QCM : Tuberculose : diagnostic et prise en charge — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit correctement la tuberculose et son agent responsable ?

C’est une maladie parasitaire chronique, principalement transmise par voie cutanée.
C’est une infection virale contagieuse, principalement transmise par voie digestive.
C’est une maladie bactérienne contagieuse, principalement transmise par voie aérienne.
C’est une infection fongique localisée, principalement transmise par voie sanguine.

C’est une maladie bactérienne contagieuse, principalement transmise par voie aérienne.

Explication

La tuberculose est une maladie contagieuse provoquée par des mycobactéries du groupe tuberculosis et transmise principalement par voie aérienne. La confusion avec une infection virale est incorrecte, car l’agent responsable est une bactérie.

2. Lequel de ces microorganismes appartient au groupe Mycobacterium tuberculosis ?

Corynebacterium diphtheriae
Mycobacterium leprae
Streptococcus pneumoniae
Mycobacterium africanum

Mycobacterium africanum

Explication

Mycobacterium africanum fait partie du groupe Mycobacterium tuberculosis, avec notamment M. tuberculosis et M. bovis. Les autres microorganismes proposés appartiennent à d’autres groupes bactériens.

3. Quelle combinaison décrit le mieux les bacilles du groupe tuberculosis ?

Non colorables, intracellulaires, aérobies facultatifs et à croissance lente
BAAR, intracellulaires, strictement aérobies et à croissance lente
BAAR, extracellulaires, anaérobies et à croissance rapide
Non colorables, extracellulaires, anaérobies et à croissance rapide

BAAR, intracellulaires, strictement aérobies et à croissance lente

Explication

Ces bacilles sont des BAAR, peuvent vivre à l’intérieur des cellules, sont strictement aérobies et se multiplient lentement. Le préfixe « myco » ne signifie pas qu’il s’agit de champignons : les mycobactéries sont des bactéries.

4. Combien de cas de tuberculose ont été déclarés en France en 2023, selon les données indiquées ?

1 306 cas, soit 4,6 cas pour 100 000 habitants
10 600 cas, soit 13,3 cas pour 100 000 habitants
43 060 cas, soit 64 cas pour 100 000 habitants
4 306 cas, soit 6,4 cas pour 100 000 habitants

4 306 cas, soit 6,4 cas pour 100 000 habitants

Explication

En France, 4 306 cas ont été déclarés en 2023, ce qui correspondait à 6,4 cas pour 100 000 habitants. Les autres couples de chiffres ne correspondent pas aux données françaises fournies.

5. Quelle situation correspond à l’épidémiologie mondiale de la tuberculose en 2022 ?

10,6 millions de nouveaux cas et 1,3 million de décès
13,3 millions de nouveaux cas et 10,6 millions de décès
6,4 millions de nouveaux cas et 430 000 décès
1,3 million de nouveaux cas et 10,6 millions de décès

10,6 millions de nouveaux cas et 1,3 million de décès

Explication

Dans le monde, 10,6 millions de nouveaux cas ont été recensés en 2022, avec 1,3 million de décès. Les autres propositions inversent ou modifient les principaux indicateurs épidémiologiques.

6. Dans quelle situation la transmission de la tuberculose est-elle particulièrement favorisée ?

Lorsqu’un patient atteint d’une forme pulmonaire ou laryngée émet des gouttelettes aérosolisées contenant beaucoup de BAAR.
Lorsqu’un patient atteint d’une forme digestive libère des bactéries dans l’eau potable.
Lorsqu’une personne porteuse d’une forme cutanée transmet des bactéries par contact avec une surface contaminée.
Lorsqu’une personne infectée transmet l’agent par une piqûre d’insecte après une incubation de quelques jours.

Lorsqu’un patient atteint d’une forme pulmonaire ou laryngée émet des gouttelettes aérosolisées contenant beaucoup de BAAR.

Explication

La transmission est respiratoire et implique surtout des patients atteints de tuberculose pulmonaire ou laryngée, notamment lorsque les crachats sont fortement bacillifères ou qu’une caverne est présente. Les formes cutanées, digestives et la transmission vectorielle ne correspondent pas au mécanisme décrit.

7. Après une primo-infection tuberculeuse, quelle évolution survient chez la majorité des patients ?

Le développement d’une tuberculose maladie symptomatique
Une progression immédiate vers une forme extra-pulmonaire
Une transmission systématique de l’infection à l’entourage
Une évolution favorable sans tuberculose maladie

Une évolution favorable sans tuberculose maladie

Explication

Après une primo-infection, 90 % des patients évoluent favorablement, tandis que 10 % développent une tuberculose maladie. La primo-infection est donc distincte d’une évolution pathologique déclarée.

8. Quel ensemble de signes évoque le plus une tuberculose pulmonaire ?

Rhinite aiguë, prurit diffus, diarrhée brève et douleur articulaire isolée
Dysurie, douleur lombaire, jaunisse et œdème des membres inférieurs
Céphalée brutale, paralysie faciale, éruption vésiculeuse et otalgie
Toux chronique, hémoptysies, fièvre, sueurs nocturnes et altération de l’état général

Toux chronique, hémoptysies, fièvre, sueurs nocturnes et altération de l’état général

Explication

La tuberculose pulmonaire peut associer une toux chronique, des hémoptysies, une dyspnée, des douleurs thoraciques, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une altération de l’état général. Les autres ensembles de signes ne regroupent pas les manifestations pulmonaires caractéristiques décrites.

9. Quelle proportion des cas de tuberculose correspond aux formes extra-pulmonaires en France ?

Environ 10 % des cas
Environ 75 % des cas
Environ 25 % des cas
Environ 50 % des cas

Environ 25 % des cas

Explication

Les formes extra-pulmonaires représentent environ 25 % des cas de tuberculose en France. L’atteinte pulmonaire reste la forme principalement contagieuse, mais elle ne correspond pas à cette proportion extra-pulmonaire.

10. Laquelle de ces localisations appartient aux formes extra-pulmonaires de la tuberculose ?

La localisation sinusale
La localisation ganglionnaire
La localisation pancréatique
La localisation thyroïdienne

La localisation ganglionnaire

Explication

Les localisations extra-pulmonaires comprennent notamment les atteintes ganglionnaire, osseuse, méningée, pleurale et péricardique. Les localisations sinusale, pancréatique et thyroïdienne ne figurent pas parmi les principales localisations décrites.

11. Quelle étape ouvre la démarche diagnostique devant une suspicion de tuberculose ?

Le bilan ophtalmologique et la sérologie VIH
L’antibiogramme et la culture des prélèvements
La biopsie ganglionnaire et l’analyse anatomopathologique
L’interrogatoire et l’examen clinique

L’interrogatoire et l’examen clinique

Explication

La démarche commence par l’interrogatoire et l’examen clinique, qui recherchent les antécédents, un contage, les voyages et différents signes cliniques. Les examens microbiologiques, biologiques ou anatomopathologiques interviennent ensuite selon le contexte.

12. Quelle association décrit correctement les étapes de la preuve microbiologique de la tuberculose ?

Numération sanguine, échographie et test cutané
Examen direct, culture et antibiogramme des prélèvements
Examen ophtalmologique, biopsie et électrocardiogramme
Sérologie, radiographie et dosage de la protéine C réactive

Examen direct, culture et antibiogramme des prélèvements

Explication

La preuve microbiologique repose sur la recherche de BAAR dans les prélèvements respiratoires, avec examen direct, colorations, culture et antibiogramme. La culture et l’antibiogramme sont plus longs que l’examen direct, qui fournit un résultat plus rapide.

13. Chez un patient pouvant expectorer, quelle stratégie de prélèvement respiratoire est recommandée en première intention ?

Une fibroscopie bronchique programmée avant tout crachat
Trois tubages gastriques réalisés le même matin
Un crachat unique recueilli après six heures de jeûne
Trois crachats, un par jour pendant trois jours

Trois crachats, un par jour pendant trois jours

Explication

La stratégie recommandée consiste à recueillir trois crachats, à raison d’un par jour pendant trois jours. Les tubages gastriques et la fibroscopie bronchique constituent des alternatives lorsque les crachats spontanés sont impossibles.

14. Lequel de ces examens appartient au bilan pré-thérapeutique d’une tuberculose ?

Une épreuve d’effort cardiovasculaire
Une exploration de la vision des couleurs
Une radiographie dentaire complète
Une mesure isolée de la pression artérielle

Une exploration de la vision des couleurs

Explication

Le bilan pré-thérapeutique comprend notamment un examen ophtalmologique avec évaluation de la vision des couleurs, ainsi que des bilans sanguins et une sérologie VIH avec l’accord du patient. Les autres examens proposés ne constituent pas des éléments caractéristiques de ce bilan.

15. Quel schéma correspond au traitement standard de six mois de la tuberculose maladie ?

Quatre mois de quadrithérapie puis deux mois de bithérapie
Six mois de bithérapie sans phase initiale renforcée
Un mois de quadrithérapie puis cinq mois de monothérapie
Deux mois de quadrithérapie puis quatre mois de bithérapie

Deux mois de quadrithérapie puis quatre mois de bithérapie

Explication

Le traitement standard associe rifampicine, isoniazide, pyrazinamide et ethambutol pendant deux mois, puis rifampicine et isoniazide pendant quatre mois. La quadrithérapie correspond donc à la phase initiale, tandis que la bithérapie constitue la phase de continuation.

16. Quel effet indésirable est particulièrement associé à l’isoniazide et peut être prévenu par la vitamine B6 ?

Une crise de goutte aiguë
Une neurotoxicité périphérique
Une névrite optique
Une coloration orange des urines

Une neurotoxicité périphérique

Explication

L’isoniazide expose à une neurotoxicité, prévenue par l’administration de vitamine B6, en plus de son risque hépatotoxique. La névrite optique est surtout associée à l’ethambutol, tandis que la crise de goutte est liée au pyrazinamide.

17. Quel effet attendu doit être expliqué à un patient traité par rifampicine ?

Une hémorragie digestive liée au traitement
Une coloration bleue des sécrétions urinaires
Une coloration orange des liquides biologiques
Une perte irréversible de la vision centrale

Une coloration orange des liquides biologiques

Explication

La rifampicine peut colorer les liquides biologiques en orange, ce qui constitue un effet attendu du traitement. Cette coloration ne traduit pas une hémorragie, contrairement à l’interprétation erronée proposée par une autre réponse.

18. Quelle mesure doit être appliquée dès la suspicion diagnostique d’une tuberculose contagieuse ?

Une hospitalisation en chambre commune avec simple hygiène des mains
Une précaution gouttelettes avec visière et porte ouverte
Un isolement contact avec masque chirurgical et chambre partagée
Un isolement respiratoire de type air avec FFP2, chambre seule et porte fermée

Un isolement respiratoire de type air avec FFP2, chambre seule et porte fermée

Explication

Dès la suspicion, la transmission aérienne impose un isolement de type air avec masque FFP2, chambre seule avec sas et porte fermée. Une précaution gouttelettes avec masque chirurgical ne fournit pas le niveau de protection requis contre les aérosols tuberculeux.

19. Quelle association décrit correctement les obligations de contrôle liées à la tuberculose ?

Une déclaration obligatoire, un suivi au CLAT et une enquête auprès des personnes exposées
Une déclaration au CLAT, un suivi radiologique et une enquête auprès des soignants
Une déclaration à l’hôpital, un suivi vaccinal et une enquête auprès des personnes symptomatiques
Une déclaration à la mairie, un suivi biologique et une enquête auprès des voyageurs

Une déclaration obligatoire, un suivi au CLAT et une enquête auprès des personnes exposées

Explication

La tuberculose doit faire l’objet d’une déclaration obligatoire, d’un suivi au CLAT et d’une enquête autour du cas index. Cette enquête concerne les personnes exposées, tandis que la déclaration obligatoire porte sur la maladie elle-même.

20. Dans quelle situation l’isolement respiratoire peut-il être levé chez un patient traité pour tuberculose ?

Lorsque les crachats sont négatifs après deux semaines de traitement
Lorsque la radiographie montre une amélioration après un mois
Lorsque la toux diminue après une semaine de traitement
Lorsque la fièvre disparaît après trois jours de traitement

Lorsque les crachats sont négatifs après deux semaines de traitement

Explication

La levée de l’isolement est possible lorsque les crachats deviennent négatifs après deux semaines de traitement. La disparition de la fièvre ou la diminution de la toux ne suffit pas à établir la négativité microbiologique.

21. Quelle caractéristique distingue l’infection tuberculeuse latente de la tuberculose maladie ?

Elle résulte d’une vaccination récente, mais ne comporte aucun risque ultérieur
Elle correspond à une maladie active, mais reste limitée aux voies respiratoires
Elle provoque des signes cliniques, mais ne nécessite pas de traitement préventif
Elle est asymptomatique, mais doit être traitée pour prévenir une évolution vers la maladie

Elle est asymptomatique, mais doit être traitée pour prévenir une évolution vers la maladie

Explication

L’infection tuberculeuse latente ne provoque pas de symptômes, mais son traitement vise à empêcher son évolution vers une tuberculose maladie. La tuberculose maladie s’exprime cliniquement, ce qui constitue la confusion principale avec la forme latente.

22. Quel schéma thérapeutique correspond au traitement de l’infection tuberculeuse latente ?

Isoniazide-pyrazinamide pendant deux mois ou rifampicine seule pendant douze mois
Rifampicine-éthambutol pendant trois mois ou isoniazide seul pendant neuf mois
Isoniazide-rifampicine pendant trois mois ou isoniazide seul pendant six mois
Isoniazide-rifampicine pendant six mois ou rifampicine seule pendant trois mois

Isoniazide-rifampicine pendant trois mois ou isoniazide seul pendant six mois

Explication

Deux schémas sont proposés : l’association isoniazide-rifampicine pendant trois mois ou l’isoniazide seul pendant six mois. La durée de trois mois concerne l’association, et non l’isoniazide utilisé seul.

23. Quelle modalité correspond à la réalisation de l’intradermoréaction à la tuberculine ?

Injecter 1 ml puis lire la réaction à 24 heures
Injecter 0,5 ml puis lire la réaction à 48 heures
Injecter 0,1 ml puis lire la réaction à 7 jours
Injecter 0,1 ml puis lire la réaction à 72 heures

Injecter 0,1 ml puis lire la réaction à 72 heures

Explication

L’intradermoréaction utilise une injection de 0,1 ml de tuberculine, avec une lecture réalisée 72 heures plus tard. Les autres volumes ou délais ne correspondent pas à la procédure décrite.

24. Chez une personne vaccinée depuis moins de dix ans, quel résultat d’IDR évoque une infection tuberculeuse latente ?

Une induration supérieure à 10 mm après une vaccination récente
Une induration supérieure à 15 mm ou une réaction phlycténulaire
Une induration supérieure à 20 mm uniquement en cas de symptômes
Une induration supérieure à 5 mm sans autre élément clinique

Une induration supérieure à 15 mm ou une réaction phlycténulaire

Explication

Chez une personne vaccinée depuis moins de dix ans, une induration supérieure à 15 mm ou une réaction phlycténulaire évoque une infection latente. Le seuil de 10 mm concerne notamment les sujets non vaccinés ou vaccinés depuis plus de dix ans.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Tuberculose : diagnostic et prise en charge.

Qu'est-ce que la tuberculose ?

Une maladie contagieuse due à des mycobactéries du groupe tuberculosis.

Comment se transmet principalement la tuberculose ?

Par voie aérienne.

Quels mycobactéries comprend le groupe Mycobacterium tuberculosis ?

Mycobacterium tuberculosis, Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Tuberculose : diagnostic et prise en charge.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM
QCM : Tuberculose : diagnostic et prise en charge — 24 questions | Revizly