QCM : Traitement et suivi du VIH — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels objectifs biologiques sont recherchés par le traitement antirétroviral ?

Obtenir une charge virale indétectable tout en supprimant la nécessité de suivre les CD4
Restaurer les CD4 à leur valeur initiale et rendre la charge virale inférieure à 1 000 copies/mL
Maintenir les CD4 au-dessus de 200/mm³ et réduire la charge virale sous 500 copies/mL
Maintenir les CD4 au-dessus de 500/mm³ et rendre la charge virale inférieure à 50 copies/mL

Maintenir les CD4 au-dessus de 500/mm³ et rendre la charge virale inférieure à 50 copies/mL

Explication

Le traitement vise à restaurer et maintenir un taux de CD4 supérieur à 500/mm³ ainsi qu’une charge virale plasmatique inférieure à 50 copies/mL. Un taux élevé de CD4 ne suffit toutefois pas à prouver que la charge virale est indétectable.

2. Pourquoi le traitement antirétroviral doit-il être poursuivi à vie dans l’état actuel des connaissances ?

Parce qu’il élimine le VIH mais ne restaure pas durablement les CD4
Parce qu’il devient inefficace après quelques années malgré une éradication initiale
Parce qu’il prévient les infections opportunistes sans agir sur la réplication virale
Parce qu’il contrôle le VIH sans permettre son éradication

Parce qu’il contrôle le VIH sans permettre son éradication

Explication

Le traitement contrôle la réplication du VIH, mais il ne permet pas d’éradiquer le virus. Sa poursuite à vie est donc nécessaire dans l’état actuel des connaissances, contrairement à l’idée d’une guérison complète.

3. Chez quels patients le traitement antirétroviral doit-il être proposé ?

Chez les personnes dont les CD4 diminuent malgré une surveillance clinique régulière
Chez toute personne vivant avec le VIH qui est éligible, quel que soit son taux de CD4
Chez les personnes dont les CD4 sont inférieurs à 500/mm³ après confirmation d’une immunodépression
Chez les personnes présentant une infection opportuniste ou une charge virale élevée

Chez toute personne vivant avec le VIH qui est éligible, quel que soit son taux de CD4

Explication

Toute personne vivant avec le VIH et éligible au traitement doit être traitée, indépendamment de son taux de CD4. Le principe du « test and treat » permet même d’envisager un traitement immédiat.

4. Quelle association entre classes d’antirétroviraux et cible moléculaire est correcte ?

Les INNTI et les INI ciblent l’intégrase, tandis que les INTI ciblent la protéase
Les INTI et les INNTI ciblent la transcriptase inverse, tandis que les INI ciblent l’intégrase
Les trois classes ciblent la transcriptase inverse selon des mécanismes pharmacologiques différents
Les INTI et les INI ciblent la transcriptase inverse, tandis que les INNTI ciblent l’intégrase

Les INTI et les INNTI ciblent la transcriptase inverse, tandis que les INI ciblent l’intégrase

Explication

Les INTI et les INNTI inhibent la transcriptase inverse, alors que les INI ciblent l’intégrase. Confondre les INI avec des inhibiteurs de la transcriptase inverse attribue leur action à une autre étape du cycle viral.

5. Quel schéma correspond à une trithérapie antirétrovirale d’initiation privilégiée ?

Trois INTI associés sans autre classe, de préférence dans un traitement injectable
Deux INNTI associés à un INTI, de préférence dans plusieurs prises quotidiennes
Un INTI associé à deux INI, avec une administration séparée pour chaque molécule
Deux INTI associés à un INNTI ou à un INI, de préférence dans un comprimé unique

Deux INTI associés à un INNTI ou à un INI, de préférence dans un comprimé unique

Explication

La trithérapie d’initiation associe deux INTI à un INNTI ou à un INI, et les schémas en comprimé unique sont à privilégier. Une association composée de trois INTI ne correspond donc pas au schéma recommandé.

6. Dans quel ordre général la prise en soins initiale des infections opportunistes et du VIH est-elle organisée ?

Prévenir les infections opportunistes, commencer les antirétroviraux, puis traiter les infections déclarées
Traiter les infections opportunistes, assurer leur prévention, puis commencer le traitement antirétroviral
Traiter les infections opportunistes, commencer les antirétroviraux, puis envisager leur prévention
Commencer le traitement antirétroviral, traiter les infections opportunistes, puis assurer leur prévention

Traiter les infections opportunistes, assurer leur prévention, puis commencer le traitement antirétroviral

Explication

La prise en soins initiale commence par le traitement curatif des infections opportunistes, suivi de leur prévention, notamment lorsque les CD4 sont inférieurs à 200/mm³, puis du traitement antirétroviral. La prévention ne remplace donc pas le traitement d’une infection déjà déclarée.

7. Quelle caractéristique définit une prise en soins initiale globale d’une personne vivant avec le VIH ?

Elle privilégie l’évaluation des infections opportunistes sans intégrer les difficultés sociales ou familiales
Elle organise le suivi médical autour des antirétroviraux sans rechercher systématiquement les comorbidités
Elle se concentre sur la charge virale et les CD4 avant d’aborder les autres dimensions de la santé
Elle associe relation de confiance, prise en compte du contexte social et familial, et recherche des comorbidités

Elle associe relation de confiance, prise en compte du contexte social et familial, et recherche des comorbidités

Explication

Une prise en soins globale comprend les dimensions médicales, relationnelles, sociales et familiales, ainsi que la recherche des comorbidités. Une approche limitée aux paramètres virologiques serait trop strictement biomédicale.

8. Après l’instauration d’un traitement antirétroviral, selon quel rythme la charge virale est-elle contrôlée ?

À M3, M6 et M12, puis tous les deux ans
À M1, M3 et M6, puis tous les six mois
À chaque mois pendant un an, puis tous les trois mois
À M1 et M6, puis tous les douze mois

À M1, M3 et M6, puis tous les six mois

Explication

La charge virale est contrôlée à M1, M3 et M6 après le début du traitement, puis semestriellement. Un contrôle annuel ou espacé ne respecte pas le rythme de surveillance recommandé.

9. Quels sont les principaux objectifs du suivi d’un patient recevant un traitement antirétroviral ?

Rechercher une infection opportuniste, une allergie et une anémie
Contrôler la douleur, le sommeil et la tension artérielle
Évaluer l’efficacité, l’observance et la tolérance
Surveiller la fonction rénale, la nutrition et la fertilité

Évaluer l’efficacité, l’observance et la tolérance

Explication

Le suivi évalue principalement l’efficacité virologique, la prise régulière du traitement et ses effets indésirables. La surveillance de paramètres comme la fonction rénale peut être utile, mais elle ne constitue pas le trio principal défini ici.

10. Quelle organisation correspond au suivi au long cours d’une personne vivant avec le VIH ?

Une gestion par le médecin généraliste, sans évaluation hospitalière ni prévention des complications
Un suivi hospitalier trimestriel, sans intervention du médecin généraliste ni dépistage ciblé
Une prise en charge coordonnée, une évaluation hospitalière annuelle et un dépistage des IST adapté aux risques
Une consultation spécialisée ponctuelle, avec dépistage des IST réalisé à intervalles fixes

Une prise en charge coordonnée, une évaluation hospitalière annuelle et un dépistage des IST adapté aux risques

Explication

Le suivi associe le spécialiste et le médecin généraliste, comprend au minimum une évaluation hospitalière annuelle et adapte le dépistage des IST aux prises de risque. Le dépistage n’est donc pas fondé sur un calendrier fixe indépendant des comportements à risque.

11. Dans quelle situation la vaccination est-elle réalisée de préférence chez une personne vivant avec le VIH ?

Lorsque la charge virale est détectable et les CD4 dépassent 500/mm³
Lorsque la charge virale est indétectable et les CD4 sont inférieurs à 200/mm³
Lorsque la charge virale est indétectable et les CD4 dépassent 200/mm³
Lorsque la charge virale est élevée et les CD4 sont inférieurs à 200/mm³

Lorsque la charge virale est indétectable et les CD4 dépassent 200/mm³

Explication

La vaccination est privilégiée lorsque la charge virale est indétectable et que le taux de CD4 est supérieur à 200/mm³. Des CD4 inférieurs à 200/mm³ constituent notamment une situation de contre-indication pour certains vaccins vivants atténués.

12. Quelle proposition décrit correctement les contre-indications vaccinales chez les personnes vivant avec le VIH ?

Le BCG est indiqué si les CD4 dépassent 200/mm³, tandis que le ROR est contre-indiqué quel que soit le taux
Le BCG est contre-indiqué, tandis que le ROR et la fièvre jaune le sont si les CD4 sont inférieurs à 200/mm³
Le BCG est contre-indiqué si les CD4 sont inférieurs à 200/mm³, tandis que le ROR dépend de la charge virale
Le BCG et le ROR sont contre-indiqués si les CD4 sont inférieurs à 200/mm³, tandis que la fièvre jaune reste indiquée

Le BCG est contre-indiqué, tandis que le ROR et la fièvre jaune le sont si les CD4 sont inférieurs à 200/mm³

Explication

Le BCG est contre-indiqué chez les personnes vivant avec le VIH, et le ROR ainsi que le vaccin contre la fièvre jaune sont contre-indiqués lorsque les CD4 sont inférieurs à 200/mm³. Le seuil de CD4 ne modifie donc pas la contre-indication spécifique du BCG.

13. Chez quelles personnes la vaccination contre le virus de l’hépatite A est-elle indiquée ?

Chez les personnes ayant une infection respiratoire récente ou une exposition professionnelle aux soins
Chez les HSH non vaccinés, les personnes co-infectées par le VHB ou le VHC et celles ayant une hépatopathie chronique
Chez les personnes ayant reçu un vaccin contre le VHB, même en présence de marqueurs sérologiques protecteurs
Chez les personnes présentant une charge virale détectable, indépendamment de leur statut hépatique et de leurs pratiques

Chez les HSH non vaccinés, les personnes co-infectées par le VHB ou le VHC et celles ayant une hépatopathie chronique

Explication

La vaccination contre le VHA concerne notamment les HSH non antérieurement vaccinés, les patients co-infectés par le VHB ou le VHC et ceux qui présentent une hépatopathie chronique. Elle ne repose pas sur la seule charge virale ni sur une vaccination antérieure contre le VHB.

14. Quelle affirmation correspond au calendrier vaccinal spécifique des personnes vivant avec le VIH ?

Il comprend le vaccin pneumococcique annuel et le HPV jusqu’à 26 ans pour toutes les personnes, sans autre limite
Il comprend les vaccins pneumococcique, grippal annuel et HPV, avec le HPV jusqu’à 19 ans puis jusqu’à 26 ans chez les HSH
Il comprend la vaccination contre le HPV après 26 ans chez les HSH, mais exclut la vaccination grippale saisonnière
Il comprend le vaccin grippal décennal et le HPV jusqu’à 15 ans, sans distinction selon le sexe ou le genre

Il comprend les vaccins pneumococcique, grippal annuel et HPV, avec le HPV jusqu’à 19 ans puis jusqu’à 26 ans chez les HSH

Explication

Le calendrier inclut la vaccination pneumococcique, la grippe saisonnière annuelle avec ou sans COVID et le HPV, proposé jusqu’à 19 ans révolus quel que soit le sexe et le genre, puis jusqu’à 26 ans révolus chez les HSH. La vaccination grippale est annuelle, et non décennale.

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Quels sont les objectifs principaux du traitement antirétroviral ?

Restaurer et maintenir un taux de CD4 > 500/mm³ et rendre la charge virale indétectable (< 50 copies/mL).

Le traitement antirétroviral permet-il l’éradication du VIH ?

Non, il ne permet pas l’éradication du VIH.

Quelle est la durée recommandée du traitement antirétroviral ?

Il doit être poursuivi à vie.

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