QCM : Éducation et promotion de la santé (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment les deux volets de l’évaluation certificative se distinguent-ils par leur format et leur objectif ?

Le premier est à cahier fermé et porte sur les connaissances ; le second est à cahier ouvert et analyse une situation professionnelle.
Les deux volets sont à cahier ouvert et portent sur l’analyse de situations professionnelles.
Les deux volets sont à cahier fermé et évaluent les connaissances théoriques.
Le premier est à cahier ouvert et analyse une situation professionnelle ; le second est à cahier fermé et porte sur les connaissances.

Le premier est à cahier fermé et porte sur les connaissances ; le second est à cahier ouvert et analyse une situation professionnelle.

Explication

Le premier volet vérifie les connaissances sans cahier, tandis que le second permet l’analyse d’une situation professionnelle à cahier ouvert. Inverser les formats et les objectifs, comme le propose une autre possibilité, ne correspond pas à cette organisation.

2. Dans une analyse évaluée d’une situation professionnelle, quels éléments doivent être réunis ?

Une notion d’éducation à la santé et une notion d’anatomophysiologie, un élément favorable et un défavorable, ainsi que la distinction entre interventions biomédicales et éducatives et leur dimension multidisciplinaire.
Une notion d’anatomophysiologie et un élément défavorable, en regroupant les interventions biomédicales et éducatives dans une approche unique.
Une notion d’éducation à la santé et un élément favorable, avec une distinction entre interventions individuelles et interventions institutionnelles.
Deux notions d’anatomophysiologie, deux éléments favorables et une présentation des interventions biomédicales sans aborder les interventions éducatives.

Une notion d’éducation à la santé et une notion d’anatomophysiologie, un élément favorable et un défavorable, ainsi que la distinction entre interventions biomédicales et éducatives et leur dimension multidisciplinaire.

Explication

L’analyse doit intégrer les deux notions, identifier un facteur favorable et un facteur défavorable, et différencier les interventions biomédicales des éducatives en signalant leur multidisciplinarité. Une analyse qui regroupe ces interventions dans une approche unique manque la distinction demandée.

3. Que désigne la conception de la santé dite négative ?

La santé comprise comme la capacité à s’adapter aux changements du milieu.
La santé comprise comme l’absence de maladie.
La santé comprise comme la possibilité de fonctionner sans gêne dans son environnement.
La santé comprise comme un état de bien-être physique, mental et social.

La santé comprise comme l’absence de maladie.

Explication

La conception négative réduit la santé à l’absence de maladie. Le bien-être physique, mental et social relève de la définition de l’OMS, et non de cette conception.

4. Quelle définition de la santé l’OMS a-t-elle formulée en 1946 ?

Un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne se réduit pas à l’absence de maladie ou d’infirmité.
Une adaptation au milieu de vie et une capacité à faire face aux facteurs de l’environnement.
Un état physique et mental relativement exempt de gênes, permettant de fonctionner dans son milieu aussi longtemps que possible.
L’absence de maladie, sans référence aux dimensions mentale et sociale du bien-être.

Un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne se réduit pas à l’absence de maladie ou d’infirmité.

Explication

La définition de l’OMS inclut le bien-être physique, mental et social et précise que la santé ne se limite pas à l’absence de maladie ou d’infirmité. Cette dernière idée, présentée seule dans une autre réponse, correspond à la conception négative.

5. Quelle conception de la santé est associée à René Dubos ?

Une adaptation au milieu de vie et une capacité à répondre aux facteurs de l’environnement.
Un état physique et mental relativement exempt de gênes et de souffrances, qui permet de fonctionner aussi longtemps que possible dans son milieu.
Une absence de maladie qui définit la santé indépendamment du fonctionnement dans le milieu.
Un état de complet bien-être physique, mental et social, distinct de la seule absence de maladie ou d’infirmité.

Un état physique et mental relativement exempt de gênes et de souffrances, qui permet de fonctionner aussi longtemps que possible dans son milieu.

Explication

Pour René Dubos, la santé associe un état physique et mental relativement exempt de gêne à la possibilité de fonctionner dans son milieu. L’idée d’une adaptation aux facteurs environnementaux est la conception attribuée à Ivan Illich.

6. Dans la conception d’Ivan Illich, que révèle une réponse inadéquate au changement du milieu ?

La maladie, tandis que la santé correspond à l’adaptation au milieu et à la capacité d’affronter ses facteurs.
La santé, tandis que la maladie correspond à l’absence de bien-être social et mental.
La santé, tandis que la maladie correspond à l’absence de symptômes infectieux.
La maladie, tandis que la santé désigne l’absence de toute gêne physique ou mentale.

La maladie, tandis que la santé correspond à l’adaptation au milieu et à la capacité d’affronter ses facteurs.

Explication

Illich associe la santé à l’adaptation au milieu et la maladie à une réponse inadéquate au changement de celui-ci. L’absence de gêne physique ou mentale renvoie plutôt à la conception de Dubos.

7. Quel est le rôle principal des mesures d’hygiène ?

Traiter les maladies infectieuses après l’apparition de leurs symptômes.
Identifier les facteurs héréditaires à l’origine des maladies.
Améliorer le confort quotidien sans viser la prévention des maladies.
Prévenir les maladies infectieuses et, plus largement, l’apparition de maladies.

Prévenir les maladies infectieuses et, plus largement, l’apparition de maladies.

Explication

L’hygiène désigne des mesures de prévention visant les maladies infectieuses et, plus largement, l’apparition de maladies. Le traitement des symptômes concerne la prise en charge d’une maladie déjà présente, et non la définition de l’hygiène.

8. Quel changement a marqué l’école française en 1880 sous Jules Ferry ?

L’école est devenue obligatoire et réservée aux garçons, avec un enseignement centré sur la médecine.
L’école est devenue gratuite, laïque et obligatoire, et a servi à diffuser les règles d’hygiène.
L’école est devenue payante, confessionnelle et obligatoire, et a servi à former des médecins.
L’école est devenue gratuite, laïque et facultative, et a cessé de diffuser les règles d’hygiène.

L’école est devenue gratuite, laïque et obligatoire, et a servi à diffuser les règles d’hygiène.

Explication

En 1880, l’école devient gratuite, laïque et obligatoire sous Jules Ferry et contribue à diffuser les règles d’hygiène. La rendre facultative contredit le caractère obligatoire de cette réforme.

9. Dans une région où une maladie est présente de façon habituelle, sans propagation rapide récente, comment qualifie-t-on cette situation ?

Une incidence, caractérisée par le nombre de nouveaux cas durant une période donnée
Une endémie, caractérisée par une présence habituelle dans une zone ou une population
Une épidémie, caractérisée par une propagation rapide touchant de nombreuses personnes
Une pandémie, caractérisée par une extension à plusieurs continents ou à la planète

Une endémie, caractérisée par une présence habituelle dans une zone ou une population

Explication

Une endémie désigne la présence habituelle d’une maladie dans une région ou une population déterminée. Une épidémie correspond plutôt à une propagation rapide touchant simultanément de nombreuses personnes.

10. Une épidémie qui s’étend à la quasi-totalité de la population d’un ou de plusieurs continents est qualifiée de quoi ?

Une incidence, en raison du décompte des nouveaux cas pendant une période définie
Une endémie, en raison de sa présence habituelle dans une population déterminée
Une prévalence, en raison du décompte des cas présents à un moment donné
Une pandémie, en raison de son extension géographique à très grande échelle

Une pandémie, en raison de son extension géographique à très grande échelle

Explication

Une pandémie est une épidémie qui s’étend à la quasi-totalité d’une population d’un ou de plusieurs continents, voire de la planète. Une endémie désigne une présence habituelle dans une zone ou une population, sans impliquer cette extension géographique.

11. Pour comparer le nombre de nouveaux cas apparus pendant l’année dans deux populations, quelle mesure faut-il utiliser ?

Le syndrome, qui regroupe les signes et symptômes associés à une maladie
La prévalence, qui rassemble les cas nouveaux et anciens présents à un moment donné
L’incidence, qui dénombre les nouveaux cas observés pendant une période donnée
Le taux de mortalité, qui rapporte les décès annuels au nombre d’habitants

L’incidence, qui dénombre les nouveaux cas observés pendant une période donnée

Explication

L’incidence mesure le nombre de nouveaux cas observés pendant une période dans une population déterminée. La prévalence concerne plutôt l’ensemble des cas présents, nouveaux ou anciens, à un moment donné.

12. Une personne reçoit un traitement visant à soulager ses symptômes sans chercher à guérir la maladie : de quel type de prise en charge s’agit-il ?

De soins préventifs, qui visent à éviter l’apparition d’une maladie
D’une guérison, qui désigne l’issue recherchée plutôt que le type de soin apporté
De soins curatifs, dont l’objectif est de traiter la maladie pour obtenir la guérison
De soins palliatifs, qui constituent une forme de prise en charge sans se confondre avec la guérison

De soins palliatifs, qui constituent une forme de prise en charge sans se confondre avec la guérison

Explication

Les soins palliatifs font partie des prises en charge possibles et montrent que soigner ne signifie pas nécessairement guérir. Les soins curatifs visent plutôt à traiter la maladie dans l’objectif d’une guérison.

13. Dans la distinction entre handicap et invalidité, quelle caractéristique est associée à l’invalidité ?

Elle est présentée comme innée, contrairement au handicap présenté comme acquis
Elle est présentée comme acquise, contrairement au handicap présenté comme inné
Elle désigne une maladie professionnelle, contrairement au handicap qui désigne un accident du travail
Elle correspond à une prise en charge curative, contrairement au handicap qui relève des soins palliatifs

Elle est présentée comme acquise, contrairement au handicap présenté comme inné

Explication

Dans la distinction présentée, l’invalidité est dite acquise et le handicap est dit inné. L’inversion de ces deux caractéristiques constitue une confusion entre les notions.

14. Un système de soins concentre le diagnostic et le traitement sur un problème organique individuel, les médecins et l’hôpital, avec priorité au curatif : quel modèle décrit-il ?

Le modèle global, qui privilégie l’action du patient et l’éducation dans une approche ouverte
Le modèle global, qui considère les facteurs individuels, familiaux et environnementaux
Le modèle biomédical, centré sur le problème organique et la prise en charge médicale
Le modèle biomédical, qui place les dimensions sociales au même niveau que les dimensions somatiques

Le modèle biomédical, centré sur le problème organique et la prise en charge médicale

Explication

Le modèle biomédical conçoit la maladie comme un problème organique individuel et privilégie le diagnostic et le traitement médicaux, dans un système centré sur le médecin et l’hôpital. Le modèle global élargit l’analyse aux facteurs familiaux et environnementaux ainsi qu’aux dimensions humaines et sociales.

15. Pour comprendre l’état de santé d’une personne, une approche examine les facteurs individuels, familiaux et environnementaux tout en tenant compte des dimensions sociales : quel modèle adopte-t-elle ?

Le modèle biomédical, qui ramène la maladie à un problème organique touchant l’individu
Le modèle global, qui envisage la maladie comme un phénomène complexe sans négliger le somatique
Le modèle biomédical, qui intègre les facteurs familiaux et environnementaux comme dimensions centrales
Le modèle global, qui écarte l’analyse somatique au profit des facteurs sociaux

Le modèle global, qui envisage la maladie comme un phénomène complexe sans négliger le somatique

Explication

Le modèle global prend en compte les facteurs individuels, familiaux et environnementaux ainsi que les dimensions humaines et sociales, sans négliger le somatique. Le modèle biomédical centre davantage l’analyse sur le problème organique de l’individu.

16. Dans un parcours de santé où la personne participe aux décisions, bénéficie d’éducation et peut être accompagnée par une communauté et d’autres professionnels, quel modèle est illustré ?

Le modèle biomédical, qui privilégie l’éducation du patient et la collaboration avec la communauté
Le modèle biomédical, qui rend le patient passif et place le médecin au centre du système
Le modèle global, qui réserve les décisions aux médecins et concentre les soins à l’hôpital
Le modèle global, qui fait du patient un acteur de ses choix et ouvre le système à d’autres acteurs

Le modèle global, qui fait du patient un acteur de ses choix et ouvre le système à d’autres acteurs

Explication

Dans le modèle global, le patient est actif et acteur de ses choix, l’éducation a une place importante et le système s’ouvre à d’autres professionnels et à la communauté. Le modèle biomédical est plutôt associé à un patient passif et à un système centré sur le médecin et l’hôpital.

17. Comment définit-on la prophylaxie en santé ?

Un programme de réadaptation destiné à restaurer les capacités après une maladie
Un processus actif ou passif visant à prévenir l’apparition ou la propagation d’une maladie
Un ensemble de soins destiné à réduire les séquelles après l’évolution d’une maladie
Une démarche de dépistage visant à repérer les maladies avant l’apparition des symptômes

Un processus actif ou passif visant à prévenir l’apparition ou la propagation d’une maladie

Explication

La prophylaxie désigne une action, active ou passive, qui vise à empêcher l’apparition ou la propagation d’une maladie. Le dépistage relève plutôt d’une intervention de prévention secondaire.

18. Quels sont les trois niveaux de prévention en santé ?

La prévention sanitaire, la prévention éducative et la prévention thérapeutique
La prévention précoce, la prévention curative et la prévention réadaptative
La prévention individuelle, la prévention collective et la prévention institutionnelle
La prévention primaire, la prévention secondaire et la prévention tertiaire

La prévention primaire, la prévention secondaire et la prévention tertiaire

Explication

La classification distingue la prévention primaire, secondaire et tertiaire. Les catégories individuelle, collective et institutionnelle décrivent d’autres modalités d’intervention, et non les trois niveaux de prévention.

19. Une campagne de vaccination vise à empêcher l’apparition de nouveaux cas d’une maladie. De quel niveau de prévention s’agit-il ?

De la prévention tertiaire, qui vise à limiter les complications et les invalidités
De la prévention secondaire, qui cherche à réduire la durée d’évolution par le dépistage
De la prophylaxie passive, qui agit après l’apparition des symptômes de la maladie
De la prévention primaire, qui cherche à diminuer l’incidence en évitant de nouveaux cas

De la prévention primaire, qui cherche à diminuer l’incidence en évitant de nouveaux cas

Explication

La vaccination peut prévenir de nouveaux cas et relève donc de la prévention primaire, dont l’objectif est de diminuer l’incidence. Le dépistage, proposé ici comme prévention secondaire, vise à repérer une maladie plutôt qu’à empêcher son apparition.

20. Après une maladie, une personne suit un programme de réadaptation et prépare son retour à l’emploi. Quel est l’objectif de cette intervention ?

Repérer précocement la maladie afin de raccourcir sa durée d’évolution
Réduire les complications, les récidives et les invalidités fonctionnelles en aval de la maladie
Empêcher l’apparition de nouveaux cas dans la population grâce à des mesures préventives
Informer la population pour favoriser des choix de vie favorables à la santé

Réduire les complications, les récidives et les invalidités fonctionnelles en aval de la maladie

Explication

La prévention tertiaire intervient après l’apparition de la maladie pour limiter ses conséquences, notamment au moyen de la réadaptation et de la réinsertion. Le repérage précoce correspond plutôt à la prévention secondaire.

21. De quels modes d’intervention résulte la promotion de la santé ?

De la coordination des soins médicaux, de l’accompagnement social et de la réglementation
De l’articulation de la protection ou prophylaxie, de la prévention et de l’éducation
De l’association du dépistage, du traitement curatif et de la réadaptation
De la combinaison de l’information, de la surveillance épidémiologique et du diagnostic

De l’articulation de la protection ou prophylaxie, de la prévention et de l’éducation

Explication

La promotion de la santé articule protection ou prophylaxie, prévention et éducation. Le dépistage, le traitement curatif et la réadaptation sont des interventions pertinentes, mais ne constituent pas les trois modes d’intervention indiqués ici.

22. Quelle distinction caractérise la prévention et l’éducation en santé ?

La prévention cherche à éviter un risque pathologique, tandis que l’éducation considère globalement la santé et la personne
La prévention soutient la réflexion sur les valeurs, tandis que l’éducation encadre les risques par des règles
La prévention accompagne les choix de vie, tandis que l’éducation se limite à repérer les maladies
La prévention développe une vision globale de la personne, tandis que l’éducation cible un risque pathologique particulier

La prévention cherche à éviter un risque pathologique, tandis que l’éducation considère globalement la santé et la personne

Explication

La prévention se concentre sur l’évitement d’un risque pathologique, tandis que l’éducation adopte une approche globale de la santé et de la personne. La proposition qui attribue l’approche globale à la prévention inverse cette distinction.

23. Quel principe guide l’éducation en santé concernant la capacité des personnes à faire des choix ?

La personne peut décider de ses soins lorsque les professionnels ont évalué ses connaissances et ses comportements
Les choix de vie sont pertinents lorsqu’ils favorisent la santé individuelle, même sans considération pour autrui
La capacité de choisir dépend principalement de l’application des recommandations formulées par l’équipe éducative
Toute personne peut devenir capable d’effectuer et d’assumer ses choix de vie dans le respect des autres

Toute personne peut devenir capable d’effectuer et d’assumer ses choix de vie dans le respect des autres

Explication

L’éducation en santé reconnaît à toute personne la possibilité de développer la capacité à effectuer et à assumer ses choix de vie, avec respect et souci des autres. La simple application de recommandations ne correspond pas à cette visée d’autonomie.

24. Comment l’éducateur soutient-il l’appropriation de nouveaux éléments dans une démarche éducative en santé ?

Il transmet d’abord des consignes standardisées, puis vérifie leur mémorisation avant toute discussion
Il s’appuie sur les comportements observés pour imposer des intentions adaptées aux objectifs de santé
Il privilégie les informations médicales et reporte l’examen des valeurs et des émotions des personnes
Il accompagne la réflexion à partir des connaissances, croyances, représentations, valeurs et émotions des personnes

Il accompagne la réflexion à partir des connaissances, croyances, représentations, valeurs et émotions des personnes

Explication

L’éducateur part des connaissances, croyances, représentations, valeurs et émotions des individus pour accompagner leur réflexion et favoriser l’appropriation de nouveaux éléments. Une transmission standardisée suivie d’un contrôle de mémorisation ne décrit pas cette démarche d’accompagnement.

25. Une personne a l’intention de modifier une habitude favorable à sa santé, mais ne sait pas comment s’y prendre. Quel aspect la démarche éducative doit-elle aussi développer ?

La capacité à repérer les risques avant la formulation de toute intention
La mémorisation de recommandations sans mise en pratique de nouvelles capacités
La motivation à choisir un objectif, indépendamment des moyens de le réaliser
Les compétences nécessaires pour transformer l’intention en comportement

Les compétences nécessaires pour transformer l’intention en comportement

Explication

Le passage de l’intention au comportement requiert des compétences, qui font également partie du processus éducatif. La motivation ou l’intention ne suffit pas à elle seule à fournir les capacités nécessaires à la mise en pratique.

26. Quel objectif caractérise l’éducation pour la santé à l’échelle d’un groupe ou d’une communauté ?

Favoriser des changements bénéfiques que les personnes prennent elles-mêmes en charge
Uniformiser les pratiques de santé au moyen de consignes communes
Réduire les dépenses de santé par une limitation des consultations
Transmettre des connaissances médicales définies par les professionnels de santé

Favoriser des changements bénéfiques que les personnes prennent elles-mêmes en charge

Explication

L’éducation pour la santé vise des changements bénéfiques dont les individus eux-mêmes assument la prise en charge. La transmission de connaissances peut y contribuer, mais ne définit pas à elle seule son objectif.

27. Pourquoi le feedback est-il essentiel dans une démarche d’éducation pour la santé ?

Il permet au professionnel de transmettre davantage d’informations sans discussion
Il soutient un échange où les participants peuvent vérifier leur compréhension mutuelle
Il remplace l’analyse des besoins par une vérification des connaissances acquises
Il garantit que les participants adoptent les comportements recommandés

Il soutient un échange où les participants peuvent vérifier leur compréhension mutuelle

Explication

Le feedback fait partie d’une relation d’échange et de compréhension mutuelle, au-delà de la simple transmission de connaissances. Il ne garantit pas à lui seul l’adoption des comportements recommandés.

28. Que désigne la dissonance cognitive dans les interactions avec un groupe social ?

Une différence de vocabulaire qui empêche de transmettre un message
Un conflit entre des représentations qui se confrontent et se confortent
Une opposition entre les émotions des interlocuteurs et leurs comportements
Un désaccord entre les objectifs du groupe et les ressources disponibles

Un conflit entre des représentations qui se confrontent et se confortent

Explication

La dissonance cognitive correspond à un conflit entre des représentations qui se confrontent et se confortent au cours des interactions sociales. Une difficulté de vocabulaire relève plutôt d’un problème de communication.

29. Une personne adopte une conduite attendue, mais celle-ci reste en désaccord avec ses représentations personnelles : comment caractériser cette attitude ?

Elle transforme nécessairement les représentations du groupe social
Elle indique que la personne a déjà développé son autonomie
Elle est durablement intégrée dès lors que la conduite est observée
Elle reste provisoire et superficielle tant que la dissonance persiste

Elle reste provisoire et superficielle tant que la dissonance persiste

Explication

Si le comportement attendu demeure dissonant avec les représentations de la personne, l’attitude reste provisoire et superficielle. Une conduite observée ne suffit donc pas à démontrer qu’elle est durablement intégrée.

30. Quelle définition correspond à la culture d’un groupe ?

Un ensemble de règles médicales établies par les professionnels et appliquées au groupe
Un ensemble de savoirs, de pratiques et de représentations transmis et partagé socialement
Une collection de préférences individuelles qui ne se transmettent pas entre générations
Un système de croyances propre à chaque personne et indépendant de son milieu

Un ensemble de savoirs, de pratiques et de représentations transmis et partagé socialement

Explication

La culture rassemble notamment des savoirs, des techniques, des pratiques et des représentations transmis entre générations et partagés par les membres d’un groupe. Elle ne se réduit pas à des préférences individuelles isolées.

31. Comment les normes et les valeurs sociales peuvent-elles influer sur les conduites liées à la santé ?

Elles conditionnent les représentations et les conduites relatives à la santé et à la maladie
Elles remplacent les besoins individuels par des comportements identiques dans le groupe
Elles limitent leur influence aux représentations de la maladie, sans toucher aux conduites
Elles déterminent la disponibilité des ressources médicales dans chaque communauté

Elles conditionnent les représentations et les conduites relatives à la santé et à la maladie

Explication

Les normes et les valeurs d’une société, d’une communauté ou d’un groupe conditionnent les représentations et les conduites liées à la santé et à la maladie. Elles ne déterminent pas à elles seules la disponibilité des ressources médicales.

32. Un éducateur intervient auprès de personnes confrontées à des contraintes quotidiennes différentes : quelle démarche est la plus adaptée ?

Modifier les objectifs selon les contraintes, sans évaluer le processus ni les effets
Appliquer un programme identique à tous et évaluer uniquement les connaissances transmises
Conserver une démarche stable et ajuster les actions uniquement après leur achèvement
Adapter continuellement son approche aux environnements, aux besoins et aux ressources, puis en évaluer les effets

Adapter continuellement son approche aux environnements, aux besoins et aux ressources, puis en évaluer les effets

Explication

La prise en compte des environnements, des besoins, des contraintes et des ressources conduit à adapter continuellement la démarche et à en évaluer le processus et les effets. Un programme identique pour tous ne tient pas compte de cette diversité.

33. Selon Deccache et Lavendhomme, quel ensemble d’objectifs relève de l’éducation à la santé ?

Améliorer la santé, réduire les coûts des soins, renforcer leur efficacité et accroître l’autonomie
Réduire les coûts des soins, uniformiser les prescriptions et accroître le contrôle des patients
Renforcer l’autonomie, diminuer les coûts et réserver l’efficacité des soins aux professionnels
Améliorer l’accès aux soins, réduire les consultations et remplacer la collaboration par l’adhésion

Améliorer la santé, réduire les coûts des soins, renforcer leur efficacité et accroître l’autonomie

Explication

Deccache et Lavendhomme associent à l’éducation à la santé l’amélioration de l’état de santé, la diminution des coûts, l’efficacité des soins favorisée par l’adhésion et la collaboration, ainsi que le renforcement de l’autonomie. Réduire les consultations ne figure pas dans cet ensemble d’objectifs.

34. Quelle approche distingue l’éducation à la santé du modèle biomédical décrit ici ?

Elle considère la personne comme objet, mais privilégie l’éducation et la promotion de la santé
Elle considère la personne comme sujet et privilégie l’éducation et la promotion de la santé
Elle considère la personne comme objet et privilégie la prescription et la lutte contre les maladies
Elle considère la personne comme sujet, mais privilégie la prescription et le traitement des maladies

Elle considère la personne comme sujet et privilégie l’éducation et la promotion de la santé

Explication

L’éducation à la santé place l’individu en position de sujet et met l’accent sur l’éducation et la promotion de la santé. Le modèle biomédical est associé à une position d’objet et à la prescription.

35. Quelle est la finalité propre de l’éducation à la santé ?

Réduire l’incidence d’une maladie par des mesures préventives
Diminuer la mortalité en améliorant le recours aux soins
Faire baisser la prévalence d’un comportement dans la population
Développer l’autonomie et la responsabilité de la personne

Développer l’autonomie et la responsabilité de la personne

Explication

La finalité de l’éducation à la santé est de développer l’autonomie et la responsabilité de l’autre. La diminution de la prévalence, de l’incidence ou de la mortalité peut être un résultat recherché en santé, mais n’est pas sa finalité propre.

36. Dans quel ordre la méthode QQPC organise-t-elle un projet éducatif ?

Observation, planification, analyse, évaluation et actions
Observation, analyse, planification, actions et évaluation
Planification, analyse, observation, actions et évaluation
Analyse, observation, actions, planification et évaluation

Observation, analyse, planification, actions et évaluation

Explication

La méthode QQPC prévoit cinq étapes successives : observation, analyse, planification, actions et évaluation. Commencer par planifier avant l’observation et l’analyse inverse la logique de cette démarche.

37. Dans quelle succession PRECEDE-PROCEED organise-t-il l’analyse avant d’examiner les effets et les résultats ?

Comportements concernés, qualité de vie, facteurs modifiables, problèmes de santé, interventions planifiées, facteurs d’influence, effets et résultats
Qualité de vie, comportements concernés, ressources, problèmes de santé, effets et résultats, facteurs d’influence, interventions à planifier
Qualité de vie, problèmes de santé, comportements concernés, facteurs d’influence, facteurs modifiables par l’intervention, ressources et interventions à planifier
Problèmes de santé, ressources disponibles, qualité de vie, facteurs d’influence, comportements concernés, effets et résultats

Qualité de vie, problèmes de santé, comportements concernés, facteurs d’influence, facteurs modifiables par l’intervention, ressources et interventions à planifier

Explication

La démarche part de la qualité de vie, puis précise les problèmes de santé, les comportements et leurs déterminants avant la planification et l’évaluation des effets. Commencer par les ressources, comme le propose un distracteur, ne respecte pas cette progression.

38. Une équipe classe les influences sur un comportement de santé en trois catégories. Lesquelles correspondent à PRECEDE-PROCEED ?

Les facteurs individuels, les facteurs médicaux et les facteurs économiques
Les facteurs immédiats, les facteurs différés et les facteurs imprévisibles
Les facteurs biologiques, les facteurs environnementaux et les facteurs institutionnels
Les facteurs prédisposants, les facteurs rendant capable et les facteurs renforçants

Les facteurs prédisposants, les facteurs rendant capable et les facteurs renforçants

Explication

Les facteurs qui influencent les comportements sont regroupés en facteurs prédisposants, facteurs rendant capable et facteurs renforçants. La classification par facteurs biologiques, environnementaux et institutionnels ne correspond pas à ces trois catégories.

39. Une analyse révèle qu’un problème de santé est lié à un déterminant non comportemental plutôt qu’à une habitude modifiable. Quelle orientation correspond à cette distinction ?

Traiter le déterminant comme un comportement et agir principalement par apprentissage individuel
Privilégier l’adaptation éducative des comportements, plutôt qu’une approche médicale et préventive
Écarter l’intervention préventive et concentrer l’action sur les facteurs renforçants
Privilégier une approche médicale et préventive, plutôt qu’une adaptation éducative des comportements

Privilégier une approche médicale et préventive, plutôt qu’une adaptation éducative des comportements

Explication

Les déterminants non comportementaux relèvent davantage d’une approche médicale et préventive, alors que l’éducation pour la santé vise l’adaptation des comportements. L’adaptation éducative proposée par le distracteur le plus plausible concerne les déterminants comportementaux.

40. Quel est le rôle central de PRECEDE-PROCEED dans l’élaboration d’actions éducatives ?

Limiter la planification éducative à l’évaluation des résultats obtenus
Faire précéder la conception des actions d’une analyse organisée en sept étapes
Définir les actions éducatives à partir d’une campagne d’information en une étape
Remplacer l’analyse des besoins par une sélection préalable des interventions disponibles

Faire précéder la conception des actions d’une analyse organisée en sept étapes

Explication

PRECEDE-PROCEED propose de construire les actions éducatives à partir d’une analyse menée en sept étapes. Une campagne d’information conçue en une seule étape ne rend pas compte de cette démarche d’analyse.

41. Que décrit le Health Belief Model, ou modèle des croyances de santé ?

Les réactions biologiques qui apparaissent après l’adoption d’un comportement de santé
Les étapes institutionnelles qui déterminent le financement d’un programme de prévention
Les facteurs qui prédisposent une personne à prendre des mesures préventives concernant sa santé
Les méthodes d’évaluation qui mesurent les résultats d’une intervention éducative

Les facteurs qui prédisposent une personne à prendre des mesures préventives concernant sa santé

Explication

Le modèle décrit les facteurs qui prédisposent une personne à adopter des mesures préventives pour sa santé. Les méthodes d’évaluation évoquées dans un distracteur servent à apprécier une intervention, et non à définir ce modèle.

42. Une personne envisage une prise en charge en santé. Quelle combinaison de croyances favorise son adhésion selon le modèle des croyances de santé ?

Se croire exposée, juger le problème peu grave et estimer que les contraintes dépassent les bénéfices du changement
Se croire atteinte, attendre que les conséquences disparaissent et considérer les contraintes sans comparer les bénéfices
Se croire protégée, juger les conséquences graves et penser que le changement ne peut apporter de bénéfice
Se croire atteinte ou exposée, juger le problème potentiellement grave et estimer que les bénéfices du changement dépassent ses contraintes

Se croire atteinte ou exposée, juger le problème potentiellement grave et estimer que les bénéfices du changement dépassent ses contraintes

Explication

L’adhésion est favorisée par la perception d’être atteint ou exposé, la gravité attribuée au problème et la conviction que les bénéfices du changement l’emportent sur ses contraintes. Croire que les contraintes dépassent les bénéfices va à l’encontre de cette dernière condition.

43. Un programme distingue les objectifs communs à tous des objectifs adaptés aux besoins des personnes ciblées. Comment les classe-t-il ?

Les objectifs communs sont mesurables et ceux adaptés aux besoins ciblés sont nécessairement qualitatifs
Les objectifs communs sont à court terme et ceux adaptés aux besoins ciblés sont à long terme
Les objectifs communs sont spécifiques et ceux adaptés aux besoins ciblés sont non spécifiques
Les objectifs communs sont non spécifiques et ceux adaptés aux besoins ciblés sont spécifiques

Les objectifs communs sont non spécifiques et ceux adaptés aux besoins ciblés sont spécifiques

Explication

Les objectifs non spécifiques sont communs à tous, tandis que les objectifs spécifiques répondent aux besoins des individus ciblés. Le distracteur qui inverse les deux catégories confond précisément leur portée.

44. Une équipe veut formuler un objectif éducatif qui puisse être évalué. Quelle formulation répond le mieux à ce besoin ?

Un objectif spécifique, réaliste et observable, avec une échéance et des critères mesurables, formulé positivement
Un objectif observable et mesurable, mais sans échéance et formulé comme une difficulté à éviter
Un objectif général et ambitieux, sans échéance, dont l’atteinte sera appréciée selon les impressions de l’équipe
Un objectif réaliste et stimulant, dont les critères seront fixés après l’activité et selon les résultats obtenus

Un objectif spécifique, réaliste et observable, avec une échéance et des critères mesurables, formulé positivement

Explication

Un objectif évaluable est spécifique, réaliste et observable, assorti d’une échéance et de critères mesurables, et formulé positivement. Des impressions de l’équipe, comme le suggère un distracteur, ne fournissent pas de critères mesurables.

45. Dans un atelier de santé, quelle démarche va au-delà de la simple transmission d’informations ?

Présenter des recommandations expertes et laisser les participants choisir seuls comment les appliquer
Recueillir les besoins, puis réserver aux éducateurs la définition des connaissances et des actions
Écouter les besoins, partager les connaissances et renforcer les capacités d’action par une démarche participative et positive
Transmettre des informations standardisées puis vérifier leur mémorisation par les participants

Écouter les besoins, partager les connaissances et renforcer les capacités d’action par une démarche participative et positive

Explication

L’éducation pour la santé associe l’écoute et la compréhension des besoins au partage des connaissances et au renforcement des capacités d’action, dans une démarche participative et positive. La transmission standardisée avec vérification de mémorisation reste centrée sur l’information seule.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Éducation et promotion de la santé.

Quels sont les deux volets de l’évaluation certificative et leurs modalités ?

Un volet à cahier fermé sur les connaissances, puis un volet à cahier ouvert sur l’analyse d’une situation professionnelle.

Quelles notions l’analyse évaluée doit-elle intégrer ?

Une notion d’éducation à la santé et une notion d’anatomophysiologie.

Quels éléments favorables ou défavorables l’analyse évaluée doit-elle préciser ?

Un élément favorable et un élément défavorable.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Éducation et promotion de la santé.

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