Flashcards : Vignettes cliniques en psychopathologie (89 cartes)

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1Question

Comment Daniel Widlöcher définit-il la psychopathologie ?

Réponse

Comme une méthode d’observation des conduites et attitudes anormales éclairant les mécanismes et fonctions de la vie psychique normale.

2Question

Quelle référence est associée à la définition de la psychopathologie par Daniel Widlöcher ?

Réponse

Daniel Widlöcher, 1994a.

3Question

Quelles sont les deux orientations de la méthode psychopathologique ?

Réponse

Étudier le normal à partir du pathologique ou le pathologique à partir du normal.

4Question

Que compare la méthode psychopathologique pour éclairer les fonctions psychiques ?

Réponse

Les conduites normales et anormales.

5Question

Selon Georges Canguilhem (1966), que faut-il considérer pour qualifier un symptôme de pathologique ?

Réponse

Son insertion dans la totalité du comportement individuel.

6Question

Selon Quételet au XIXe siècle, à quoi correspond la normalité statistique ?

Réponse

À la moyenne observée dans une population.

7Question

Dans l’exemple du quotient intellectuel, quelle est la moyenne ?

Réponse

100.

8Question

Dans l’exemple du quotient intellectuel, quel intervalle correspond à la population moyenne ?

Réponse

De 85 à 115.

9Question

Selon Georges Canguilhem, quel rapport existe entre fréquence et normativité ?

Réponse

Un trait est fréquent parce qu’il est normatif dans un genre de vie donné.

10Question

Quelle autre capacité la normalité peut-elle désigner, au-delà de l’absence de maladie ?

Réponse

La capacité de traverser une maladie et d’en réchapper.

11Question

Dans quelle œuvre et en quelle année Freud distingue-t-il deuil et mélancolie ?

Réponse

Dans *Deuil et Mélancolie*, en 1915c.

12Question

Selon Freud, que permet le désinvestissement progressif dans le deuil ?

Réponse

Il permet d’investir ultérieurement d’autres objets.

13Question

Après ajustement, quel risque de violence physique présentent les troubles mentaux graves ?

Réponse

3,7 fois celui de la population générale.

14Question

Selon la fondation McArthur (1998), quelle proportion de patients sans abus de substances a été violente après la sortie ?

Réponse

17,9 % durant l’année suivant la sortie.

15Question

Selon la fondation McArthur (1998), quelle proportion de la population générale du quartier a été violente ?

Réponse

3,3 % sur une période de dix semaines.

16Question

Quelle proportion des personnes atteintes d’un trouble mental grave n’est jamais violente ?

Réponse

Plus de 90 %.

17Question

Quels facteurs de risque de violence sont communs aux patients atteints d’un trouble mental grave et à la population générale ?

Réponse

Le jeune âge, le sexe masculin, le chômage, la pauvreté, un milieu défavorisé, l’abus ou la dépendance à l’alcool ou aux drogues et les antécédents de violence.

18Question

Quel facteur prédit mieux la violence future que les symptômes psychotiques ?

Réponse

Les antécédents de violence.

19Question

Quels facteurs contributifs à la violence sont rapportés en plus des antécédents ?

Réponse

Les délires de persécution ou d’influence, les hallucinations auditives impérieuses, l’atteinte cérébrale et l’abus de substances.

20Question

Quelle loi a ouvert les soins sans consentement à d’autres prises en charge et instauré l’intervention systématique du juge ?

Réponse

La loi du 5 juillet 2011, modifiée en septembre 2013.

21Question

Quelle est la condition de principe de toute prise en charge thérapeutique en France ?

Réponse

Le consentement.

22Question

Combien de patients ont été hospitalisés sans consentement en psychiatrie en France en 2010 ?

Réponse

Plus de 71 000 patients.

23Question

Quelle part des hospitalisations sans consentement relevait d’une HDT en 2010 ?

Réponse

80 %.

24Question

Quelles conditions médicales sont requises pour une HDT ?

Réponse

Des troubles mentaux empêchant le consentement et exigeant des soins immédiats avec surveillance continue.

25Question

Quelle autorité prononce une HO et sur quel document médical s’appuie-t-elle ?

Réponse

Le préfet, sur la base d’un certificat médical extérieur à l’établissement.

26Question

Dans quelle situation une HO peut-elle être prononcée ?

Réponse

Lorsque l’état du patient compromet la sûreté des personnes ou gravement l’ordre public.

27Question

Selon Lapeyre, M. (1996), que distingue la clinique psychanalytique à propos du sujet et de ses symptômes ?

Réponse

Elle distingue reconnaître un sujet à ses symptômes de l’y réduire.

28Question

Selon Lapeyre, M. (1996), que comprend le sujet du sens de son symptôme ?

Réponse

Il sait que le symptôme est sien sans comprendre ce qu’il signifie.

29Question

Selon Lapeyre, M. (1996), que révèle le symptôme en clinique psychanalytique ?

Réponse

Il révèle un compromis entre désir et défense.

30Question

Quelle référence est associée à la définition de la thérapie familiale aux États-Unis ?

Réponse

Cook-Darzens, S., 2005.

31Question

Dans quelles décennies la thérapie familiale s’est-elle définie aux États-Unis ?

Réponse

Dans les années 1950.

32Question

Quelle référence est associée à la pensée systémique en thérapie familiale ?

Réponse

Cook-Darzens, S., 2005.

33Question

Comment la pensée systémique conçoit-elle la famille ?

Réponse

Comme un tout organisé, plus vaste que la somme de ses membres.

34Question

Que désigne l’homéostasie dans le modèle systémique ?

Réponse

La force de non-changement.

35Question

Quel rôle le symptôme individuel peut-il jouer dans le paradigme systémique ?

Réponse

Il peut servir l’autorégulation familiale.

36Question

Quelle référence est associée aux critiques du paradigme systémique ?

Réponse

Cook-Darzens, S., 2005.

37Question

Quels sont les trois objectifs des interventions familiales psychoéducatives dans la schizophrénie ?

Réponse

Créer un réseau de soutien, faire comprendre la maladie aux familles et favoriser l’adaptation socioprofessionnelle du patient.

38Question

Quelle inégalité la critique féministe oppose-t-elle à l’attribution systémique de la responsabilité du symptôme ?

Réponse

Les pouvoirs et les responsabilités peuvent être inégalement répartis, notamment en cas de violence familiale.

39Question

Quels facteurs ont contribué à marginaliser la thérapie familiale en santé mentale ?

Réponse

Le paradigme systémique, l’isolement intellectuel, le désintérêt pour le diagnostic individuel et la faible évaluation scientifique.

40Question

Quel taux global d’amélioration les études anglo-saxonnes rapportent-elles pour la thérapie familiale ?

Réponse

70 % (Gurman et al., 1986).

41Question

Pour quels patients anorexiques la thérapie familiale est-elle plus efficace que la thérapie individuelle ?

Réponse

Pour les patients non chronicisés de moins de 18 ans et les jeunes adultes dont l’anorexie a débuté à l’adolescence.

42Question

Dans quels cas la thérapie individuelle d’inspiration analytique est-elle plus efficace ?

Réponse

Lorsque l’anorexie débute à l’âge adulte et chez les sujets boulimiques de poids normal.

43Question

Quels changements la thérapie familiale conjointe induit-elle davantage dans les troubles alimentaires ?

Réponse

Des changements psychologiques et relationnels.

44Question

Quelles améliorations la thérapie familiale scindée produit-elle davantage ?

Réponse

Des améliorations symptomatiques.

45Question

Que combine l’intégration thérapeutique pour créer des approches souples et généralistes ?

Réponse

Plusieurs modèles familiaux.

46Question

Comment l’éclectisme associe-t-il les pratiques et les pathologies ?

Réponse

Il apparie des pratiques spécifiques à des pathologies spécifiques.

47Question

Qu’ont favorisé les mouvements novateurs des 15 à 20 dernières années en thérapie familiale ?

Réponse

La réintégration de l’individu et de son diagnostic.

48Question

Qu’est-ce que la thérapie familiale médicale ?

Réponse

Une thérapie familiale d’abord appliquée aux maladies somatiques, souvent chroniques, pour aider la famille à s’adapter à la maladie et à son évolution.

49Question

Quel auteur et quelle année sont associés à la thérapie familiale médicale biopsychosociale et systémique ?

Réponse

McDaniel et al., 1992.

50Question

Quelles perspectives la thérapie familiale médicale associe-t-elle ?

Réponse

Les perspectives biopsychosociale et systémique.

51Question

Dans les maladies psychiatriques graves, sur quoi repose l’approche familiale médicale ?

Réponse

Sur les ressources et les compétences de la famille.

52Question

Quel rôle la famille joue-t-elle dans la guérison du membre malade ?

Réponse

Elle a un rôle important à jouer.

53Question

Selon Walsh (1993, 1998), que mobilisent les approches solutionnistes, narratives et centrées sur la résilience familiale ?

Réponse

Les ressources des familles en demande d’aide.

54Question

Quelles orientations thérapeutiques privilégient les nouvelles pratiques familiales ?

Réponse

La collaboration, une posture moins directive, les compétences familiales et la participation de la famille aux soins hospitaliers.

55Question

Quelle vision la complexité de la thérapie familiale appelle-t-elle ?

Réponse

Une vision écosystémique intégrant l’individu, le contexte extrafamilial et la diversité des expériences humaines.

56Question

Quel type d’interventions la complexité de la thérapie familiale appelle-t-elle ?

Réponse

Des interventions multisystémiques.

57Question

Comment Broussais et Bernard conçoivent-ils la maladie ?

Réponse

Comme une variation quantitative, par excès ou insuffisance, de propriétés naturelles.

58Question

Quels penseurs sont associés à la conception quantitative de la maladie ?

Réponse

Broussais et Bernard.

59Question

Quelle méthode Théodule Ribot a-t-il fondée pour étudier le fonctionnement psychique ?

Réponse

La psychologie pathologique, fondée sur une méthode pathologique expérimentale.

60Question

Quelle confusion la norme sociale peut-elle entraîner ?

Réponse

Elle peut confondre déviance et pathologie.

61Question

Comment l’abus de substances modifie-t-il le risque de violence associé aux troubles mentaux graves ?

Réponse

Il accroît ce risque.

62Question

Comment les facteurs de risque sociaux affectent-ils les personnes avec ou sans trouble mental ?

Réponse

Ils les affectent également.

63Question

Selon la fondation McArthur, quand surviennent 60 % des agressions après une sortie d’hôpital ?

Réponse

Durant les 20 premières semaines après la sortie.

64Question

Quels facteurs cliniques protègent contre la violence ?

Réponse

L’implication prosociale, un support social solide, des liens relationnels forts, une attitude positive envers l’autorité, l’investissement scolaire et des traits de personnalité résiliente.

65Question

Quelle proportion de patients ne prenait pas la médication prescrite au moment de l’acte violent ?

Réponse

25 %.

66Question

Quand débute la délinquance précoce, et son comportement antisocial est-il modifié par les antipsychotiques ?

Réponse

Elle débute avant 18 ans et son comportement antisocial n’est pas modifié par le traitement antipsychotique.

67Question

Quand débute la délinquance tardive et quel effet est attendu du traitement psychiatrique ?

Réponse

Elle débute après 18 ans avec la maladie, et le traitement psychiatrique devrait avoir un impact plus significatif.

68Question

Combien de patients ont été hospitalisés d’office en psychiatrie en 2010 ?

Réponse

Près de 14 000 patients.

69Question

Selon Lapeyre, M. (1996), comment le sujet se définit-il ?

Réponse

Par le fait de parler avec le langage.

70Question

Selon Lapeyre, M. (1996), qu’est-ce qui distingue le diagnostic psychanalytique d’un simple étiquetage ?

Réponse

Il présuppose une symbolisation en cure, passant par le consentement et l’admission du sujet.

71Question

Selon Lapeyre, M. (1996), qu’est-ce que le pronostic psychanalytique ?

Réponse

Une certitude obtenue par le sujet concernant son cas.

72Question

Selon Cook-Darzens, S., 2005, quels sont les principaux courants familiaux cités ?

Réponse

L’école psychanalytique, l’école structurale, l’école stratégique et les thérapies brèves, l’école intergénérationnelle, l’école fonctionnelle comportementale et les approches constructivistes-constructionnistes.

73Question

Qui a rapporté les effets des interventions familiales dans la schizophrénie ?

Réponse

McFarlane, 2002.

74Question

Quels effets les interventions familiales dans la schizophrénie ont-elles eus sur les hospitalisations et les neuroleptiques ?

Réponse

Elles ont limité les hospitalisations et diminué les dosages de neuroleptiques.

75Question

Quelle référence est associée à la critique féministe de la thérapie familiale ?

Réponse

McGoldrick, 1989.

76Question

Quels aspects de la thérapie familiale la critique féministe de McGoldrick dénonce-t-elle ?

Réponse

La circularité, la neutralité et la primauté du système sur l’individu.

77Question

Quelle évolution certains thérapeutes ont-ils défendue au début des années 1980 ?

Réponse

La création de modèles synthétiques face à la dispersion et au doctrinarisme des écoles.

78Question

Qui a étudié l’efficacité de la thérapie familiale dans l’anorexie mentale ?

Réponse

L’équipe de Russell à l’hôpital Maudsley de Londres (Eisler et al., 1997, 2000).

79Question

Quelle modalité thérapeutique offre de meilleurs gains aux familles à forte tonalité émotionnelle ?

Réponse

La thérapie familiale scindée.

80Question

À quoi contribuent les recherches sur l’efficacité des interventions familiales ?

Réponse

À légitimer cette approche.

81Question

Sur quels courants s’est appuyée la redécouverte de l’individu en thérapie familiale ?

Réponse

Le modèle systémique interne, le mouvement de l’enfant adulte, les recherches sur la petite enfance et l’attachement, l’approche féministe et la prise en compte des patients schizophrènes.

82Question

Qui a décrit l’application des concepts de la systémie familiale aux processus individuels, et en quelle année ?

Réponse

Sprenkle et Bischof, 1994.

83Question

Que prend en compte l’intégration véritable selon Sexton et al. (2003) ?

Réponse

Les systèmes relationnels et les significations individuelles, l’expérience clinique et les résultats scientifiques, ainsi que les perspectives du patient et du clinicien.

84Question

Quelle référence est associée au rôle familial dans l’anorexie mentale de l’enfant et de l’adolescent ?

Réponse

Cook-Darzens, 2002.

85Question

Quels rôles le facteur familial peut-il jouer dans l’anorexie mentale de l’enfant et de l’adolescent ?

Réponse

Il peut être prédisposant, déclenchant, aggravant, protecteur ou améliorant.

86Question

Que peut repérer la thérapie familiale médicale dans les interactions familiales ?

Réponse

Les interactions productives ou délétères.

87Question

Quelle posture thérapeutique est associée à l’équipe réfléchissante ?

Réponse

Une posture moins hiérarchisée et moins directive.

88Question

Selon Sexton et al. (2003), que doit produire l’intégration véritable des modèles ?

Réponse

Une nouvelle métaconstruction de principes plus inclusifs.

89Question

Selon Sexton et al. (2003), que n’est pas l’intégration véritable des modèles ?

Réponse

Un simple mélange de concepts et de pratiques.

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1. La méthode psychopathologique peut éclairer les fonctions psychiques selon deux orientations :

2. Pour Canguilhem, l’évaluation du caractère pathologique d’un symptôme repose sur :

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