QCM : Vieillissement et programme ICOPE (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels facteurs contribuent au vieillissement démographique ?

L’allongement de la durée de vie, la hausse de la fécondité et la diminution des générations âgées
L’arrivée des générations du baby-boom aux âges élevés, la baisse de la fécondité et l’allongement de la durée de vie
La hausse de la fécondité, la baisse de l’espérance de vie et le départ des générations nombreuses
Le recul du baby-boom, la hausse de la fécondité et la diminution de la durée de vie

L’arrivée des générations du baby-boom aux âges élevés, la baisse de la fécondité et l’allongement de la durée de vie

Explication

Le vieillissement démographique est favorisé par l’arrivée des générations du baby-boom aux âges élevés, la baisse de la fécondité et l’allongement de la durée de vie. L’augmentation de la fécondité évoquée dans une autre réponse ne fait pas partie des facteurs décrits.

2. Quel enjeu central accompagne l’allongement de la vie au XXIe siècle ?

Faire en sorte que les années supplémentaires soient vécues en bonne santé et sans dépendance
Réduire les années vécues après l’apparition des maladies chroniques
Reporter l’accès aux soins jusqu’à la perte d’autonomie
Accroître la durée de vie en acceptant une dépendance plus précoce

Faire en sorte que les années supplémentaires soient vécues en bonne santé et sans dépendance

Explication

L’enjeu est que les années supplémentaires soient vécues en bonne santé et sans dépendance. Accepter une dépendance plus précoce va à l’encontre de cet objectif.

3. Quel âge chronologique est retenu comme seuil pour considérer une personne comme âgée dans la définition de l’OMS présentée ?

À partir de 60 ans
À partir de 75 ans
À partir de 65 ans
À partir de 70 ans

À partir de 60 ans

Explication

La définition de l’OMS présentée fixe à 60 ans le seuil de l’âge chronologique. Les différences biologiques entre personnes du même âge concernent leurs trajectoires, et ne modifient pas ce seuil.

4. Deux personnes du même âge chronologique peuvent-elles suivre des trajectoires de vieillissement différentes ?

Non, car les différences de trajectoire dépendent du seuil d’âge retenu
Oui, mais uniquement si elles appartiennent à des générations différentes
Oui, leur biologie peut contribuer à des trajectoires différentes
Non, leur âge chronologique détermine une trajectoire identique

Oui, leur biologie peut contribuer à des trajectoires différentes

Explication

La biologie peut expliquer pourquoi deux personnes ayant le même âge chronologique suivent des trajectoires différentes. Un âge identique ne garantit donc pas une évolution identique.

5. Comment se caractérise cliniquement la fragilité ?

Par une perte définitive d’autonomie qui nécessite une assistance quotidienne
Par une diminution des réserves physiologiques et des capacités d’adaptation au stress
Par une augmentation des réserves physiologiques et de l’adaptation au stress
Par de hautes réserves physiologiques associées à une autonomie totale

Par une diminution des réserves physiologiques et des capacités d’adaptation au stress

Explication

La fragilité est un syndrome clinique marqué par la diminution des réserves physiologiques et des capacités d’adaptation au stress. La perte définitive d’autonomie correspond à la dépendance, et non à la définition de la fragilité.

6. Une personne reste autonome, mais présente un risque accru de chute et un état considéré comme réversible : quelle situation cela décrit-il ?

La dépendance
La fragilité
La robustesse
La perte définitive d’autonomie

La fragilité

Explication

La fragilité peut laisser la personne autonome tout en augmentant son risque de chute, et elle est décrite comme réversible. La dépendance, au contraire, correspond à une perte définitive d’autonomie nécessitant une assistance quotidienne.

7. Quelle situation correspond à la dépendance ?

De hautes réserves physiologiques associées à une autonomie totale
Une perte définitive d’autonomie qui nécessite une assistance quotidienne
Une diminution réversible des réserves avec maintien de l’autonomie
Un risque accru de chute sans perte définitive d’autonomie

Une perte définitive d’autonomie qui nécessite une assistance quotidienne

Explication

La dépendance désigne une perte définitive d’autonomie qui nécessite une assistance quotidienne. Une diminution réversible des réserves avec maintien de l’autonomie caractérise plutôt la fragilité.

8. Pourquoi la fragilité représente-t-elle une fenêtre d’opportunité clinique ?

Parce qu’elle indique que la perte d’autonomie est déjà définitive et requiert une assistance quotidienne
Parce qu’une intervention peut tenter d’inverser la trajectoire avant l’apparition de la dépendance
Parce qu’elle marque le moment où l’autonomie totale est rétablie sans intervention
Parce qu’elle garantit le retour à de hautes réserves physiologiques après une chute

Parce qu’une intervention peut tenter d’inverser la trajectoire avant l’apparition de la dépendance

Explication

La fragilité offre une occasion d’intervenir pour tenter d’inverser la trajectoire avant l’installation de la dépendance. Elle ne signifie pas que le retour à de hautes réserves est garanti.

9. Quel ensemble d’objectifs caractérise le changement de paradigme de l’OMS pour 2021-2030 ?

Renforcer le dépistage médical, limiter l’adaptation des environnements et réserver le soutien aux personnes déjà dépendantes
Combattre l’âgisme, adapter les environnements, intégrer les soins aux priorités de la personne et soutenir des soins de longue durée dignes ainsi que les proches aidants
Réduire les consultations spécialisées, privilégier les traitements hospitaliers et confier l’accompagnement aux seuls proches
Prévenir les maladies aiguës, développer les établissements spécialisés et uniformiser les soins sans tenir compte des priorités personnelles

Combattre l’âgisme, adapter les environnements, intégrer les soins aux priorités de la personne et soutenir des soins de longue durée dignes ainsi que les proches aidants

Explication

Ce paradigme associe la lutte contre l’âgisme, l’adaptation des environnements, des soins centrés sur les priorités de la personne et un accompagnement digne des soins de longue durée, avec un soutien aux aidants. Réduire l’accompagnement aux proches néglige notamment la responsabilité des systèmes de soins et l’adaptation des environnements.

10. Une équipe veut appliquer le nouveau mot d’ordre de l’OMS pour prévenir la perte d’autonomie : à quel moment devrait-elle intervenir ?

Avant que la perte d’autonomie ou une chute ne survienne
Au moment où les activités quotidiennes ne peuvent plus être réalisées sans aide
Lorsque la dépendance est installée et qu’un accompagnement durable devient nécessaire
Après une chute, lorsque ses conséquences fonctionnelles sont établies

Avant que la perte d’autonomie ou une chute ne survienne

Explication

Le mot d’ordre est d’intervenir en amont, avant la perte d’autonomie ou la chute. Attendre qu’une chute se soit produite revient précisément à intervenir après l’événement que cette approche cherche à anticiper.

11. Que désigne le sigle ICOPE dans le contexte de l’OMS ?

Un dispositif national de financement des établissements pour personnes âgées
Une méthode de dépistage des maladies aiguës chez les adultes actifs
Un protocole hospitalier de réadaptation après une perte d’autonomie
Une démarche mondiale de soins intégrés pour les personnes âgées

Une démarche mondiale de soins intégrés pour les personnes âgées

Explication

ICOPE signifie « Integrated Care for Older People », soit « soins intégrés pour les personnes âgées », et désigne une démarche mondiale de l’OMS. Un protocole hospitalier de réadaptation ne rendrait pas compte de cette portée mondiale ni de l’idée de soins intégrés.

12. Quel est l’objectif d’ICOPE lorsqu’une personne présente des signes précoces de fragilité ?

Repérer tôt le déclin fonctionnel et les fragilités, puis organiser un accompagnement coordonné
Remplacer l’évaluation de la personne par un programme identique pour tous les participants
Traiter une maladie aiguë prioritaire avant d’évaluer les capacités dans la vie quotidienne
Confirmer une dépendance déjà installée avant d’orienter la personne vers un établissement

Repérer tôt le déclin fonctionnel et les fragilités, puis organiser un accompagnement coordonné

Explication

ICOPE vise le dépistage précoce du déclin fonctionnel, le repérage des fragilités avant la dépendance et la construction d’un accompagnement coordonné. Attendre une dépendance déjà installée va à l’encontre de cette logique d’anticipation.

13. Quel profil correspond aux critères d’inclusion présentés pour ICOPE ?

Une personne de moins de 60 ans qui reste autonome dans les activités de la vie quotidienne
Une personne âgée d’au moins 75 ans, quel que soit son niveau d’autonomie au quotidien
Une personne âgée d’au moins 60 ans qui a besoin d’aide pour les activités de la vie quotidienne
Une personne âgée d’au moins 60 ans qui reste autonome dans les activités de la vie quotidienne

Une personne âgée d’au moins 60 ans qui reste autonome dans les activités de la vie quotidienne

Explication

Les critères présentés associent un âge d’au moins 60 ans et l’autonomie dans les activités de la vie quotidienne. Une personne dépendante ne répond pas au critère d’autonomie, même si elle a atteint l’âge requis.

14. Lorsqu’une anomalie est détectée au dépistage dans le parcours ICOPE, quelle séquence décrit correctement les étapes suivantes ?

Évaluation gériatrique standardisée, orientation vers un établissement, suivi médical, puis dépistage par les proches aidants
Évaluation gériatrique standardisée, plan personnalisé co-construit avec le médecin, fléchage et suivi du parcours, puis implication de la collectivité et soutien aux aidants
Plan personnalisé co-construit avec le médecin, dépistage répété, orientation vers la collectivité, puis évaluation gériatrique standardisée
Fléchage du parcours, soutien aux aidants, évaluation gériatrique standardisée, puis plan d’intervention défini par l’équipe

Évaluation gériatrique standardisée, plan personnalisé co-construit avec le médecin, fléchage et suivi du parcours, puis implication de la collectivité et soutien aux aidants

Explication

Après le dépistage et le monitorage, une anomalie mène à une évaluation gériatrique standardisée, puis à un plan personnalisé co-construit avec le médecin, au fléchage et au suivi, et enfin à l’implication de la collectivité et au soutien des aidants. Commencer par le plan personnalisé avant l’évaluation inverse l’ordre prévu du parcours.

15. À quel intervalle le dépistage et le monitorage de l’étape 1 du parcours ICOPE sont-ils réalisés ?

Tous les 1 à 2 mois
Tous les 4 à 6 mois
Tous les 8 à 10 mois
Tous les 12 à 18 mois

Tous les 4 à 6 mois

Explication

Le dépistage et le monitorage de l’étape 1 sont réalisés tous les 4 à 6 mois. Un intervalle de 1 à 2 mois est plus rapproché que la périodicité indiquée.

16. Quelles capacités sont évaluées dans le dépistage ICOPE ?

La mémoire, l’équilibre, le sommeil, la vision, l’audition et l’autonomie
La mémoire, la mobilité, la nutrition, la vision, l’audition et l’humeur
La mobilité, la nutrition, la douleur, la vision, l’audition et le langage
La mémoire, la mobilité, la nutrition, le toucher, l’audition et l’humeur

La mémoire, la mobilité, la nutrition, la vision, l’audition et l’humeur

Explication

Le dépistage ICOPE porte sur six capacités : cognition, mobilité, vitalité liée à la nutrition, vision, audition et santé psychologique liée à l’humeur. L’équilibre, le sommeil et l’autonomie peuvent être importants en santé, mais ne remplacent pas les capacités de cette liste.

17. Quel outil est associé au dépistage de la nutrition dans ICOPE ?

Le questionnaire PHQ-9
Le test SPPB
Le questionnaire MNA
Le test E de Snellen

Le questionnaire MNA

Explication

Le MNA est l’outil associé au dépistage de la nutrition. Le SPPB évalue la mobilité, le test E de Snellen la vision et le PHQ-9 l’humeur.

18. Lors d’un test de lever de chaise, quel résultat déclenche une alerte ?

La personne termine cinq levers, mais reste debout moins de 30 secondes
La personne met moins de 14 secondes mais utilise ses bras pour se relever
La personne met plus de 10 secondes ou demande une pause avant le test
La personne met plus de 14 secondes ou ne parvient pas à réaliser le test

La personne met plus de 14 secondes ou ne parvient pas à réaliser le test

Explication

Une alerte est déclenchée si le lever de chaise prend plus de 14 secondes ou si la personne ne peut pas effectuer le test. Un résultat inférieur à ce seuil ne déclenche pas l’alerte décrite, même si l’usage des bras peut concerner le protocole du test.

19. Quel résultat du dépistage MNA constitue un critère d’alerte nutritionnelle ?

Une perte de poids involontaire de plus de 2 kg en six mois ou une sensation de fatigue après les repas
Une prise de poids de plus de 3 kg en trois mois ou une augmentation de l’appétit ressentie
Une perte de poids volontaire de plus de 3 kg en trois mois ou une difficulté à préparer les repas
Une perte de poids involontaire de plus de 3 kg en trois mois ou une perte d’appétit ressentie

Une perte de poids involontaire de plus de 3 kg en trois mois ou une perte d’appétit ressentie

Explication

Le MNA déclenche une alerte en cas de perte de poids involontaire supérieure à 3 kg au cours des trois derniers mois ou de perte d’appétit ressentie. Une perte de poids volontaire ne correspond pas au critère indiqué, contrairement à une perte involontaire.

20. Quel constat lors du dépistage cognitif déclenche une alerte ?

Une difficulté à entendre les trois mots ou une demande de parler plus fort
Une réponse tardive à une question sur l’humeur ou une perte d’intérêt récente
Une mauvaise réponse à la question d’orientation ou l’incapacité à rappeler les trois mots
Une hésitation à nommer un objet ou une difficulté à répéter une phrase entière

Une mauvaise réponse à la question d’orientation ou l’incapacité à rappeler les trois mots

Explication

Le dépistage cognitif déclenche une alerte en cas de mauvaise réponse à la question d’orientation ou d’incapacité à rappeler les trois mots. Une difficulté auditive peut gêner le test, mais elle ne constitue pas l’un des deux critères d’alerte cognitifs décrits.

21. Quelles réponses au PHQ-9 déclenchent une alerte lors du dépistage de l’humeur ?

Une réponse positive concernant la mémoire ou l’orientation, ou une difficulté à lire durant les deux dernières semaines
Une réponse positive concernant l’anxiété ou l’agitation, ou la perte de sommeil durant les trois derniers mois
Une réponse positive concernant la déprime ou le désespoir, ou la perte d’intérêt ou de plaisir durant les deux dernières semaines
Une réponse positive concernant la fatigue ou l’appétit, ou une baisse d’énergie durant les deux derniers jours

Une réponse positive concernant la déprime ou le désespoir, ou la perte d’intérêt ou de plaisir durant les deux dernières semaines

Explication

Le PHQ-9 interroge sur la déprime ou le désespoir et sur la perte d’intérêt ou de plaisir au cours des deux dernières semaines; une réponse positive à l’une de ces questions déclenche une alerte. Les difficultés de mémoire ou de lecture relèvent d’autres domaines de dépistage.

22. Lorsqu’une anomalie génère une alerte, quelle démarche permet de déclencher l’étape 2 ?

Envoyer les résultats à la pharmacie et demander à la personne de refaire le test ultérieurement
Transmettre un résumé PDF et orienter la personne vers son médecin traitant
Remettre les résultats directement à la personne et l’orienter vers un service d’urgence
Transmettre un compte rendu papier et orienter la personne vers un spécialiste hospitalier

Transmettre un résumé PDF et orienter la personne vers son médecin traitant

Explication

Après une alerte liée à une anomalie, le professionnel transmet un résumé PDF et oriente la personne vers son médecin traitant afin de déclencher l’étape 2. Une orientation directe vers un spécialiste hospitalier ne correspond pas au parcours indiqué.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Vieillissement et programme ICOPE.

Quels facteurs favorisent le vieillissement démographique ?

Le baby-boom arrivant aux âges élevés, la baisse de la fécondité et l’allongement de la durée de vie.

Quel est l’enjeu du XXIe siècle concernant les années supplémentaires ?

Qu’elles soient vécues en bonne santé et sans dépendance.

Selon l’OMS, à partir de quel âge une personne est-elle chronologiquement âgée ?

À partir de 60 ans.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Vieillissement et programme ICOPE.

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