QCM : Infarctus du myocarde et urgences coronaires — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’ischémie tissulaire ?

Une augmentation de l’apport sanguin artériel entraînant une surcharge métabolique
Une nécrose tissulaire irréversible provoquée par une infection locale aiguë
Une obstruction veineuse entraînant une accumulation de liquide dans les tissus
Une diminution de l’apport sanguin artériel provoquant une hypoxie et une altération fonctionnelle

Une diminution de l’apport sanguin artériel provoquant une hypoxie et une altération fonctionnelle

Explication

L’ischémie correspond à une réduction de l’apport sanguin artériel, avec hypoxie et perturbation possible de la fonction de l’organe. La nécrose irréversible caractérise plutôt l’infarctus constitué.

2. Quelle distinction oppose correctement l’ischémie à l’infarctus ?

L’ischémie est toujours irréversible, tandis que l’infarctus peut récupérer spontanément
L’ischémie concerne les veines, tandis que l’infarctus concerne les artères
L’ischémie peut être réversible, tandis que l’infarctus correspond à une nécrose irréversible
L’ischémie augmente la fonction cellulaire, tandis que l’infarctus la stimule durablement

L’ischémie peut être réversible, tandis que l’infarctus correspond à une nécrose irréversible

Explication

Une ischémie limitée peut régresser si la perfusion est restaurée, alors que l’infarctus traduit une destruction tissulaire irréversible. L’opposition fondée sur le caractère veineux ou artériel ne définit pas ces deux notions.

3. Qu’est-ce qui définit le mieux l’infarctus du myocarde ?

Une inflammation du péricarde indépendante de toute atteinte des cellules myocardiques
La mort de cellules myocardiques due à une ischémie prolongée, dans le cadre des syndromes coronariens aigus
Une dilatation cardiaque progressive causée par une surcharge chronique en volume
Une douleur thoracique brève due à une ischémie transitoire sans lésion cellulaire

La mort de cellules myocardiques due à une ischémie prolongée, dans le cadre des syndromes coronariens aigus

Explication

L’infarctus du myocarde est une nécrose de cellules myocardiques provoquée par une ischémie prolongée et classée parmi les syndromes coronariens aigus. Une ischémie transitoire sans destruction cellulaire ne suffit pas à le définir.

4. Quel ensemble de critères soutient le diagnostic d’un infarctus du myocarde ?

Une anomalie électrocardiographique ancienne sans variation des biomarqueurs cardiaques
Une élévation isolée d’un biomarqueur non cardiaque sans modification au cours du temps
Une valeur normale de troponine associée à une douleur thoracique sans autre signe d’ischémie
Une variation des troponines avec au moins une valeur au-dessus du 99e percentile et un signe d’ischémie

Une variation des troponines avec au moins une valeur au-dessus du 99e percentile et un signe d’ischémie

Explication

Le diagnostic associe une variation des biomarqueurs cardiaques, de préférence les troponines, avec au moins une valeur dépassant le 99e percentile et un signe d’ischémie. Une élévation isolée ou une anomalie ancienne ne suffit pas à établir ce diagnostic.

5. Quelle situation correspond à un infarctus secondaire ?

Un déséquilibre aigu entre l’offre et la demande en oxygène du myocarde
Une anomalie congénitale stable des valves cardiaques sans déficit d’oxygénation
Une obstruction coronaire chronique sans modification aiguë des besoins
Une rupture spontanée de plaque athéromateuse avec thrombose coronaire aiguë

Un déséquilibre aigu entre l’offre et la demande en oxygène du myocarde

Explication

L’infarctus secondaire résulte d’un déséquilibre aigu entre l’apport et la demande en oxygène. La rupture de plaque avec thrombose coronaire correspond plutôt au mécanisme d’un infarctus primaire.

6. Quelle association distingue correctement les deux principaux types d’infarctus du myocarde ?

Le primaire provient d’un déséquilibre offre-demande, tandis que le secondaire est spontané et athérothrombotique
Le primaire est lié à une atteinte valvulaire, tandis que le secondaire résulte d’une infection myocardique
Le primaire est spontané et coronaire aigu, tandis que le secondaire provient d’un déséquilibre offre-demande
Le primaire est dû à une anomalie électrique, tandis que le secondaire correspond à une obstruction veineuse

Le primaire est spontané et coronaire aigu, tandis que le secondaire provient d’un déséquilibre offre-demande

Explication

L’infarctus primaire est associé à une athérothrombose ou à une pathologie coronaire aiguë spontanée, alors que le secondaire est lié à un déséquilibre aigu entre offre et demande en oxygène. Les anomalies valvulaires, infectieuses ou veineuses ne constituent pas cette distinction.

7. Quelle fonction caractérise les cardiocytes nodaux ?

Ils assurent la génération et la propagation de l’activité électrique cardiaque
Ils produisent la force mécanique responsable de l’éjection du sang
Ils assurent l’oxygénation du myocarde par diffusion sanguine
Ils forment principalement les valves séparant les cavités cardiaques

Ils assurent la génération et la propagation de l’activité électrique cardiaque

Explication

Les cardiocytes nodaux sont spécialisés dans l’activité électrique du cœur. La contraction mécanique est principalement assurée par les cardiocytes contractiles, et non par les cellules nodales.

8. Que révèle l’augmentation des troponines dans le sang ?

Elle peut témoigner d’une lésion de cardiomyocytes, car ces protéines sont dosables même à très faible concentration
Elle traduit principalement une activation des cardiocytes nodaux responsables du rythme cardiaque
Elle correspond à une diminution de la perméabilité des membranes des cellules myocardiques
Elle indique une production accrue de globules rouges par la moelle osseuse après un effort

Elle peut témoigner d’une lésion de cardiomyocytes, car ces protéines sont dosables même à très faible concentration

Explication

Les troponines sont détectables dans le sang à de très faibles concentrations et leur taux augmente lorsqu’un cardiomyocyte est lésé. Elles ne mesurent ni la production des globules rouges ni l’activité électrique nodale.

9. Quelle définition décrit le mieux l’athérome ?

Une thrombose aiguë d’une artère saine provoquée par une activation plaquettaire
Un remaniement de l’intima artérielle avec accumulation de lipides et de dépôts calcaires
Une dilatation de la paroi veineuse liée à une accumulation de sang stagnant
Une inflammation brève de la média artérielle accompagnée d’un spasme vasculaire

Un remaniement de l’intima artérielle avec accumulation de lipides et de dépôts calcaires

Explication

L’athérome correspond à une accumulation de lipides, de glucides complexes, de produits sanguins et de dépôts calcaires dans l’intima des artères de gros et moyen calibre. La thrombose aiguë caractérise l’athérothrombose lorsqu’elle s’ajoute à cette lésion, mais ne définit pas l’athérome lui-même.

10. Quelle succession décrit l’évolution classique de l’athérothrombose ?

Artère normale, plaque fibreuse, embolie veineuse, athérosclérose, puis rupture sans thrombose
Strie lipidique, artère normale, plaque fibreuse, thrombose chronique, puis disparition de la lésion
Artère normale, strie lipidique, plaque fibreuse, athérosclérose, puis rupture avec thrombose
Artère normale, spasme artériel, hémorragie pariétale, plaque fibreuse, puis calcification

Artère normale, strie lipidique, plaque fibreuse, athérosclérose, puis rupture avec thrombose

Explication

L’évolution commence par une artère normale, puis une strie lipidique et une plaque fibreuse, avant l’athérosclérose et la rupture ou fissure de plaque compliquée d’une thrombose. La rupture et la thrombose constituent des événements aigus survenant après le processus chronique.

11. Quelle conséquence distingue l’évolution progressive de l’athérome de son évolution paroxystique ?

L’évolution progressive produit une ischémie aiguë silencieuse, tandis que l’évolution paroxystique favorise une adaptation durable à l’effort
L’évolution progressive provoque un thrombus au repos, tandis que l’évolution paroxystique entraîne une gêne liée à l’effort
L’évolution progressive entraîne des symptômes à l’effort, tandis que l’évolution paroxystique peut provoquer un thrombus obstructif au repos
L’évolution progressive expose surtout à une mort subite, tandis que l’évolution paroxystique augmente progressivement le calibre artériel

L’évolution progressive entraîne des symptômes à l’effort, tandis que l’évolution paroxystique peut provoquer un thrombus obstructif au repos

Explication

La progression de l’athérome augmente la sténose et entraîne des manifestations déclenchées par l’effort. L’évolution paroxystique correspond à une obstruction thrombotique brutale, avec symptômes au repos et risque de mort subite.

12. Quelle caractéristique électrocardiographique distingue un STEMI d’un NSTEMI ?

Le STEMI correspond à une douleur d’effort, contrairement au NSTEMI qui survient au repos
Le STEMI traduit une sténose chronique, contrairement au NSTEMI qui traduit une artère normale
Le STEMI présente un sus-décalage significatif du segment ST, contrairement au NSTEMI
Le STEMI présente une troponine élevée, contrairement au NSTEMI qui en est dépourvu

Le STEMI présente un sus-décalage significatif du segment ST, contrairement au NSTEMI

Explication

Le STEMI est défini par la présence d’un sus-décalage significatif du segment ST. Le NSTEMI peut également s’accompagner d’une nécrose myocardique, mais ne comporte pas de sus-décalage significatif du segment ST.

13. Chez un patient présentant un SCA sans sus-décalage ST, quel élément distingue un SCA Tropo+ d’un SCA Tropo− ?

La présence d’un sus-décalage ST caractérise le SCA Tropo+, tandis que le SCA Tropo− en présente un moindre
L’élévation de la troponine caractérise le SCA Tropo+, tandis que le SCA Tropo− n’en présente pas
La thrombose visible caractérise le SCA Tropo+, tandis que le SCA Tropo− correspond à une plaque stable
La douleur prolongée caractérise le SCA Tropo+, tandis que le SCA Tropo− provoque une douleur brève

L’élévation de la troponine caractérise le SCA Tropo+, tandis que le SCA Tropo− n’en présente pas

Explication

Dans les SCA sans sus-décalage ST, le terme Tropo+ indique une élévation de troponine, alors que Tropo− indique son absence. Le sus-décalage ST sert à distinguer STEMI et NSTEMI, pas les catégories Tropo+ et Tropo−.

14. Quelle association permet de poser le diagnostic d’infarctus du myocarde ?

Une troponine I supérieure au 99e percentile, soit 45 ng/ml, associée à des signes d’ischémie
Une élévation modérée de la troponine associée à une fièvre et à une tachycardie sinusale
Une troponine I normale associée à une douleur thoracique isolée sans signe clinique ni électrique
Une anomalie électrocardiographique isolée sans élévation de troponine ni manifestation évocatrice d’ischémie

Une troponine I supérieure au 99e percentile, soit 45 ng/ml, associée à des signes d’ischémie

Explication

Le diagnostic associe une troponine I supérieure au 99e percentile, fixé ici à 45 ng/ml, à des signes cliniques ou électrocardiographiques d’ischémie myocardique. Une anomalie isolée ou une douleur sans preuve biologique et sans signe d’ischémie ne suffit pas selon cette règle.

15. Quelle description correspond le mieux à la douleur typique de l’infarctus du myocarde ?

Une douleur latérale brève, piquante et augmentée par l’inspiration, sans irradiation ni symptôme associé
Une douleur médiothoracique constrictive, intense et prolongée, irradiant vers la mâchoire ou les bras
Une gêne thoracique superficielle, reproductible à la palpation, limitée à une zone précise
Une brûlure épigastrique intermittente, calmée par la respiration et accompagnée d’une position antalgique

Une douleur médiothoracique constrictive, intense et prolongée, irradiant vers la mâchoire ou les bras

Explication

La douleur typique de l’infarctus est médiothoracique, constrictive, intense et prolongée, avec une irradiation possible vers la mâchoire ou les bras. Une douleur brève, pleurétique ou reproductible à la palpation évoque davantage d’autres mécanismes thoraciques.

16. Quelle démarche diagnostique est adaptée devant une suspicion de syndrome coronarien aigu ?

Évaluer le risque et les symptômes, réaliser un ECG en urgence et effectuer des dosages sériels de troponine
Effectuer un dosage unique de troponine, puis exclure le diagnostic lorsque l’ECG paraît peu modifié
Se fonder sur l’intensité de la douleur, puis attendre l’évolution clinique avant de demander un examen complémentaire
Réaliser d’abord une radiographie thoracique, puis utiliser un ECG uniquement si la troponine initiale est normale

Évaluer le risque et les symptômes, réaliser un ECG en urgence et effectuer des dosages sériels de troponine

Explication

L’approche associe l’évaluation du risque, l’analyse de la symptomatologie, un ECG réalisé en urgence et des dosages sériels de troponine. Un ECG peu modifié n’exclut pas le syndrome coronarien aigu, et les dosages répétés améliorent la détection d’une nécrose myocardique.

17. Quelle conduite est indiquée lorsqu’un infarctus ou un processus ischémique en cours est évident ?

Programmer une épreuve d’effort différée afin de préciser la tolérance à l’ischémie myocardique
Commencer une exploration digestive urgente afin d’écarter une origine œsophagienne de la douleur
Surveiller le patient sans geste invasif, car la reperfusion peut attendre la normalisation de l’ECG
Réaliser une coronarographie urgente afin de permettre une angioplastie ou une thrombolyse intraveineuse

Réaliser une coronarographie urgente afin de permettre une angioplastie ou une thrombolyse intraveineuse

Explication

Un diagnostic évident d’infarctus ou d’ischémie en cours justifie une coronarographie urgente, qui permet d’envisager une angioplastie ou une thrombolyse intraveineuse. Une épreuve d’effort différée ne répond pas à l’urgence de la reperfusion.

18. Dans un SCA avec sus-décalage ST, quelle stratégie est envisagée lorsque le délai estimé entre l’ECG qualifiant et l’angioplastie dépasse deux heures ?

Une thrombolyse intraveineuse
Un traitement antiplaquettaire sans stratégie de reperfusion
Une surveillance rythmique sans reperfusion
Une coronarographie différée à soixante-douze heures

Une thrombolyse intraveineuse

Explication

Au-delà de deux heures entre l’ECG qualifiant et l’angioplastie, une thrombolyse intraveineuse est envisagée. Le seuil de deux heures sert à choisir la stratégie de reperfusion, et ne correspond pas à un simple délai de surveillance.

19. Quel objectif temporel concerne l’arrivée en salle de coronarographie lors de la prise en charge d’un SCA avec sus-décalage ST ?

Moins de 2 heures
Dans les 24 heures
Dans les 72 heures
Moins de 90 minutes

Moins de 90 minutes

Explication

L’objectif est d’arriver en salle de coronarographie en moins de 90 minutes. Le délai de deux heures concerne plutôt le choix entre angioplastie et thrombolyse selon le temps estimé jusqu’à l’angioplastie.

20. Quelle association correspond aux traitements antithrombotiques d’un SCA avec sus-décalage ST ?

Aspirine, ticagrelor ou clopidogrel, et héparine intraveineuse
Clopidogrel, inhibiteur de l’enzyme de conversion et anticoagulant oral
Aspirine, bêtabloquant, diurétique et héparine sous-cutanée
Ticagrelor, statine, inhibiteur calcique et fibrinolytique oral

Aspirine, ticagrelor ou clopidogrel, et héparine intraveineuse

Explication

Le traitement antithrombotique associe l’aspirine, le ticagrelor ou le clopidogrel, ainsi que l’héparine intraveineuse. Les autres associations mélangent des traitements cardiovasculaires utiles dans d’autres contextes avec des médicaments qui ne constituent pas cette combinaison antithrombotique.

21. Chez un patient présentant un SCA sans sus-décalage ST, quel délai de coronarographie correspond à un risque intermédiaire ?

En moins de 2 heures
Après une réévaluation à une semaine
Dans les 24 heures
Dans les 72 heures

Dans les 72 heures

Explication

Un risque intermédiaire conduit à programmer la coronarographie dans les 72 heures. Le délai inférieur à deux heures est réservé au très haut risque, tandis que le haut risque justifie une réalisation dans les 24 heures.

22. Lequel de ces tableaux constitue un critère de très haut risque dans un SCA sans sus-décalage ST ?

Un angor réfractaire malgré le traitement
Une hypertension contrôlée sans modification électrique
Une douleur résolutive avec examen stable
Une dyslipidémie isolée sans signe clinique

Un angor réfractaire malgré le traitement

Explication

L’angor réfractaire fait partie des critères de très haut risque et impose une coronarographie urgente. Une dyslipidémie isolée ou une hypertension contrôlée ne caractérisent pas, à elles seules, ce niveau de risque immédiat.

23. Quel ensemble décrit des complications précoces possibles après un infarctus du myocarde ?

Troubles du rythme sur cicatrice, anévrisme ancien et insuffisance cardiaque stable
Fibrillation ventriculaire, rupture septale, œdème pulmonaire et choc cardiogénique
Neuropathie périphérique, néphropathie chronique et maladie artérielle stable
Péricardite chronique, sténose valvulaire progressive et embolie tardive

Fibrillation ventriculaire, rupture septale, œdème pulmonaire et choc cardiogénique

Explication

Les complications précoces associent des troubles électriques, des ruptures mécaniques, l’œdème pulmonaire et le choc cardiogénique. Les troubles du rythme sur cicatrice relèvent plutôt de complications chroniques et ne décrivent pas la phase précoce.

24. Après un infarctus, que suggère une fraction d’éjection ventriculaire gauche inférieure à 35 % ?

Un risque accru de troubles rythmiques et de mort subite
Un risque réduit de troubles rythmiques ventriculaires
Une indication de thrombolyse quel que soit le délai
Une absence de risque lorsque la douleur a disparu

Un risque accru de troubles rythmiques et de mort subite

Explication

Une fraction d’éjection ventriculaire gauche inférieure à 35 % est associée à un risque accru de troubles rythmiques et de mort subite après l’infarctus. La disparition de la douleur ne supprime pas ce risque pronostique lié à la fonction ventriculaire.

25. Quelle définition décrit le mieux l’œdème aigu du poumon ?

Une accumulation de sang dans les bronches et les voies aériennes supérieures
Une diminution du volume plasmatique dans les capillaires pulmonaires et systémiques
Une obstruction des artères pulmonaires par des débris provenant du cœur droit
Une diffusion de liquide plasmatique vers les alvéoles et le tissu interstitiel pulmonaires

Une diffusion de liquide plasmatique vers les alvéoles et le tissu interstitiel pulmonaires

Explication

L’œdème aigu du poumon correspond au passage de liquide plasmatique dans les espaces extravasculaires, notamment les alvéoles et le tissu interstitiel. L’accumulation de sang dans les bronches décrit un autre mécanisme et ne définit pas cet œdème.

26. Quelle association distingue correctement les deux principaux mécanismes de l’œdème aigu du poumon ?

Cardiogénique : pression capillaire élevée ; lésionnel : membrane alvéolo-capillaire altérée
Cardiogénique : pression capillaire basse ; lésionnel : débit cardiaque augmenté
Cardiogénique : membrane altérée ; lésionnel : pression capillaire pulmonaire élevée
Cardiogénique : infection alvéolaire ; lésionnel : obstruction artérielle pulmonaire

Cardiogénique : pression capillaire élevée ; lésionnel : membrane alvéolo-capillaire altérée

Explication

La forme cardiogénique est liée à une élévation de la pression capillaire pulmonaire, tandis que la forme lésionnelle résulte d’une altération de la membrane alvéolo-capillaire. L’inversion de ces mécanismes constitue la confusion principale entre les deux formes.

27. Une pression capillaire pulmonaire mesurée à 28 mmHg28\ \mathrm{mmHg} se situe dans quelle catégorie ?

Une valeur correspondant à une élévation modérée sans œdème
Une valeur située dans la plage physiologique
Une valeur associée à un œdème pulmonaire
Une valeur indiquant une pression capillaire anormalement basse

Une valeur associée à un œdème pulmonaire

Explication

Au-delà de 25 mmHg25\ \mathrm{mmHg}, la pression capillaire pulmonaire est associée à un œdème pulmonaire. La plage normale s’étend de 3 aˋ 12 mmHg3\text{ à }12\ \mathrm{mmHg}, tandis que 12 aˋ 25 mmHg12\text{ à }25\ \mathrm{mmHg} correspond à une pression élevée.

28. Quelle séquence correspond à une prise en charge initiale appropriée d’un œdème aigu du poumon cardiogénique ?

Faire marcher le patient, retirer l’oxygène et traiter une éventuelle cause infectieuse
Allonger le patient, attendre l’évolution spontanée, puis débuter un traitement après les examens
Administrer un sédatif, limiter la surveillance et rechercher une cause après stabilisation complète
Installer le patient demi-assis, appeler le SAMU, poser une voie veineuse, administrer de l’oxygène et monitorer

Installer le patient demi-assis, appeler le SAMU, poser une voie veineuse, administrer de l’oxygène et monitorer

Explication

La prise en charge associe la position demi-assise, l’appel du SAMU, une voie veineuse, l’oxygène, le monitoring de la pression artérielle et de la saturation, puis le traitement de la cause. Attendre avant de surveiller ou de traiter retarde des mesures essentielles face à cette urgence.

29. Combien d’hospitalisations les syndromes coronariens aigus ont-ils entraîné en France en 2014 ?

Plus de 110 000 hospitalisations
Moins de 10 000 hospitalisations
Environ 60 000 hospitalisations
Près de 25 000 hospitalisations

Plus de 110 000 hospitalisations

Explication

En France, les syndromes coronariens aigus ont entraîné plus de 110 000 hospitalisations en 2014. Le chiffre d’environ 60 000 correspond aux hospitalisations pour infarctus du myocarde, qui représentent une catégorie distincte.

30. Comment la mortalité hospitalière de l’infarctus du myocarde a-t-elle évolué entre 1995 et 2015 ?

Elle est restée proche de 17,2 % malgré une baisse ponctuelle en 2010
Elle a diminué de 17,2 % à 5,3 %, avec une étape à 6,9 % en 2010
Elle a augmenté de 5,3 % à 17,2 %, après une étape à 6,9 % en 2010
Elle a fluctué entre 6,9 % et 17,2 % sans tendance générale identifiable

Elle a diminué de 17,2 % à 5,3 %, avec une étape à 6,9 % en 2010

Explication

La mortalité hospitalière est passée de 17,2 % en 1995 à 6,9 % en 2010, puis à 5,3 % en 2015, ce qui montre une diminution progressive. Une hausse vers 17,2 % inverserait la tendance observée.

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Qu'est-ce que l'ischémie ?

Une diminution de l'apport sanguin artériel à un organe.

Qu'est-ce que l'infarctus ?

Une nécrose tissulaire irréversible due à une ischémie aiguë prolongée.

Qu'est-ce que l'infarctus du myocarde ?

La mort de cellules myocardiques causée par une ischémie prolongée.

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