QCM : Troubles de la coordination — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel énoncé décrit le mieux un symptôme en sémiologie ?

Une étude générale des maladies fondée sur leurs mécanismes physiologiques et leurs traitements
Un indice subjectif rapporté par le patient ou une manifestation objective observée par le professionnel
Une coordination apprise permettant d’adapter plusieurs gestes aux contraintes de l’environnement
Une cause biologique identifiée expliquant un ensemble stable de manifestations cliniques

Un indice subjectif rapporté par le patient ou une manifestation objective observée par le professionnel

Explication

Un symptôme peut être ressenti et rapporté par le patient, ou observé objectivement par un professionnel. Une cause identifiée et des marqueurs biologiques caractérisent plutôt une maladie qu’un symptôme.

2. Quelle distinction oppose correctement un syndrome à une maladie ?

Un syndrome regroupe des symptômes sans cause identifiée, tandis qu’une maladie possède une cause identifiée et des marqueurs biologiques
Un syndrome décrit une coordination motrice perturbée, tandis qu’une maladie désigne une difficulté d’apprentissage gestuel
Un syndrome possède des marqueurs biologiques établis, tandis qu’une maladie rassemble des symptômes sans cause identifiée
Un syndrome correspond à un symptôme subjectif, tandis qu’une maladie désigne une manifestation observée par le professionnel

Un syndrome regroupe des symptômes sans cause identifiée, tandis qu’une maladie possède une cause identifiée et des marqueurs biologiques

Explication

Un syndrome ou un trouble regroupe des symptômes dont la cause n’est pas identifiée, alors qu’une maladie associe des symptômes à une cause identifiée et à des marqueurs biologiques. La confusion fréquente consiste à attribuer au syndrome les caractéristiques biologiques de la maladie.

3. Quelle différence permet de distinguer un mouvement d’un geste ?

Un mouvement mobilise plusieurs segments différemment, tandis qu’un geste reste uniforme et involontaire
Un mouvement est automatique, tandis qu’un geste est intentionnel et réalisé dans un but précis
Un mouvement est appris, tandis qu’un geste apparaît spontanément sans objectif particulier
Un mouvement exige une inhibition motrice, tandis qu’un geste devient automatique dès sa première réalisation

Un mouvement est automatique, tandis qu’un geste est intentionnel et réalisé dans un but précis

Explication

Le mouvement correspond au déplacement automatique d’un segment corporel par contraction musculaire, tandis que le geste est intentionnel et orienté vers un but. Un geste n’est donc pas défini par l’absence d’objectif ou par son caractère involontaire.

4. Pourquoi une praxie peut-elle être considérée comme une compétence adaptée à l’environnement ?

Parce qu’elle repose principalement sur l’observation objective d’un symptôme par un professionnel
Parce qu’elle coordonne intentionnellement des gestes appris pour répondre aux exigences de la situation
Parce qu’elle déclenche automatiquement un déplacement musculaire sans apprentissage ni objectif précis
Parce qu’elle associe plusieurs actions différentes sans nécessiter d’organisation volontaire des gestes

Parce qu’elle coordonne intentionnellement des gestes appris pour répondre aux exigences de la situation

Explication

Une praxie est une coordination intentionnelle de gestes issue de l’apprentissage et permettant de s’adapter à l’environnement. La réduire à un mouvement automatique confond une habileté apprise avec une réponse motrice élémentaire.

5. Lorsqu’une personne enchaîne ses mouvements avec précision et fluidité grâce à un bon ajustement dans l’espace et le temps, quelle capacité met-elle en œuvre ?

La contraction automatique
La manifestation symptomatique
La dissociation segmentaire
La coordination motrice

La coordination motrice

Explication

La coordination motrice permet de contrôler et d’enchaîner harmonieusement les mouvements grâce à des ajustements spatio-temporels et musculaires. La dissociation désigne plutôt des actions différentes réalisées simultanément par plusieurs segments.

6. Quelle situation illustre une dissociation motrice ?

Les bras réalisent simultanément deux actions différentes pendant que les jambes suivent une autre organisation
Un seul segment corporel effectue un déplacement uniforme provoqué par une contraction musculaire
Un professionnel observe une manifestation clinique sans demander de mouvement volontaire au patient
Une personne répète un geste appris jusqu’à ce qu’il s’exécute avec moins d’attention consciente

Les bras réalisent simultanément deux actions différentes pendant que les jambes suivent une autre organisation

Explication

Une dissociation est un mouvement complexe dans lequel plusieurs segments réalisent simultanément des actions différentes. Un déplacement uniforme d’un seul segment correspond plutôt à un mouvement simple.

7. Comment évolue généralement une dissociation motrice lorsqu’une personne s’entraîne régulièrement ?

Elle consiste en une action uniforme qui devient plus complexe lorsque les segments cessent de coopérer
Elle est automatique dès le début, puis exige progressivement davantage d’attention pour rester coordonnée
Elle dépend d’une cause biologique identifiée avant de pouvoir être exécutée par plusieurs segments
Elle demande d’abord de l’attention et une inhibition motrice, puis peut devenir automatique avec l’entraînement

Elle demande d’abord de l’attention et une inhibition motrice, puis peut devenir automatique avec l’entraînement

Explication

La dissociation n’est pas automatique au départ : elle nécessite attention et inhibition motrice, puis peut s’automatiser grâce à l’entraînement. La présenter comme automatique dès la première réalisation inverse précisément cette évolution.

8. Quelle séquence décrit correctement la commande motrice, depuis l’intention jusqu’à la contraction musculaire ?

Intention corticale, jonction neuromusculaire, nerf périphérique, motoneurone, contraction
Intention corticale, nerf périphérique, motoneurone, contraction, jonction neuromusculaire
Intention corticale, motoneurone, nerf périphérique, jonction neuromusculaire, contraction
Intention corticale, motoneurone, jonction neuromusculaire, nerf périphérique, contraction

Intention corticale, motoneurone, nerf périphérique, jonction neuromusculaire, contraction

Explication

La commande motrice progresse de l’intention dans le cortex moteur vers le motoneurone, puis le nerf périphérique, la jonction neuromusculaire et enfin le muscle. Intervertir le nerf périphérique et le motoneurone ne respecte pas l’ordre de transmission décrit.

9. Quel événement caractérise la jonction neuromusculaire ?

Le nerf périphérique élabore la stratégie motrice avant d’activer le muscle
Le muscle transmet une information sensorielle au cortex avant toute activation
L’acétylcholine se fixe aux récepteurs musculaires et déclenche la contraction
Le motoneurone analyse la position du membre avant de produire un réflexe

L’acétylcholine se fixe aux récepteurs musculaires et déclenche la contraction

Explication

La jonction neuromusculaire est une synapse où l’acétylcholine agit sur les récepteurs des fibres musculaires pour déclencher leur contraction. Le nerf périphérique conduit le message jusqu’à cette synapse, mais n’en constitue pas le site de transmission au muscle.

10. Quel rôle attribue-t-on principalement au cervelet dans le contrôle moteur ?

Élaborer les objectifs moteurs à partir des informations sensorielles
Préciser, synchroniser et corriger le mouvement en cours
Rappeler les stratégies motrices utilisées lors des mouvements antérieurs
Déclencher la contraction en transmettant l’acétylcholine au muscle

Préciser, synchroniser et corriger le mouvement en cours

Explication

Le cervelet contribue à l’équilibre, à la posture et à la coordination en améliorant la précision, la synchronisation et la correction du mouvement. L’initiation et l’harmonie générale du mouvement relèvent davantage des ganglions de la base.

11. Quelle distinction décrit correctement les voies pyramidale et extrapyramidale ?

La voie pyramidale coordonne surtout l’équilibre, l’extrapyramidale la contraction musculaire finale
La voie pyramidale règle surtout les réflexes, l’extrapyramidale les objectifs moteurs conscients
La voie pyramidale concerne surtout le volontaire, l’extrapyramidale l’involontaire et la posture
La voie pyramidale concerne surtout la posture, l’extrapyramidale les mouvements volontaires précis

La voie pyramidale concerne surtout le volontaire, l’extrapyramidale l’involontaire et la posture

Explication

La voie pyramidale intervient principalement dans la motricité volontaire, tandis que la voie extrapyramidale participe à la motricité involontaire, aux réflexes et au contrôle postural. Attribuer la posture à la voie pyramidale inverse les fonctions principales des deux systèmes.

12. Que réalise l’intégration sensorielle avant la production d’une réponse motrice adaptée ?

Elle transforme directement l’acétylcholine en contraction des fibres musculaires
Elle sélectionne les objectifs moteurs sans tenir compte des informations sensorielles
Elle organise, décode, analyse et compare les informations du corps et de l’environnement
Elle stabilise les yeux, la tête et le corps au moyen de réflexes vestibulaires

Elle organise, décode, analyse et compare les informations du corps et de l’environnement

Explication

L’intégration sensorielle traite les informations issues du corps et de l’environnement en les organisant, décodant, analysant et comparant. La stabilisation des yeux, de la tête et du corps relève plutôt des réflexes vestibulaires.

13. Quel appariement entre réflexe vestibulaire et fonction est correct ?

Vestibulo-spinal : stabilisation des yeux ; vestibulo-oculaire : stabilisation de la tête
Vestibulo-oculaire : stabilisation des yeux ; vestibulo-spinal : stabilisation du corps
Vestibulo-nucal : stabilisation du corps ; vestibulo-spinal : stabilisation de la tête
Vestibulo-oculaire : stabilisation de la tête ; vestibulo-nucal : stabilisation des yeux

Vestibulo-oculaire : stabilisation des yeux ; vestibulo-spinal : stabilisation du corps

Explication

Le réflexe vestibulo-oculaire stabilise les yeux, tandis que le réflexe vestibulo-spinal stabilise le corps; le réflexe vestibulo-nucal contribue à stabiliser la tête. Confondre les réflexes oculaire et spinal inverse leurs cibles principales.

14. Une personne ajuste sa posture sans regarder ses jambes, en utilisant la perception de leur position relative : quel mécanisme sensoriel est mobilisé ?

L’intégration vestibulaire, qui détecte directement la position de chaque articulation
La vision, qui fournit un contrôle sensoriel externe des déplacements corporels
La jonction neuromusculaire, qui compare les positions avant la contraction
La proprioception, qui informe le cerveau sur la position des parties du corps

La proprioception, qui informe le cerveau sur la position des parties du corps

Explication

La proprioception correspond à la perception cérébrale de la position des différentes parties du corps dans l’espace et les unes par rapport aux autres, ce qui soutient la posture et la coordination. La vision apporte plutôt une information sensorielle externe, et la jonction neuromusculaire transmet un signal moteur au muscle.

15. Quel rôle le tonus joue-t-il dans l’organisation du mouvement ?

Il remplace la planification en automatisant les mouvements complexes
Il déclenche la vitesse du geste en imposant une cadence régulière
Il produit directement le déplacement en réalisant la contraction musculaire
Il constitue le fond préparatoire sur lequel les mouvements peuvent émerger

Il constitue le fond préparatoire sur lequel les mouvements peuvent émerger

Explication

Le tonus fournit le fond postural et moteur qui rend l’appareil moteur disponible pour le mouvement. La contraction musculaire, et non le tonus lui-même, réalise directement le déplacement.

16. Pour adapter correctement un mouvement rythmé à une situation complexe, quelle succession d’opérations est nécessaire ?

Accélérer le geste, supprimer l’anticipation, puis stabiliser la contraction musculaire
Percevoir la périodicité, anticiper ou inhiber la réponse, puis ajuster la vitesse
Mémoriser la cadence, augmenter le tonus, puis maintenir une vitesse constante
Inhiber toute réponse motrice, attendre la fin du rythme, puis reprendre le mouvement

Percevoir la périodicité, anticiper ou inhiber la réponse, puis ajuster la vitesse

Explication

L’adaptation repose sur la perception de la périodicité, l’anticipation ou l’inhibition motrice, puis l’ajustement de la rapidité selon la complexité. Une vitesse constante ne permet pas nécessairement de répondre aux exigences variables du mouvement.

17. Comment définir l’ataxie en sémiologie neurologique ?

Un ensemble de signes cérébelleux comprenant une hypotonie et un nystagmus
Une faiblesse musculaire périphérique responsable d’une marche en steppage
Une perturbation sensitive entraînant une perte de la force et des réflexes
Un symptôme de trouble de l’équilibre et de la marche lié à une lésion centrale

Un symptôme de trouble de l’équilibre et de la marche lié à une lésion centrale

Explication

L’ataxie désigne un symptôme correspondant à un trouble de l’équilibre et de la marche résultant d’une atteinte du système nerveux central. Le syndrome cérébelleux est plus large, car il associe plusieurs signes dont l’ataxie.

18. Quel profil de signe de Romberg distingue les principales formes d’ataxie ?

Vestibulaire négatif, proprioceptive latéralisée, cérébelleuse non latéralisée
Vestibulaire latéralisé du côté atteint, proprioceptive non latéralisée, cérébelleuse négative
Vestibulaire non latéralisé, proprioceptive du côté atteint, cérébelleuse positive
Vestibulaire du côté sain, proprioceptive négative, cérébelleuse latéralisée

Vestibulaire latéralisé du côté atteint, proprioceptive non latéralisée, cérébelleuse négative

Explication

L’ataxie vestibulaire donne un Romberg positif latéralisé vers le côté atteint, l’ataxie proprioceptive un Romberg positif non latéralisé et l’ataxie cérébelleuse un Romberg négatif. Les autres profils inversent ou déplacent ces associations sémiologiques.

19. Quel ensemble de signes évoque le plus directement un syndrome cérébelleux ?

Spasticité, réflexes vifs, clonus et déficit moteur pyramidal
Démarche pseudo-ébrieuse, hypermétrie, asynergie et adiadococinésie
Fatigabilité, troubles sensitifs, amyotrophie et abolition des réflexes
Marche en steppage, amyotrophie distale, hypotonie et aréflexie

Démarche pseudo-ébrieuse, hypermétrie, asynergie et adiadococinésie

Explication

Le syndrome cérébelleux associe notamment une démarche pseudo-ébrieuse en zigzag, une hypermétrie, une asynergie et une adiadococinésie. La marche en steppage avec hypotonie et aréflexie correspond plutôt à une atteinte neurogène périphérique.

20. Quel changement survient lors de la fermeture des yeux dans les ataxies proprioceptive et cérébelleuse ?

Les deux ataxies s’aggravent de manière comparable lorsque la vision disparaît
L’ataxie proprioceptive s’aggrave, tandis que l’ataxie cérébelleuse reste globalement inchangée
Aucune des deux ataxies ne varie, car l’équilibre ne dépend pas des informations visuelles
L’ataxie cérébelleuse s’aggrave, tandis que l’ataxie proprioceptive reste globalement inchangée

L’ataxie proprioceptive s’aggrave, tandis que l’ataxie cérébelleuse reste globalement inchangée

Explication

L’ataxie proprioceptive dépend du contrôle visuel et s’aggrave dans l’obscurité ou à la fermeture des yeux. L’ataxie cérébelleuse ne présente pas cette aggravation caractéristique.

21. Quelle distinction explique l’association des signes déficitaires et de la spasticité dans le syndrome pyramidal ?

Les deux manifestations résultent d’une atteinte musculaire périphérique avec perte de sensibilité
Le déficit vient de l’atteinte cortico-spinale, tandis que la spasticité provient de la libération réflexe
Le déficit vient de la libération réflexe, tandis que la spasticité provient de l’atteinte cortico-spinale
Les deux manifestations résultent d’une hypertonie extrapyramidale conservant la position imposée

Le déficit vient de l’atteinte cortico-spinale, tandis que la spasticité provient de la libération réflexe

Explication

L’atteinte cortico-spinale produit les signes déficitaires, alors que la spasticité résulte de la libération d’activités réflexes normalement inhibées. L’hypertonie extrapyramidale correspond à un autre mécanisme et ne définit pas cette association.

22. Quel comportement caractérise la spasticité lors de la mobilisation passive d’un membre ?

Une diminution de la résistance lorsque la mobilisation devient plus rapide et plus ample
Une résistance plastique indépendante de la vitesse qui maintient progressivement la position imposée
Une absence de résistance passive accompagnée d’une faiblesse musculaire distale progressive
Une résistance élastique qui augmente avec la vitesse et cède brusquement après l’étirement

Une résistance élastique qui augmente avec la vitesse et cède brusquement après l’étirement

Explication

La spasticité est une hypertonie élastique dépendante de la vitesse, avec une résistance accrue lors de l’étirement puis une cession brusque. Une résistance plastique indépendante de la vitesse décrit plutôt l’hypertonie extrapyramidale.

23. Quel tableau clinique correspond typiquement à un syndrome neurogène périphérique ?

Faiblesse proximale, hypertonie, marche en ciseaux, réflexes vifs et clonus fréquent
Fatigabilité fluctuante, sensibilité conservée, amyotrophie absente et réflexes inchangés
Faiblesse distale, hypotonie, marche en steppage, réflexes diminués et amyotrophie possible
Dysmétrie, nystagmus, démarche en zigzag, hypotonie et adiadococinésie

Faiblesse distale, hypotonie, marche en steppage, réflexes diminués et amyotrophie possible

Explication

Le syndrome neurogène périphérique associe typiquement une faiblesse distale, une hypotonie, une marche en steppage, une diminution ou abolition des réflexes et parfois une amyotrophie. La fatigabilité sans troubles sensitifs ni modification des réflexes évoque plutôt un syndrome myasthénique.

24. Quel élément caractérise le syndrome myasthénique ?

Une hypertonie élastique dépendante de la vitesse avec libération des réflexes
Une fatigabilité musculaire sans symptômes sensitifs, amyotrophie ni modification des réflexes
Une faiblesse distale avec hypotonie, steppage, amyotrophie et réflexes abolis
Une incoordination avec hypermétrie, dyschronométrie et démarche pseudo-ébrieuse

Une fatigabilité musculaire sans symptômes sensitifs, amyotrophie ni modification des réflexes

Explication

Le syndrome myasthénique se définit par une fatigabilité musculaire sans symptômes sensitifs, sans amyotrophie et sans changement des réflexes ostéotendineux. La faiblesse distale accompagnée d’hypotonie et d’aréflexie appartient plutôt au syndrome neurogène périphérique.

25. À quel dysfonctionnement neurologique le syndrome extrapyramidal est-il principalement lié ?

À une lésion isolée du cortex visuel
À un dysfonctionnement des ganglions de la base
À une atteinte prédominante du faisceau cortico-spinal
À une atteinte exclusive des nerfs périphériques

À un dysfonctionnement des ganglions de la base

Explication

Le syndrome extrapyramidal est lié à un dysfonctionnement des ganglions de la base et comprend notamment le syndrome parkinsonien. Le faisceau cortico-spinal relève principalement du syndrome pyramidal, ce qui constitue une confusion fréquente.

26. Quelle association correspond à la triade parkinsonienne ?

Akinésie, rigidité et tremblement de repos
Ataxie, hypotonie et tremblement intentionnel
Dysarthrie, apraxie et mouvements choréiques
Parésie, spasticité et tremblement postural

Akinésie, rigidité et tremblement de repos

Explication

La triade parkinsonienne associe l’akinésie, la rigidité ou hypertonie plastique extrapyramidale, et le tremblement de repos parkinsonien. L’ataxie et le tremblement intentionnel orientent plutôt vers une atteinte cérébelleuse.

27. Chez une personne présentant une lenteur marquée pour commencer la marche, réaliser une mimique et effectuer des mouvements alternatifs rapides, quel signe est le plus probable ?

Une apraxie idéatoire
Une paralysie périphérique
Une ataxie cérébelleuse
Une akinésie

Une akinésie

Explication

L’akinésie correspond à une lenteur d’initiation et de réalisation des gestes, particulièrement visible dans la mimique, la marche et les mouvements fins alternatifs rapides. L’apraxie concerne la planification de gestes acquis et ne se définit pas par cette lenteur globale.

28. Quelle caractéristique distingue le tremblement parkinsonien du tremblement postural ?

Le tremblement parkinsonien apparaît lors du maintien d’une posture et augmente pendant le sommeil
Le tremblement parkinsonien accompagne principalement les mouvements alternatifs rapides et les changements de posture
Le tremblement parkinsonien apparaît au repos et s’atténue pendant les mouvements volontaires
Le tremblement parkinsonien survient lors d’un mouvement dirigé vers une cible et persiste au repos

Le tremblement parkinsonien apparaît au repos et s’atténue pendant les mouvements volontaires

Explication

Le tremblement parkinsonien est un tremblement de repos qui disparaît lors des mouvements volontaires et du sommeil. Le tremblement postural survient, quant à lui, lors du maintien d’une posture.

29. Comment définir une apraxie chez une personne qui comprend la consigne et possède une force suffisante pour agir ?

Une perte de compréhension d’une consigne gestuelle liée à une déficience cognitive globale
Une impossibilité acquise à réaliser certains gestes volontaires par trouble de leur planification et de leur exécution
Une difficulté à coordonner un mouvement causée par une atteinte sensitive périphérique
Une impossibilité à réaliser un geste volontaire due à une paralysie d’un membre

Une impossibilité acquise à réaliser certains gestes volontaires par trouble de leur planification et de leur exécution

Explication

L’apraxie est un trouble acquis de la planification et de l’exécution de certains gestes volontaires, non expliqué par un déficit moteur, sensitif, cognitif ou de coordination. Une paralysie constitue donc une explication motrice primaire différente.

30. Quelle correspondance entre le type d’apraxie et l’activité perturbée est correcte ?

Idéomotrice : gestes sans objet ; idéatoire : manipulation d’objets ; constructive : construction visuospatiale
Idéomotrice : construction visuospatiale ; idéatoire : gestes sans objet ; constructive : manipulation d’objets
Idéomotrice : manipulation d’objets ; idéatoire : construction visuospatiale ; constructive : gestes sans objet
Idéomotrice : gestes oro-faciaux ; idéatoire : mouvements alternatifs ; constructive : maintien d’une posture

Idéomotrice : gestes sans objet ; idéatoire : manipulation d’objets ; constructive : construction visuospatiale

Explication

L’apraxie idéomotrice concerne les gestes sans objet sur demande, l’apraxie idéatoire la manipulation des objets et l’apraxie constructive la construction visuospatiale. Confondre les apraxies idéomotrice et idéatoire revient à inverser le geste mimé et l’utilisation d’objets.

31. Quelle description correspond au trouble développemental de la coordination ?

Un déficit transitoire de coordination limité aux situations scolaires et sans retentissement fonctionnel
Une difficulté sensorielle périphérique expliquant une maladresse apparue uniquement à l’adolescence
Un trouble moteur acquis provoqué par une lésion cérébrale identifiée après une période de développement normal
Un trouble neurodéveloppemental cognitivo-moteur avec des difficultés précoces et durables d’acquisition et d’automatisation des gestes coordonnés

Un trouble neurodéveloppemental cognitivo-moteur avec des difficultés précoces et durables d’acquisition et d’automatisation des gestes coordonnés

Explication

Le trouble développemental de la coordination est un trouble neurodéveloppemental cognitivo-moteur marqué par des difficultés précoces et durables, sans lésion cérébrale identifiée. Il ne correspond donc pas à un trouble acquis secondaire à une lésion cérébrale.

32. Selon les critères du DSM-5, quelle situation est compatible avec un trouble développemental de la coordination ?

Des difficultés motrices adaptées à l’âge, limitées à une activité sportive et expliquées par un manque d’entraînement
Des performances faibles expliquées par une déficience visuelle connue, sans autre difficulté développementale
Des performances motrices nettement inférieures à l’âge, avec retentissement quotidien, début précoce et absence d’une meilleure explication
Des performances motrices légèrement inférieures à l’âge, sans retentissement quotidien, apparues récemment après une blessure

Des performances motrices nettement inférieures à l’âge, avec retentissement quotidien, début précoce et absence d’une meilleure explication

Explication

Le DSM-5 exige un niveau moteur nettement inférieur à celui attendu, un retentissement significatif, un début précoce et l’absence d’une meilleure explication intellectuelle, visuelle ou neurologique. Une déficience visuelle expliquant les difficultés ne permet donc pas de retenir ce trouble sur cette base.

33. Chez un enfant âgé de 3 à 4 ans, quelle conduite est indiquée lorsque la note totale au MABC-2 est inférieure ou égale au 5e percentile ?

Le TDC est possible et une réévaluation est proposée à 3 mois
Un TDC spécifique est retenu et un second test est réalisé immédiatement
Le TDC est exclu et aucun contrôle moteur n’est nécessaire
Le résultat est interprété selon le seuil de 16e percentile réservé aux enfants plus âgés

Le TDC est possible et une réévaluation est proposée à 3 mois

Explication

Entre 3 et 4 ans, une note totale au MABC-2 inférieure ou égale au 5e percentile rend le TDC possible et conduit à proposer une réévaluation à 3 mois. Le seuil de 16e percentile concerne les enfants à partir de 5 ans.

34. À partir de 5 ans, quelle interprétation correspond à une note totale au MABC-2 supérieure au 16e percentile avec une composante inférieure ou égale au 5e percentile ?

Elle indique une atteinte neurologique acquise nécessitant un examen d’imagerie
Elle rend probable un TDC global et impose une réévaluation à 3 mois
Elle exclut toute difficulté de coordination puisque la note totale dépasse le 16e percentile
Elle évoque un TDC spécifique et justifie un second test moteur

Elle évoque un TDC spécifique et justifie un second test moteur

Explication

À partir de 5 ans, ce profil, associant une note totale supérieure au 16e percentile et une composante au plus égale au 5e percentile, évoque un TDC spécifique et justifie un second test moteur. Une note totale supérieure au seuil ne suffit donc pas à écarter une difficulté circonscrite à une composante.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Troubles de la coordination.

Qu'est-ce qu'un symptôme en médecine ?

Un indice subjectif ou une manifestation objective suggérant une maladie.

Quelle différence existe entre un syndrome et une maladie ?

Un syndrome n'a pas de cause identifiée, une maladie en a une.

Qu'est-ce que la sémiologie en médecine ?

L'étude des symptômes caractérisant une maladie ou un syndrome.

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