Comment Daniel Widlöcher définit-il la psychopathologie ?
Comme une méthode d’observation des conduites et attitudes anormales éclairant les mécanismes et fonctions de la vie psychique normale.
Quelle référence est associée à la définition de la psychopathologie par Daniel Widlöcher ?
Daniel Widlöcher, 1994a.
Quelles sont les deux orientations de la méthode psychopathologique ?
Étudier le normal à partir du pathologique ou le pathologique à partir du normal.
Que compare la méthode psychopathologique pour éclairer les fonctions psychiques ?
Les conduites normales et anormales.
Selon Georges Canguilhem (1966), que faut-il considérer pour qualifier un symptôme de pathologique ?
Son insertion dans la totalité du comportement individuel.
Selon Quételet au XIXe siècle, à quoi correspond la normalité statistique ?
À la moyenne observée dans une population.
Dans l’exemple du quotient intellectuel, quelle est la moyenne ?
100.
Dans l’exemple du quotient intellectuel, quel intervalle correspond à la population moyenne ?
De 85 à 115.
Selon Georges Canguilhem, quel rapport existe entre fréquence et normativité ?
Un trait est fréquent parce qu’il est normatif dans un genre de vie donné.
Quelle autre capacité la normalité peut-elle désigner, au-delà de l’absence de maladie ?
La capacité de traverser une maladie et d’en réchapper.
Dans quelle œuvre et en quelle année Freud distingue-t-il deuil et mélancolie ?
Dans *Deuil et Mélancolie*, en 1915c.
Selon Freud, que permet le désinvestissement progressif dans le deuil ?
Il permet d’investir ultérieurement d’autres objets.
Après ajustement, quel risque de violence physique présentent les troubles mentaux graves ?
3,7 fois celui de la population générale.
Selon la fondation McArthur (1998), quelle proportion de patients sans abus de substances a été violente après la sortie ?
17,9 % durant l’année suivant la sortie.
Selon la fondation McArthur (1998), quelle proportion de la population générale du quartier a été violente ?
3,3 % sur une période de dix semaines.
Quelle proportion des personnes atteintes d’un trouble mental grave n’est jamais violente ?
Plus de 90 %.
Quels facteurs de risque de violence sont communs aux patients atteints d’un trouble mental grave et à la population générale ?
Le jeune âge, le sexe masculin, le chômage, la pauvreté, un milieu défavorisé, l’abus ou la dépendance à l’alcool ou aux drogues et les antécédents de violence.
Quel facteur prédit mieux la violence future que les symptômes psychotiques ?
Les antécédents de violence.
Quels facteurs contributifs à la violence sont rapportés en plus des antécédents ?
Les délires de persécution ou d’influence, les hallucinations auditives impérieuses, l’atteinte cérébrale et l’abus de substances.
Quelle loi a ouvert les soins sans consentement à d’autres prises en charge et instauré l’intervention systématique du juge ?
La loi du 5 juillet 2011, modifiée en septembre 2013.
Quelle est la condition de principe de toute prise en charge thérapeutique en France ?
Le consentement.
Combien de patients ont été hospitalisés sans consentement en psychiatrie en France en 2010 ?
Plus de 71 000 patients.
Quelle part des hospitalisations sans consentement relevait d’une HDT en 2010 ?
80 %.
Quelles conditions médicales sont requises pour une HDT ?
Des troubles mentaux empêchant le consentement et exigeant des soins immédiats avec surveillance continue.
Quelle autorité prononce une HO et sur quel document médical s’appuie-t-elle ?
Le préfet, sur la base d’un certificat médical extérieur à l’établissement.
Dans quelle situation une HO peut-elle être prononcée ?
Lorsque l’état du patient compromet la sûreté des personnes ou gravement l’ordre public.
Selon Lapeyre, M. (1996), que distingue la clinique psychanalytique à propos du sujet et de ses symptômes ?
Elle distingue reconnaître un sujet à ses symptômes de l’y réduire.
Selon Lapeyre, M. (1996), que comprend le sujet du sens de son symptôme ?
Il sait que le symptôme est sien sans comprendre ce qu’il signifie.
Selon Lapeyre, M. (1996), que révèle le symptôme en clinique psychanalytique ?
Il révèle un compromis entre désir et défense.
Quelle référence est associée à la définition de la thérapie familiale aux États-Unis ?
Cook-Darzens, S., 2005.
Dans quelles décennies la thérapie familiale s’est-elle définie aux États-Unis ?
Dans les années 1950.
Quelle référence est associée à la pensée systémique en thérapie familiale ?
Cook-Darzens, S., 2005.
Comment la pensée systémique conçoit-elle la famille ?
Comme un tout organisé, plus vaste que la somme de ses membres.
Que désigne l’homéostasie dans le modèle systémique ?
La force de non-changement.
Quel rôle le symptôme individuel peut-il jouer dans le paradigme systémique ?
Il peut servir l’autorégulation familiale.
Quelle référence est associée aux critiques du paradigme systémique ?
Cook-Darzens, S., 2005.
Quels sont les trois objectifs des interventions familiales psychoéducatives dans la schizophrénie ?
Créer un réseau de soutien, faire comprendre la maladie aux familles et favoriser l’adaptation socioprofessionnelle du patient.
Quelle inégalité la critique féministe oppose-t-elle à l’attribution systémique de la responsabilité du symptôme ?
Les pouvoirs et les responsabilités peuvent être inégalement répartis, notamment en cas de violence familiale.
Quels facteurs ont contribué à marginaliser la thérapie familiale en santé mentale ?
Le paradigme systémique, l’isolement intellectuel, le désintérêt pour le diagnostic individuel et la faible évaluation scientifique.
Quel taux global d’amélioration les études anglo-saxonnes rapportent-elles pour la thérapie familiale ?
70 % (Gurman et al., 1986).
Pour quels patients anorexiques la thérapie familiale est-elle plus efficace que la thérapie individuelle ?
Pour les patients non chronicisés de moins de 18 ans et les jeunes adultes dont l’anorexie a débuté à l’adolescence.
Dans quels cas la thérapie individuelle d’inspiration analytique est-elle plus efficace ?
Lorsque l’anorexie débute à l’âge adulte et chez les sujets boulimiques de poids normal.
Quels changements la thérapie familiale conjointe induit-elle davantage dans les troubles alimentaires ?
Des changements psychologiques et relationnels.
Quelles améliorations la thérapie familiale scindée produit-elle davantage ?
Des améliorations symptomatiques.
Que combine l’intégration thérapeutique pour créer des approches souples et généralistes ?
Plusieurs modèles familiaux.
Comment l’éclectisme associe-t-il les pratiques et les pathologies ?
Il apparie des pratiques spécifiques à des pathologies spécifiques.
Qu’ont favorisé les mouvements novateurs des 15 à 20 dernières années en thérapie familiale ?
La réintégration de l’individu et de son diagnostic.
Qu’est-ce que la thérapie familiale médicale ?
Une thérapie familiale d’abord appliquée aux maladies somatiques, souvent chroniques, pour aider la famille à s’adapter à la maladie et à son évolution.
Quel auteur et quelle année sont associés à la thérapie familiale médicale biopsychosociale et systémique ?
McDaniel et al., 1992.
Quelles perspectives la thérapie familiale médicale associe-t-elle ?
Les perspectives biopsychosociale et systémique.
Dans les maladies psychiatriques graves, sur quoi repose l’approche familiale médicale ?
Sur les ressources et les compétences de la famille.
Quel rôle la famille joue-t-elle dans la guérison du membre malade ?
Elle a un rôle important à jouer.
Selon Walsh (1993, 1998), que mobilisent les approches solutionnistes, narratives et centrées sur la résilience familiale ?
Les ressources des familles en demande d’aide.
Quelles orientations thérapeutiques privilégient les nouvelles pratiques familiales ?
La collaboration, une posture moins directive, les compétences familiales et la participation de la famille aux soins hospitaliers.
Quelle vision la complexité de la thérapie familiale appelle-t-elle ?
Une vision écosystémique intégrant l’individu, le contexte extrafamilial et la diversité des expériences humaines.
Quel type d’interventions la complexité de la thérapie familiale appelle-t-elle ?
Des interventions multisystémiques.
Comment Broussais et Bernard conçoivent-ils la maladie ?
Comme une variation quantitative, par excès ou insuffisance, de propriétés naturelles.
Quels penseurs sont associés à la conception quantitative de la maladie ?
Broussais et Bernard.
Quelle méthode Théodule Ribot a-t-il fondée pour étudier le fonctionnement psychique ?
La psychologie pathologique, fondée sur une méthode pathologique expérimentale.
Quelle confusion la norme sociale peut-elle entraîner ?
Elle peut confondre déviance et pathologie.
Comment l’abus de substances modifie-t-il le risque de violence associé aux troubles mentaux graves ?
Il accroît ce risque.
Comment les facteurs de risque sociaux affectent-ils les personnes avec ou sans trouble mental ?
Ils les affectent également.
Selon la fondation McArthur, quand surviennent 60 % des agressions après une sortie d’hôpital ?
Durant les 20 premières semaines après la sortie.
Quels facteurs cliniques protègent contre la violence ?
L’implication prosociale, un support social solide, des liens relationnels forts, une attitude positive envers l’autorité, l’investissement scolaire et des traits de personnalité résiliente.
Quelle proportion de patients ne prenait pas la médication prescrite au moment de l’acte violent ?
25 %.
Quand débute la délinquance précoce, et son comportement antisocial est-il modifié par les antipsychotiques ?
Elle débute avant 18 ans et son comportement antisocial n’est pas modifié par le traitement antipsychotique.
Quand débute la délinquance tardive et quel effet est attendu du traitement psychiatrique ?
Elle débute après 18 ans avec la maladie, et le traitement psychiatrique devrait avoir un impact plus significatif.
Combien de patients ont été hospitalisés d’office en psychiatrie en 2010 ?
Près de 14 000 patients.
Selon Lapeyre, M. (1996), comment le sujet se définit-il ?
Par le fait de parler avec le langage.
Selon Lapeyre, M. (1996), qu’est-ce qui distingue le diagnostic psychanalytique d’un simple étiquetage ?
Il présuppose une symbolisation en cure, passant par le consentement et l’admission du sujet.
Selon Lapeyre, M. (1996), qu’est-ce que le pronostic psychanalytique ?
Une certitude obtenue par le sujet concernant son cas.
Selon Cook-Darzens, S., 2005, quels sont les principaux courants familiaux cités ?
L’école psychanalytique, l’école structurale, l’école stratégique et les thérapies brèves, l’école intergénérationnelle, l’école fonctionnelle comportementale et les approches constructivistes-constructionnistes.
Qui a rapporté les effets des interventions familiales dans la schizophrénie ?
McFarlane, 2002.
Quels effets les interventions familiales dans la schizophrénie ont-elles eus sur les hospitalisations et les neuroleptiques ?
Elles ont limité les hospitalisations et diminué les dosages de neuroleptiques.
Quelle référence est associée à la critique féministe de la thérapie familiale ?
McGoldrick, 1989.
Quels aspects de la thérapie familiale la critique féministe de McGoldrick dénonce-t-elle ?
La circularité, la neutralité et la primauté du système sur l’individu.
Quelle évolution certains thérapeutes ont-ils défendue au début des années 1980 ?
La création de modèles synthétiques face à la dispersion et au doctrinarisme des écoles.
Qui a étudié l’efficacité de la thérapie familiale dans l’anorexie mentale ?
L’équipe de Russell à l’hôpital Maudsley de Londres (Eisler et al., 1997, 2000).
Quelle modalité thérapeutique offre de meilleurs gains aux familles à forte tonalité émotionnelle ?
La thérapie familiale scindée.
À quoi contribuent les recherches sur l’efficacité des interventions familiales ?
À légitimer cette approche.
Sur quels courants s’est appuyée la redécouverte de l’individu en thérapie familiale ?
Le modèle systémique interne, le mouvement de l’enfant adulte, les recherches sur la petite enfance et l’attachement, l’approche féministe et la prise en compte des patients schizophrènes.
Qui a décrit l’application des concepts de la systémie familiale aux processus individuels, et en quelle année ?
Sprenkle et Bischof, 1994.
Que prend en compte l’intégration véritable selon Sexton et al. (2003) ?
Les systèmes relationnels et les significations individuelles, l’expérience clinique et les résultats scientifiques, ainsi que les perspectives du patient et du clinicien.
Quelle référence est associée au rôle familial dans l’anorexie mentale de l’enfant et de l’adolescent ?
Cook-Darzens, 2002.
Quels rôles le facteur familial peut-il jouer dans l’anorexie mentale de l’enfant et de l’adolescent ?
Il peut être prédisposant, déclenchant, aggravant, protecteur ou améliorant.
Que peut repérer la thérapie familiale médicale dans les interactions familiales ?
Les interactions productives ou délétères.
Quelle posture thérapeutique est associée à l’équipe réfléchissante ?
Une posture moins hiérarchisée et moins directive.
Selon Sexton et al. (2003), que doit produire l’intégration véritable des modèles ?
Une nouvelle métaconstruction de principes plus inclusifs.
Selon Sexton et al. (2003), que n’est pas l’intégration véritable des modèles ?
Un simple mélange de concepts et de pratiques.
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1. La méthode psychopathologique peut éclairer les fonctions psychiques selon deux orientations :
2. Pour Canguilhem, l’évaluation du caractère pathologique d’un symptôme repose sur :
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