QCM : Diarrhées infectieuses — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Chez un adulte, quel critère correspond à la définition quantitative de la diarrhée ?

Au moins 2 selles liquides par jour ou plus de 150 g en 24 heures
Plus de 5 selles moulées par jour ou plus de 300 g en 24 heures
Plus de 3 selles non moulées par jour ou plus de 250 g en 24 heures
Une selle molle par jour accompagnée de douleurs abdominales

Plus de 3 selles non moulées par jour ou plus de 250 g en 24 heures

Explication

La diarrhée est définie par l’élimination de plus de 3 selles non moulées par jour ou de plus de 250 g de selles en 24 heures. La fréquence seule ne suffit pas si elle ne correspond pas à ces critères de consistance ou de poids.

2. Quelle durée caractérise une diarrhée prolongée ?

Moins de 2 semaines
Entre 4 et 8 jours
Plus de 4 semaines
De 2 à 4 semaines

De 2 à 4 semaines

Explication

Une diarrhée prolongée dure de 2 à 4 semaines, entre les formes aiguës et chroniques. Une durée inférieure à 2 semaines définit une diarrhée aiguë, tandis qu’une durée supérieure à 4 semaines définit une diarrhée chronique.

3. Quel mode de transmission est le plus fréquent pour les diarrhées infectieuses ?

Le passage habituel par le sang lors d’une transfusion contaminée
L’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou le manuportage
La transmission exclusivement aérienne lors d’une toux ou d’un éternuement
La diffusion principalement par des piqûres d’insectes infectés

L’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou le manuportage

Explication

Les diarrhées infectieuses se transmettent le plus souvent par l’eau ou les aliments contaminés, ainsi que d’un individu à l’autre par manuportage. Les voies aérienne, vectorielle et transfusionnelle ne constituent pas les modes principaux décrits ici.

4. Quel mécanisme décrit une sécrétion active d’eau et d’électrolytes sans lésion épithéliale ?

Le mécanisme sécrétoire provoqué par une toxine dans l’intestin grêle proximal
Le mécanisme entéro-invasif provoqué par une destruction de la muqueuse colique
Le mécanisme malabsorptif lié à une réduction de la surface intestinale
Le mécanisme inflammatoire associé à une atteinte du tissu sous-muqueux

Le mécanisme sécrétoire provoqué par une toxine dans l’intestin grêle proximal

Explication

Le mécanisme sécrétoire résulte d’une toxine préformée ou produite par une bactérie fixée à l’épithélium et entraîne une sécrétion d’eau et d’électrolytes sans lésion épithéliale. Le mécanisme entéro-invasif, contrairement à celui-ci, implique une invasion muqueuse et une réaction inflammatoire.

5. Quel tableau clinique évoque le mieux un syndrome cholériforme ?

Une diarrhée aqueuse très abondante avec déshydratation importante et absence habituelle de fièvre
Une diarrhée modérée avec constipation alternante et amaigrissement progressif
Des selles glaireuses et sanglantes avec épreintes, ténesmes et fièvre
Des vomissements isolés avec douleurs abdominales, mais sans émission de selles

Une diarrhée aqueuse très abondante avec déshydratation importante et absence habituelle de fièvre

Explication

Le syndrome cholériforme associe une diarrhée aqueuse très abondante, parfois en eau de riz, à une déshydratation importante et se présente habituellement sans fièvre. Les selles sanglantes accompagnées d’épreintes et de ténesmes orientent plutôt vers un syndrome dysentérique.

6. Quel événement caractérise le mécanisme entéro-invasif ?

L’accélération du transit par une stimulation hormonale sans atteinte tissulaire
L’invasion de la muqueuse par des bactéries avec inflammation et destruction épithéliale
La diminution de l’absorption hydrique due à une insuffisance enzymatique diffuse
La sécrétion d’électrolytes par une toxine sans lésion de l’épithélium

L’invasion de la muqueuse par des bactéries avec inflammation et destruction épithéliale

Explication

Le mécanisme entéro-invasif implique l’invasion ou la traversée de la muqueuse, avec inflammation, destruction épithéliale ou atteinte sous-muqueuse. La sécrétion toxinique sans lésion correspond au mécanisme sécrétoire et non au mécanisme entéro-invasif.

7. Quelle association distingue le syndrome dysentérique du syndrome gastro-entéritique ?

Le syndrome gastro-entéritique comporte des selles mucopurulentes, des épreintes et une fièvre marquée
Le syndrome dysentérique comporte surtout des vomissements avec une diarrhée aspécifique et peu douloureuse
Le syndrome dysentérique comporte des selles glaireuses ou sanglantes, des ténesmes et de la fièvre
Le syndrome gastro-entéritique correspond principalement à une diarrhée afécale sanglante avec atteinte rectale

Le syndrome dysentérique comporte des selles glaireuses ou sanglantes, des ténesmes et de la fièvre

Explication

Le syndrome dysentérique associe des diarrhées glaireuses, sanglantes ou mucopurulentes à des douleurs, épreintes, ténesmes et fièvre. Le syndrome gastro-entéritique associe plutôt une diarrhée aspécifique, des douleurs abdominales, des vomissements et de la fièvre.

8. Dans quelle situation une coproculture est-elle particulièrement indiquée ?

Lors d’une constipation fébrile, avant tout traitement, sur un prélèvement urinaire
Lors d’une diarrhée sans signe associé, après guérison, sur des selles anciennes moulées
Lors d’une diarrhée chronique stable, après plusieurs jours d’antibiothérapie, sur des selles conservées
Lors d’une diarrhée aiguë fébrile, avant l’antibiothérapie, sur des selles fraîches non moulées

Lors d’une diarrhée aiguë fébrile, avant l’antibiothérapie, sur des selles fraîches non moulées

Explication

La coproculture est indiquée notamment en cas de diarrhée aiguë fébrile et doit être réalisée avant l’antibiothérapie sur des selles fraîches non moulées. Une diarrhée chronique stable sans signe d’alerte ne constitue pas l’indication décrite.

9. Comment confirmer le caractère toxinogène de Clostridioides difficile après un dépistage par GDH ?

Par un examen parasitologique répété, car les toxines sont visibles au microscope
Par une coproculture standard, car la GDH établit déjà le diagnostic complet
Par une sérologie sanguine, car elle remplace la recherche directe dans les selles
Par une PCR ou une détection des toxines, car la GDH seule ne suffit pas

Par une PCR ou une détection des toxines, car la GDH seule ne suffit pas

Explication

La GDH permet de rechercher la bactérie, mais elle ne suffit pas à établir son caractère toxinogène. Celui-ci doit être confirmé par PCR ou par détection des toxines.

10. Quel tableau clinique évoque le plus fortement un choléra débutant brutalement ?

Une diarrhée profuse en eau de riz avec vomissements et déshydratation, généralement sans fièvre
Une diarrhée graisseuse chronique avec amaigrissement et douleurs postprandiales
Une diarrhée modérée avec fièvre persistante et adénopathies diffuses
Une diarrhée glairo-sanglante avec douleurs abdominales et fièvre élevée

Une diarrhée profuse en eau de riz avec vomissements et déshydratation, généralement sans fièvre

Explication

Le choléra associe typiquement une diarrhée très abondante en eau de riz, des vomissements et une déshydratation majeure, habituellement sans fièvre. La diarrhée glairo-sanglante fébrile correspond davantage à un syndrome invasif comme la shigellose.

11. Quel est l’impact du traitement approprié sur la mortalité du choléra ?

Elle devient inférieure à 1 % dans tous les cas
Elle reste proche de 10 % malgré les soins
Elle diminue d’environ 50 % à 20 %
Elle diminue d’environ 50 % à 1–2 %

Elle diminue d’environ 50 % à 1–2 %

Explication

Sans traitement, la mortalité du choléra peut atteindre 50 %, tandis qu’un traitement approprié la ramène à environ 1 à 2 %. Une mortalité résiduelle de 10 % ne correspond donc pas à l’effet attendu de la prise en charge.

12. Quel tableau est le plus caractéristique d’une shigellose ?

Une diarrhée chronique graisseuse sans douleur ni altération générale
Une diarrhée glairo-sanglante avec douleurs abdominales et forte fièvre
Des vomissements isolés apparus quelques heures après un repas
Une diarrhée aqueuse sans fièvre après un repas contaminé

Une diarrhée glairo-sanglante avec douleurs abdominales et forte fièvre

Explication

La shigellose provoque une diarrhée glairo-sanglante accompagnée de douleurs abdominales et d’une fièvre parfois très élevée. Une diarrhée aqueuse sans fièvre évoque plutôt une maladie non invasive ou une autre étiologie digestive.

13. Chez quel patient une antibiothérapie de la salmonellose non typhique est-elle particulièrement indiquée ?

Un adulte immunocompétent présentant une forme digestive légère
Une personne âgée de plus de 65 ans présentant une salmonellose
Un adulte jeune sans facteur de risque après une exposition alimentaire
Un adolescent en bonne santé avec une diarrhée brève

Une personne âgée de plus de 65 ans présentant une salmonellose

Explication

L’antibiothérapie est notamment réservée aux personnes de plus de 65 ans, car elles présentent un risque accru de forme sévère ou de complication. Chez un adulte jeune immunocompétent atteint d’une forme simple, elle n’est généralement pas systématique.

14. Quelle situation répond à la définition d’une toxi-infection alimentaire collective ?

Plusieurs patients souffrant de symptômes sans exposition alimentaire commune
Une personne présentant une intoxication après ingestion d’un aliment toxique
Un seul patient présentant des vomissements après un repas familial
Deux personnes ayant des symptômes digestifs liés à une même origine alimentaire

Deux personnes ayant des symptômes digestifs liés à une même origine alimentaire

Explication

Une TIAC correspond à l’apparition simultanée d’au moins deux cas de symptômes digestifs rattachés à une même origine alimentaire. Un cas isolé ne remplit pas le critère collectif de cette définition.

15. Quel agent est associé à des vomissements et une diarrhée cholériforme apparaissant généralement après 2 à 4 heures, sans fièvre ?

Clostridium perfringens
Entamoeba histolytica
Salmonella enterica non typhi
Staphylococcus aureus

Staphylococcus aureus

Explication

Staphylococcus aureus produit généralement un tableau rapidement installé, dominé par les vomissements et une diarrhée cholériforme sans fièvre, après une incubation de 2 à 4 heures. Salmonella enterica non typhi s’accompagne plus habituellement de fièvre et possède une incubation de 12 à 36 heures.

16. Quelle démarche fait partie de la conduite à tenir devant une TIAC ?

Attendre l’identification de l’agent avant de recueillir les symptômes des malades
Conserver au réfrigérateur les restes des trois derniers jours et prélever des selles ou vomissements
Prévenir uniquement les familles sans déclarer la situation aux autorités sanitaires
Jeter immédiatement les restes alimentaires pour éviter leur conservation

Conserver au réfrigérateur les restes des trois derniers jours et prélever des selles ou vomissements

Explication

La conduite à tenir comprend la conservation réfrigérée des restes des trois derniers jours, le recueil des symptômes et des repas consommés, ainsi que des prélèvements de selles ou de vomissements. Jeter les restes empêcherait leur analyse et retarderait l’enquête épidémiologique.

17. Quel critère permet de définir une infection à Clostridioides difficile lorsqu’il est associé à une confirmation diagnostique ?

Une constipation récente avec une hyperleucocytose transitoire
Au moins trois selles liquides, un iléus ou un mégacôlon toxique
Une selle moulée contenant des leucocytes et des toxines
Une fièvre isolée avec des douleurs abdominales modérées

Au moins trois selles liquides, un iléus ou un mégacôlon toxique

Explication

Le diagnostic repose sur au moins trois selles liquides, un iléus ou un mégacôlon toxique, associés à une confirmation bactériologique, endoscopique ou histologique. Une fièvre ou une hyperleucocytose isolée ne suffit pas à définir l’infection.

18. Pourquoi l’infection à Clostridioides difficile n’est-elle pas observée chez l’enfant de moins de 2 ans ?

En raison de l’absence de récepteur digestif à la toxine
En raison d’une résistance accrue aux antibiotiques courants
En raison d’une production insuffisante d’acide gastrique
En raison d’une maturation incomplète de la flore cutanée

En raison de l’absence de récepteur digestif à la toxine

Explication

Chez l’enfant de moins de 2 ans, l’absence de récepteur digestif à la toxine explique l’absence habituelle de cette infection. La résistance aux antibiotiques ou la maturation de la flore cutanée ne constituent pas le mécanisme indiqué.

19. Chez un patient ayant terminé une antibiothérapie à risque, à quel moment une infection à Clostridioides difficile peut-elle encore apparaître ?

Dans les 48 à 72 heures ou plusieurs semaines après la prise
Avant le début du traitement, dès la première dose prescrite
Pendant la prise ou dans les deux heures qui la suivent
Après une année complète, lors d’une nouvelle exposition

Dans les 48 à 72 heures ou plusieurs semaines après la prise

Explication

L’infection peut survenir 48 à 72 heures après l’exposition aux antibiotiques ou plusieurs semaines plus tard. Elle n’est donc pas limitée à la période de prise immédiate du médicament.

20. Quelle situation peut évoquer une forme fulminante d’infection à Clostridioides difficile malgré l’absence de diarrhée ?

Un iléus associé à des signes de gravité abdominale ou systémique
Une selle moins fréquente avec une température corporelle normale
Une douleur abdominale légère sans anomalie hémodynamique
Une amélioration clinique progressive après une réhydratation orale

Un iléus associé à des signes de gravité abdominale ou systémique

Explication

Un iléus peut accompagner une forme fulminante même sans diarrhée, notamment avec d’autres signes de gravité. L’absence de selles liquides ne permet donc pas d’exclure une forme sévère lorsqu’un iléus est présent.

21. Quand l’isolement contact d’un patient symptomatique suspect d’infection à Clostridioides difficile peut-il être levé ?

Dès la première diminution de la fréquence des selles
À la fin de l’antibiothérapie, même si la diarrhée persiste
Après obtention d’un résultat microbiologique négatif
Quarante-huit heures après l’arrêt de la diarrhée

Quarante-huit heures après l’arrêt de la diarrhée

Explication

Les précautions contact doivent être maintenues jusqu’à 48 heures après l’arrêt de la diarrhée. Une simple amélioration initiale ou la fin du traitement ne justifie pas une levée immédiate de l’isolement.

22. Quelle mesure contribue directement à prévenir la transmission des diarrhées infectieuses ?

L’utilisation systématique d’un ralentisseur du transit dès les premiers symptômes
L’hygiène des mains associée à une hygiène hydrique et alimentaire
La restriction des liquides chez les personnes ayant des selles fréquentes
L’administration préventive d’antibiotiques à toutes les personnes exposées

L’hygiène des mains associée à une hygiène hydrique et alimentaire

Explication

L’hygiène des mains, l’hygiène hydrique et alimentaire, le contrôle de la chaîne alimentaire ainsi que la gestion des porteurs participent à la prévention. Les antibiotiques ne constituent pas une prévention systématique des diarrhées infectieuses.

23. Dans quelle situation faut-il privilégier une réhydratation intraveineuse plutôt qu’une réhydratation orale ?

En cas de besoin d’électrolytes chez un patient capable de boire correctement
En cas de selles liquides isolées sans signe de déshydratation clinique
En cas de collapsus ou de vomissements importants empêchant l’hydratation
En cas de diarrhée modérée avec une vigilance et une tolérance digestive conservées

En cas de collapsus ou de vomissements importants empêchant l’hydratation

Explication

La voie intraveineuse est indiquée en cas de déshydratation majeure, de troubles de conscience, de collapsus ou de vomissements importants. Lorsque le patient peut boire et absorber les solutés, la réhydratation orale reste privilégiée.

24. Pourquoi le lopéramide est-il déconseillé dans les diarrhées infectieuses ?

Parce qu’il neutralise les solutés utilisés pour la réhydratation orale
Parce qu’il provoque une perte rénale importante d’eau et d’électrolytes
Parce qu’il augmente directement la production intestinale de toxines virales
Parce qu’il favorise la stase intestinale et la diffusion bactérienne systémique

Parce qu’il favorise la stase intestinale et la diffusion bactérienne systémique

Explication

Le lopéramide ralentit le transit, ce qui favorise la stase intestinale et peut augmenter le risque de diffusion bactérienne systémique. Il ne neutralise pas les solutés de réhydratation et n’agit pas spécifiquement sur des toxines virales.

25. Quelle est la durée habituelle d’une antibiothérapie pour une diarrhée infectieuse, hors infection à Clostridioides difficile ?

Plusieurs semaines, afin d’éliminer durablement tout portage intestinal
Une seule prise, indépendamment de la sévérité des symptômes
De 7 à 10 jours, quelle que soit l’origine microbiologique
De 1 à 5 jours, selon la situation clinique et l’agent en cause

De 1 à 5 jours, selon la situation clinique et l’agent en cause

Explication

L’antibiothérapie des diarrhées infectieuses dure habituellement 1 à 5 jours, tandis que l’infection à Clostridioides difficile est traitée pendant 10 jours. Une durée uniforme de 7 à 10 jours ne correspond donc pas à la règle générale.

26. Quelle situation constitue une indication d’hospitalisation chez un patient présentant une diarrhée ?

Une diarrhée brève sans déshydratation et avec une alimentation conservée
Une déshydratation supérieure à 8 % du poids avec impossibilité de boire correctement
Une douleur abdominale légère rapidement soulagée par des mesures simples
Une augmentation modérée du nombre de selles sans trouble de la vigilance

Une déshydratation supérieure à 8 % du poids avec impossibilité de boire correctement

Explication

Une déshydratation supérieure à 8 % du poids et l’impossibilité de se réhydrater par voie orale justifient notamment une hospitalisation. Une diarrhée brève sans déshydratation ni altération clinique ne présente pas, à elle seule, ce niveau d’indication.

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Mémorisez les réponses avec 66 flashcards sur Diarrhées infectieuses.

Qu'est-ce que la diarrhée selon la quantité et la fréquence des selles ?

Plus de 3 selles non moulées par jour ou plus de 250 g de selles en 24 heures.

Quelle est la durée maximale d'une diarrhée aiguë ?

Moins de 2 semaines.

Quelle durée définit une diarrhée chronique ?

Plus de 4 semaines.

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