Les classifications citées sont la CIM, réalisée par l’OMS, et le DSM-5, créé par l’association américaine de psychiatrie.
La CIM-11 a été publiée en 2019 et est entrée en vigueur le 1er janvier 2022. UE
Les personnalités schizoïde, schizotypique et paranoïaque sont présentées comme des prédispositions aux troubles psychotiques.
Réalité partagée ≠ néoréalité construite par le délire
★ À maîtriser
📌 La bouffée délirante aiguë (BDA) est aussi désignée comme un trouble délirant aigu ou un épisode psychotique aigu.
Compléments
Lors d’un épisode aigu, le délire s’installe en quelques heures et s’impose à la conscience avec une grande intensité.
Le délire aigu est changeant, non organisé et polymorphe.
Mégalomanie : filiation divine avec dieu, mission exaltante, don divinatoire, capacité magique.
Persécution : conviction de faire l'objet d'un complot, machination, espionnage, personne voit Satan = peut conduire au meurtre pour se défendre et conviction d'être au centre de l'attention.
★ À maîtriser
Les délires sont alimenté par les mécanismes :
Le patient présente une adhésion totale à son délire.
Après un épisode psychotique aigu, un tiers des cas ne récidive pas, un tiers évolue vers une pathologie liée à l’humeur et un tiers développe un état psychotique chronique.
Compléments
📌 Dans le délire aigu, l’humeur peut être angoissée, stressée ou dépressive en cas de persécution, tandis qu’elle peut être joyeuse et triomphante en cas de mégalomanie.
Compléments
La schizophrénie affecte essentiellement les adolescents et les adultes jeunes entre 15 et 35 ans.
La schizophrénie chronique est définie dans le cours comme une psychose chronique durant plus de 6 mois.
Le syndrome dissociatif peut toucher les dimensions affective, intellectuelle et comportementale.
Le syndrome délirant paranoïde est flou et non systématisé, peut comporter des hallucinations et s’accompagne d’une adhésion au délire et d’une angoisse de morcellement.
La personnalité schizoïde se caractérise par la froideur, le détachement, l’isolement social, le faible intérêt pour les relations et une préoccupation excessive pour le monde intérieur.
La personnalité schizotypique associe des traits schizoïdes à des éléments délirants, des croyances bizarres et des pensées magiques influençant le comportement. Présentée comme une forme mineure et un mode d’entrée possible dans la schizophrénie.
L’hébéphrénie est décrite comme la forme la plus grave de schizophrénie, avec tendance mélancolique, violence et colère, dissociation massive et repli marqué. Trouble de l'affectivité : perte d'interêt avec la désinsertion social = isolement.
L'hébéphrénocatatonie : socie une dissociation de la pensée à une dissociation comportementale motrice, avec inertie et stéréotypies. Stupeur catatonique : État d’immobilité totale et de mutisme prolongé.
La schizophrénie paranoïde est la forme la plus fréquente et se caractérise par un délire prédominant accompagné d’éléments de discordance et de repli.
📖 6. Psychoses chroniques non dissociatives
Le délire paranoïaque est systématisé, construit, cohérent et logique, avec une conviction inébranlable.
Hypertrophie : tendance à surévaluer sa propre importante, avec perpétuelle référence à soi-même
Une méfiance : caractère soupçonneux avec tendances à déformer les évènements en les interprétants
Psychorigidité : refus de pardonner les préjudices, tendance rancunière
Délire érotomaniaque : Illusion délirante d’être aimé.
Formes cliniques :
Les formes passionnelles (= exaltation du patient qui caractérisé le plus ses délires) comprennent :
Délire d’interprétation : Conduit le sujet à prendre des événements de vie pour des preuves d’une machination dirigée contre lui.
Le délire de relation des sensitifs de Kretschmer se développe sur une personnalité hypersensible, méfiante, susceptible et socialement retirée, souvent après une humiliation ou un échec.
★ À maîtriser
L’automatisme mental domine dans la psychose hallucinatoire chronique, avec l’impression que la pensée est devancée ou devinée et qu’une influence extérieure s’exerce sur le sujet.
Les hallucinations de la psychose hallucinatoire chronique sont principalement auditives et peuvent s’accompagner d’hallucinations olfactives ou gustatives.
Compléments
Les psychoses hallucinatoires chroniques débutent généralement entre 30 et 50 ans.
Les thèmes délirants sont variés, mais la persécution est la plus fréquente et les persécuteurs sont désignés de façon vague et indistincte.
Le délire de la psychose hallucinatoire chronique est relativement pauvre, vécu passivement et de façon dépressive, et le sujet tente de s’en défendre en discutant avec les voix ou en prenant des précautions.
★ À maîtriser
La paraphrénie se caractérise par un délire riche en imagination et fantastique, mais incohérent, aux thèmes grandioses et fantastiques.
Dans la paraphrénie, le délire prend l’aspect d’une fiction qui s’éloigne de la réalité et de la temporalité et interfère peu avec la vie quotidienne.
Compléments
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2. En quoi la néoréalité se distingue-t-elle de la réalité partagée ?
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Qu’est-ce qu’un syndrome psychotique ?
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Qu’est-ce que la néoréalité ?
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