QCM : Vieillissement et syndromes gériatriques (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que recouvre la gérontologie ?

L’évaluation des capacités fonctionnelles après une maladie aiguë chez les personnes âgées
L’organisation des établissements accueillant les personnes âgées en perte d’autonomie
L’étude du vieillissement dans ses dimensions biologique, médicale, psychologique, sociale et démographique
La prise en charge médicale des personnes âgées présentant des situations complexes

L’étude du vieillissement dans ses dimensions biologique, médicale, psychologique, sociale et démographique

Explication

La gérontologie étudie le vieillissement selon plusieurs dimensions, notamment biologique, médicale, psychologique, sociale et démographique. La prise en charge clinique des personnes âgées complexes relève plutôt de la gériatrie.

2. Quelle proposition distingue correctement la gériatrie de la gérontologie ?

La gériatrie soigne les personnes âgées, notamment dans les situations complexes, tandis que la gérontologie étudie le vieillissement dans toutes ses dimensions
La gériatrie mesure les réserves fonctionnelles, tandis que la gérontologie évalue principalement la dépendance installée
La gériatrie concerne les seuils d’âge démographiques, tandis que la gérontologie organise les soins des patients polypathologiques
La gériatrie analyse les transformations sociales du vieillissement, tandis que la gérontologie traite les maladies aiguës des personnes âgées

La gériatrie soigne les personnes âgées, notamment dans les situations complexes, tandis que la gérontologie étudie le vieillissement dans toutes ses dimensions

Explication

La gériatrie est une spécialité médicale orientée vers la santé et les soins des personnes âgées, particulièrement dans les situations complexes. La gérontologie possède un champ plus large et étudie le vieillissement sous ses différentes dimensions.

3. Pourquoi l’âge chronologique ne suffit-il pas à estimer l’état fonctionnel d’une personne ?

Parce que l’âge chronologique mesure principalement la durée de vie et non les maladies aiguës
Parce que les personnes du même âge présentent nécessairement des niveaux de dépendance comparables
Parce que l’état fonctionnel dépend principalement du seuil d’admission en court séjour gériatrique
Parce que les trajectoires de vieillissement varient fortement d’un individu à l’autre

Parce que les trajectoires de vieillissement varient fortement d’un individu à l’autre

Explication

Les trajectoires de vieillissement sont hétérogènes : deux personnes ayant le même âge peuvent avoir des capacités et des niveaux d’autonomie différents. Le seuil d’âge utilisé par une structure de soins ne permet donc pas de déduire directement l’état fonctionnel.

4. Face à l’apparition d’un symptôme chez une personne âgée, quelle conduite est appropriée ?

Attendre une aggravation fonctionnelle avant d’envisager une cause médicale
Considérer le symptôme comme une manifestation habituelle du grand âge
Rechercher une cause avant de l’attribuer au vieillissement
Relier le symptôme à la diminution des réserves sans examen complémentaire

Rechercher une cause avant de l’attribuer au vieillissement

Explication

Un symptôme chez une personne âgée doit conduire à rechercher une cause, car il n’est pas nécessairement une conséquence normale du vieillissement. Le considérer d’emblée comme attendu risquerait de retarder le diagnostic d’une affection traitable.

5. Quelle caractéristique définit le vieillissement physiologique ?

Une conservation complète des capacités malgré l’avancée en âge
Une augmentation régulière des réserves permettant de mieux tolérer les agressions
Une diminution progressive des réserves fonctionnelles et une adaptation moindre aux stress aigus
Une perte sévère des capacités associée à une maladie ou à une dépendance

Une diminution progressive des réserves fonctionnelles et une adaptation moindre aux stress aigus

Explication

Le vieillissement physiologique réduit progressivement les réserves fonctionnelles et la capacité d’adaptation à un stress aigu, avec une grande variabilité entre individus. Une diminution sévère avec maladie ou dépendance correspond plutôt au vieillissement pathologique.

6. Dans le modèle de Bouchon, comment une maladie aiguë peut-elle provoquer une décompensation ?

Elle remplace progressivement les maladies chroniques en augmentant la capacité d’adaptation de l’organisme
Elle agit indépendamment des réserves fonctionnelles et produit une décompensation similaire chez tous les patients
Elle restaure les réserves diminuées par le vieillissement et empêche l’apparition de troubles fonctionnels
Elle franchit le seuil fonctionnel après la réduction des réserves par le vieillissement et les maladies chroniques

Elle franchit le seuil fonctionnel après la réduction des réserves par le vieillissement et les maladies chroniques

Explication

Dans le modèle de Bouchon, le vieillissement puis les maladies chroniques réduisent les réserves fonctionnelles ; une maladie aiguë peut alors franchir le seuil fonctionnel et déclencher une décompensation. Le risque dépend donc de l’état préalable des réserves.

7. Quelle distinction entre vieillissement fragile et vieillissement pathologique est correcte ?

Le vieillissement fragile entraîne une diminution sévère avec dépendance, tandis que le vieillissement pathologique conserve des capacités globalement stables
Le vieillissement fragile augmente les capacités d’adaptation, tandis que le vieillissement pathologique réduit les réserves sans conséquence fonctionnelle
Le vieillissement fragile entraîne une diminution légère à modérée des capacités, tandis que le vieillissement pathologique entraîne une diminution sévère avec maladie ou dépendance
Le vieillissement fragile correspond à une absence de maladie, tandis que le vieillissement pathologique désigne une diminution légère des capacités

Le vieillissement fragile entraîne une diminution légère à modérée des capacités, tandis que le vieillissement pathologique entraîne une diminution sévère avec maladie ou dépendance

Explication

Le vieillissement fragile se caractérise par une diminution légère à modérée des capacités, alors que le vieillissement pathologique associe une diminution sévère à une maladie ou à une dépendance. Confondre ces deux niveaux revient à surestimer la gravité du vieillissement fragile.

8. Quelle définition correspond à la fragilité gériatrique ?

Un état de vulnérabilité potentiellement réversible lié à la diminution des réserves, exposant aux complications après une agression
Une maladie chronique entraînant une perte fonctionnelle sévère et durable chez la personne âgée
Une incapacité permanente à s’adapter à une agression, sans possibilité d’amélioration fonctionnelle
Un besoin d’aide établi pour réaliser les activités quotidiennes, indépendamment de l’état des réserves

Un état de vulnérabilité potentiellement réversible lié à la diminution des réserves, exposant aux complications après une agression

Explication

La fragilité est une vulnérabilité liée à la diminution des réserves, qui augmente le risque de décompensation et de morbi-mortalité après une agression, tout en restant potentiellement réversible. Une dépendance installée désigne plutôt un besoin d’aide pour réaliser certaines activités.

9. Lequel de ces éléments fait partie des critères de Fried ?

Une diminution de la force de préhension
Une baisse de l’acuité visuelle corrigée
Une élévation persistante de la pression artérielle
Une augmentation de la fréquence respiratoire au repos

Une diminution de la force de préhension

Explication

Les critères de Fried comprennent notamment la diminution de la force de préhension, ainsi que la perte de poids, la fatigue, la baisse de la dépense énergétique et la diminution de la vitesse de marche. Les autres éléments proposés ne font pas partie de cette liste.

10. Selon les critères de Fried, comment interpréter un score de 2 ?

La personne est dépendante
La personne est fragile
La personne est robuste
La personne est pré-fragile

La personne est pré-fragile

Explication

Un score de 1 ou 2 selon les critères de Fried correspond à un état pré-fragile. Un score nul indique une personne robuste, tandis qu’un score supérieur ou égal à 3 indique une personne fragile.

11. Quelle caractéristique distingue principalement un syndrome gériatrique d’une maladie liée à une cause unique ?

Il se manifeste principalement par une anomalie biologique isolée
Il correspond généralement à une infection nécessitant un traitement antimicrobien
Il résulte souvent de plusieurs facteurs et retentit fortement sur la fonction
Il concerne surtout les adultes jeunes sans perte d’autonomie

Il résulte souvent de plusieurs facteurs et retentit fortement sur la fonction

Explication

Un syndrome gériatrique est multifactoriel, fréquent chez la personne âgée et susceptible d’altérer fortement la fonction, ce qui justifie une prise en soins multidimensionnelle. Une maladie expliquée par une cause unique ne correspond pas à cette caractéristique multifactorielle.

12. Laquelle de ces situations appartient aux principaux syndromes gériatriques ?

La fracture ancienne consolidée
Le syndrome d’immobilisation
La lombalgie isolée
La myopie liée à l’âge

Le syndrome d’immobilisation

Explication

Le syndrome d’immobilisation fait partie des principaux syndromes gériatriques, avec notamment les chutes, la confusion et la dénutrition. Les autres situations proposées ne figurent pas dans cette liste de syndromes gériatriques.

13. Quel tableau clinique évoque le mieux une confusion aiguë ?

Une baisse cognitive progressive restant stable au cours de la journée
Une difficulté ancienne limitée à la mémoire autobiographique
Une apparition en quelques heures avec troubles fluctuants de l’attention
Une perte d’autonomie lente sans modification de la vigilance

Une apparition en quelques heures avec troubles fluctuants de l’attention

Explication

La confusion aiguë s’installe en quelques heures à quelques jours et associe un trouble de l’attention, une perturbation cognitive et une fluctuation possible de la vigilance. Une évolution progressive et stable à court terme évoque davantage un trouble neurocognitif majeur.

14. Quels éléments rendent le dépistage CAM positif en cas de confusion ?

Une agitation isolée, une douleur chronique et une désorientation spatiale stable
Un début aigu et fluctuant, un trouble de l’attention et une pensée désorganisée ou une vigilance altérée
Une perte de mémoire ancienne, une humeur dépressive et une autonomie réduite
Une somnolence persistante, une faiblesse musculaire et une incontinence récente

Un début aigu et fluctuant, un trouble de l’attention et une pensée désorganisée ou une vigilance altérée

Explication

Le dépistage CAM repose sur un début aigu et fluctuant, un trouble de l’attention, puis une désorganisation de la pensée ou une altération du niveau de vigilance. Une agitation isolée ne suffit pas à établir les critères du CAM.

15. Quelle conduite est prioritaire devant une personne présentant une confusion aiguë ?

Traiter d’abord les troubles cognitifs anciens puis surveiller l’évolution de la vigilance
Administrer systématiquement un médicament sédatif avant d’identifier le facteur déclenchant
Limiter les stimulations sensorielles et attendre une amélioration spontanée avant d’agir
Rechercher et traiter la cause aiguë, corriger les conséquences et privilégier les mesures non médicamenteuses

Rechercher et traiter la cause aiguë, corriger les conséquences et privilégier les mesures non médicamenteuses

Explication

La prise en soins commence par la recherche et le traitement de la cause aiguë, avec correction des conséquences et recours privilégié aux mesures non médicamenteuses. Un traitement médicamenteux n’est pas systématique et ne remplace pas l’identification de la cause.

16. Quel critère définit le trouble neurocognitif majeur ?

Une plainte cognitive subjective sans retentissement sur les activités quotidiennes
Un déclin cognitif qui compromet l’autonomie dans les activités quotidiennes
Une difficulté cognitive transitoire liée à une fatigue passagère
Une fluctuation rapide de l’attention apparue depuis quelques heures

Un déclin cognitif qui compromet l’autonomie dans les activités quotidiennes

Explication

Le trouble neurocognitif majeur correspond à un déclin cognitif suffisamment important pour interférer avec l’autonomie quotidienne. Une plainte cognitive qui préserve l’autonomie relève plutôt d’un trouble neurocognitif mineur.

17. Quelle catégorie de causes peut contribuer à un trouble neurocognitif ?

Les causes uniquement ophtalmologiques entraînant une baisse de l’acuité visuelle
Les causes principalement articulaires responsables d’une limitation douloureuse
Les causes exclusivement traumatiques survenant après une chute récente
Les causes vasculaires, toxiques, carentielles, métaboliques ou infectieuses

Les causes vasculaires, toxiques, carentielles, métaboliques ou infectieuses

Explication

Les troubles neurocognitifs peuvent avoir des causes vasculaires, toxiques ou médicamenteuses, carentielles, endocriniennes ou métaboliques, infectieuses et neurodégénératives. Une limitation articulaire ou une baisse visuelle ne constitue pas, à elle seule, une catégorie étiologique générale des troubles neurocognitifs.

18. Quelle démarche est recommandée face à un symptôme psychologique ou comportemental chez une personne présentant un trouble neurocognitif ?

Réduire les interactions sociales, attendre une stabilisation puis reprendre l’évaluation
Traiter le symptôme par médicament avant d’analyser son contexte et ses déclencheurs
Interpréter immédiatement le comportement comme une progression cognitive et modifier le traitement
Observer, comprendre, rechercher une cause, adapter la prise en soins puis réévaluer

Observer, comprendre, rechercher une cause, adapter la prise en soins puis réévaluer

Explication

La démarche recommandée consiste à observer le symptôme, en comprendre le contexte, rechercher une cause, adapter la prise en soins et réévaluer. Modifier d’emblée le traitement sans analyser les déclencheurs risque de négliger une cause accessible.

19. Quelle définition correspond à la dénutrition chez la personne âgée ?

Une perte hydrique entraînant une baisse du poids corporel
Une carence vitaminique provoquée par une alimentation peu variée
Une diminution de la masse musculaire liée à l’inactivité physique
Un déséquilibre nutritionnel avec un bilan énergétique et/ou protéique négatif

Un déséquilibre nutritionnel avec un bilan énergétique et/ou protéique négatif

Explication

La dénutrition correspond à un état de déséquilibre nutritionnel caractérisé par un bilan énergétique négatif, un bilan protéique négatif, ou les deux. La diminution musculaire peut y contribuer, mais elle ne constitue pas à elle seule la définition de la dénutrition.

20. Chez une personne âgée, quelle perte de poids constitue un critère phénotypique de dénutrition selon les critères GLIM 2019 et HAS 2021 ?

Une perte d’au moins 5 % en un mois
Une perte d’au moins 3 % en trois mois
Une perte d’au moins 2 % en quinze jours
Une perte d’au moins 7 % en douze mois

Une perte d’au moins 5 % en un mois

Explication

Une perte de poids d’au moins 5 % en un mois constitue un critère phénotypique de dénutrition, comme le sont aussi certaines pertes évaluées sur six mois ou par rapport au poids habituel. Une perte de 3 % en trois mois ne correspond pas au seuil indiqué.

21. Quelle stratégie est appropriée pour prendre en soins une dénutrition chez une personne âgée ?

Remplacer les repas par des compléments nutritionnels administrés à heures fixes
Corriger les causes et augmenter les apports selon les goûts et les capacités
Réduire les portions pour stimuler progressivement l’appétit
Privilégier une alimentation standard sans modifier sa texture

Corriger les causes et augmenter les apports selon les goûts et les capacités

Explication

La prise en soins associe la correction des causes à une alimentation adaptée, enrichie ou fractionnée, avec une aide au repas et des compléments si nécessaire. Les compléments nutritionnels oraux s’ajoutent aux repas et ne sont pas destinés à les remplacer.

22. Comment définir la déshydratation ?

Un déficit en électrolytes provoqué par une alimentation pauvre en sel
Un déficit en eau lié à des apports insuffisants et/ou à des pertes augmentées
Une baisse de la température corporelle liée à un manque de boissons
Une accumulation d’eau due à une diminution des pertes urinaires

Un déficit en eau lié à des apports insuffisants et/ou à des pertes augmentées

Explication

La déshydratation est un déficit en eau de l’organisme, avec ou sans déficit associé en électrolytes, résultant d’apports insuffisants et/ou de pertes augmentées. Un déséquilibre électrolytique peut être associé, mais il ne définit pas à lui seul la déshydratation.

23. Pourquoi une personne âgée présente-t-elle un risque accru de déshydratation ?

Parce que ses pertes en eau sont toujours supérieures à celles d’un adulte jeune
Parce que l’eau consommée est moins bien absorbée par son organisme
Parce que ses besoins hydriques diminuent dans toutes les situations
Parce que la sensation de soif peut être moins marquée ou retardée

Parce que la sensation de soif peut être moins marquée ou retardée

Explication

Le vieillissement peut réduire ou retarder la sensation de soif et limiter l’adaptation spontanée des apports, tandis qu’une dépendance peut compliquer l’accès aux boissons. Le risque ne repose pas sur une augmentation systématique des pertes ni sur une absorption nécessairement moindre.

24. Une personne âgée souffre de diarrhée et boit peu pendant une maladie aiguë : quel mécanisme explique le mieux sa déshydratation ?

L’association d’apports hydriques diminués et de pertes hydriques augmentées
Une modification de la composition corporelle sans déséquilibre hydrique
Une diminution des apports hydriques sans modification des pertes
Une augmentation des pertes hydriques sans diminution des apports

L’association d’apports hydriques diminués et de pertes hydriques augmentées

Explication

La maladie aiguë peut diminuer les apports, tandis que la diarrhée augmente les pertes, ce qui associe les deux mécanismes de déshydratation. Limiter l’explication à un seul mécanisme ne tient pas compte des deux facteurs présents dans cette situation.

25. Quelle conduite favorise la réhydratation d’une personne âgée qui peut boire par voie orale ?

Supprimer les boissons appréciées pour privilégier une hydratation standardisée
Proposer régulièrement de petites quantités en adaptant boissons, contenant et texture
Imposer une seule boisson en volume important à chaque repas
Attendre l’apparition de la soif avant de proposer une grande quantité

Proposer régulièrement de petites quantités en adaptant boissons, contenant et texture

Explication

La prise en soins repose sur la correction de la cause, des propositions régulières en petites quantités et une adaptation aux goûts, au contenant ou à la texture. Attendre la soif est inadapté, car celle-ci peut être diminuée ou retardée chez la personne âgée.

26. Quelle proposition définit une chute chez la personne âgée ?

Un événement involontaire au cours duquel la personne atteint le sol ou un niveau inférieur
Un diagnostic médical identifiant directement la cause d’un déséquilibre
Une limitation volontaire de la marche liée à la peur de tomber
Une sensation de vertige survenant avant une perte de stabilité

Un événement involontaire au cours duquel la personne atteint le sol ou un niveau inférieur

Explication

Une chute est un événement involontaire au cours duquel une personne se retrouve au sol ou à un niveau inférieur et constitue un signal d’alerte gériatrique. Elle ne fournit pas à elle seule l’explication causale de l’événement, qui doit être recherchée.

27. Dans les trois minutes suivant le lever, quelle mesure correspond à une hypotension orthostatique ?

Une hausse de 10 mmHg de la pression diastolique
Une baisse de 5 mmHg de la pression systolique
Une pression systolique supérieure à 140 mmHg
Une baisse de 20 mmHg de la pression systolique

Une baisse de 20 mmHg de la pression systolique

Explication

Une hypotension orthostatique est notamment définie par une baisse d’au moins 20 mmHg de la pression artérielle systolique dans les trois minutes suivant le lever. Une baisse systolique de 5 mmHg est inférieure au seuil retenu et ne suffit pas à définir ce trouble.

28. Quelle est la première étape de la prise en charge après une chute ?

Modifier le traitement avant d’examiner les circonstances
Rechercher une urgence ou une complication immédiate
Réentraîner immédiatement la marche sans autre évaluation
Restreindre les déplacements pendant plusieurs jours

Rechercher une urgence ou une complication immédiate

Explication

Après une chute, la priorité est de rechercher une urgence ou une complication immédiate, avant d’analyser les circonstances et de réadapter progressivement la mobilité. La réadaptation et la correction des facteurs interviennent après la sécurisation et l’évaluation initiales.

29. Quelle situation correspond à une incontinence urinaire fonctionnelle ?

Une association de fuites à l’effort et de besoins urgents
Une fuite provoquée par une augmentation de la pression abdominale
Une envie urgente suivie d’une fuite avant d’arriver aux toilettes
Une impossibilité d’atteindre les toilettes malgré un appareil urinaire fonctionnel

Une impossibilité d’atteindre les toilettes malgré un appareil urinaire fonctionnel

Explication

L’incontinence fonctionnelle survient lorsque la personne ne parvient pas à atteindre les toilettes, alors que l’appareil urinaire peut fonctionner correctement. Les autres situations décrivent respectivement une incontinence d’effort, par urgenturie et mixte.

30. Quelle conduite est appropriée devant une incontinence urinaire apparue récemment ?

Attribuer la fuite à une faiblesse permanente du sphincter
Rechercher d’abord une cause transitoire et réversible
Proposer une protection durable sans rechercher de cause
Conclure rapidement à une incontinence chronique établie

Rechercher d’abord une cause transitoire et réversible

Explication

Une incontinence récente peut être liée à une cause transitoire et réversible, qui doit être recherchée avant de retenir une forme chronique. La chronicité ne doit donc pas être affirmée d’emblée.

31. Quel tableau évoque une rétention aiguë d’urine nécessitant une prise en charge urgente ?

Une envie urgente d’uriner suivie d’une fuite avant les toilettes
Des fuites par regorgement liées à une vidange incomplète ancienne
Des pertes urinaires lors d’un effort avec une vessie normalement vidée
Une impossibilité brutale d’uriner avec une vessie pleine et douloureuse

Une impossibilité brutale d’uriner avec une vessie pleine et douloureuse

Explication

La rétention aiguë associe une impossibilité brutale d’uriner à une vessie pleine, souvent perçue comme un globe vésical douloureux, et constitue une urgence thérapeutique. Les autres tableaux correspondent à des formes d’incontinence ou à une rétention chronique.

32. Que désigne le syndrome d’immobilisation chez une personne âgée ?

Une perte fonctionnelle directement causée par une maladie aiguë récente
L’ensemble des conséquences physiques, fonctionnelles et psychologiques d’une activité réduite prolongée
Une lésion cutanée provoquée par une pression prolongée sur une zone d’appui
Une diminution temporaire de la mobilité limitée à une seule articulation

L’ensemble des conséquences physiques, fonctionnelles et psychologiques d’une activité réduite prolongée

Explication

Le syndrome d’immobilisation regroupe les conséquences physiques, fonctionnelles et psychologiques de la réduction prolongée de l’activité et de l’alitement. Une lésion de pression relève plutôt d’une escarre, tandis qu’une limitation articulaire isolée ne suffit pas à définir ce syndrome.

33. Pourquoi un alitement de quelques jours doit-il déjà être pris au sérieux chez une personne âgée ?

Parce qu’il évite les pertes musculaires liées à la maladie aiguë
Parce qu’il provoque habituellement une escarre dès le premier jour
Parce qu’il peut entraîner rapidement un déconditionnement important
Parce qu’il améliore la récupération en réduisant les déplacements

Parce qu’il peut entraîner rapidement un déconditionnement important

Explication

Chez la personne âgée, quelques jours d’alitement peuvent suffire à provoquer un déconditionnement important. L’alitement ne protège donc pas de la perte de capacités et ne conduit pas automatiquement à une escarre.

34. Quelle caractéristique définit principalement une escarre ?

Une lésion des tissus liée surtout à une pression prolongée, parfois associée au cisaillement
Une irritation cutanée provoquée principalement par une hygiène insuffisante
Une ecchymose résultant habituellement d’un choc ou d’une chute récente
Une rougeur transitoire disparaissant rapidement après la suppression de l’appui

Une lésion des tissus liée surtout à une pression prolongée, parfois associée au cisaillement

Explication

Une escarre est une lésion cutanée ou des tissus sous-jacents principalement liée à une pression prolongée, avec un rôle possible du cisaillement. Une simple rougeur transitoire ne correspond pas à une escarre de stade 1.

35. Quelle stratégie contribue à prévenir simultanément l’immobilisation et les escarres ?

Réduire les apports hydriques, protéger la peau et espacer les mobilisations
Maintenir l’alitement, limiter les transferts et utiliser des supports rigides
Attendre une lésion cutanée, puis augmenter progressivement les déplacements
Mobiliser précocement, changer les positions et décharger les zones d’appui

Mobiliser précocement, changer les positions et décharger les zones d’appui

Explication

La prévention associe la mobilisation précoce, les changements de position, la décharge des appuis, des supports adaptés, les soins cutanés ainsi qu’une hydratation et une nutrition adaptées. Maintenir l’alitement ou réduire les apports hydriques augmente au contraire les risques.

36. Quelle distinction décrit correctement l’autonomie et l’indépendance fonctionnelle ?

L’autonomie concerne les décisions, tandis que l’indépendance fonctionnelle concerne les activités réalisées seul
L’autonomie correspond à l’aide reçue, tandis que l’indépendance fonctionnelle correspond aux préférences exprimées
L’autonomie désigne l’absence de maladie, tandis que l’indépendance fonctionnelle désigne la capacité à consentir
L’autonomie concerne les déplacements, tandis que l’indépendance fonctionnelle concerne les choix personnels

L’autonomie concerne les décisions, tandis que l’indépendance fonctionnelle concerne les activités réalisées seul

Explication

L’autonomie est la capacité à décider et à agir selon ses choix, alors que l’indépendance fonctionnelle renvoie à la réalisation autonome des activités quotidiennes. Une personne peut donc avoir des difficultés fonctionnelles tout en conservant sa capacité de décision.

37. Quelle situation correspond à une dépendance iatrogène ?

Une incapacité ancienne présente avant l’apparition de la pathologie actuelle
Une baisse passagère des performances liée à un effort physique inhabituel
Une limitation fonctionnelle résultant directement de l’évolution d’une maladie
Une perte fonctionnelle provoquée ou aggravée par les soins, l’hospitalisation ou leur organisation

Une perte fonctionnelle provoquée ou aggravée par les soins, l’hospitalisation ou leur organisation

Explication

La dépendance iatrogène est provoquée ou aggravée par les soins, l’hospitalisation ou l’organisation des soins. Une dépendance directement causée par l’état pathologique relève plutôt de la maladie elle-même.

38. Comment repérer une dépendance iatrogène pendant une hospitalisation ?

Comparer le niveau fonctionnel antérieur avec les capacités observées durant l’hospitalisation
Évaluer la dépendance à partir de l’âge sans tenir compte de l’état initial
Comparer la mobilité du patient avec celle des autres personnes hospitalisées
Se fonder sur le nombre de traitements prescrits avant l’admission

Comparer le niveau fonctionnel antérieur avec les capacités observées durant l’hospitalisation

Explication

La comparaison entre le niveau fonctionnel antérieur et la situation observée pendant l’hospitalisation permet d’identifier une perte liée aux soins ou à leur organisation. L’âge, la comparaison avec d’autres patients ou le nombre de traitements ne suffisent pas à établir cette origine.

39. Quelle intervention participe à la prévention de la dépendance iatrogène ?

Servir les repas au lit et limiter les activités afin de préserver son énergie
Prolonger la contention et réduire les stimulations pour faciliter l’organisation des soins
Maintenir les protections et les sondages pour réduire les déplacements du patient
Favoriser le lever précoce, la marche, les transferts et l’accès aux toilettes

Favoriser le lever précoce, la marche, les transferts et l’accès aux toilettes

Explication

La prévention repose notamment sur le lever précoce, la marche, les transferts, les repas au fauteuil et l’accès aux toilettes, avec une réévaluation régulière des capacités. Les protections ou dispositifs inutiles et la limitation des activités peuvent au contraire favoriser une perte d’autonomie.

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Qu'est-ce que la gérontologie étudie ?

Le vieillissement dans ses dimensions biologique, médicale, psychologique, sociale et démographique.

Quelle spécialité médicale s'occupe des soins des personnes âgées complexes ?

La gériatrie.

Pourquoi l'âge chronologique ne suffit-il pas à déduire l'état fonctionnel ?

Parce que les trajectoires de vieillissement sont hétérogènes.

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