QCM : VIH : diagnostic et complications — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les trois marqueurs virologiques plasmatiques utilisés pour suivre l’infection par le VIH ?

Les anticorps anti-VIH, les transaminases et l’ARN bactérien
L’ARN-VIH, l’antigène p24 et les anticorps anti-VIH
L’antigène p24, les lymphocytes CD8 et la charge bactérienne
L’ADN proviral, les lymphocytes CD4 et les anticorps anti-VIH

L’ARN-VIH, l’antigène p24 et les anticorps anti-VIH

Explication

Les trois marqueurs plasmatiques sont l’ARN-VIH, l’antigénémie p24 et les anticorps anti-VIH. Les lymphocytes et les transaminases sont des indicateurs biologiques associés, mais ne constituent pas ces trois marqueurs virologiques plasmatiques.

2. Quel marqueur du VIH devient détectable vers le dixième jour après le contage ?

Les anticorps anti-VIH
L’ARN-VIH
L’antigène p24
Les anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite B

L’ARN-VIH

Explication

L’ARN-VIH devient détectable vers le dixième jour et constitue le premier marqueur à apparaître. L’antigène p24 apparaît plus tard, tandis que les anticorps anti-VIH sont détectables à partir d’environ vingt jours.

3. Quelle évolution caractérise l’antigénémie p24 après une contamination par le VIH ?

Elle apparaît vers le vingtième jour puis augmente progressivement
Elle apparaît vers le dixième jour puis persiste pendant toute la vie
Elle apparaît vers le quinzième jour puis disparaît rapidement
Elle apparaît après les anticorps puis reste détectable durablement

Elle apparaît vers le quinzième jour puis disparaît rapidement

Explication

L’antigénémie p24 apparaît vers le quinzième jour après le contage, puis disparaît rapidement. Sa disparition précoce la distingue des anticorps anti-VIH, qui persistent à vie.

4. À partir de quel moment les anticorps anti-VIH apparaissent-ils généralement et quelle est leur évolution ?

Vers le quinzième jour, avec une persistance de quelques semaines
Après six semaines, avec une disparition lorsque la charge virale baisse
À partir du vingtième jour, avec une persistance à vie
Vers le dixième jour, avec une disparition rapide

À partir du vingtième jour, avec une persistance à vie

Explication

Les anticorps anti-VIH apparaissent à partir du vingtième jour après le contage et persistent à vie. Leur persistance les distingue de l’antigénémie p24, qui disparaît rapidement.

5. Quel examen constitue le test de référence du dépistage du VIH ?

Le test rapide sur sang capillaire, réalisé sans démarche complémentaire
La sérologie ELISA sur ponction veineuse, réalisée avec l’accord du patient
La charge virale plasmatique prescrite avant toute sérologie
Le Western-Blot effectué directement lors du premier dépistage

La sérologie ELISA sur ponction veineuse, réalisée avec l’accord du patient

Explication

La sérologie VIH par ELISA sur ponction veineuse est le test de référence du dépistage et nécessite l’accord du patient. Les tests rapides utilisent du sang capillaire, tandis que le Western-Blot intervient comme test de confirmation.

6. Quelle est la durée de la fenêtre sérologique des tests de quatrième génération ?

Dix jours
Vingt jours
Trois mois
Six semaines

Six semaines

Explication

La fenêtre sérologique des tests de quatrième génération est de six semaines. La durée de trois mois correspond à la fenêtre diagnostique des tests rapides, et non à celle des tests de quatrième génération.

7. Quelle caractéristique distingue les tests rapides de dépistage du VIH ?

Ils recherchent l’antigène p24 dans le sang veineux avec une confirmation immédiate
Ils détectent les anticorps anti-VIH dans le sang capillaire en quelques minutes
Ils détectent l’ARN-VIH dans le plasma après plusieurs heures d’analyse
Ils mesurent la charge virale plasmatique en fournissant un résultat chiffré

Ils détectent les anticorps anti-VIH dans le sang capillaire en quelques minutes

Explication

Les tests rapides mettent en évidence les anticorps anti-VIH dans le sang capillaire et fournissent une réponse en quelques minutes. Ils ne quantifient pas l’ARN viral et ne recherchent pas simultanément l’antigène p24.

8. Pourquoi un test rapide ne doit-il pas être réalisé trop tôt après une prise de risque ?

Parce qu’il mesure la charge virale seulement après une année
Parce que sa fenêtre diagnostique peut s’étendre jusqu’à trois mois
Parce qu’il nécessite six semaines pour détecter l’antigène p24
Parce qu’il devient interprétable après l’apparition des lymphocytes CD4

Parce que sa fenêtre diagnostique peut s’étendre jusqu’à trois mois

Explication

La fenêtre diagnostique des tests rapides est de trois mois, de sorte qu’un test trop précoce peut ne pas détecter l’infection. La durée de six semaines concerne les tests de quatrième génération, qui ont une stratégie de détection différente.

9. Quelle distinction caractérise les infections associées au VIH ?

Les deux catégories sont communautaires, mais elles diffèrent selon le site anatomique atteint
Les infections non opportunistes résultent de l’immunodépression, tandis que les infections opportunistes sont principalement communautaires
Les deux catégories sont liées à l’immunodépression, mais elles diffèrent selon le microorganisme impliqué
Les infections non opportunistes sont principalement communautaires, tandis que les infections opportunistes sont liées à l’immunodépression

Les infections non opportunistes sont principalement communautaires, tandis que les infections opportunistes sont liées à l’immunodépression

Explication

Les infections non opportunistes sont principalement communautaires, alors que les infections opportunistes surviennent en lien avec l’immunodépression. Le mécanisme d’apparition, et non le seul site infectieux, permet cette distinction.

10. À partir de quel taux de CD4 le risque d’infection opportuniste devient-il particulièrement important ?

En dessous de 200 cellules/mm³
Autour de 1 000 cellules/mm³
Au-dessus de 800 cellules/mm³
En dessous de 500 cellules/mm³

En dessous de 200 cellules/mm³

Explication

Le risque d’infection opportuniste devient particulièrement important lorsque le taux de CD4 est inférieur à 200 cellules/mm³. Les infections communautaires ne sont pas définies par ce seuil d’immunodépression.

11. Laquelle de ces infections fait partie des infections opportunistes majeures classant SIDA ?

La toxoplasmose cérébrale
La cystite bactérienne simple
La rhinopharyngite aiguë
La dermatophytie cutanée localisée

La toxoplasmose cérébrale

Explication

La toxoplasmose cérébrale figure parmi les infections opportunistes majeures classant SIDA, avec notamment la pneumocystose, la tuberculose, les infections à CMV et la candidose œsophagienne. Les autres propositions ne correspondent pas à cette liste d’infections majeures.

12. Quelle est l’infection opportuniste la plus fréquente en France hexagonale chez les personnes vivant avec le VIH ?

La pneumocystose pulmonaire
La toxoplasmose cérébrale
La candidose œsophagienne
L’infection à cytomégalovirus

La pneumocystose pulmonaire

Explication

La pneumocystose pulmonaire est l’infection opportuniste la plus fréquente en France hexagonale. Les autres infections proposées sont également associées au VIH, mais elles ne constituent pas la complication opportuniste la plus fréquente dans ce contexte.

13. Lequel de ces groupes réunit exclusivement des cancers classant SIDA ?

Cancer du canal anal, hépatocarcinome et maladie de Kaposi
Lymphome malin non hodgkinien, maladie de Kaposi et cancer du col de l’utérus
Lymphome malin non hodgkinien, cancer du canal anal et hépatocarcinome
Cancer du col de l’utérus, cancer du canal anal et hépatocarcinome

Lymphome malin non hodgkinien, maladie de Kaposi et cancer du col de l’utérus

Explication

Le lymphome malin non hodgkinien, la maladie de Kaposi et le cancer du col de l’utérus font partie des cancers classant SIDA. Le cancer du canal anal et l’hépatocarcinome relèvent, eux, des cancers non classant SIDA.

14. Quelle stratégie correspond au dépistage du cancer du col de l’utérus ?

Une analyse sanguine ou une recherche sérologique d’anticorps spécifiques
Un examen clinique ou une biopsie d’un ganglion augmenté de volume
Un frottis cervical ou une recherche moléculaire d’un HPV à haut risque
Une radiographie thoracique ou une échographie abdominale ciblée

Un frottis cervical ou une recherche moléculaire d’un HPV à haut risque

Explication

Le dépistage du cancer du col de l’utérus repose sur un frottis cervical ou sur la recherche moléculaire d’un HPV à haut risque. L’examen clinique constitue plutôt le mode de dépistage décrit pour le lymphome malin non hodgkinien et la maladie de Kaposi.

15. Chez une personne vivant avec le VIH, quels cancers sont considérés comme non classant SIDA ?

Le cancer du canal anal et l’hépatocarcinome
Le lymphome malin non hodgkinien et la maladie de Kaposi
La maladie de Kaposi et le cancer du col de l’utérus
Le cancer du col de l’utérus et le cancer du canal anal

Le cancer du canal anal et l’hépatocarcinome

Explication

Le cancer du canal anal et l’hépatocarcinome sont les cancers non classant SIDA indiqués ici. À l’inverse, la maladie de Kaposi, le lymphome malin non hodgkinien et le cancer du col de l’utérus classent SIDA.

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Quels sont les trois marqueurs virologiques plasmatiques du VIH ?

L’ARN-VIH, l’antigénémie p24 et les anticorps anti-VIH.

Quand l’ARN-VIH devient-il détectable après le contage ?

Vers le 10e jour après le contage.

À quel moment l’antigénémie p24 apparaît-elle après le contage ?

Vers le 15e jour après le contage.

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