QCM : Introduction à la neuropsychologie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet central de la neuropsychologie ?

Analyser les troubles psychiques sans tenir compte de l’activité cérébrale
Étudier les liens entre le cerveau et les fonctions cognitives, comportementales et émotionnelles
Décrire les structures cérébrales sans examiner leurs liens avec le comportement
Étudier les fonctions corporelles en excluant les processus cognitifs et émotionnels

Étudier les liens entre le cerveau et les fonctions cognitives, comportementales et émotionnelles

Explication

La neuropsychologie examine comment l’activité cérébrale, ainsi que ses lésions ou dysfonctionnements, influence les fonctions cognitives, comportementales et émotionnelles. L’étude des structures cérébrales sans leurs liens avec le comportement ne couvre donc pas son objet central.

2. Un chercheur met en relation les symptômes observés chez des patients avec leurs lésions cérébrales, puis étudie le rôle des structures cérébrales dans le comportement sain. Quelle démarche adopte-t-il ?

Une approche linguistique qui analyse les troubles du langage sans étudier les structures cérébrales
Une démarche de psychologie expérimentale qui évalue l’apprentissage sans relier les symptômes aux lésions
Une démarche d’imagerie cérébrale qui observe l’activité du cerveau sans décrire les signes cliniques
Une approche neuropsychologique qui rapproche les perturbations et les lésions et examine aussi le comportement sain

Une approche neuropsychologique qui rapproche les perturbations et les lésions et examine aussi le comportement sain

Explication

L’approche neuropsychologique décrit les perturbations et leurs signes, relie les sémiologies aux lésions et étudie aussi le rôle des structures cérébrales dans le comportement sain. La psychologie expérimentale peut évaluer l’apprentissage, mais elle ne correspond pas à l’ensemble de cette démarche centrée sur les liens entre lésions et symptômes.

3. Pourquoi la neuropsychologie est-elle qualifiée de discipline pluridisciplinaire ?

Parce qu’elle rassemble les différentes branches de la psychologie, mais exclut les disciplines biologiques
Parce qu’elle associe l’imagerie cérébrale à l’anatomie, sans faire appel aux sciences du langage
Parce qu’elle mobilise des domaines comme la neurologie, la psychologie cognitive, la linguistique et l’intelligence artificielle
Parce qu’elle relève de la neurologie et écarte les apports des autres disciplines scientifiques

Parce qu’elle mobilise des domaines comme la neurologie, la psychologie cognitive, la linguistique et l’intelligence artificielle

Explication

La neuropsychologie mobilise notamment des disciplines biologiques, psychologiques et linguistiques, ainsi que l’intelligence artificielle. La réduire à la neurologie écarterait à tort plusieurs des domaines qui contribuent à son approche.

4. Quelle place l’imagerie cérébrale occupe-t-elle en neuropsychologie ?

Elle regroupe des techniques d’observation du cerveau en action et constitue le domaine majoritaire de la discipline
Elle regroupe des techniques d’observation des lésions après la mort et constitue un domaine secondaire de la discipline
Elle évalue les capacités d’apprentissage par des expériences et constitue le domaine majoritaire de la discipline
Elle décrit les altérations anatomiques sans observer le cerveau en action et constitue un domaine secondaire de la discipline

Elle regroupe des techniques d’observation du cerveau en action et constitue le domaine majoritaire de la discipline

Explication

L’imagerie cérébrale comprend des techniques qui permettent d’observer le cerveau en action et représente le domaine majoritaire de la neuropsychologie. L’évaluation expérimentale de l’apprentissage relève plutôt de la psychologie expérimentale et cognitive.

5. Que caractérise la neuropsychologie cognitive apparue en 1970 ?

L’observation en temps réel des aires cérébrales grâce à l’imagerie fonctionnelle
Le retour aux études de cas uniques et l’analyse des symptômes à partir de modèles de traitement de l’information
L’étude statistique de cohortes de soldats cérébrolésés afin d’établir des modèles standardisés
L’association entre une lésion frontale et une perturbation du langage chez un patient

Le retour aux études de cas uniques et l’analyse des symptômes à partir de modèles de traitement de l’information

Explication

La neuropsychologie cognitive remet à l’honneur les études de cas uniques et examine les symptômes au moyen de modèles de traitement de l’information. L’imagerie fonctionnelle en temps réel caractérise plutôt le développement de la neuropsychologie fonctionnelle dans les années 1980.

6. Par quel critère la surface neuronale est-elle comparée entre les cerveaux de différentes espèces ?

Par le nombre de noyaux présents dans le thalamus
Par le nombre et la profondeur des plissements cérébraux
Par la proportion de liquide céphalorachidien dans les ventricules
Par le degré d’irrigation des régions cérébrales au repos

Par le nombre et la profondeur des plissements cérébraux

Explication

La comparaison de la surface neuronale repose sur le nombre et la profondeur des plissements cérébraux. La quantité de liquide dans les ventricules concerne la circulation du LCR et ne sert pas à cette comparaison.

7. Quel rôle joue le polygone de Willis dans la vascularisation cérébrale ?

Il concentre le débit sanguin vers les zones cérébrales les plus actives afin d’accroître leur irrigation.
Il protège les artères cérébrales contre leur rupture en renforçant leurs parois.
Il relie plusieurs artères cérébrales en un cercle, dont la multiplicité rend l’AVC plus complexe à déclencher.
Il évacue le sang des ventricules cérébraux pour maintenir une pression intracrânienne stable.

Il relie plusieurs artères cérébrales en un cercle, dont la multiplicité rend l’AVC plus complexe à déclencher.

Explication

Le polygone de Willis est un cercle formé par le regroupement d’artères cérébrales, et leur multiplicité rend le déclenchement d’un AVC plus complexe. La répartition accrue du débit vers les zones actives décrit l’hétérogénéité de l’irrigation cérébrale, et non la fonction du polygone.

8. À quelle période les homoncules sensoriel et moteur de Penfield ont-ils été établis ?

À la fin du XIXe siècle, à partir d’observations de lésions
Dans les années 1970, avec l’imagerie cérébrale fonctionnelle
Dans les années 1950, à partir de stimulations cérébrales
Au début du XXe siècle, lors des premières cartographies corticales

Dans les années 1950, à partir de stimulations cérébrales

Explication

Le matériel présente les homoncules de Penfield, mais ne précise pas à quelle période ils ont été établis. Les années 1950 ne peuvent donc pas être retenues comme une date attestée par les éléments fournis.

9. En quoi le thalamus et l’hypothalamus diffèrent-ils principalement dans leurs fonctions ?

Le thalamus contrôle les organes végétatifs et les comportements de survie, tandis que l’hypothalamus filtre les informations sensorielles pour leur interprétation.
Le thalamus gère les émotions par le circuit de Papez, tandis que l’hypothalamus transmet les informations sensorielles aux aires primaires.
Le thalamus forme les souvenirs déclaratifs et épisodiques, tandis que l’hypothalamus coordonne la motricité complexe et l’équilibre.
Le thalamus filtre les informations sensorielles et les redistribue aux aires primaires, tandis que l’hypothalamus participe aux comportements motivés et à la régulation hormonale.

Le thalamus filtre les informations sensorielles et les redistribue aux aires primaires, tandis que l’hypothalamus participe aux comportements motivés et à la régulation hormonale.

Explication

Le thalamus joue un rôle de relais et de filtrage sensoriel, alors que l’hypothalamus participe notamment aux comportements motivés, aux fonctions hormonales et aux organes végétatifs. L’option qui attribue au thalamus le contrôle des organes végétatifs et à l’hypothalamus le filtrage sensoriel inverse leurs fonctions principales.

10. Quelle conséquence peut avoir une obstruction des canaux du liquide céphalorachidien si elle persiste ?

Une diminution du liquide cérébral qui provoque une désorientation sans atteinte cognitive durable
Une baisse de pression cérébrale qui dilate les artères et améliore les fonctions cognitives
Une compression directe de l’hippocampe qui entraîne une amnésie sans modifier la pression
Une accumulation de liquide qui accroît la pression cérébrale et peut altérer les fonctions cognitives

Une accumulation de liquide qui accroît la pression cérébrale et peut altérer les fonctions cognitives

Explication

L’obstruction peut provoquer une accumulation de liquide, une augmentation de la pression cérébrale et des atteintes cognitives, voire la mort si le dysfonctionnement persiste. La compression de l’hippocampe est plutôt citée parmi les effets possibles d’une tumeur, et non comme conséquence directe de l’obstruction des canaux du liquide céphalorachidien.

11. Après une lésion bilatérale du lobe temporal interne, un patient a beaucoup de difficulté à former de nouveaux souvenirs, mais ses souvenirs anciens sont moins touchés. Quel profil correspond le mieux à cette situation ?

Une amnésie rétrograde et antérograde massives accompagnées de confabulation
Une amnésie fonctionnelle sans lésion cérébrale apparente accompagnée d’une mémoire préservée
Une amnésie antérograde massive accompagnée d’une amnésie rétrograde modérée
Une amnésie rétrograde massive accompagnée d’une amnésie antérograde modérée

Une amnésie antérograde massive accompagnée d’une amnésie rétrograde modérée

Explication

Une atteinte bilatérale du lobe temporal interne est associée au syndrome amnésique bi-hippocampique, caractérisé par une amnésie antérograde massive et une amnésie rétrograde généralement modérée. Le profil avec les deux amnésies massives et une confabulation correspond plutôt au syndrome diencéphalique.

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Que relie la neuropsychologie aux fonctions cognitives, comportementales et émotionnelles ?

Le cerveau et ces fonctions.

Quelles disciplines la neuropsychologie mobilise-t-elle ?

La neurologie, l’anatomie, l’histologie, la psychophysiologie, la psychologie expérimentale et cognitive, la linguistique et l’intelligence artificielle.

Que permet d’observer l’imagerie cérébrale, domaine majoritaire de la neuropsychologie ?

Le cerveau en action.

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