QCM : Thermorégulation et dysthermies (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un tracé présente cinq grands carreaux entre deux QRS, une onde P devant chaque QRS et un PR de quatre petits carreaux. Quelles propositions sont exactes ?

La fréquence estimée est de 60 battements par minute, valeur comprise dans l’intervalle normal indiqué.
La lecture systématique commence par rechercher une ischémie, avant d’évaluer fréquence, rythme et axe électrique.
Un PR de quatre petits carreaux évoque un BAV du premier degré, car cet intervalle est allongé.
La présence d’une onde P avant chaque QRS répond au critère de rythme sinusal.
Un PR de quatre petits carreaux correspond à 0,16 seconde et se situe dans l’intervalle normal.

La fréquence estimée est de 60 battements par minute, valeur comprise dans l’intervalle normal indiqué. · La présence d’une onde P avant chaque QRS répond au critère de rythme sinusal. · Un PR de quatre petits carreaux correspond à 0,16 seconde et se situe dans l’intervalle normal.

Explication

La fréquence estimée vaut 300/5=60300/5=60 battements par minute, dans l’intervalle normal de 50 à 100. Une onde P devant chaque QRS caractérise le rythme sinusal, et quatre petits carreaux correspondent à 4×0,04=0,164\times0,04=0,16 seconde, valeur normale. La lecture systématique évalue d’abord fréquence, rythme et conduction, puis l’axe avant de rechercher notamment une ischémie ; un PR allongé, et non normal, évoque un BAV du premier degré.

2. Après un ECG, les ondes P, QRS et T sont positives en aVR. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Un étalonnage conforme utilise une vitesse de défilement de 10 mm/s et une amplitude de 25 mm pour 1 mV.
L’onde P traduit la dépolarisation ventriculaire, tandis que le QRS traduit celle des oreillettes.
Une onde T négative en aVR indique à elle seule une mauvaise disposition des électrodes.
L’influx cardiaque atteint les ventricules par le faisceau de His avant de traverser le nœud auriculo-ventriculaire.
La positivité des trois ondes en aVR évoque une mauvaise disposition des électrodes et rend l’ECG invalide.

La positivité des trois ondes en aVR évoque une mauvaise disposition des électrodes et rend l’ECG invalide.

Explication

Les ondes P, QRS et T sont normalement négatives en aVR ; leur positivité évoque une mauvaise disposition des électrodes et invalide l’ECG. L’étalonnage attendu est de 25 mm/s et 10 mm pour 1 mV. P correspond à la dépolarisation auriculaire, QRS à la dépolarisation ventriculaire et T à leur repolarisation ; l’influx passe par le nœud auriculo-ventriculaire avant le faisceau de His.

3. À l’analyse d’un ECG, un PR est interrompu par intermittence, le QRS mesure 0,11 s, l’indice de Sokolow vaut 36 mm et l’axe est négatif en D1 mais positif en aVF. Quelles propositions sont exactes ?

L’interruption intermittente de la transmission des ondes P aux QRS correspond à un BAV du deuxième degré.
Une dissociation complète des activités auriculaire et ventriculaire définit un BAV du deuxième degré.
Un indice de Sokolow de 36 mm dépasse le seuil associé à une hypertrophie ventriculaire gauche.
Un QRS de 0,11 s évoque un bloc de branche complet selon les seuils indiqués.
Un axe négatif en D1 et positif en aVF indique une déviation droite associée à une hypertrophie ventriculaire droite.

L’interruption intermittente de la transmission des ondes P aux QRS correspond à un BAV du deuxième degré. · Un indice de Sokolow de 36 mm dépasse le seuil associé à une hypertrophie ventriculaire gauche. · Un axe négatif en D1 et positif en aVF indique une déviation droite associée à une hypertrophie ventriculaire droite.

Explication

L’interruption intermittente de la conduction des ondes P aux QRS caractérise un BAV du deuxième degré, tandis que la dissociation complète correspond au troisième degré. Un QRS de 0,11 s dépasse le seuil de 0,10 s évoquant un bloc incomplet, sans atteindre le seuil de 0,12 s du bloc complet. Un indice supérieur à 35 mm suggère une hypertrophie ventriculaire gauche ; l’axe négatif en D1 et positif en aVF indique une déviation droite associée à une hypertrophie ventriculaire droite.

4. Que désigne le stress oxydant ?

Un déséquilibre entre la production d’espèces réactives de l’oxygène et leur dégradation par les enzymes antioxydantes
Une diminution de la production d’espèces réactives de l’oxygène accompagnée d’une baisse de l’activité antioxydante
Une activation des enzymes antioxydantes qui accroît la dégradation des lipides membranaires
Une accumulation de lipoprotéines dans l’intima sans modification de leur état d’oxydation

Un déséquilibre entre la production d’espèces réactives de l’oxygène et leur dégradation par les enzymes antioxydantes

Explication

Le stress oxydant correspond à un déséquilibre entre la production d’espèces réactives de l’oxygène et leur élimination par les enzymes antioxydantes. L’accumulation de lipoprotéines dans l’intima décrit un phénomène associé à l’athérosclérose, mais ne définit pas le stress oxydant.

5. Quelle caractéristique distingue une plaque d’athérome stable d’une plaque vulnérable ?

Une néoangiogenèse marquée associée à une dégradation de la lame basale
Une chape fibreuse épaisse, riche en cellules musculaires lisses et en collagène
Une inflammation intense, riche en cellules spumeuses et en enzymes matricielles
Un noyau lipidique volumineux entouré de débris apoptotiques et de plaquettes

Une chape fibreuse épaisse, riche en cellules musculaires lisses et en collagène

Explication

Une plaque stable se caractérise par une chape fibreuse épaisse, enrichie en cellules musculaires lisses et en collagène, qui renforce sa structure. À l’inverse, l’inflammation intense et la dégradation de la chape par les enzymes matricielles caractérisent une plaque vulnérable.

6. Quel est le rôle du Doppler dans l’exploration d’une sténose carotidienne ?

Repérer les emboles de cholestérol susceptibles de migrer vers le cerveau
Visualiser les calcifications et reconstruire l’anatomie des troncs supra-aortiques
Mesurer les vitesses du flux sanguin afin d’apprécier son retentissement hémodynamique
Décrire la composition et les irrégularités de surface de la plaque carotidienne

Mesurer les vitesses du flux sanguin afin d’apprécier son retentissement hémodynamique

Explication

Le Doppler analyse le flux sanguin et mesure notamment sa vitesse, dont l’accélération au niveau d’une sténose renseigne sur ses conséquences hémodynamiques. La description de la composition et de la surface de la plaque relève principalement de l’échographie morphologique.

7. Lorsqu’un angioscanner des troncs supra-aortiques est réalisé après la découverte d’une sténose à l’écho-Doppler, quel est son rôle principal ?

Rechercher les conséquences cérébrales d’un accident vasculaire par l’étude du tissu cérébral
Mesurer les vitesses du sang et déterminer directement leur variation au cours du cycle cardiaque
Évaluer la conduction nerveuse et localiser une atteinte du plexus brachial
Confirmer la sténose et en préciser la localisation, le degré et la morphologie

Confirmer la sténose et en préciser la localisation, le degré et la morphologie

Explication

L’angioscanner des troncs supra-aortiques sert à confirmer la sténose carotidienne et à caractériser son siège, son importance et son aspect. La mesure des vitesses sanguines relève plutôt de l’exploration Doppler, tandis que le scanner cérébral recherche des lésions du cerveau.

8. Comment les manifestations d’une compression de l’artère sous-clavière diffèrent-elles de celles d’une compression de la veine sous-clavière dans le syndrome du défilé thoraco-brachial ?

La compression artérielle entrave le retour sanguin et provoque un œdème, tandis que la compression veineuse réduit l’apport sanguin et entraîne des crampes.
La compression artérielle favorise une circulation veineuse collatérale, tandis que la compression veineuse provoque principalement une cyanose par baisse de l’apport artériel.
La compression artérielle réduit l’apport sanguin et peut provoquer crampes et fatigabilité, tandis que la compression veineuse gêne le retour sanguin et favorise l’œdème.
La compression artérielle provoque surtout des paresthésies des deux derniers doigts, tandis que la compression veineuse entraîne une faiblesse musculaire par atteinte nerveuse.

La compression artérielle réduit l’apport sanguin et peut provoquer crampes et fatigabilité, tandis que la compression veineuse gêne le retour sanguin et favorise l’œdème.

Explication

La compression artérielle diminue la perfusion du membre et peut entraîner crampes et fatigabilité d’effort, alors que la compression veineuse freine le retour du sang et favorise son accumulation, notamment sous forme d’œdème. La circulation veineuse collatérale est plutôt associée à l’obstacle veineux qu’à une compression artérielle.

9. Quel examen permet d’évaluer la conduction nerveuse et d’aider à localiser une lésion pouvant imiter un syndrome du défilé thoraco-brachial ?

L’écho-Doppler, qui mesure directement les potentiels nerveux périphériques
L’électromyogramme, qui analyse la conduction le long des trajets nerveux
L’angioscanner, qui localise les racines nerveuses par leur activité électrique
La radiographie cervicale, qui repère les anomalies de conduction nerveuse

L’électromyogramme, qui analyse la conduction le long des trajets nerveux

Explication

L’électromyogramme étudie la conduction nerveuse à l’aide d’électrodes et contribue à localiser les lésions. L’écho-Doppler évalue plutôt les vaisseaux et leur flux, même s’il peut explorer le défilé dans différentes positions.

10. Pourquoi le cœur dépend-il d’un transfert énergétique efficace entre les mitochondries et les myofibrilles, notamment lors d’un exercice intense ?

Parce que l’énergie mécanique est produite directement par les mitochondries sans intervention de l’ATP.
Parce que ses réserves d’ATP couvrent plusieurs heures d’activité, mais les mitochondries ralentissent pendant l’exercice.
Parce que l’exercice réduit fortement la consommation d’ATP et rend inutile la respiration mitochondriale.
Parce que ses réserves d’ATP sont très faibles et ne suffisent qu’à environ trois battements sans nouvel approvisionnement.

Parce que ses réserves d’ATP sont très faibles et ne suffisent qu’à environ trois battements sans nouvel approvisionnement.

Explication

Le cœur contient moins d’un gramme d’ATP, quantité qui ne permettrait qu’environ trois battements si sa production s’interrompait ; un apport continu et un transfert efficace de l’énergie sont donc essentiels. L’idée de réserves suffisantes pour plusieurs heures est erronée, car le stock d’ATP cardiaque est très limité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Thermorégulation et dysthermies.

Où se placent V1, V2, V3, V4, V5 et V6 sur le thorax ?

V1 et V2 au 4e espace intercostal, de part et d’autre du sternum ; V3 à mi-distance de V2 et V4 ; V4, V5 et V6 au 5e espace intercostal, respectivement sur les lignes médio-claviculaire, axillaire antérieure et axillaire moyenne.

Que mesure l’indice de Sokolow pour suggérer une hypertrophie ventriculaire gauche ?

La somme de S en V1 et de R en V5 ou V6 dépasse 35 mm.

Quel est le rôle des molécules VCAM-1 et ICAM-1 dans l’athérosclérose ?

Elles se lient aux intégrines des monocytes et favorisent leur diapédèse dans l’intima.

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Consultez la fiche de révision complète sur Thermorégulation et dysthermies.

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