QCM : Troubles délirants et psychoses (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne un syndrome psychotique ?

Un ensemble de symptômes traduisant une perte de contact avec la réalité
Un trouble anxieux marqué par une inquiétude persistante
Un trouble de l’humeur caractérisé par des variations émotionnelles
Un ensemble de symptômes liés à une altération des fonctions motrices

Un ensemble de symptômes traduisant une perte de contact avec la réalité

Explication

Un syndrome psychotique se définit par des symptômes qui traduisent une perte de contact avec la réalité. Un trouble de l’humeur concerne les variations de l’état émotionnel et ne correspond pas à cette définition.

2. En quoi la néoréalité se distingue-t-elle de la réalité partagée ?

Elle est construite par le sujet sous la forme d’une conviction intellectuelle inébranlable
Elle résulte d’un accord collectif fondé sur des perceptions communes
Elle correspond à une interprétation passagère qui change selon le contexte
Elle est une perception sensorielle faussée sans construction intellectuelle durable

Elle est construite par le sujet sous la forme d’une conviction intellectuelle inébranlable

Explication

La néoréalité est une réalité propre que le sujet construit et tient pour inébranlable. La réalité partagée repose au contraire sur une réalité commune, et non sur cette construction personnelle.

3. Quel profil caractérise un épisode psychotique aigu ?

Une installation brutale et brève, avec un délire riche et polymorphe accompagné d’un trouble de l’humeur
Une évolution prolongée, avec un délire stable accompagné d’une humeur généralement régulière
Une apparition brutale et brève, avec des hallucinations isolées sans délire ni trouble de l’humeur
Une installation progressive et durable, avec un délire organisé sans trouble de l’humeur

Une installation brutale et brève, avec un délire riche et polymorphe accompagné d’un trouble de l’humeur

Explication

L’épisode psychotique aigu est de courte durée et débute brutalement; il associe un délire riche et polymorphe à un trouble de l’humeur, souvent marqué par l’excitation. Un délire organisé et durable correspond davantage à une évolution chronique.

4. Quels termes peuvent désigner la bouffée délirante aiguë ?

Trouble délirant chronique ou épisode thymique aigu
Trouble délirant aigu ou épisode psychotique aigu
Délire paranoïaque systématisé ou trouble psychotique chronique
Trouble de l’humeur récurrent ou épisode hallucinatoire isolé

Trouble délirant aigu ou épisode psychotique aigu

Explication

La bouffée délirante aiguë est aussi appelée trouble délirant aigu ou épisode psychotique aigu. Un trouble délirant chronique désigne une autre forme d’évolution et n’est pas un synonyme de la BDA.

5. Quels sont les deux thèmes majeurs de l’épisode psychotique aigu ?

La toute-puissance mégalomaniaque et la persécution catastrophique
La désorganisation du langage et le retrait affectif
La jalousie conjugale et la crainte d’une maladie corporelle
La culpabilité dépressive et l’inhibition psychomotrice

La toute-puissance mégalomaniaque et la persécution catastrophique

Explication

Les thèmes majeurs sont la toute-puissance mégalomaniaque et la persécution catastrophique. La culpabilité et l’inhibition peuvent évoquer des manifestations de l’humeur, mais elles ne constituent pas ces deux thèmes délirants majeurs.

6. Quels mécanismes peuvent alimenter un délire aigu ?

L’anxiété, l’insomnie, l’inhibition et les variations de l’appétit
L’interprétation, l’intuition, les hallucinations et l’automatisme mental
La mémoire, l’attention, le raisonnement logique et l’apprentissage
Le retrait social, la désorganisation motrice, l’amnésie et l’apathie

L’interprétation, l’intuition, les hallucinations et l’automatisme mental

Explication

Le délire aigu peut être alimenté par l’interprétation, l’intuition, les hallucinations et l’automatisme mental. Les variations de l’appétit ou l’insomnie peuvent accompagner d’autres troubles, mais ne sont pas les mécanismes délirants cités ici.

7. Quelle attitude le patient manifeste-t-il à l’égard de son délire aigu ?

Une adhésion hésitante, avec une remise en question fréquente
Une indifférence face aux idées délirantes
Une reconnaissance immédiate de leur caractère irréel
Une adhésion totale aux idées délirantes

Une adhésion totale aux idées délirantes

Explication

Le patient présente une adhésion totale à son délire. Une remise en question fréquente indiquerait une distance critique qui ne correspond pas à cette caractéristique.

8. Comment se répartissent les évolutions possibles après un épisode psychotique aigu ?

Un tiers ne récidive pas, la moitié évolue vers un état psychotique chronique et le reste vers une pathologie liée à l’humeur
Un tiers ne récidive pas, un tiers évolue vers une pathologie liée à l’humeur et un tiers vers un état psychotique chronique
Un quart ne récidive pas, un tiers évolue vers une pathologie liée à l’humeur et le reste vers un état psychotique chronique
La moitié ne récidive pas, un quart évolue vers une pathologie liée à l’humeur et un quart vers un état psychotique chronique

Un tiers ne récidive pas, un tiers évolue vers une pathologie liée à l’humeur et un tiers vers un état psychotique chronique

Explication

Les issues se répartissent en trois groupes égaux : absence de récidive, évolution vers une pathologie liée à l’humeur et développement d’un état psychotique chronique. La répartition en moitié et deux quarts attribue des proportions différentes à ces évolutions.

9. Quels sont les trois syndromes cliniques associés à la schizophrénie ?

Le syndrome du repli, le syndrome hallucinatoire et le syndrome obsessionnel
Le syndrome dissociatif, le syndrome maniaque et le syndrome du repli
Le syndrome délirant paranoïde, le syndrome dépressif et le syndrome anxieux
Le syndrome dissociatif, le syndrome délirant paranoïde et le syndrome du repli

Le syndrome dissociatif, le syndrome délirant paranoïde et le syndrome du repli

Explication

La schizophrénie est décrite par l’association d’un syndrome dissociatif, d’un syndrome délirant paranoïde et d’un syndrome du repli. Les syndromes maniaque ou dépressif ne font pas partie de cette triade clinique.

10. Que désigne le syndrome dissociatif dans la schizophrénie ?

Une perception hallucinatoire persistante qui domine le tableau clinique sans altérer l’unité de la personnalité
Une scission de la conscience et de la personnalité qui altère la cohésion de l’individu et sa perception du monde
Une conviction délirante organisée qui conduit principalement à interpréter les intentions d’autrui comme hostiles
Un retrait des relations sociales qui s’accompagne d’une diminution des échanges avec l’entourage

Une scission de la conscience et de la personnalité qui altère la cohésion de l’individu et sa perception du monde

Explication

Le syndrome dissociatif correspond à une scission de la conscience et de la personnalité, qui compromet la cohésion de l’individu et sa perception du monde. Le retrait social décrit plutôt le syndrome du repli et ne définit pas cette scission.

11. Quelle caractérisation générale correspond à la schizophrénie ?

Une affection psychique transitoire et la psychose aiguë la plus fréquente, touchant environ 1 % de la population
Un trouble chronique de la personnalité et la psychose chronique la plus fréquente, touchant environ 10 % de la population
Une maladie mentale sévère et une psychose chronique rare, touchant environ 0,1 % de la population
Une maladie mentale sévère et la psychose chronique la plus fréquente, touchant environ 1 % de la population

Une maladie mentale sévère et la psychose chronique la plus fréquente, touchant environ 1 % de la population

Explication

La schizophrénie est une maladie mentale sévère, décrite comme la psychose chronique la plus fréquente, et concerne environ 1 % de la population. La présenter comme une psychose aiguë transitoire ne correspond pas à cette caractérisation.

12. Quel ensemble de caractéristiques distingue la personnalité schizotypique ?

Un délire prédominant accompagné de discordance et de repli dans une forme fréquente de schizophrénie
Une froideur relationnelle associée à l’isolement social et à une préoccupation marquée pour le monde intérieur
Des traits schizoïdes associés à des éléments délirants, des croyances bizarres et des pensées magiques influençant le comportement
Une dissociation massive accompagnée de violence, de colère et d’une tendance mélancolique

Des traits schizoïdes associés à des éléments délirants, des croyances bizarres et des pensées magiques influençant le comportement

Explication

La personnalité schizotypique associe des traits schizoïdes à des croyances bizarres, des éléments délirants et des pensées magiques qui influencent le comportement. La froideur et l’isolement sans ces croyances inhabituelles caractérisent plutôt la personnalité schizoïde.

13. Quel tableau caractérise l’hébéphrénie parmi les formes de schizophrénie ?

Une forme fréquente avec délire prédominant, éléments de discordance et repli
Une forme mineure associant des croyances inhabituelles à des pensées magiques influençant le comportement
Une forme dominée par le détachement social, la froideur et une faible préoccupation pour les relations
Une forme très grave avec tendance mélancolique, violence, colère, dissociation massive et repli marqué

Une forme très grave avec tendance mélancolique, violence, colère, dissociation massive et repli marqué

Explication

L’hébéphrénie est présentée comme la forme la plus grave, associant notamment une dissociation massive et un repli marqué à une tendance mélancolique, à la violence et à la colère. Le délire prédominant avec discordance et repli correspond plutôt à la forme paranoïde.

14. Une personne présente une schizophrénie avec un délire au premier plan, accompagné de discordance et de repli ; de quelle forme s’agit-il ?

De la personnalité schizoïde, qui est la forme la plus fréquente
De la personnalité schizotypique, qui est la forme la plus fréquente
De l’hébéphrénie, qui est la forme la plus fréquente
De la schizophrénie paranoïde, qui est la forme la plus fréquente

De la schizophrénie paranoïde, qui est la forme la plus fréquente

Explication

La schizophrénie paranoïde est la forme la plus fréquente et se caractérise par un délire prédominant accompagné d’éléments de discordance et de repli. L’hébéphrénie se distingue plutôt par une dissociation massive, une tendance mélancolique et un repli marqué.

15. Quel élément occupe le premier plan dans un délire chronique non dissociatif ?

Un syndrome dissociatif qui caractérise la psychose
Un délire permanent qui caractérise la psychose
Un épisode maniaque qui caractérise la psychose
Un retrait social qui caractérise la psychose

Un délire permanent qui caractérise la psychose

Explication

Le délire chronique non dissociatif est une psychose où un délire permanent occupe le premier plan. Le syndrome dissociatif est plutôt l’élément central caractéristique de la schizophrénie.

16. Quelles affections appartiennent aux psychoses chroniques non dissociatives ?

La psychose paranoïaque, les psychoses hallucinatoires chroniques et les paraphrénies
La psychose paranoïaque, la schizophrénie et les troubles de la personnalité schizoïde
Les psychoses hallucinatoires chroniques, les syndromes dissociatifs et les épisodes maniaques
La schizophrénie paranoïde, l’hébéphrénie et la personnalité schizotypique

La psychose paranoïaque, les psychoses hallucinatoires chroniques et les paraphrénies

Explication

Les psychoses chroniques non dissociatives comprennent la psychose paranoïaque, les psychoses hallucinatoires chroniques et les paraphrénies. La schizophrénie et l’hébéphrénie relèvent des formes schizophréniques, et non de cette liste.

17. Quelle caractéristique distingue le délire paranoïaque du délire paranoïde associé à la schizophrénie ?

Il est fragmentaire, incohérent et marqué par une conviction fluctuante.
Il repose principalement sur des perceptions auditives et une influence extérieure.
Il forme une fiction fantastique qui interfère peu avec la vie quotidienne.
Il est systématisé, cohérent et soutenu par une conviction inébranlable.

Il est systématisé, cohérent et soutenu par une conviction inébranlable.

Explication

Le délire paranoïaque s’organise en un ensemble construit et logique auquel le sujet adhère fermement. Le délire paranoïde de la schizophrénie est la confusion la plus plausible, mais il n’est pas caractérisé par cette systématisation.

18. Quel profil de personnalité est caractéristique de la psychose paranoïaque ?

Une imagination foisonnante, des idées grandioses et un détachement fréquent de la vie quotidienne.
Une importance personnelle hypertrophiée, de la méfiance et une psychorigidité marquée par la rancune et la revendication.
Une faible estime personnelle, une grande confiance envers autrui et une tendance à éviter les conflits.
Une pensée devancée, une influence extérieure ressentie et des perceptions auditives récurrentes.

Une importance personnelle hypertrophiée, de la méfiance et une psychorigidité marquée par la rancune et la revendication.

Explication

La psychose paranoïaque associe une importance personnelle excessive à la méfiance et à la psychorigidité, souvent accompagnée de rancune et de revendication de droits. Le profil centré sur l’imagination fantastique correspond davantage à une autre forme délirante.

19. Une personne interprète plusieurs événements ordinaires de sa vie comme des preuves d’un complot dirigé contre elle : de quel type de délire s’agit-il ?

D’un délire d’interprétation, qui transforme des événements vécus en indices d’une machination.
D’un délire revendicatif, qui pousse à réclamer réparation pour un préjudice subi.
D’un délire de jalousie, qui repose sur la conviction d’une infidélité du partenaire.
D’un délire érotomaniaque, qui repose sur la conviction d’être aimé par une personne.

D’un délire d’interprétation, qui transforme des événements vécus en indices d’une machination.

Explication

Dans le délire d’interprétation, des événements de la vie sont compris comme des preuves d’une machination dirigée contre le sujet. La revendication de justice est un autre mécanisme : elle porte sur la demande de réparation d’un préjudice.

20. Une personne a l’impression que ses pensées sont devinées ou devancées et qu’une force extérieure agit sur elle. Quel phénomène domine ce tableau ?

Le délire d’interprétation, avec une lecture des événements comme preuves d’un complot.
L’automatisme mental, avec une impression d’influence exercée sur la pensée.
Le délire revendicatif, avec une demande de réparation pour un préjudice subi.
La fiction paraphrénique, avec des thèmes grandioses éloignés de la réalité.

L’automatisme mental, avec une impression d’influence exercée sur la pensée.

Explication

L’automatisme mental domine la psychose hallucinatoire chronique et comprend notamment l’impression que la pensée est devancée ou devinée et qu’une influence extérieure s’exerce. Le délire d’interprétation concerne plutôt la transformation d’événements de vie en indices de machination.

21. Quel type d’hallucination est principalement observé dans la psychose hallucinatoire chronique ?

Des hallucinations gustatives, parfois accompagnées de perceptions visuelles ou tactiles.
Des hallucinations auditives, parfois accompagnées de perceptions olfactives ou gustatives.
Des hallucinations visuelles, parfois accompagnées de perceptions tactiles ou cénesthésiques.
Des hallucinations olfactives, parfois accompagnées de perceptions kinesthésiques ou visuelles.

Des hallucinations auditives, parfois accompagnées de perceptions olfactives ou gustatives.

Explication

Les hallucinations de la psychose hallucinatoire chronique sont principalement auditives et peuvent aussi concerner l’odorat ou le goût. Les perceptions visuelles et tactiles ne sont pas les modalités principales précisées pour cette forme.

22. Quelle description correspond au délire paraphrénique plutôt qu’au délire paranoïaque ?

Un délire centré sur des interprétations d’événements comme preuves d’une machination.
Un délire riche en imagination et fantastique, mais incohérent, aux thèmes grandioses.
Un délire construit et systématisé, cohérent, logique et soutenu par une conviction ferme.
Un délire dominé par l’impression que la pensée est devancée par une influence extérieure.

Un délire riche en imagination et fantastique, mais incohérent, aux thèmes grandioses.

Explication

Le délire paraphrénique est imaginatif et fantastique, avec des thèmes grandioses, mais il demeure incohérent. Le délire paranoïaque est au contraire systématisé et logique, ce qui constitue la confusion la plus plausible.

23. Comment le délire paraphrénique s’articule-t-il généralement avec la vie quotidienne du sujet ?

Il transforme les événements ordinaires en preuves d’une machination qui envahit les relations sociales.
Il prend la forme d’une fiction éloignée de la réalité et du temps, qui interfère peu avec le quotidien.
Il s’accompagne d’une influence extérieure ressentie qui perturbe la pensée au quotidien.
Il forme un système logique qui organise les événements vécus et guide les revendications quotidiennes.

Il prend la forme d’une fiction éloignée de la réalité et du temps, qui interfère peu avec le quotidien.

Explication

Dans la paraphrénie, le délire ressemble à une fiction éloignée de la réalité et de la temporalité, avec peu d’interférence dans la vie quotidienne. Un système logique orientant les événements vécus évoque davantage le délire paranoïaque.

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Qu’est-ce qu’un syndrome psychotique ?

Un ensemble de symptômes traduisant une perte de contact avec la réalité.

Qu’est-ce que la néoréalité ?

Une réalité propre construite par le sujet au moyen d’une construction intellectuelle inébranlable.

Comment se caractérise l’installation d’un épisode psychotique aigu ?

Elle est brutale et de courte durée.

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