QCM : Maladie thromboembolique veineuse (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles affections constituent la maladie thromboembolique veineuse ?

L’insuffisance cardiaque et la thrombose artérielle
La thrombose veineuse profonde et l’insuffisance veineuse chronique
La thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire
L’embolie pulmonaire et l’infarctus du myocarde

La thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire

Explication

La maladie thromboembolique veineuse regroupe la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire. L’insuffisance veineuse chronique peut concerner le réseau veineux, mais elle ne fait pas partie de cette définition.

2. Chez une personne ayant un facteur de risque constitutionnel permanent, quel autre type de facteur peut s’associer à ce risque et contribuer à une MTEV ?

Un facteur environnemental transitoire, comme une circonstance temporaire
Un facteur acquis permanent, à l’exclusion de toute circonstance temporaire
Un autre facteur environnemental permanent, sans circonstance temporaire
Un facteur constitutionnel transitoire, lié à une circonstance passagère

Un facteur environnemental transitoire, comme une circonstance temporaire

Explication

Les facteurs de risque de MTEV associent souvent des facteurs constitutionnels ou acquis, fréquemment permanents, à des facteurs environnementaux transitoires. Un facteur environnemental permanent ne correspond pas à la composante transitoire décrite.

3. Quelle situation correspond à la définition d’une thrombose veineuse profonde ?

Un caillot formé dans une artère, avec obstruction du réseau artériel
Un thrombus présent dans une artère pulmonaire, sans atteinte veineuse profonde
Un thrombus formé dans une ou plusieurs veines du réseau profond, proximales ou distales
Un thrombus formé dans une veine superficielle, à distance du réseau profond

Un thrombus formé dans une ou plusieurs veines du réseau profond, proximales ou distales

Explication

La TVP est la formation d’un thrombus dans une ou plusieurs veines du réseau veineux profond, qu’elles soient proximales ou distales. Un caillot situé dans une veine superficielle ne répond pas à cette définition.

4. Sans traitement, quelle évolution peut concerner une thrombose veineuse profonde distale ?

Elle peut devenir une thrombose artérielle proximale dans 1 à 10 % des cas
Elle peut provoquer une embolie pulmonaire dans 1 à 10 % des cas
Elle peut s’étendre vers le réseau proximal dans 1 à 10 % des cas
Elle peut régresser vers le réseau distal dans 1 à 10 % des cas

Elle peut s’étendre vers le réseau proximal dans 1 à 10 % des cas

Explication

Sans traitement, une TVP distale évolue vers une TVP proximale dans 1 à 10 % des cas. Cette possibilité d’extension concerne une TVP distale et ne décrit pas une TVP proximale déjà constituée.

5. Dans le score de Wells de la thrombose veineuse profonde, quel rôle joue un diagnostic alternatif jugé probable ?

Il ajoute un point au score.
Il classe directement la probabilité comme faible.
Il retranche deux points au score.
Il conduit à remplacer l’écho-doppler par les D-dimères.

Il retranche deux points au score.

Explication

Un diagnostic alternatif probable vaut moins deux points dans le score de Wells de TVP. À la différence d’un signe clinique de TVP, il diminue donc le score plutôt que de l’augmenter.

6. Quels médiateurs contribuent à la vasoconstriction pulmonaire lors d’une embolie pulmonaire ?

L’adrénaline et la noradrénaline
La bradykinine et la prostacycline
Le thromboxane A2 et la sérotonine
L’histamine et l’acétylcholine

Le thromboxane A2 et la sérotonine

Explication

Le thromboxane A2 et la sérotonine induisent une vasoconstriction qui augmente la charge du ventricule droit et contribue à sa défaillance. L’histamine et l’acétylcholine ne sont pas les médiateurs cités pour ce mécanisme.

7. Quel est le rôle de l’angioscanner thoracique dans le diagnostic d’une embolie pulmonaire ?

Évaluer le retentissement de l’embolie sur l’hématose
Rechercher une souffrance myocardique liée à l’embolie
Écarter l’embolie pulmonaire lorsqu’une échocardiographie est normale
Confirmer l’embolie pulmonaire en visualisant les artères pulmonaires

Confirmer l’embolie pulmonaire en visualisant les artères pulmonaires

Explication

L’angioscanner thoracique est l’examen de référence pour diagnostiquer l’embolie pulmonaire en examinant les artères pulmonaires. Les gaz du sang évaluent plutôt le retentissement sur l’hématose, tandis qu’une échocardiographie normale n’exclut pas l’embolie.

8. Lorsqu’une embolie pulmonaire est classée à risque intermédiaire élevé, quand la thrombolyse est-elle envisagée ?

Avant toute surveillance en unité de soins intensifs cardiologiques
En cas d’aggravation malgré l’anticoagulation
Après la sortie d’hospitalisation, si les symptômes persistent
Dès le diagnostic, avant de débuter l’anticoagulation

En cas d’aggravation malgré l’anticoagulation

Explication

À risque intermédiaire élevé, le traitement repose sur l’anticoagulation et la thrombolyse est envisagée si l’état du patient s’aggrave. La thrombolyse immédiate d’emblée correspond plutôt à la prise en charge d’une embolie pulmonaire à haut risque.

9. Quelle différence distingue principalement les héparines de bas poids moléculaire de l’héparine non fractionnée ?

Les HBPM inhibent la vitamine K, tandis que l’HNF bloque directement le facteur Xa.
Les HBPM ont une activité anti-Xa élevée et anti-IIa faible, tandis que l’HNF agit sur les deux voies.
Les HBPM exigent un contrôle régulier de l’INR, tandis que l’HNF ne nécessite aucun suivi.
Les HBPM s’administrent par voie orale, tandis que l’HNF est administrée par voie sous-cutanée.

Les HBPM ont une activité anti-Xa élevée et anti-IIa faible, tandis que l’HNF agit sur les deux voies.

Explication

Les HBPM, issues du fractionnement de l’HNF, présentent une activité anti-Xa élevée et une activité anti-IIa faible. L’INR surveille les antivitamines K, et non les HBPM, ce qui rend cette comparaison trompeuse.

10. Pourquoi un traitement anticoagulant au long cours est-il indiqué après une première embolie pulmonaire ou thrombose veineuse profonde proximale associée à un facteur persistant majeur, comme un cancer actif ?

Parce que le facteur persistant augmente surtout le risque hémorragique, ce qui justifie de prolonger l’anticoagulation.
Parce que le facteur persistant maintient le risque de récidive, et le traitement est poursuivi tant que le cancer reste actif.
Parce que l’épisode initial provoqué impose une durée fixe de trois mois, quelle que soit la persistance du facteur.
Parce que la durée dépend uniquement du type de récidive observé après l’arrêt du traitement anticoagulant.

Parce que le facteur persistant maintient le risque de récidive, et le traitement est poursuivi tant que le cancer reste actif.

Explication

Un facteur persistant majeur entretient le risque thromboembolique, ce qui conduit à envisager un traitement au long cours; en cas de cancer, il est poursuivi tant que celui-ci est actif. Une durée fixe de trois mois concerne plutôt un événement provoqué par un facteur majeur transitoire ou réversible.

11. Chez une personne de 55 ans présentant un premier épisode de thrombose veineuse profonde non provoqué, quel bilan étiologique est proposé ?

Réaliser uniquement un bilan hépatique et une numération sanguine, sans mettre à jour les dépistages carcinologiques.
Rechercher un syndrome des antiphospholipides et réaliser un bilan hépatique, une radiographie thoracique, une numération sanguine et les dépistages carcinologiques adaptés à l’âge.
Ne demander aucun examen étiologique après un premier épisode non provoqué, sauf en présence de symptômes respiratoires.
Rechercher une thrombophilie constitutionnelle chez tout patient et demander d’emblée un scanner thoraco-abdomino-pelvien complet.

Rechercher un syndrome des antiphospholipides et réaliser un bilan hépatique, une radiographie thoracique, une numération sanguine et les dépistages carcinologiques adaptés à l’âge.

Explication

Après 50 à 60 ans, le bilan proposé associe plusieurs examens biologiques et radiologiques à la mise à jour des dépistages carcinologiques; la recherche d’un syndrome des antiphospholipides est également envisagée après un premier épisode non provoqué. Un scanner complet systématique n’est pas indiqué dans le schéma, qui prévoit plutôt un examen ciblé en cas de point d’appel néoplasique.

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Quelles pathologies la maladie thromboembolique veineuse (MTEV) regroupe-t-elle ?

La thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire.

Quel rang occupe la MTEV parmi les maladies cardiovasculaires les plus fréquentes ?

Le troisième rang.

Quelle est l’incidence annuelle de la TVP pour 100 000 personnes ?

De 50 à 160 cas.

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