, avec une TSH très basse. Une fixation focale évoque plutôt un nodule toxique autonome.

15. Quel aspect scintigraphique correspond à un nodule toxique autonome ?

Une fixation normale avec augmentation uniforme du tissu restant
Une hyperfixation focale avec suppression du tissu adjacent
Une hypofixation globale avec récupération en trois phases
Une fixation diffuse homogène avec stimulation de toute la glande

Une hyperfixation focale avec suppression du tissu adjacent

Explication

Le nodule toxique autonome concentre le traceur dans une zone focale et supprime la fixation du reste du tissu thyroïdien. La fixation diffuse et homogène correspond plutôt à la maladie de Graves.

16. Quelle évolution décrit typiquement la thyroïdite aiguë virale ?

Euthyroïdie persistante, puis hyperthyroïdie sans phase thyrotoxique
Thyréotoxicose, euthyroïdie, puis hypothyroïdie en trois phases
Hypothyroïdie, thyréotoxicose, puis euthyroïdie en trois phases
Thyréotoxicose prolongée, puis hyperthyroïdie récidivante sans récupération

Thyréotoxicose, euthyroïdie, puis hypothyroïdie en trois phases

Explication

La thyroïdite aiguë virale évolue habituellement par une phase de thyréotoxicose, suivie d’une euthyroïdie puis d’une hypothyroïdie, avec résolution spontanée en trois à six mois. Les autres séquences ne respectent pas l’ordre classique de cette évolution.

17. Quelle modification de la calcémie stimule directement la libération de PTH par les glandes parathyroïdes ?

Une stabilité prolongée de la concentration de calcium sanguin
Une diminution de la concentration de calcium sanguin
Une élévation transitoire de la concentration de phosphate sanguin
Une augmentation de la concentration de calcium sanguin

Une diminution de la concentration de calcium sanguin

Explication

La baisse de la calcémie stimule la sécrétion de PTH afin de restaurer l’équilibre du calcium sanguin. À l’inverse, une calcémie suffisante ou élevée freine cette sécrétion.

18. Quel profil biologique évoque le plus fortement une hyperparathyroïdie primaire ?

Calcémie supérieure à 2,6, phosphate diminué et PTH supérieure à 65 pg/mL
Calcémie diminuée, phosphate diminué et PTH inférieure à 65 pg/mL
Calcémie normale, phosphate augmenté et PTH inférieure à 65 pg/mL
Calcémie supérieure à 2,6, phosphate augmenté et PTH supprimée

Calcémie supérieure à 2,6, phosphate diminué et PTH supérieure à 65 pg/mL

Explication

L’hyperparathyroïdie primaire associe une hypercalcémie, une hypophosphatémie et une élévation de la PTH. Une calcémie normale ou basse correspond davantage au profil habituel de l’hyperparathyroïdie secondaire.

19. Quelle combinaison d’examens est particulièrement adaptée à la localisation préopératoire d’un adénome parathyroïdien primaire ?

Une absence de fixation au MIBI complétée par une tomodensitométrie cérébrale
Une hyperfixation tardive au MIBI complétée par un SPECT-CT
Une hypofixation précoce au MIBI complétée par une radiographie simple
Une fixation bilatérale au MIBI complétée par une échographie pulmonaire

Une hyperfixation tardive au MIBI complétée par un SPECT-CT

Explication

Dans l’hyperparathyroïdie primaire, un adénome présente typiquement une hyperfixation tardive au MIBI, puis le SPECT-CT précise sa localisation. La fixation bilatérale des quatre glandes caractérise plutôt la forme secondaire.

20. Quel tableau correspond le mieux à une hyperparathyroïdie secondaire liée à l’insuffisance rénale chronique ?

Hypocalcémie ou calcémie normale, hyperfixation MIBI bilatérale des quatre glandes et PTH élevée
Hypercalcémie, hyperfixation tardive d’un nodule et adénome unique
Hypercalcémie, hypofixation MIBI d’une glande et phosphate diminué
Calcémie normale, absence de fixation MIBI et PTH supprimée

Hypocalcémie ou calcémie normale, hyperfixation MIBI bilatérale des quatre glandes et PTH élevée

Explication

L’hyperparathyroïdie secondaire résulte d’une hypocalcémie chronique, souvent liée à l’insuffisance rénale, et s’accompagne d’une hyperfixation bilatérale des quatre glandes. L’adénome unique avec hypercalcémie correspond plutôt à la forme primaire.

21. Quelle conduite diagnostique est appropriée chez une femme enceinte chez qui une exploration thyroïdienne est nécessaire ?

Remplacer la biologie par une scintigraphie au Tc99m pendant la grossesse
Administrer de l’iode-131 à faible dose afin de réduire l’irradiation fœtale
Évaluer la TSH, la T4 et les anticorps sans utiliser d’iode radioactif
Réaliser une scintigraphie à l’iode-123 pour distinguer les nodules actifs

Évaluer la TSH, la T4 et les anticorps sans utiliser d’iode radioactif

Explication

La grossesse contre-indique l’iode-123 et l’iode-131, sauf urgence vitale, tandis que la TSH, la T4 et les anticorps restent utilisables. La biologie ne doit donc pas être remplacée par une scintigraphie isotopique.

22. Quelle interruption de l’allaitement est généralement requise après une administration d’iode-123 ?

Un sevrage temporaire de 2 à 4 semaines
Un sevrage temporaire de 72 à 96 heures
Aucune interruption de l’allaitement après l’examen
Une interruption limitée à 10 à 15 minutes

Un sevrage temporaire de 72 à 96 heures

Explication

L’iode-123 impose généralement un sevrage de 72 à 96 heures, alors que le Tc99m ne nécessite pas d’interruption obligatoire. La durée de 2 à 4 semaines concerne l’iode-131 thérapeutique.

23. Quelle préparation médicamenteuse est recommandée avant un examen thyroïdien chez un patient prenant du PTU ou du méthimazole ?

Arrêter le bêtabloquant 7 à 14 jours avant et maintenir le thyréostatique
Poursuivre le thyréostatique jusqu’à l’examen, puis attendre plusieurs jours pour le reprendre
Remplacer le thyréostatique par de l’iode radioactif avant l’examen
Arrêter le thyréostatique 7 à 14 jours avant, puis le reprendre immédiatement après

Arrêter le thyréostatique 7 à 14 jours avant, puis le reprendre immédiatement après

Explication

Le PTU et le méthimazole doivent être interrompus 7 à 14 jours avant l’examen, puis repris immédiatement après. Les bêtabloquants peuvent être poursuivis, ce qui rend leur arrêt inutile dans cette préparation.

24. Quelle distinction décrit correctement les informations fournies par le SPECT et le CT dans une exploration thyroïdienne ?

Le SPECT précise l’anatomie, tandis que le CT mesure principalement la captation fonctionnelle
Le SPECT et le CT fournissent tous deux une information fonctionnelle de même nature
Le SPECT renseigne sur la fonction, tandis que le CT précise l’anatomie en haute résolution
Le SPECT et le CT fournissent tous deux une information anatomique sans indication fonctionnelle

Le SPECT renseigne sur la fonction, tandis que le CT précise l’anatomie en haute résolution

Explication

Le SPECT montre surtout la captation fonctionnelle, alors que le CT décrit l’anatomie avec une résolution élevée. Leur fusion permet de mieux relier une anomalie fonctionnelle à sa localisation anatomique.

25. Une thyroïde compte 4 000 coups, le bruit de fond 500 coups et l’injection 70 000 coups. Quel est le pourcentage de fixation corrigé ?

5%5\%
57%57\%
6,4%6{,}4\%
5,7%5{,}7\%

$$5\%$$

Explication

La fixation corrigée se calcule ainsi : 400050070000×100=5%\frac{4000-500}{70000}\times100=5\%. Le bruit de fond doit être soustrait avant de rapporter le résultat au nombre de coups de l’injection.

26. Lors du contrôle quotidien d’une caméra utilisée avec le Tc99m, quelle vérification énergétique est attendue ?

Un pic photoélectrique à 364 ± 5 keV, avec documentation réservée aux contrôles annuels
Un pic photoélectrique à 511 ± 5 keV, avec contrôle d’uniformité non consigné
Un pic photoélectrique à 70 ± 5 keV, avec contrôle limité à la sensibilité
Un pic photoélectrique à 140 ± 5 keV, avec contrôle d’uniformité documenté

Un pic photoélectrique à 140 ± 5 keV, avec contrôle d’uniformité documenté

Explication

Le Tc99m doit présenter un pic photoélectrique autour de 140 ± 5 keV, associé à des tests d’uniformité et à une consignation dans le journal de contrôle qualité. L’énergie de 511 keV correspond notamment à l’annihilation des positons, pas au pic du Tc99m.

27. Quelle mesure relève directement d’une démarche de radioprotection lors d’un examen scintigraphique ?

Réduire la durée de l’examen, mais conserver une technique non optimisée
Répéter les images prévues, immobiliser le patient et éviter toute justification
Augmenter l’activité administrée, multiplier les acquisitions et omettre la dose
Justifier l’examen, optimiser la technique, limiter les répétitions et documenter la dose

Justifier l’examen, optimiser la technique, limiter les répétitions et documenter la dose

Explication

La radioprotection repose sur la justification, l’optimisation, la limitation des répétitions, l’immobilité du patient et la documentation de la dose dans le registre DICOM SR. Multiplier les acquisitions ou augmenter l’activité sans justification va à l’encontre de cette démarche.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Scintigraphie thyroïdienne et parathyroïdienne.

Quelles hormones la thyroïde sécrète-t-elle ?

La triiodothyronine (T3) et la thyroxine (T4).

Quelles fonctions régulent T3 et T4 ?

Elles régulent le métabolisme énergétique, la croissance, la thermogenèse et le poids.

Quelle hormone les parathyroïdes sécrètent-elles ?

La parathormone (PTH).

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