QCM : Traitement du paludisme (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne présente de la fièvre après être revenue d’une région où le paludisme est endémique. Quelle conduite faut-il adopter face à cette fièvre ?

Écarter le paludisme tant qu’un examen ne l’a pas confirmé
La considérer comme un paludisme jusqu’à preuve du contraire
Suspecter le paludisme seulement si la fièvre est élevée
Attendre des signes de gravité avant d’évoquer le paludisme

La considérer comme un paludisme jusqu’à preuve du contraire

Explication

Toute fièvre au retour d’une zone d’endémie doit faire considérer le paludisme jusqu’à preuve du contraire. Attendre une confirmation, une fièvre élevée ou des signes de gravité retarde à tort cette suspicion.

2. Quels examens constituent la base du diagnostic parasitologique du paludisme ?

Un frottis et une recherche d’antigènes circulants, sans goutte épaisse
Une goutte épaisse et une recherche d’antigènes circulants, sans frottis
Un frottis, une goutte épaisse et obligatoirement une recherche d’antigènes circulants
Un frottis et une goutte épaisse, avec ou sans recherche d’antigènes circulants

Un frottis et une goutte épaisse, avec ou sans recherche d’antigènes circulants

Explication

Le diagnostic parasitologique repose sur l’association d’un frottis et d’une goutte épaisse ; la recherche d’antigènes circulants peut s’y ajouter. Les autres réponses omettent l’un des deux examens de base ou rendent obligatoire la recherche d’antigènes.

3. Une infection à P. vivax est diagnostiquée chez une personne sans vomissements ni signes de gravité. Quelle prise en charge initiale convient ?

Une hospitalisation avec quinine par voie intraveineuse
Une hospitalisation avec artésunate par voie intraveineuse
Un traitement ambulatoire par arténimol-pipéraquine ou artéméther-luméfantrine
Un traitement ambulatoire par primaquine

Un traitement ambulatoire par arténimol-pipéraquine ou artéméther-luméfantrine

Explication

En l’absence de vomissements et de signes de gravité, P. vivax se traite en ambulatoire par arténimol-pipéraquine ou artéméther-luméfantrine. La quinine IV correspond à une situation nécessitant l’hospitalisation, tandis que la primaquine prévient les accès de reviviscence.

4. Quel médicament est indiqué pour prévenir les accès de reviviscence associés à P. vivax ou P. ovale ?

La quinine par voie intraveineuse
La primaquine
L’arténimol-pipéraquine
L’artésunate par voie intraveineuse

La primaquine

Explication

La primaquine est indiquée pour prévenir les accès de reviviscence à P. vivax et P. ovale. L’arténimol-pipéraquine relève du traitement ambulatoire, tandis que la quinine IV et l’artésunate IV sont des traitements administrés dans des contextes hospitaliers.

5. Un patient atteint de P. falciparum consulte sans signe de gravité. Quelle démarche faut-il entreprendre avant de décider d’un traitement ambulatoire ?

Vérifier les critères autorisant une prise en charge ambulatoire
Hospitaliser le patient avant de vérifier les critères ambulatoires
Commencer directement un traitement ambulatoire
Choisir un traitement avant d’évaluer les critères ambulatoires

Vérifier les critères autorisant une prise en charge ambulatoire

Explication

Après avoir recherché les signes de gravité, leur absence conduit à vérifier les critères d’une prise en charge ambulatoire. Commencer directement le traitement confond absence de gravité et éligibilité, choisir le médicament inverse l’ordre de la démarche, et hospitaliser d’emblée ne suit pas cette évaluation.

6. Un patient atteint de P. falciparum présente des signes de gravité. Quelle orientation est indiquée en urgence ?

Une prise en charge ambulatoire avec surveillance rapprochée
Une évaluation des critères ambulatoires avant toute hospitalisation
Une hospitalisation programmée dans un service conventionnel
Une hospitalisation en réanimation ou en unité de surveillance continue

Une hospitalisation en réanimation ou en unité de surveillance continue

Explication

Les signes de gravité liés à P. falciparum imposent une hospitalisation urgente en réanimation ou en unité de surveillance continue. La surveillance ambulatoire confond gravité et absence de gravité, l’attente des critères ambulatoires retarde l’urgence, et une hospitalisation programmée ne répond pas au caractère urgent.

7. Un patient atteint de paludisme grave à P. falciparum nécessite un traitement précoce par voie intraveineuse. Quel ordre de choix faut-il suivre ?

Artésunate IV en première intention, puis quinine IV en deuxième intention
Artéméther-luméfantrine par voie orale en première intention, puis quinine IV
Quinine IV en première intention, puis artésunate IV en deuxième intention
Atovaquone-proguanil par voie orale en première intention, puis artésunate IV

Artésunate IV en première intention, puis quinine IV en deuxième intention

Explication

Dans le paludisme grave à P. falciparum, l’artésunate IV est le traitement précoce de première intention et la quinine IV celui de deuxième intention. La quinine en premier inverse les rangs, tandis que les traitements oraux ou l’atovaquone-proguanil ne correspondent pas à cette séquence IV.

8. Un patient atteint de P. falciparum ne présente aucun signe de gravité, mais un des critères de prise en charge ambulatoire n’est pas rempli. Le traitement ambulatoire est-il indiqué ?

Non, car tout patient sans signe de gravité doit être hospitalisé
Oui, car l’absence de signe de gravité suffit
Non, car tous les critères ambulatoires doivent être vérifiés
Oui, car un critère manquant peut être compensé par un suivi rapproché

Non, car tous les critères ambulatoires doivent être vérifiés

Explication

Pour P. falciparum sans signe de gravité, le traitement ambulatoire n’est possible que si tous les critères requis sont vérifiés. L’absence de gravité ne suffit pas à elle seule, un suivi rapproché ne remplace pas un critère manquant, et la règle n’impose pas l’hospitalisation de tous les patients sans signe de gravité.

9. Un patient atteint de P. falciparum, sans signe de gravité, ne remplit pas tous les critères ambulatoires. Quel schéma médicamenteux oral hospitalier correspond aux intentions recommandées ?

Quinine en première intention, artéméther-luméfantrine ou arténimol-pipéraquine en deuxième, atovaquone-proguanil en troisième
Artéméther-luméfantrine ou arténimol-pipéraquine en première intention, atovaquone-proguanil en deuxième, quinine en troisième
Atovaquone-proguanil en première intention, artéméther-luméfantrine ou arténimol-pipéraquine en deuxième, quinine en troisième
Artéméther-luméfantrine ou arténimol-pipéraquine en première intention, quinine en deuxième, atovaquone-proguanil en troisième

Artéméther-luméfantrine ou arténimol-pipéraquine en première intention, atovaquone-proguanil en deuxième, quinine en troisième

Explication

Lorsque les critères ambulatoires ne sont pas tous remplis, le traitement hospitalier par voie orale place l’artéméther-luméfantrine ou l’arténimol-pipéraquine en première intention, l’atovaquone-proguanil en deuxième et la quinine en troisième. Les autres séquences déplacent l’atovaquone-proguanil ou la quinine dans un rang qui ne leur correspond pas.

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Comment considérer toute fièvre au retour d’une zone d’endémie ?

Comme un paludisme jusqu’à preuve du contraire.

Sur quels examens repose le diagnostic parasitologique du paludisme ?

Sur un frottis et une goutte épaisse.

Quelle recherche peut compléter le diagnostic parasitologique du paludisme ?

La recherche d’antigènes circulants.

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