Émotion intense ≠ trouble : le trouble apparaît avec des symptômes associés et une altération du fonctionnement.
★ À maîtriser
Selon l’OMS en 2019, la dépression était la première cause d’incapacité dans le monde.
Selon le baromètre Santé publique France, la prévalence des épisodes dépressifs est plus élevée chez les femmes que chez les hommes, avec 18,2 % chez les femmes et 12,8 % chez les hommes.
Compléments
★ À maîtriser
📌 L’hérédité désigne une transmission de génération en génération qui ne s’effectue pas nécessairement par les gènes, tandis que la génétique concerne une transmission par les gènes.
Les facteurs héréditaires et génétiques expliqueraient 35 à 40 % de la probabilité de développer un trouble dépressif, tandis que l’environnement joue également un rôle essentiel.
Les principaux facteurs de risque comprennent un épisode dépressif antérieur, l’anxiété, une maladie chronique, le stress chronique, les événements de vie stressants, l’isolement, la faible estime de soi, l’abus de substances psychoactives, l’impulsivité, une tentative de suicide personnelle ou familiale et les comorbidités borderline.
Compléments
Vulnérabilités biologiques et psychosociales → risque accru d’épisode dépressif.
★ À maîtriser
La récidive d’un épisode dépressif caractérisé dans les cinq ans concerne 50 à 80 % des cas, et une rémission partielle augmente la probabilité d’un nouvel épisode.
Le risque de suicide au cours de la vie chez les personnes présentant un trouble dépressif est estimé entre 3 et 6 %.
L’évaluation porte sur : le désespoir, l’impuissance et l’absence de projection dans l’avenir, les idées suicidaires et leur degré de structuration, l’impulsivité, les facteurs précipitants, les tentatives antérieures, les antécédents familiaux
Les troubles dépressifs peuvent altérer le fonctionnement social, familial et professionnel, perturber l’alimentation et le sommeil et augmenter le risque cardiovasculaire.
Les troubles anxieux accompagnent les troubles dépressifs dans environ 60 % des cas et précèdent souvent le trouble dépressif.
Compléments
Chez une personne présentant une symptomatologie dépressive, un événement négatif est typiquement attribué de manière interne, globale et stable, tandis qu’un événement positif est attribué de manière externe, spécifique et instable.
Les six biais cognitifs sont (Beck) :
Perte de contrôle → attributions négatives → biais cognitifs → symptômes dépressifs.
📌 Pour diagnostiquer un épisode dépressif caractérisé, au moins cinq symptômes doivent être présents pendant la même période d’au moins deux semaines, avec au moins une humeur dépressive ou une diminution de l’intérêt ou du plaisir.
📌 Les critères B à E exigent une détresse ou une altération fonctionnelle significative, l’absence d’imputabilité à une substance ou une affection médicale, l’absence de meilleure explication psychotique et l’absence d’antécédent maniaque ou hypomaniaque.
É-C-P-C : signes émotionnels, comportementaux, physiques et cognitifs.
📌 Un épisode dépressif caractérisé dure au moins deux semaines, tandis qu’un trouble dépressif persistant se caractérise par une humeur dépressive présente plus d’un jour sur deux pendant au moins deux ans.
📌 La rémission partielle correspond à la persistance de certains symptômes sans que tous les critères soient encore remplis, tandis que la rémission complète correspond à l’absence de symptômes significatifs depuis au moins deux mois.
📌 Un épisode léger comporte peu de symptômes supplémentaires et une altération mineure du fonctionnement, un épisode moyen se situe entre léger et grave, et un épisode grave associe davantage de symptômes, une souffrance importante et une perturbation fonctionnelle majeure.
Épisode caractérisé : 2 semaines ; trouble persistant : humeur dépressive pendant au moins 2 ans.
La réduction des activités et des contacts sociaux diminue les renforcements positifs, ce qui augmente les symptômes dépressifs et entretient un cercle vicieux.
La prise en charge TCC peut utiliser : les colonnes de Beck, le questionnement socratique, l’activation comportementale, un cahier d’activités associant activités et ressentis
📌 Pour les dépressions moyennes à sévères, la combinaison d’une psychothérapie et d’un traitement médicamenteux est présentée comme l’approche la plus efficace.
📌 La surveillance du risque suicidaire est nécessaire quel que soit le degré de la dépression, et les résistances peuvent être travaillées par l’alliance thérapeutique, l’empathie et la psychoéducation.
Réduction des activités → moins de renforcements positifs → symptômes ; activation → reprise des renforcements.
Épisode caractérisé et trouble persistant
| Dimension | Épisode dépressif caractérisé | Trouble dépressif persistant |
|---|---|---|
| Durée minimale | Au moins deux semaines | Au moins deux ans |
| Symptômes requis | Au moins cinq symptômes, dont humeur dépressive ou perte d’intérêt/plaisir | Humeur dépressive plus d’un jour sur deux et au moins deux symptômes associés |
| Évolution | Épisode délimité | Symptômes sans période de plus de deux mois consécutifs sans critères |
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Que sont les troubles de l’humeur selon le DSM-5-TR ?
Des troubles émotionnels avec tristesse ou joie prolongée altérant le fonctionnement.
Quelles sous-catégories de troubles de l’humeur distingue le DSM-5-TR ?
Les troubles dépressifs et les troubles bipolaires et apparentés.
Quelle était la première cause d'incapacité mondiale selon l'OMS en 2019 ?
La dépression.
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