QCM : Lithiase urinaire (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de facteurs peut favoriser la formation de calculs urinaires ?

Une vidange urinaire rapide, une faible rétention de particules et une alimentation pauvre en protéines animales
Un métabolisme calcique stable, sans obstacle urinaire ni infection, associé à une hydratation suffisante
Une sursaturation urinaire en minéraux, un apport hydrique insuffisant et une infection urinaire
Une urine diluée, un apport hydrique élevé et une diminution des apports en sel

Une sursaturation urinaire en minéraux, un apport hydrique insuffisant et une infection urinaire

Explication

La lithogenèse peut être favorisée par la sursaturation minérale, la rétention de particules, certains apports alimentaires, une hydratation insuffisante, une infection ou une maladie génétique. Une urine diluée et un apport hydrique élevé s’opposent plutôt à plusieurs de ces facteurs de risque.

2. Dans les dix ans suivant un calcul calcique, quelle proportion des patients connaît une récidive ?

Environ 10 à 20 % des patients
Environ 50 à 70 % des patients
Environ 80 à 95 % des patients
Environ 25 à 40 % des patients

Environ 50 à 70 % des patients

Explication

La récidive concerne 50 à 70 % des patients ayant eu un calcul calcique dans les dix ans. Une estimation de 25 à 40 % sous-évalue donc le risque rapporté pour cette période.

3. Quelle part des lithiases est constituée de calculs calciques ?

Environ 5 %
Environ 60 %
Environ 10 %
Environ 80 %

Environ 80 %

Explication

Les calculs calciques représentent environ 80 % des lithiases. La proportion de 60 % correspond plutôt à celle des calculs d’oxalate de calcium parmi les calculs calciques.

4. Quel profil distingue les calculs oxalocalciques des calculs d’acide urique ?

Les deux types sont radio-opaques, mais les oxalocalciques sont associés à un pH acide et ceux d’acide urique à un pH alcalin.
Les deux types sont radiotransparents, mais les oxalocalciques sont associés à un pH alcalin et ceux d’acide urique à un pH normal.
Les oxalocalciques sont radiotransparents et associés à un pH acide, tandis que ceux d’acide urique sont radio-opaques et associés à un pH alcalin.
Les oxalocalciques sont radio-opaques et associés à un pH normal ou alcalin, tandis que ceux d’acide urique sont radiotransparents et associés à un pH acide.

Les oxalocalciques sont radio-opaques et associés à un pH normal ou alcalin, tandis que ceux d’acide urique sont radiotransparents et associés à un pH acide.

Explication

Les calculs oxalocalciques sont radio-opaques et s’associent à un pH urinaire normal ou alcalin, contrairement aux calculs d’acide urique, radiotransparents et associés à un pH acide. L’inversion de ces caractéristiques correspond à la confusion classique entre les deux types de calculs.

5. Que désigne une colique néphrétique ?

Une douleur lombaire causée par une obstruction chronique, diminuant progressivement au repos
Une douleur rénale causée par une infection des cavités, soulagée par une position antalgique
Une douleur vésicale causée par la rétention d’urine, accompagnée d’une envie fréquente d’uriner
Une douleur rénale causée par la mise en tension brutale des cavités rénales, sans véritable position antalgique

Une douleur rénale causée par la mise en tension brutale des cavités rénales, sans véritable position antalgique

Explication

La colique néphrétique correspond à une douleur rénale provoquée par la mise en tension brutale des cavités rénales, sans véritable position antalgique. Une infection peut accompagner une forme fébrile, mais elle ne définit pas la colique néphrétique.

6. À la sortie des urgences, quelle consigne permet de récupérer un calcul en vue de son analyse chimique ?

Filtrer les urines à chaque miction
Mesurer le volume urinaire chaque matin
Conserver un échantillon sanguin quotidien
Noter l’intensité de la douleur chaque heure

Filtrer les urines à chaque miction

Explication

Le filtrage des urines permet de recueillir le calcul expulsé pour en réaliser l’analyse chimique. La mesure du volume urinaire ne permet pas de récupérer le calcul.

7. Quel est le rôle principal du scanner sans injection d’iode dans l’exploration d’une suspicion de lithiase urinaire ?

Repérer l’infection urinaire en identifiant directement les bactéries dans les cavités rénales
Déterminer la composition chimique du calcul à partir de sa densité urinaire
Mesurer la fonction rénale et quantifier l’excrétion urinaire des minéraux
Visualiser les calculs, la dilatation rénale et d’éventuels diagnostics différentiels abdominaux

Visualiser les calculs, la dilatation rénale et d’éventuels diagnostics différentiels abdominaux

Explication

Le scanner sans injection permet de repérer les lithiases, même radiotransparentes, d’évaluer la dilatation des cavités et de rechercher des causes abdominales alternatives. L’analyse de la composition chimique nécessite l’examen du calcul récupéré, et non l’imagerie scanner.

8. En quoi l’évolution habituelle d’une lithiase urinaire diffère-t-elle de celle d’une rupture de la voie excrétrice ?

La plupart des lithiases aggravent progressivement la douleur, tandis qu’une rupture la supprime sans reprise possible.
La plupart des lithiases s’éliminent spontanément, tandis qu’une rupture peut atténuer brutalement la douleur.
La plupart des lithiases provoquent une fièvre immédiate, tandis qu’une rupture entraîne une douleur persistante.
La plupart des lithiases nécessitent un drainage, tandis qu’une rupture favorise l’expulsion du calcul.

La plupart des lithiases s’éliminent spontanément, tandis qu’une rupture peut atténuer brutalement la douleur.

Explication

La majorité des calculs s’éliminent d’eux-mêmes, alors qu’une rupture de la voie excrétrice peut se manifester par une diminution brutale de la douleur. Contrairement à ce que suggère un autre choix, une reprise douloureuse avec fièvre peut ensuite survenir.

9. En présence d’une colique néphrétique fébrile avec un obstacle urinaire, quelle prise en charge est requise ?

Prescrire un morphinique et différer le drainage après la baisse de la fièvre
Administrer des antibiotiques et drainer les urines en urgence
Administrer un AINS et organiser une surveillance ambulatoire
Réaliser une lithotritie extracorporelle avant de commencer les antibiotiques

Administrer des antibiotiques et drainer les urines en urgence

Explication

La fièvre évoque une infection en amont de l’obstacle : des antibiotiques sont nécessaires et le drainage urinaire doit être urgent si l’obstacle est présent. Une simple surveillance ambulatoire, proposée dans certaines formes simples, ne convient pas à cette situation infectieuse obstructive.

10. Quel est l’effet recherché par la mise en place endoscopique d’une sonde urétérale au-dessus d’un obstacle ?

Extraire le calcul en le saisissant avec une sonde panier
Dériver les urines pour permettre leur écoulement malgré l’obstacle
Fragmenter le calcul par des ondes de choc afin de faciliter son élimination
Ponctionner les cavités rénales pour évacuer directement les urines

Dériver les urines pour permettre leur écoulement malgré l’obstacle

Explication

La sonde urétérale contourne l’obstacle et rétablit le drainage des urines; la sonde JJ est interne et la sonde urétérale est externe. La fragmentation par ondes de choc est l’effet de la lithotritie extracorporelle, et non de la sonde.

11. Un patient présente un calcul rénal volumineux, notamment coralliforme. Quelle technique est particulièrement indiquée pour le traiter ?

L’urétéroscopie, qui extrait le calcul au moyen d’une sonde panier par voie endoscopique
La lithotritie extracorporelle, qui disperse les fragments sans accès percutané
La pose d’une sonde urétérale, qui dérive les urines au-dessus de l’obstacle
La néphrolithotomie percutanée, qui permet d’extraire ou de fragmenter le calcul

La néphrolithotomie percutanée, qui permet d’extraire ou de fragmenter le calcul

Explication

La néphrolithotomie percutanée est indiquée pour les calculs rénaux volumineux, notamment coralliformes, et permet leur extraction ou leur fragmentation. La lithotritie extracorporelle peut traiter certains calculs rénaux, mais l’indication particulièrement associée aux calculs volumineux est la néphrolithotomie percutanée.

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Quels facteurs favorisent la lithogenèse urinaire ?

La sursaturation minérale, la rétention de particules, certains apports alimentaires, un apport hydrique insuffisant, une infection urinaire ou une maladie génétique avec dysrégulation métabolique.

Quel pourcentage des lithiases représentent les calculs calciques ?

80 % des lithiases.

Quelle proportion des calculs calciques est constituée d’oxalate de calcium ?

60 %.

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